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		<title>SiefarWikiFr - Nouvelles pages [fr]</title>
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		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Madeleine_B%C3%A9ville</id>
		<title>Madeleine Béville</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : /* Principales sources */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = Charles François de Gissey&lt;br /&gt;
| dénominations = Madame de Chizé, dame de Cissé, madame de Cisset &lt;br /&gt;
| naissance = 1761 ?&lt;br /&gt;
| décès = 11 août 1841&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Pascal Hérault]], 2025 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madeleine Béville est née à Paris vers 1761. Son père Louis Pierre Béville est sans doute avocat au Parlement, conseiller du roi et contrôleur des domaines et bois d’Alençon. De l’enfance et de la jeunesse de Madeleine, nous ne savons rien. Elle a moins de vingt ans lorsqu’elle épouse, en 1779, Charles François de Gissey qui est alors trésorier de France. De cette union naissent deux enfants : Adélaïde à Paris en 1783 et Marie François de La Salle en 1785. En mai 1792, le couple achète le domaine de Montplaisir à Ligugé, près de Poitiers, une belle bâtisse et des terres valant 81 000 livres.&lt;br /&gt;
Les temps de la République et du Premier Empire sont pour Madeleine une période extrêmement difficile. Elle est emprisonnée pendant la Terreur. Pour éviter le pire, elle doit se plier à la cérémonie fictive d’un nouveau mariage (l’autre étant ignoré) avec Jean-Pierre Labour, un prêtre réfractaire originaire du Montmorillonnais qui émigre ensuite en Suisse. Sous l’Empire, les drames se succèdent et déciment sa famille. À Ligugé, sa fille Adélaïde meurt le 27 août 1805 et son mari décède le 11 mai 1811 ; à Paris, son père disparaît au début de l’année 1812 ;  le 31 mai suivant, son fils trépasse en Poitou. Madeleine Béville se retrouve seule. Ces disparitions en chaîne ont peut-être rapproché Madeleine et le prêtre Labour qui, revenu d’exil, refuse les innovations du Concordat de 1801 passé entre Bonaparte, alors Premier consul, et le Pape Pie VII. Avec d’autres rebelles, ils forment ce que l’on a appelé la Petite Église, constituée de 30 500 fidèles vers 1820, des « dissidents » surtout présents dans le nord des Deux-Sèvres et particulièrement dans cette partie de l’ex-Vendée militaire où l’on retrouve Jean-Pierre Labour dès 1814. Ce dernier est frappé d’interdit le 21 juillet 1820 par l’évêque de Poitiers Jean-Baptiste de Bouillé.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le 21 septembre 1821, Madeleine Béville vend son domaine de Montplaisir pour venir s’installer dans le Bressuirais, où elle afferme ou achète le logis de La Crépelle à Cerizay (nord des Deux-Sèvres). Mais elle semble résider non loin, à Cirières, avec Jean-Pierre Labour qui se présente comme son « aumônier ». Malgré l’interdit qui le concerne, le prêtre élargit plus ou moins clandestinement son ministère à plusieurs paroisses des environs, surtout à partir de la disparition en 1826 du curé « dissident » Texier de Courlay, l’épicentre de la Petite Église. Mais en 1830, dans le contexte des Trois Glorieuses qui préludent à l’instauration de la Monarchie de Juillet, alors que la région s’agite pour cause de conscription, Madeleine Béville et son aumônier s’enfuient du Bressuirais, craignant une résurgence des guerres de Vendée, pour gagner peut-être le Montmorillonnais.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Une fois le danger écarté, ils reviennent dans le nord des Deux-Sèvres où Jean-Pierre Labour meurt le 27 mai 1835. Retirée à La Crépelle, Madeleine Béville vit entourée de sa domesticité : un homme et cinq femmes. En mai 1840, à près de 80 ans et songeant à faire rédiger son testament, Madeleine retourne une dernière fois à Poitiers, où elle loge au numéro 10 de la rue des Carmes, chez Anne Labour, la sœur aînée de son ancien aumônier. L’acte notarié signé, elle repart pour La Crépelle où elle meurt le 11 août 1841. Son absence sur le registre de catholicité de Cerizay montre qu’elle est restée fidèle à la Petite Église. Dans son testament, elle lègue ses biens à des membres de sa famille et à ses proches, notamment une nièce de Jean-Pierre Labour, sa filleule habitant à Courlay, ou bien encore sa cuisinière et sa « femme de peine » ; plus intéressant, elle donne quatre cent francs à Marie Lavau, « connue sous le nom de Sœur Marie ». Cette dernière, comme d’autres religieuses dissidentes du Bressuirais, va entretenir la flamme de la Petite Église dans le  nord des Deux-Sèvres jusqu’à l’avènement de la Troisième République.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Madeleine Béville se range dans le groupe des riches protectrices de la Petite Église, avec Anne Henriette de La Rochejaquelein à Saint-Aubin-de-Baubigné, Catherine de La Faye-Montbault à Beaulieu-sous-Bressuire ou Thérèse Cossin de Belle-Touche à Saint-Martin-des-Tilleuls (en Vendée). Ces femmes aisées mais vivant seules, devenues veuves ou restées célibataires, mettent leur fortune au service du culte « dissident », recherchant et protégeant des prêtres ou des religieuses rebelles, créant ici des écoles, contribuant là à l’édification de petites chapelles qui deviennent les points d’ancrage d’une Petite Église du Poitou, dont il reste encore des héritiers aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Arch. Évêché de Poitiers : S 8-2, Mémoire sur le schisme de la Petite Église en France spécialement dans le diocèse de Poitiers, 183 pages manuscrites rédigées entre 1851 et 1865 par curé Jacques Pacreau. L’original serait à l’abbaye de Ligugé (Vienne).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Billaud, (Abbé) Auguste, ''La Petite Église dans la Vendée et les Deux-Sèvres (1800-1830)'', Paris, Nouvelles Éditions Latines, 1962, 654 p.&lt;br /&gt;
* Cabantous, Alain, ''Une histoire de la Petite Église en France, XIXe-XXIe siècle'', Paris, Cerf, 2023, 258 p.&lt;br /&gt;
* Drochon, (Père) Jean-Emmanuel, ''La Petite Église. Essai historique sur le schisme anticoncordataire'', Paris, Maison de la Bonne Presse, 1894, 416 p. &lt;br /&gt;
* Hérault, Pascal et Kinder, Delphine, « Les tribulations du curé Labour (1759-1835), l’aumônier dissident de Madeleine Béville », ''Histoire et Patrimoine du Bressuirais'', 2022, bulletin 87, p. 31-54.&lt;br /&gt;
* Hérault, Pascal, « Marie Lavau (1788-1874). La religieuse de Breuil-Chaussée et la dissidence ¨vendômiste¨», ''Histoire et Patrimoine du Bressuirais'', 2023, bulletin 89, p. 51-74.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* Jean-Pierre Labour « dut son salut et sa liberté à une dame de Gisset qui selon les dires de quelques uns l’avait racheté à prix d’argent. Selon d’autres et particulièrement d’après les assertions du frère de Monsieur Labour Madame de Gisset étant emprisonnée elle-même comme noble et condamnée à mort en même temps que le prêtre son coprisonnier avait imploré la protection d’un républicain de sa connaissance. Cet homme influent promit le salut du prêtre et de la dame à condition qu’ils contracteraient mariage ensemble. La proposition fut acceptée et un mariage simulé fut contracté à la municipalité de Poitiers [… ]. Tous deux se retirèrent dans une propriété […] et embrassèrent la dissidence », (''Mémoire sur le schisme de la Petite Église…'', Jacques Pacreau, 1851-1865, p.150).&lt;br /&gt;
* « Mme de Chizé promène son aumônier à travers le diocèse, et s’en montre si coiffée que les rumeurs les plus calomnieuses courent sur son compte » (Billaud, Auguste, ''La Petite Église dans la Vendée et les Deux-Sèvres...'', voir ''supra'', choix bibliographique, p.552).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Béville, Madeleine}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dissidences religieuses]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Louise_V%C3%A9ronique_Nicole_Gu%C3%A9niveau</id>
		<title>Louise Véronique Nicole Guéniveau</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : Page créée avec « {{Infobox Siefar | image =  | titres =  | conjoints =  | dénominations = Mademoiselle Gueniveau  | naissance = 9 décembre 1767 | décès = 25 avril 1844 | enligne =  }}... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = &lt;br /&gt;
| dénominations = Mademoiselle Gueniveau &lt;br /&gt;
| naissance = 9 décembre 1767&lt;br /&gt;
| décès = 25 avril 1844&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
__FORCETOC__&lt;br /&gt;
== Notice de [[Pascal Hérault]], 2025 ==&lt;br /&gt;
Louise Véronique Nicole Guéniveau est née et baptisée à Vihiers, dans les Mauges en Anjou (actuel département du Maine-et-Loire) le 9 décembre 1767. Elle est issue de l’union en février 1754 d’Anne Marie Renou et de Claude Guéniveau, un huissier au Châtelet de Paris, qu’on dit « résidant en cette paroisse » de Saint-Nicolas de Vihiers. Le couple a huit enfants, Louise est la dernière de la fratrie.&lt;br /&gt;
Au décès de ses parents en 1810 à Saint-Hilaire-du-Bois, deux frères de Louise sont mentionnés : Augustin, notaire à Thouars, et Pierre, huissier à Martigné. À cette même époque, un autre frère, Louis, qui se cache probablement, est décrit par le préfet des Deux-Sèvres comme un prêtre « d’une exaltation d’esprit qui le rend dangereux ». Baptisé le 16 juin 1761, puis ordonné vers 1785, il a d’abord été vicaire à Courlay (dans le nord des Deux-Sèvres) entre janvier 1786 et juillet 1791, tout en ayant rejeté le serment à la Constitution civile du clergé. Après un passage rapide à Brétignolles, Louis Guéniveau s’installe à Combrand en 1800. Il suit l’exemple de nombreux curés du Bressuirais qui, obéissant à Monseigneur de Coucy, l’évêque rebelle de La Rochelle, refusent les innovations du Concordat de 1801. Ainsi naît la Petite Église du Poitou, dont les fidèles – ils seront 30 500 à son apogée vers 1820 – sont appelés « dissidents ». C’est dans ce contexte qu’est évoquée l’action déterminante de Louise Guéniveau, devenue gouvernante de son frère à une date inconnue.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;br /&gt;
Selon le prêtre Jacques Pacreau (1798-1871), fervent adversaire de la Petite Église (il est desservant concordataire de Courlay, puis curé-doyen de Cerizay), Louise Guéniveau manifeste avec la dernière énergie sa volonté de rester fidèle à la communauté dissidente. Ainsi, à la fin de l’année 1819, quand les prêtres rebelles Vion de La Chapelle-Largeau et Joubert de Boismé décident de « se rendre », c’est-à-dire d’accepter l’autorité de l’évêque de Poitiers, ils font douter leurs collègues dissidents Texier de Courlay et Pierrière de Saint-André-sur-Sèvre, lesquels viennent consulter Louis Guéniveau à Combrand. Jacques Pacreau, qui a reçu ultérieurement les confidences de Joubert, raconte ainsi l’entrevue : « ils penchaient à se rendre [...], mais malheureusement on avait admis dans le conseil Mademoiselle Gueniveau, sœur du prêtre. Celle-ci, voyant leur ébranlement prit la parole : “Messieurs, leur dit-elle, si vous vous rendez, que dira le peuple après le langage et la conduite que vous avez tenus jusqu’à ce jour ?” Il n’en fallut pas d’avantage, et la résolution fut prise définitivement par ces trois prêtres de persévérer dans leur dissidence ».&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Deux ans plus tard, la sœur du curé se montre toujours aussi intransigeante. L’évêché ayant nommé un curé légitime à Combrand, Louise Guéniveau et son frère doivent se réfugier au hameau de La Galardière, où le prêtre entreprend d’édifier une chapelle. Mais il se blesse gravement à la tête. Comme il demande les secours spirituels d’un desservant concordataire, sa sœur Louise lui refuse cette consolation et il meurt le 19 novembre 1821. Trois jours plus tôt, comme le montre son testament, il a pourtant été assisté par le curé dissident Étienne Couillaud de Pierrefitte.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Ayant rejoint Pierrefitte en 1826, Louise Guéniveau aide financièrement un prêtre étranger de passage. Peut-être suit-elle le curé Couillaud à Courlay (Deux-Sèvres), puis à Fontenay-le-Comte (Vendée) où ce dernier meurt en 1830. En tout cas, les premiers historiens de la Petite Église, tous favorables à l’Église concordataire, ont eu beau jeu de signaler le « changement » postérieur de cette femme qui, au dire de Jacques Pacreau, « a fini par reconnaître son erreur et se rendre très sincèrement à la religion catholique dans laquelle elle est morte ». En 1836, selon les recensements, elle ne se trouve ni à Fontenay, ni dans le nord des Deux-Sèvres. Mais on sait qu’elle est revenue dans le Maine-et-Loire, à Saint-Hilaire-du-Bois près de Vihiers, pour y mourir le 25 avril 1844. &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Au-delà du conflit entre la communauté dissidente persécutée et la puissante Église concordataire, les prises de position de Louise Guéniveau soulèvent la question du pouvoir féminin et de l’influence des femmes au sein du presbytère, car si on y tolère la présence de servantes soumises, le profil de la « gouvernante » dominatrice y est décrié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Archives de l'Évêché de Poitiers : S 8-2, Mémoire sur le schisme de la Petite Église en France spécialement dans le diocèse de Poitiers , 183 pages manuscrites rédigées entre 1851 et 1865 par curé Jacques Pacreau. L’original serait à l’abbaye de Ligugé (Vienne). &lt;br /&gt;
* Archives Départementales des Deux-Sèvres : 3 E 16486, testament du curé Louis Guéniveau du 16 novembre 1821 ; E dépôt 140 / 2 E 99-6, registre paroissial de Courlay ; 4 E 98/8, état civil de Combrand.&lt;br /&gt;
* Archives Départementales du Maine-et-Loire : 6 E 373/7, registre paroissial de Saint-Nicolas de Vihiers ; 6 E 286/10 et 14, état civil de Saint-Hilaire-du-Bois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Billaud, abbé Auguste, ''La Petite Église dans la Vendée et les Deux-Sèvres (1800-1830)'', Paris, Nouvelles Éditions Latines, 1962, 654 p.&lt;br /&gt;
* Cabantous, Alain, ''Une histoire de la Petite Église en France, XIXe-XXIe siècle'', Paris, Cerf, 2023, 258 p.&lt;br /&gt;
* Hérault, Pascal, « Le premier historien de la Petite Église du Poitou : le curé Jacques Pacreau (1798-1871). Sa vie et sa famille, son sacerdoce et ses écrits» , ''Écrits d’Ouest'', vol.31, 2023, p.99-123.&lt;br /&gt;
* Hérault, Pascal, « Les « exaltées » des Aubiers. Des femmes au service des curés dissidents dans la première moitié du XIXe siècle », ''Histoire et Patrimoine du Bressuirai''s, 2025, bulletin n°92. &lt;br /&gt;
* Hérault, Pascal, « Louise Guéniveau (1767-1844 ) : la sœur &amp;quot;opiniâtre&amp;quot; d’un curé de la Petite Église du Poitou », ''Écrits d’Ouest'', vol.32, 2024, p.103-111.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* Cette « triste conseillère retirée à Fontenay a fini par reconnaître son erreur et se rendre très sincèrement à la religion catholique dans laquelle elle est morte avec joie, mais emportant le regret de n’avoir pas pu faire passer ses convictions dans l’esprit de quelques amies haut placées dans la secte», (Jacques Pacreau, ''Mémoire sur le schisme de la Petite Église'' […], voir ''supra'', choix bibliographique ; 1851-1865, p. 69).&lt;br /&gt;
* « Mlle Guéniveau, sœur du desservant [dissident] de Combrand, appartenait à cette race de gouvernantes, aujourd’hui en voie d’extinction, qui, non contentes de régir avec autorité la cuisine et la basse-cour, prennent aussi un soin particulier des âmes. La gouvernante […] avait sur la question des idées arrêtées […]. Mlle Guéniveau, sœur du défunt curé de Combrand, multiplie les démarches pour attirer et fixer dans le Bocage des prêtres étrangers. Elle paye leurs voyages, les accueille avec des soins maternels, se fait duper par des individus peu recommandables, et, sans se rebuter, recommence » (Auguste Billaud, ''La Petite Église dans la Vendée et les Deux-Sèvres'' […], voir ''supra'', choix bibliographique, p. 497 et 552).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Guéniveau, Louise Véronique Nicole}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dissidences religieuses]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<title>Pascal Hérault</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Pascal Hérault a rédigé des notices modernes pour le dictionnaire de la Siefar :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Béville]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Louise Marot]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Véronique Nicole Guéniveau]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Hérault, Pascal}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Auteur(e)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<title>Jeanne Louise Marot</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : /* Réceptions */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = &lt;br /&gt;
| dénominations = Sœur Louise  &lt;br /&gt;
| naissance = 24 septembre 1766&lt;br /&gt;
| décès = 17 octobre 1866 &lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
__FORCETOC__&lt;br /&gt;
== Notice de [[Pascal Hérault]], 2025 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeanne Louise Marot voit le jour à La Tessoualle (Maine-et-Loire) le 24 septembre 1766. Son père est un simple métayer qui a épousé Perrine Frouin le 29 janvier 1755 à Saint-Pierre-des-Échaubrognes. À l’âge de 18 ans, leur fille vient à Saint-Aubin-de-Baubigné (Deux-Sèvres) ; elle entre dans une communauté religieuse locale obéissant à une règle approuvée par l’évêque de La Rochelle Mgr de Crussol d'Uzès. Ces religieuses surnommées les « Sœurs bleues » », en raison de la couleur de leur habit, sont vouées à l’enseignement des filles et à la pastorale dans leur paroisse. Elles sont ainsi chargées de l’entretien du lieu de culte, de la récitation du chapelet le dimanche, de la prière le soir à l'église ; d’autre part, elles s’occupent d’une école qui reçoit des jeunes filles aisées et des pensionnaires plus pauvres dans une classe séparée. Jeanne Marot prononce ses vœux à l’âge de 20 ans, quelques années avant la Révolution, et prend comme nom de religion, celui de Louise. Au sein de sa communauté, qui compte onze religieuses en 1790, elle semble travailler à la cuisine. Malgré la suppression des ordres religieux, la persécution et la guerre civile qui ravage la région en 1793-1794, elle reste à Saint-Aubin avec ses consœurs, n’hésitant pas à cacher des prêtres et à leur procurer les choses nécessaires à l’administration des sacrements. &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Cette communauté religieuse suit les ecclésiastiques du Bressuirais qui refusent les innovations du Concordat signé en 1801 par Bonaparte, alors Premier consul, et le Pape Pie VII, et adhèrent à ce que l’on a appelé la Petite Église. Ces rebelles, nommés « dissidents » en Poitou, reçoivent à Saint-Aubin le soutien d’Anne Henriette de La Rochejaquelein, tante du généralissime des armées vendéennes Henri de La Rochejaquelein. Exilée en 1806, puis rentrée en avril 1808, celle que l’évêque de Poitiers, Mgr de Pradt, traite de « tête frappée » meurt en 1810. Privées de sa protection, Louise et ses consœurs sont reléguées deux ans à Limoges alors que deux d’entre elles gardent la maison. Revenues à Saint-Aubin, la plupart demeurent fidèles à leurs convictions : si trois religieuses se convertissent, les huit autres persévèrent. &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Commence alors la lente agonie de cette communauté rebelle, conduite à distance par leurs directeurs de conscience : Lucrès depuis Toulouse et Doussin à Dompierre près de La Rochelle. Les sœurs continuent à former des petites filles, comme Marie Drochon, née en 1809, qui prendra plus tard la tête de la communauté dissidente de Cirières sous le nom de Sœur Thérèse. À la suite d’un long procès avec la paroisse, les religieuses sont chassées de chez elles en 1836. À cette date, elles ne sont plus que trois. Sœur Marie meurt le 5 septembre 1839 et Sœur Radegonde le 9 novembre 1844. Quand, dans une lettre adressée en mai 1852 à Mgr Pie, évêque de Poitiers, la comtesse de la Rochejaquelein Félicie de Duras dresse la liste de ses « pauvres chers dissidents » de Saint-Aubin, elle cite au premier rang une « Sœur Louise, ancienne religieuse ». &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Trois ans plus tard, après plus de cinquante ans passés dans la « dissidence », Sœur Louise finit par « se changer » (se convertir), pressée par le curé de Saint-Aubin. Au préalable, elle a écrit deux fois au pape Pie IX. La première réponse rédigée en latin la laisse sceptique, car elle craint une supercherie ; la seconde écrite en français la décide à rentrer dans le giron de l’Église concordataire. Dès lors, Sœur Louise consacre ses dernières années à la conversion des dissidents de sa paroisse. Si la comtesse de La Rochejaquelein en comptait environ 85 en 1852, il n’en reste plus que 15 en 1865. Par ailleurs, Sœur Louise passe de longs moments en prière à l’église qui devient « sa maison des délices ». Mais au début du mois d’octobre 1865, sa santé décline. Le 16, la centenaire se confesse au curé de Saint-Aubin et reçoit l’extrême-onction. Elle meurt le lendemain et est inhumée le 19 octobre 1865 en présence de plusieurs ecclésiastiques et d’une foule de fidèles venus rendre hommage à « sa vertu », associée à une grande pauvreté. Son trousseau est estimé à trente francs qui reviennent par testament à sa servante Adélaïde Drapeau. La pompe de l’enterrement de cette humble religieuse et les deux pages de l’éloge que le desservant de Saint-Aubin lui consacre dans son registre de catholicité mettent en exergue la victoire éclatante de l’Église concordataire et, partant, la faillite de la « dissidence ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Archives Départementales du Maine-et-Loire : 6 E 343/2, registre paroissial de La Tessoualle ;   &lt;br /&gt;
* Archives départementales des Deux-Sèvres : 3 Q 8/154, déclaration de succession, le 18 janvier 1867 ;&lt;br /&gt;
* Archives départementales de la Vienne : 20 J 597, registre de catholicité de Saint-Aubin-de-Baubigné.&lt;br /&gt;
* Archives de l’évêché de Poitiers (Vienne) : S 8-2, lettre de la comtesse de la Rochejaquelein du 25 mai 1852 ; Mémoire sur le schisme de la Petite Église en France spécialement dans le diocèse de Poitiers, 183 pages manuscrites rédigées entre 1851 et 1865 par curé Jacques Pacreau. L’original serait à l’abbaye de Ligugé (Vienne).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliopgraphique== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Billaud, (Abbé) Auguste, ''La Petite Église dans la Vendée et les Deux-Sèvres (1800-1830)'', Paris, Nouvelles Éditions Latines, 1962, 654 p.&lt;br /&gt;
* Coutant de Saisseval, Guy, ''La Petite Église du Bocage vendéen'', Maulévrier, Hérault Édition, 1987, 111 p.&lt;br /&gt;
* Gabard, (Abbé) Théophile, ''Histoire de la paroisse de Saint-Aubin-de-Baubigné (Deux-Sèvres)'', Saint-Maixent, Maison de la bonne presse de l’Ouest, 1908, reproduction en fac-similé par les Éditions du Choletais, Cholet, 1990, 212 p.&lt;br /&gt;
* Hérault, Pascal, « Une figure féminine de la dissidence à Cirières. Marie Drochon, dite « Sœur Thérèse » (1809-1872) », ''Revue d'Histoire du Pays Bressuirais'', 2013, n° 68 p. 43-64.&lt;br /&gt;
* Hérault, Pascal, « Jeanne Louise Marot  (1766-1866). Itinéraire d’une « Sœur bleue » à Saint-Aubin-de-Baubigné », à paraître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* « Le reste de sa vie [après sa « conversion »] a été un exemple continuel des plus belles vertus, d’esprit de foi, de pauvreté, d’humilité, de pénitence et d’amour de Dieu ». (Archives de la Vienne : 20 J 597, registre de catholicité de Saint-Aubin-de-Baubigné tenu par le curé Firmin Ménard, 19 octobre 1866).&lt;br /&gt;
* Après 1835, «  Sœur Louise se retira dans une petite maison, à la place de la chapellenie actuelle. Elle était toujours restée sympathique à la population, qui la plaignait plus qu'elle ne la blâmait. Les dissidents, qui la vénéraient, ne la laissaient manquer de rien ». (Théophile Gabard, ''Histoire de la paroisse de Saint-Aubin-de-Baubigné'' […], voir ''supra'', choix bibliographique, p. 114).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Marot, Jeanne Louise}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dissidences religieuses]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/%C3%89lisabeth_d%27Ali%C3%A8s_de_Mondonville</id>
		<title>Élisabeth d'Aliès de Mondonville</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = Du Bourg, Valentin (1720-1778)&lt;br /&gt;
| dénominations = présidente Du Bourg, présidente du Bourg, présidente Dubourg&lt;br /&gt;
| naissance = 28 décembre 1721&lt;br /&gt;
| décès = 19 novembre 1794&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
__FORCETOC__&lt;br /&gt;
== Notice d' [[Isabelle Havelange]], 2025 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Née le 28 décembre 1721 à Toulouse, Élisabeth est la fille de François d’Aliès, seigneur de Mondonville, conseiller au parlement de Toulouse, et de Jeanne de Brunet de Pujols de Castelpers, dont la propre mère est née La Croix de Castries.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1745, Élisabeth épouse Valentin Du Bourg, conseiller au parlement de Toulouse, issu comme elle de la vieille noblesse catholique languedocienne. En 1764, son époux devient président à mortier de la troisième chambre des enquêtes. En 1771, l’opposition de ce dernier à la réforme de la justice et des parlements du chancelier Maupeou entraîne son exil et celui de sa famille dans leur château de Rochemontès sis dans la commune de Seilh, proche de Toulouse. En 1775, après la disgrâce du ministre Maupeou et le retour des parlements, Valentin Du Bourg quitte sa charge et devient conseiller d’honneur.&lt;br /&gt;
Quatorze enfants au moins sont attestés au sein du couple Du Bourg, dont six seulement atteindront l’âge adulte.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Élisabeth, essentiellement connue par sa correspondance, en partie inédite, est représentative de la passion des Lumières pour la pédagogie. Après la parution de l’''Émile'' en 1762, elle choisit d’éduquer son cadet, Bruno, né en 1761, « à la Jean-Jacques ». Favorable aux idées nouvelles, elle milite en 1763 pour l’inoculation contre la variole.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Sa foi profonde guide son œuvre philanthropique qu’elle déploie auprès des prisonniers, des pauvres, des malades, comme de ses « bons paysans » de Seilh, à qui elle dédie en 1773 des traductions en gascon d’œuvres morales et religieuses. &lt;br /&gt;
Ouverte aux Lumières, la présidente Du Bourg est aussi une âme mystique, bientôt séduite par les théories des Élus Coën, branche ésotérique chrétienne de la franc-maçonnerie, qualifiée d’illuministe. Elle y est introduite en 1776 par Bernard Mazade de Percin, son futur gendre, alors à la tête du temple de Toulouse et par ailleurs avocat. Bientôt initiée, comme ses fils Mathias et Joseph, elle devient l’une des rares femmes admises au sein de cette société secrète. Louis-Claude de Saint-Martin, l’une des figures centrales de la société, par ailleurs théosophe célèbre, devient son guide spirituel.&lt;br /&gt;
Valentin Du Bourg meurt inopinément en juillet 1778. Fortement éprouvée, la présidente continue à vivre dans l’hôtel familial avec Mathias, désormais marié et père de famille, qui a succédé à son père en 1775 dans la charge de conseiller du Parlement, ainsi qu’avec Philippe, l’ecclésiastique. Joseph et Bruno, depuis peu chevaliers de Malte, entament une carrière militaire, respectivement dans l’infanterie et dans la marine. Jeanne a convolé en novembre 1776 avec Mazade de Percin. En avril 1779, Élisabeth épouse Guillaume-Joseph d’Omézon, président des trésoriers de France à Toulouse. En 1780, Mazade de Percin et sa famille partent pour les Antilles. La conduite du temple Coën de Toulouse passe à Mathias.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;br /&gt;
De la vaste correspondance de la présidente se dégagent les remarquables échanges poursuivis pendant trente ans avec son amie parisienne la marquise de Livry, veuve d’un premier maître d’hôtel du roi. S’y lit notamment la passion du public des années 1780 pour les aérostats et montgolfières d’abord, puis pour le magnétisme animal introduit par Mesmer en 1778. Les épistolières offrent ici une véritable tribune scientifique, la marquise manifestant son scepticisme, tandis que Mme Du Bourg, enthousiaste, cherche à s’investir activement dans cette pratique thérapeutique qui rejoint son intérêt pour les questions médicales, autant que son souci de faire œuvre charitable. Mathias et Joseph partagent ses convictions. Depuis Paris, la marquise transmet toutes les nouvelles et les ouvrages circulant sur le sujet, devenant de facto passeuse de savoir. Mathias de son côté se forme au magnétisme à la Société de la Concorde de Lyon dont font partie plusieurs Élus Coën adeptes d’Amand de Puységur : ce neveu d’une des amies proches de la marquise de Livry, disciple de Mesmer, a découvert en 1784 comment induire le somnambulisme magnétique, prémices de l’hypnose. La présidente, bravant une fois de plus le préjugé, magnétise bientôt à Toulouse avec ses deux fils, utilisant le baquet comme Mesmer autant que le somnambulisme magnétique comme Puységur. L’agentivité des épistolières fait ainsi de leurs lettres une source précieuse pour l’histoire du magnétisme au féminin.&lt;br /&gt;
La Révolution bouleverse rapidement la vie familiale. L’abbé Philippe devient le chef de file du clergé réfractaire de toute la région toulousaine. Joseph et Bruno émigrent en Espagne où ils rejoignent l’armée des princes. La présidente assiste à l’emprisonnement des parlementaires toulousains parmi lesquels se trouve son fils Mathias. Il meurt guillotiné à Paris le 14 juin 1794, âgé de 48 ans. Élisabeth décède le 19 novembre de la même année.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Correspondance inédite de la présidente Du Bourg (Archives municipales de Toulouse, fonds Du Bourg, sous-série 5 S).&lt;br /&gt;
* Clément Tournier, ''Le mesmérisme à Toulouse, suivi de Lettres inédites sur le XVIIIe siècle, d’après les archives de l’hôtel Du Bourg'', Toulouse, Imprimerie Saint-Cyprien, 1911, 194 p. L’étude sur le magnétisme s’arrête à la page 26. La publication des lettres couvre les pages 27 à 170.&lt;br /&gt;
* Saint-Martin, Louis-Claude de, ''Lettres aux Du Bourg : 1776-1785'', éd. Robert Amadou, Boulogne-Billancourt, L'Initiation, 1977, 89 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « La Présidente du Bourg : diffuser et mettre en pratique ses lectures. Réflexions à partir d’un exemple toulousain », dans Plagnol-Diéval, M.-E. et Brouard-Arends I. (dir)., ''Femmes éducatrices au siècle des Lumières'', Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2007, p. 75-92.&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « De la gazette à l'intime : les lettres de Madame de Livry à la présidente Dubourg (1763-1792) », dans Mouysset, S., Bardet J.-P. et Ruggiu F.-J. (dir.), ''&amp;quot;Car c'est moy que je peins&amp;quot; : écritures de soi, individu et liens sociaux (Europe, XVe-XXe siècle)'', Toulouse, CNRS : Université de Toulouse-Le Mirail, 2011, p. 163-174.&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « Une Mère et ses fils dans la seconde moitié du XVIIIe siècle : la correspondance familiale de la présidente Dubourg », dans Daumas, M. (dir.), ''Thèmes et figures du for privé'', Presses universitaires de Pau et des Pays de l’Adour, 2012, p. 125-140.&lt;br /&gt;
* Havelange, Isabelle, « De Paris à Toulouse : le magnétisme animal dans les lettres de la marquise de Livry à la présidente du bourg, 1779-1788 », ''Annales historiques de la Révolution française'', 2023, n° 2 (412), p. 3-26.&lt;br /&gt;
* Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg (1779-1792). De Paris à Toulouse'', édition d’Isabelle Havelange. Paris, Classiques Garnier, 2023, 623 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix iconographique==&lt;br /&gt;
* Portrait de la présidente Du Bourg. Peinture anonyme (vers 1750), conservée au château familial de Rochemontès&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix de liens électroniques==&lt;br /&gt;
* Numérisation des 733 lettres envoyées de 1763 à 1792 à la présidente Du Bourg par son amie parisienne la marquise de Livry &lt;br /&gt;
[https://basededonnees.archives.toulouse.fr/4DCGI/Web_RegistreArt5S457/ILUMP9999]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* « On juge de tout par comparaison, ma chère Présidente. Par rapport a moi, vous êtes fort dévote, et vous pas, pour toutes les personnes qui courent vêpres et les sermons. » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg (1779-1792). De Paris à Toulouse'', édition d’Isabelle Havelange. Paris, Classiques Garnier, 2023, p. 195 ; 17 mars 1782).&lt;br /&gt;
* « M. l’évêque de Vabres […] prétend que l’on va chez vous pour savoir les nouvelles et que vous les debitez avec toute la grace possible […]. Mandez-moi si cela est vrai et si vous êtes la nouvelliste d’une partie de la ville de Toulouse » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg…'', ''idem'', p. 201 ; 6 avril 1782).&lt;br /&gt;
* « Je suis bien aise que Madame votre belle fille se soit tirée heureusement de sa fausse couche. Je suis persuadée que vous luy avez été plus utile que toutes les sages femmes et les accoucheurs. » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg…'', ''idem'', p. 247 ; 28 décembre 1783).&lt;br /&gt;
* « Si vous continuez à guérir radicalement des cancers, vous donnerez plus de vogue au magnétisme que les Deslong et les Mesmer. » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg…, idem'', p. 349 ; 18 novembre 1785).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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{{DEFAULTSORT:Aliès de Mondonville, présidente Du Bourg, Élisabeth d'}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Correspondance]] [[Catégorie:Mystique, prophétisme, spiritualité]] [[Catégorie:Santé]] [[Catégorie:Sciences]] [[Catégorie:Charité]]&lt;/div&gt;</summary>
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* [[Victoire-Françoise Poisson]]&lt;br /&gt;
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* [[Nicole Gassot]]&lt;br /&gt;
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* [[Nicole Gassot]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Brenet, Charles}}&lt;br /&gt;
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* [[Alix Faviot]]&lt;br /&gt;
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{{DEFAULTSORT:Machecourt-Bourgeois, Julie}}&lt;br /&gt;
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&lt;hr /&gt;
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* [[Alix Faviot]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Durix, Basile}}&lt;br /&gt;
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&lt;div&gt;Jawad Al Habbal a rédigé la notice suivante: &lt;br /&gt;
* [[Madeleine Le Moyne]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Al Habbal, Jawad}}&lt;br /&gt;
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&lt;hr /&gt;
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* [[Madeleine Le Moyne]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Attal, Marie}}&lt;br /&gt;
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* [[Marie Raguenau]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Roche, Louise}}&lt;br /&gt;
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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Farrah Boutida a rédigé la notice suivante: &lt;br /&gt;
* [[Marie Raguenau]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Boutida, Farrah}}&lt;br /&gt;
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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = &lt;br /&gt;
| dénominations = Certain (Mlle), demoiselle Certain&lt;br /&gt;
| naissance = 1640 ?&lt;br /&gt;
| décès = 1690 ?&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Élise Legendre]], 2025 ==&lt;br /&gt;
Mlle Certain est une poétesse galante du XVIIe qui serait née autour des années 1640 et morte en 1690. Elle publie en 1665 un recueil, dédié au roi, intitulé ''Nouvelles poésies'' chez Estienne Loyson, à Paris (le privilège, à son nom, est daté du 28 juin 1665). Son adresse au lecteur laisse entendre qu’elle est mariée ; elle précise toutefois signer de son nom de fille afin de protéger son nom marital de la critique. Tout au long de son recueil, Mlle Certain évoque sa jeunesse, sa « naissante veine » et fait le projet dans son adresse au lecteur d’écrire un second recueil quand son génie poétique se sera perfectionné. Il n’est jamais paru ou a été perdu. &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Composant dans l’entourage de Philippe d’Orléans, frère de Louis XIV, Mlle Certain fréquente la cour et place son recueil sous le signe de la sociabilité. Elle multiplie les noms propres pour se représenter comme entourée des plus grands et affiche ainsi une « stratégie de conquête » (D. Denis, p. 143) pour parvenir au plus près du roi : sa muse souhaite en effet ardemment « hanter la Cour » (''Nouvelles poésies'', p. 58). Protégée par le duc de Saint-Aignan, elle rédige de nombreuses pièces de circonstance qui évoquent l’actualité de la vie à la cour, comme son élégie adressée à Anne Chabanceau de La Barre, célèbre chanteuse partie rejoindre la reine Christine de Suède en 1652 ou ses stances au roi « pour Monsieur le Dauphin », rédigées lors de la naissance de son premier fils, en 1661. De même, dans « L’Habile Égyptienne », elle fait écho à la première représentation de la comédie-ballet de Molière, ''Le Mariage forcé'', qui a lieu le 29 janvier 1664 dans l’appartement d’ [[Anne d'Autriche]]. Dans ses vers « au roy, déguisé », elle évoque Louis XIV travesti en Égyptienne et dansant dans le ballet qui accompagne la pièce.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;br /&gt;
Mlle Certain fréquente les salons littéraires et mondains de son temps, notamment le cercle de Mme de La Suze ([[Henriette de Coligny]]). D’après Y. Fukui, elle introduit le poète René Le Pays (1636-1690) dans les salons parisiens (p. 292, note 20). Son oeuvre très variée s’inscrit dans l’esthétique galante en vogue à Paris et participe du renouvellement des grands genres traditionnels, comme l’ode, qui lui permet de célébrer discrètement sa propre poésie, et l’élégie, grâce à laquelle elle déploie une esthétique de la douceur et du naturel qui caractérise le genre élégiaque développé par les poétesses à cette période. Émule de Mme de La Suze, Mlle Certain « pouss[e] hautement &amp;amp; le tendre &amp;amp; le doux » (''Nouvelles poésies'', p. 83). Une de ses chansons, « Mon cœur est tout prest de ceder », est publiée une seconde fois en 1678, chez Christophe Ballard dans son ''Livre d’airs''. Elle se prête aussi aux petits genres mondains à la mode comme le madrigal, l’impromptu ou encore l’épigramme dans lequel elle manie le trait d’esprit. Ses stances « Conseil d’Iris à sa muse » révèlent sa veine satirique : elle conseille à sa muse de se méfier de « l’air de cour », de l’ambition qu’on y nourrit et critique ainsi les courtisans à la « vaine gloire » et au « credit flateur qui trompe vostre espoir ». Elle dénonce les « sçavans » qui manquent de sincérité dans leur jugement et s’approprient tous les mérites. &lt;br /&gt;
L’apologie du féminin qu’elle met en place dans son oeuvre constitue l’originalité de sa production. Malgré une stratégie de modestie convenue, elle entend légitimer son recueil et revendique régulièrement la reconnaissance de son sexe, affirmant au sujet des femmes dans un sonnet adressé à Christine de Suède : « Peut-estre qu’entre nous il est de beaux esprits ». Elle déplore que la reine refuse aux femmes « un peu de conference » et dénonce « le mêpris qu’elle fait de l’Esprit des Femmes » (''Nouvelles poésies'', p. 69). Dans son adresse au lecteur, elle rappelle toutes les accusations faites à son sexe (« Ce seroit dans mon Sexe un excès de bonheur, / De produire un travail qui n’eust point de Censeur »). Si elle répète la difficulté pour une femme de publier, cette mise en scène de soi écrivant lui permet bel et bien d’affirmer son désir absolu d’écrire. &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Si « [s]on sexe en fait peu d’ordinaire », son recueil constitue l’un des premiers signés du nom d’une femme au XVIIe. Exemplaire de l’esthétique galante du temps, Mlle Certain est toutefois oubliée et parfois confondue avec la claveciniste Marie-Françoise Certain (1662-1711).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Oeuvres==&lt;br /&gt;
* 1665 : ''Nouvelles Poésies, ou diverses pièces choisies, tant en Vers qu’en Prose'', Paris, Estienne Loyson, 1665 [https://books.google.fr/books?id=baxdAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;hl=fr&amp;amp;source=gbs_ge_summary_r&amp;amp;cad=0#v=onepage&amp;amp;q&amp;amp;f=false]&lt;br /&gt;
* ''Livre d’airs de différents auteurs'', XXI, Paris, Christophe Ballard, 1678, f. 37v-38, F-Pa / Rés Vm7 283 [13].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Joseph de Laporte, ''Histoire littéraire des femmes françoises, ou lettres historiques et critique''s, tome III, Paris, Lacombe, 1769, p. 453.&lt;br /&gt;
* Fortunée Briquet, ''Dictionnaire historique littéraire et bibliographique des Françaises'', Paris, chez Treuttel et Würtz, 1804, p. 83.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* D. Denis, ''Le Parnasse galant, Institution d’une catégorie littéraire au XVIIe siècle'', Paris, Honoré Champion, 2001.&lt;br /&gt;
* M. Dufour-Maître, ''Les Précieuses, naissance des femmes de lettres en France au XVIIe siècl''e, Paris, Champion classiques, 2008.&lt;br /&gt;
* Y. Fukui, ''Raffinement précieux dans la poésie française du XVIIe siècl''e, Paris, Nizet, 1964.&lt;br /&gt;
* A.-M. Goulet, ''Poésie, musique et sociabilité au XVIIe siècle, Les Livres d’airs de différents auteurs publiés chez Ballard de 1658 à 1694'', Paris, Honoré champion, 2004.&lt;br /&gt;
* A.-M. Goulet, ''Paroles de musique, (1658-1694), catalogue des « Livres d’airs de différents auteurs » publiés chez Ballard'', Bruxelles, Mardaga, 2007.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Jugements==&lt;br /&gt;
* « Vous rimez admirablement, // Vos vers n’ont rien que de charmant, // Les cervelles les mieux sensées // Admirent vos belles pensées, // Tout en est beau, tout en est doux, // Et tout en est digne de vous. » (Monsieur A. B., « A Mademoiselle CERTAIN. Sur ses ouvrages », extrait des v. 5-10, ''Nouvelles poésies ou diverses pièces choisies tant en vers qu’en prose'', Paris, chez Estienne Loyson, 1665, n. p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Il nous est resté de Mlle Certain des Poësies peu connues &amp;amp; qui méritent peu de l’être. Elles furent imprimées en 1665. » (Joseph de Laporte, ''Histoire littéraire des femmes françoises, ou lettres historiques et critiques'', tome III, Paris, Lacombe, 1769, p. 453).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « CERTAIN, connue dans le dix-septieme siecle par son érudition &amp;amp; un heureux talent pour la poésie. Ses oeuvres furent imprimées en 1665. » (Charlotte-Catherine Cosson, ''De l’éducation physique et morale des femmes, avec une notice alphabétique'', Paris, chez les frères Estienne, 1779, p. 186).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « CERTAIN, (Mademoiselle) mourut en 1690. Elle se fit connaître par son érudition et son talent pour la poésie. Ses œuvres parurent sous ce titre : Nouvelles Poésies de Mademoiselle Certain ; Paris, Loison, 1665, 1 vol. in-12. » (Fortunée Briquet, ''Dictionnaire historique littéraire et bibliographique des Françaises'', Paris, chez Treuttel et Würtz, 1804, p. 83). &lt;br /&gt;
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[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
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[[Catégorie:Poésie]] [[Catégorie:Salon, cour, cercle]] [[Catégorie:Musique, chant]]&lt;/div&gt;</summary>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = Élie Rivals&lt;br /&gt;
| dénominations = Suzon de Terson, Suzanne de Terson, Demoiselle Suzon de Terson.&lt;br /&gt;
| naissance = 1657&lt;br /&gt;
| décès = 1684 ou 1685&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Élise Legendre]], 2025==&lt;br /&gt;
Suzon de Terson est une poétesse française protestante originaire du Tarn, née à Castres ou à Puylaurens en 1657. Aînée d’une fratrie de neuf enfants, elle est la fille d’Antoine de Terson, avocat, et de Marie Delcruzel. En avril 1677, elle se marie avec un pasteur protestant de Puylaurens, Élie Rivals, qui a soutenu une thèse en théologie en 1665. En 1681, ils ont un enfant, Jacques, qui mourra jeune. Suzon de Terson et sa famille assistent à la montée des persécutions religieuses dans cette région très protestante. Après avoir été incarcéré le 29 décembre 1684, son mari part en exil fin 1685 ou début 1686 pour la Hollande, avec de nombreux membres de sa famille, dont Marie Delcruzel, sa belle-mère, et aussi sa belle-soeur, Isabeau de Terson. Tout laisse à penser que Suzon de Terson n’a pas suivi son mari lors de son exil, son nom ne figurant pas sur la liste des personnes qui ont accompagné Élie Rivals, Peut-être était-elle déjà décédée : en effet, comme on peut le lire dans son recueil de poésies, autour de sa vingt-sixième année, elle souffre d’une maladie et meurt jeune, à 28 ans, en 1684 ou 1685, au moment même de la révocation de l’édit de Nantes. &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dès 14 ans, Suzon de Terson écrit des vers et ce, à la fois en langue d’oc et en français, ce qui est rare au XVIIe siècle. Elle connaît bien les Écritures saintes, mais fait également preuve d’une culture littéraire certaine. Nous connaissons ses poésies par un manuscrit de 115 pages signé de son nom, rédigé de la main de Louis Pons, consul et greffier à Puylaurens, découvert par Antonin Perbosc en 1920. C’est en 1968 que Christian Anatole a proposé la première et seule édition moderne de l’oeuvre de Suzon de Terson. Le manuscrit compte 81 pièces, rédigées entre 1671 et 1684, dont 14 en langue occitane. Malheureusement, il manque quelques pages (1-4 et 81, 82, 117 et suivantes).&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Ces poèmes suggèrent qu’elle était proche des cercles littéraires et galants de son temps. Son milieu familial a favorisé cela : son père Antoine de Terson, ou encore son oncle, assistent à des séances de l’académie castraise qui côtoie alors les ruelles parisiennes : Paul Pellisson, membre de l’académie de Castres fondée en 1648, s’installe à Paris dès 1652 et établit des liens étroits avec le cercle de [[Madeleine de Scudéry]]. De même, Hercule de Lacger, poète gascon proche d’Henriette de Coligny, comtesse de la Suze, a lui aussi peut-être contribué à diffuser cette mode galante dans la région de Castres. Pierre-Louis Berthaud rappelle en effet que la poétesse a été élevée dans un milieu très cultivé (« son père est connu pour avoir écrit des vers et ses deux frères, David et André, furent correspondants de l’académie des ''Ricovrati'' de Padoue »). Ce recueil poétique féminin constitue ainsi un précieux témoignage de la diffusion de la galanterie en province.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Suzon de Terson s’est illustrée dans différents genres poétiques : madrigaux, élégies, chanson, fables, stances, bouts-rimés, rondeaux, sonnets, églogue, énigme pour les textes écrits en français et madrigaux, chansons, un conte et un dialogue pour ce qui est des textes occitans.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
L’oeuvre de Suzon de Terson offre l’exploration d’une intimité féminine touchante et sincère, empreinte de la galanterie du temps. Les thèmes abordés sont très divers : l’amour, que ce soit dans les poèmes en français ou en occitan, le désir amoureux plus précisément mais aussi le corps souffrant, la mort ou encore le réconfort procuré par une foi très vive face aux douleurs de la maladie. C’est à partir de 1681 que Suzon de Terson se prête à une poésie plus grave, aux forts accents religieux, comme le soulignent ses dernières stances chrétiennes. Dans ses derniers poèmes, elle va jusqu’à déplorer la misère de la condition humaine, la faiblesse de l’homme qui n’est que « ce ver foible et rempant, cet homme qui n’est rien » (LXXXI, v. 25). On note que le ton des poèmes écrits en occitan est bien plus léger et le lexique, moins riche, privilégiant avant tout la chanson, là où les vers français sont plus graves et associés à des formes plus longues, c’est notamment le cas des élégies et des stances. Certains critiques constatent les accents cornéliens, voire raciniens de son oeuvre, comme Félix Castan qui rappelle « l’intense vibration émotive et charnelle » des vers de Suzon de Terson. Ses fables ne sont pas sans rappeler également l’inspiration d’un La Fontaine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Oeuvres==&lt;br /&gt;
* 1671-1684 : « Poésies diverses de Demoiselle Suzon de Terson [Manuscrit] », Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, Ms 6 [https://occitanica.eu/items/show/676].&lt;br /&gt;
* Suzon de Terson, ''Poésies diverses de demoiselle Suzon de Terson 1657-1685'', Christian Anatole (éd.), Nîmes, Lo Libre Occitan, coll.« Fabri de Peiresc », 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* P.-L. Berthaud, « Une poétesse protestante inconnue : Suzon de Terson (1657-1684?) », ''Bulletin de la Société de l’Histoire du Protestantisme Français'', vol. 100,‎ juillet-septembre 1954, p. 120-125.&lt;br /&gt;
* F. Castan, « Suzon de Terson », ''Baroque'', 4, 1969  [http://journals.openedition.org/baroque/324]&lt;br /&gt;
* J.-F. Courouau, « L’Occitanie galante : Suzon de Terson et Antoinette de Salvan de Saliès », dans Marine Roussillon, ''Littéraire. Pour Alain Viala'', Arras, Artois Presses Université, 2018, t. 1, p. 115-127.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Jugements==&lt;br /&gt;
* « Ses Stances chrétiennes sont le fruit de longues méditations sur la mort, d’une mystique ardente tempérée de pudeur, où l’influence littéraire de Corneille, mais aussi de Malherbe et de Racan, se fait nettement sentir ; par moments, un mouvement de grâce flexible fait penser à Racine, et même annonce les premiers romantiques. […] Si elle sacrifie par moments, même dans les pièces que nous publions, au goût de l’époque pour le concetto par exemple, elle sait aussi atteindre souvent à des accents de réelle grandeur et nombre de ses vers sont empreints d’une sobre et émouvante beauté. » (Pierre-Louis Berthaud, « Une poétesse protestante inconnue : Suzon de Terson (1657-1684?) », ''Bulletin de la Société de l'Histoire du Protestantisme Français'', vol. 100,‎ juillet-septembre 1954, p. 121).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Il est impossible de n’être pas sensible à la musique de ces vers dont la douceur, la fluidité sont à noter. La poésie ‟conjugale” est par ailleurs suffisamment rare et il est bon de souligner cet heureux essai » (''Poësies diversses de Demoizelle Suzon de Terson'', éd. Christian Anatole, Lo Libre occitan, 1968, p. 32).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « La dualité des registres linguistiques joue à plein chez cette enfant à l’oreille subtile qui entend les deux langues dans leurs divergences, la langue française produisant un chant plus intérieur et comme plus intime, la langue d’Oc caractérisant une voix plus scénique, plus stratégique. » (Félix Castan, « Suzon de Terson », ''Baroque'', 4 , 1969 [http://journals.openedition.org/baroque/324].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « La tonalité des pièces en français est plus sombre, c’est celle des élégies plaintives et des stances douloureuses. L’occitan semble correspondre pour Suzon à un espace davantage associé à une femme heureuse, joviale, de vivre l’amour. » (Jean-François Courouau, « L’occitanie galante : Suzon de Terson et Antoinette de Salvan de Saliès », ''Littéraire. Pour Alain Viala'', Arras, Artois Presses Université, 2018, t. 1, p. 122).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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{{DEFAULTSORT: Zhuk, Yuliia}}&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
* [[Françoise Jacob de Montfleury]]&lt;br /&gt;
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&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = baronne&lt;br /&gt;
| conjoints = le baron d’Encausse.&lt;br /&gt;
| dénominations = Encausse-Bérat (Mme d’), baronne d’Encausse (Mme la), Cadreils Encausse (Mme de), Cadrels Marie (Mme de).&lt;br /&gt;
| naissance = ? &lt;br /&gt;
| décès = ? &lt;br /&gt;
| enligne =&lt;br /&gt;
|briquet=oui &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Élise Legendre]], 2025 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mme la baronne d’Encausse, née Marie de Cadrels (ou Cadreils), est une poétesse française, originaire de Toulouse, qui s’est distinguée en remportant des prix poétiques à la fin du XVIIe siècle. Elle semble appartenir à la petite noblesse gasconne, mais on ne sait rien de plus de sa biographie. Elle est notamment connue pour avoir écrit des élégies.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Marie, baronne d’Encausse, se présente pour la première fois au concours annuel des Jeux Floraux de Toulouse en 1696, mais ne remporte pas de prix. Cependant elle se distingue cette année-là avec une élégie jugée « tendre », perdant à une voix près face à l’abbé Abeille qui a composé, lui, une élégie pieuse. Puis, elle remporte le Souci d’argent, prix décerné à la meilleure élégie, idylle ou églogue, et ce, deux années de suite : en 1698, avec son élégie « Déjà l’Astre du jour au bout de sa carriere », aux côtés de [[Catherine Bernard]] qui remporte deux Amarantes pour ses odes ; en 1699, elle est à nouveau primée pour son élégie « Dans un sombre Bocage, où jamais le Soleil ».&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;br /&gt;
On l’imagine proche des cercles littéraires du temps ; son nom apparaît d’ailleurs en 1701 dans le ''Mercure Galant'' : Guyonnet de Vertron, dans une « Ode à la gloire des femmes illustres », l’associe à celui d’autres poétesses alors en vogue ([[Catherine Bernard]], [[Antoinette du Ligier de la Garde|Antoinette Deshoulières]], [[Madeleine de Scudéry]], Catherine Durand...), avec une allusion flatteuse à ses vers et à sa prose.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
On ignore la date de son décès, on sait cependant grâce aux ''Mémoires'' d’Auguste Labouïsse-Rochefort que « divers procès, qu’elle fut obligée de soutenir, lui enlevèrent le loisir de cultiver son heureux talent ».&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Ses élégies se caractérisent par leur caractère tendre et doux dans le sillage de celles rédigées, par exemple, par Mme la comtesse de La Suze (Henriette de Coligny). L’élégie de la baronne d’Encausse primée en 1698 fait retentir une voix féminine, celle d’Aminte, amante malheureuse qui se livre à une « éternelle plainte » après la mort de celui qu’elle aime, Daphnis. La baronne d’Encausse réactive tout un héritage pastoral mais aussi élégiaque. Dans son élégie primée en 1699, elle renoue aussi avec des thèmes traditionnels du néo-pétrarquisme, celui de l’infidélité de la belle. En plus de ces élégies qui miment la sincérité d’un coeur passionné, elle aurait également composé un discours académique sur la modération de Louis XIV.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les élégies de Mme la baronne d’Encausse sont tombées dans l’oubli au cours du XIXe siècle. Seules sont parvenues jusqu’à nous celles publiées dans les différents recueils poétiques compilant les pièces qui se sont distinguées chaque année lors des jeux floraux de Toulouse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Oeuvres==&lt;br /&gt;
* ''Recueil de plusieurs pièces d’éloquence et de poësie présentées à l’académie des jeux floraux'', Toulouse, Guillaume-Louis Colomyez, 1696.&lt;br /&gt;
* ''Recueil de plusieurs pièces d’éloquence et de poësie présentées à l’académie des jeux floraux'', Toulouse, Guillaume-Louis Colomyez, 1698, p. 66-70.&lt;br /&gt;
* ''Recueil de plusieurs pièces d’éloquence et de poësie présentées à l’académie des jeux floraux,'' Toulouse, Guillaume-Louis Colomyez, 1699, p. 43-48.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* « Madame d’Encausse Berat de Toulouse. Voïés de ses Poësies dans le Trionfe du Souci remporté par M. de Sironis. » (Claude-Charles Guyonnet de Vertron, ''La nouvelle Pandore ou les femmes illustres du siècle de Louis Le Grand'', Paris, Nicolas Le Clerc, 1703 [non paginé]).&lt;br /&gt;
* « Madame d’Encausse Berat de Thoulouse, dont nous avons plusieurs Piéces de Poësies dans le Triomphe du Souci, remporté Mr de Sironis. » (Mr. F***D***C***, ''Les Vertus du beau-sexe'', La Haye, Jacques Van Den Kieboom, 1733, p. 298).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* J. Dejean, ''Tender geographies: women and the origins of the novel in France'', New-York, Columbia University Press, 1991, p. 207-208.&lt;br /&gt;
* A. Labouïsse-Rochefort, ''Trente ans de ma vie (de 1795 à 1826) ou Mémoires politiques et littéraires'', tome VI, Toulouse, imprimerie d’Aug. De Labouïsse-Rochefort, hôtel de Castellane ; Paris, Poirée, 1846, p. 141-143.&lt;br /&gt;
* J. de Laporte, ''Histoire littéraire des femmes francoises, ou lettres historiques et critiques'', tome III, Paris, Lacombe, 1769, p. 181.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix de liens électroniques==&lt;br /&gt;
* Mention de son nom pour la première fois aux Jeux floraux de Toulouse où elle se fait remarquer pour son « élégie tendre » : [https://rosalis.bibliotheque.toulouse.fr/ark:/12148/bpt6k6267526g/f10.item] &lt;br /&gt;
* Élégie qui a remporté le prix de l’Académie des Jeux floraux en 1698 : [https://rosalis.bibliotheque.toulouse.fr/ark:/12148/bpt6k62812924/f74.item]&lt;br /&gt;
* Élégie qui a remporté le prix de l’Académie des Jeux floraux en 1699 : [https://rosalis.bibliotheque.toulouse.fr/ark:/12148/bpt6k6277339p/f123.item] &lt;br /&gt;
* ''Mercure Galant'' de 1701 qui mentionne Mme la baronne d’Encausse : [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6283745t/f160.double.r=Ricovrati%20Ricovrato]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Jugements==&lt;br /&gt;
* « Retraceray-je icy les nombreuses conquestes // De ce Sexe si triomphant ? // Bretonvilliers &amp;amp; Malenfant // D’une même guirlande ont vû ceindre leurs testes. // Je puis citer encor &amp;amp; d’Encausse &amp;amp; Bernard ; // Toutes brillent dans ce bel art. » (Claude-Charles Guyonnet de Vertron, « Ode à la gloire des femmes illustres », ''Le Mercure galant'', décembre 1701 [tome 14], p. 157-165).&lt;br /&gt;
* Auguste Labouïsse-Rochefort cite ici un discours de Guillaume de Ponsan (1753) : « […] Il y a de la grâce, du sentiment et des mouvemens de passion dans celle de Mme d’Encausse […] En 1698 et 1699, elle remporta le prix de l’élégie. Ces trois poèmes sont d’un excellent goût ; des sentiments tendres et délicats y sont habilement mêlés avec de sages réflexions ; les vers sont très bien faits ; ils ont beaucoup de douceur, d’élégance et d’harmonie. Mme d’Encausse nous aurait sans doute donné plusieurs bons ouvrages ; mais divers procès, qu’elle fut obligée de soutenir, lui enlevèrent le loisir de cultiver son heureux talent. » (A. Labouïsse-Rochefort, ''Trente ans de ma vie (de 1795 à 1826) ou Mémoires politiques et littéraires'', tome VI, Toulouse, imprimerie d’Aug. De Labouïsse-Rochefort, hôtel de Castellane ; Paris, Poirée, 1846, p. 142).&lt;br /&gt;
* « Je joindrai ici au nom de Mademoiselle l’Héritier, ceux de quelques femmes connues par de petites Piéces, dont plusieurs ont été conservées. Je commence par Madame d’Encausse Berat, de Toulouse, qui a composé un discours Académique sur la modération de Louis XIV, sacrifiant sa propre gloire au repos de l’Europe, au milieu de ses victoires &amp;amp; de ses conquêtes. On trouve aussi quelques vers de Madame d’Encausse, insérés dans différens Recueils. » (Joseph de Laporte, ''Histoire littéraire des femmes françoises, ou lettres historiques et critiques'', tome III, Paris, Lacombe, 1769, p. 181).&lt;br /&gt;
* « ENCAUSSE BERAT, (   ) née à Toulouze, se distingua dans le siecle dernier, par son esprit &amp;amp; son érudition, remporta plusieurs fois le prix des Jeux floraux, &amp;amp; mérita l’estime des Savans ses contemporains. M. de Vertron en parle avec éloges. L’on a d’elle un Discours à la louange de Louis XIV sur sa modération au milieu de ses victoires. » (Charlotte-Catherine Cosson, ''De l’éducation physique et morale des femmes, avec une notice alphabétique'', Paris, chez les frères Estienne, 1779, p. 247).&lt;br /&gt;
* « ENCAUSSE-BERAT (Madame d’) fut, dans le milieu du dix-septième siècle, couronnée plusieurs fois aux Jeux floraux : elle était de Toulouse. Ses vers ont été imprimés dans un recueil intitulé : 'le Triomphe du Souci', fleur qui sans doute avait été le prix de ses victoires. Il paraît que ses discours aussi avaient réuni les suffrages de l’académie. Ce qui porte à le penser est ce madrigal qui lui fut adressé par M. de Vertron : 'C’est honorer dame Clémence // Qui fonda, ce dit-on, les prix des jeux Floraux, // Que de les remporter sur d’illustres rivaux // Pour la prose et pour l’éloquence. » (L. Philipon de La Madelaine' », ''Dictionnaire portatif des poètes français morts, depuis 1050 jusqu’à 1804'', Paris, 1805, p. 175-176).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Cadrels, Marie de}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Poésie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/%C3%89lise_Legendre</id>
		<title>Élise Legendre</title>
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				<updated>2025-01-29T09:39:59Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Élise Legendre a rédigé les notices suivantes:&lt;br /&gt;
* [[Henriette de Coligny, comtesse de La Suze]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise Scelles de la Varengère]]&lt;br /&gt;
* [[Marie de Cadrels]]&lt;br /&gt;
* [[Suzanne de Terson]]&lt;br /&gt;
* [[Mademoiselle Certain]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Legendre, Élise}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Auteur(e)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Fran%C3%A7oise_Scelles_de_la_Vareng%C3%A8re</id>
		<title>Françoise Scelles de la Varengère</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints =  Le Forestier, seigneur d’Osseville, Louis-Jacques&lt;br /&gt;
| dénominations =  Françoise Scelles de la Varengère d’Osseville, Mme d’Ozeville, Mme d’Osseville, Mme Dosseville, Mme Dozeville&lt;br /&gt;
| naissance = 1662?&lt;br /&gt;
| décès = après 1713&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Élise Legendre]], 2025 ==&lt;br /&gt;
Françoise Scelles de la Varengère (1662 ? - après 1713) est une salonnière et poétesse amatrice née près de Caen. Elle est issue d’une famille d’aristocrates cotentinais anoblie en 1543 ; son père, Louis Scelles, seigneur de la Varengère, s’est marié à Jeanne Rouxelin le 17 janvier 1662 à Saint-Côme-du-Mont (Manche). La naissance de Françoise Scelles, qui resta fille unique, peut être datée d’après ce mariage, vers 1662 ou 1663. Elle se marie le 1er avril 1677 avec Louis-Jacques Le Forestier, seigneur d’Osseville, décédé après 1712. La famille Le Forestier d’Osseville, associée autrefois à la maison d’Harcourt, signe d’une haute noblesse, avait été anoblie vers la fin du XIVe siècle. De leur union naissent sept enfants. Aucune information n’existe après 1713 sur Mme d’Osseville. &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Mme d’Osseville anime la vie littéraire de Caen au sein d’un salon prisé. Ses ''Poésies diverses'' ont été rassemblées dans un manuscrit non autographe signé de son nom, ayant appartenu à un certain Pincon en mars 1821. Composé de 76 pages de texte, en reliure de veau, il comporte notamment un portrait de Mme d’Osseville rédigé par elle-même. Elle s’y peint comme une femme marquée par la maigreur, sensible à la mélancolie et goûtant la solitude que lui offrent les joies de l’étude. Elle considère l’amitié comme le charme le plus doux qu’elle connaisse. Ce manuscrit souligne également la diversité des genres dans lesquels elle s’exerce, comme l’idylle, l’épître, le rondeau ou encore le petit genre mondain de la chanson dont certaines ont été composées sur des airs à la mode. Sa poésie circule sous forme manuscrite au tout début du XVIIIe. En effet, un recueil factice dont les pièces ont sans doute été recueillies par le P. François Martin (1639-1726, cordelier à Caen ; son ex libris apparaît deux fois dans le recueil) précise que le portrait de Mme d’Osseville a été traduit en latin par le P. Noël-Étienne Sanadon (1676-1733), poète néo-latin et traducteur ; d’autres vers composés par Mme d’Osseville ont également été copiés dans ce recueil. Cependant sa poésie n’est pas destinée à la publication et s’inscrit dans la veine galante sans prétendre à la gloire littéraire. Elle s’offre comme pur divertissement mondain. Nous pouvons hésiter à lui attribuer la pièce « Le Songe d’un impie » (p. 67 du manuscrit) qui soulignerait sa grande piété : la tonalité de cette pièce, placée à la fin du recueil, détonne et la calligraphie est différente.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;br /&gt;
La notoriété de son salon est manifeste dans ce manuscrit à son nom qui se rapproche davantage d’un « mémoire de la vie sociale et littéraire » (M. Maître, p. 483) du groupe constitué autour d’elle. Des vers comme ceux de M. de Vandoeuvre retranscrits dans le manuscrit nous renseignent sur la composition de ce cercle mondain réunissant la haute société caennaise. Mme d’Osseville adresse des vers à M. Foucault, intendant de la généralité de Caen et, à ce titre, protecteur de l’académie de Caen de 1689 à 1706 ou encore à M. Le Guerchois, intendant à Alençon (1705-1708). Elle est aussi l’amie de la comtesse de Goigny, de Mme du Hamel et de Mme de Saint-Luc qui anime un salon à Caen. Elle est encore l’amie intime de l’écrivain Jean de Segrais (1624-1701), dont elle rédige l’épitaphe, et traduit du latin celle rédigée par M. Foucault (BnF, Ms 6138, p.160). Elle écrit également l’épitaphe de [[Madeleine de Scudéry|Mlle de Scudéry]] cette même année. Dans un autre manuscrit, on découvre sa correspondance avec Antoine Galland. Membre de l’académie et installé à Caen entre 1697 et 1706, il devient son ami proche et fréquente son salon. Mme d’Osseville contribue ainsi à la diffusion et à la notoriété des ''Mille et Une Nuits''. De retour à Paris, Galland continue de correspondre avec Mme d’Osseville dont il ne cesse de vanter la « si grande delicatesse d’esprit et un goust si excellent » (lettre du 1er avril 1701, ms 6138 p. 162 bis).&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Enfin, la renommée du salon de Mme d’Osseville est due à sa brève rencontre avec Voltaire. Selon une note de M. Trebutien en charge des bibliothèques de Caen (Ms n°245, p.75), transcrivant un passage du manuscrit de M. de Quens, ami et transcripteur du père jésuite André, Mme d’Osseville a reçu le jeune Voltaire, mais lui a interdit bien vite l’entrée de sa maison, quand elle a appris qu’il lisait des vers libertins en ville.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le nom de Mme d’Osseville et l’adresse de son hôtel particulier à Caen sont désormais oubliés. Son parcours témoigne toutefois de l’importance et de la vitalité de la vie culturelle provinciale, pas si éloignée de celle de Paris et assez loin des ridicules que lui prête Molière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Oeuvres==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* ''Poésies diverses de Mme d’Osseville'', Caen, Bibliothèque Alexis de Tocqueville, Ms 245.&lt;br /&gt;
* ''Recueil factic''e, Caen, Bibliothèque Alexis de Tocqueville, FNB 2044.&lt;br /&gt;
* Ms 6138, mai 1700-mai 1701, feuillets 160, 162 bis, 162 ter, 166, Paris, Bibliothèque nationale de France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Voir Gaston Lavalley, ''Catalogue des manuscrits de la bibliothèque de Caen, précédé d’une notice historique sur la formation de la bibliothèque'' t, Caen, F. Le Blanc-Hardel, 1880, p.161.&lt;br /&gt;
* Voir ''Société d’archéologie de la Manche'', fascicule 32, mélanges, septième série, 1978, p. 10-11. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographiques== &lt;br /&gt;
* Armand Gasté, ''Voltaire à Caen en 1713'', « Le salon de Mme d’Osseville – Le P. De Couvrigny », Caen, Henri Deslesques, 1901.&lt;br /&gt;
* Myriam Maître, ''Les Précieuses'', Paris, H. Champion, 2008.&lt;br /&gt;
* Georges May, ''Les Mille et une nuits d’Antoine Galland ou le chef d’oeuvre invisible'', Paris, PUF, 1986, p.44.&lt;br /&gt;
* Linda Timmermans, ''L'Accès des femmes à la culture sous l'Ancien régime'', Paris, Champion classiques, 1995, p.188, note 89. &lt;br /&gt;
* Gabriel Vanel, ''Caen, une grande ville au XVIIe et au XVIIIe siècle'' [Caen, L. Jouan, 1912], Marseille, Laffitte reprints, 1981, t. II, p.338-341. &lt;br /&gt;
* Laurent Wauquiez, « Les Mille et une nuits : un best-seller des Lumières », Les Cahiers de l'Orient, vol. 105, no. 1, 2012, p.149-156.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix de liens électroniques==&lt;br /&gt;
* Billet de Mme d’Osseville après l’envoi d’une traduction en français d’une épitaphe à la mémoire de M. de Segrais, sur le latin de M. Foucault [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9060769c/f83.item.zoom]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Jugements==&lt;br /&gt;
* &amp;quot;Morphée qui voulait me régaler de ses faveurs, évoqua pour moi une ombre illustre, chérie d’Apollon et dépositaire de ses secrets. Lorsque je l’aperçus venir à moi, j’avoue que j’en fus effrayée, malgré l’air de sagesse et le caractère de bonté qu’elle avait encore si vivement peint sur son visage. Mais elle me dit d’un ton plein de charmes : Ne craignez rien, ma sœur ; vous voyez le génie // D’une muse de ce vallon ; // Caen autrefois fut sa patrie, // Et d’Osseville fut son nom. (« Songe allégorique de Madame *** aux Dames de Caen », ''Nouvelles littéraires'', Année 1741, Caen, Vve Godes Rudeval, p.319).&lt;br /&gt;
* « Une dame d’Ozeville, de Caen, faisait bien des vers : son portrait, qu’on lui avait souvent demandé avec instance, est très bien tourné. Le Père André l’avait lu, il fut traduit en vers par le Père Sanadon, qui était pour lors à Caen ». (M. de Quens, Caen, Bibliothèque Alexis de Tocqueville, Ms 245)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Scelles de la Varengère, Françoise}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Poésie]] [[Catégorie: Salon, cour, cercle]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Claude_le_Hain</id>
		<title>Claude le Hain</title>
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				<updated>2025-01-29T08:58:59Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = Guillaume Colletet, Jean Morain &lt;br /&gt;
| dénominations = Claudine, Mlle Colletet, Mademoiselle C.&lt;br /&gt;
| naissance = 1634&lt;br /&gt;
| décès = 1660&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Claudine Nédelec]], 2025 ==&lt;br /&gt;
Fille de Jean le Hain, « bourgeois de Paris » et de Marguerite Hubert, née en 1634, Claude le Hain devient à 16 ans, le 19 novembre 1652, la troisième femme de Guillaume Colletet (1598-1659 – il a donc alors 54 ans), un des premiers membres de l’Académie française, poète assez réputé qui lui a dédié dans ses ''Poésies diverses'' une série de 54 sonnets amoureux, voire érotiques, intitulée « Les Amours de Claudine », prénom sous lequel il la désigne. Il la dépeint comme charmante, spirituelle et... vierge. Elle avait d’abord été sa femme de chambre, comme d’ailleurs sa première femme, Marie Prunelle (morte en 1641), et sa « seconde » (il ne l’épousa pas), Michelle Soyer, morte en 1651, dont Claudine était peut-être la nièce.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Ces mariages faisaient évidemment faire des gorges chaudes dans les milieux lettrés et mondains. Voici ce qu’écrit Urbain Chevreau, écrivain polygraphe (1613-1701) : « Il était naturellement voluptueux, et pour le tenter, il ne fallait être ni belle ni jeune. Comme il ne voulait point être en scandale à son voisinage, et qu’il ne pouvait vivre sans quelque servante, il épousait celle qu’il avait prise, et qui n’était pas plutôt morte qu’il en cherchait quelque autre dont il ne manquait pas de faire sa femme » (''Chevraeana'').&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Pourtant, Claudine, que tout le monde décrit comme aussi spirituelle que belle, fut vite recherchée dans le petit monde littéraire parisien : un cercle d’admirateurs (voire d’amants) se rassemble autour d’elle, dont plusieurs poètes, que Pinchesne dénomme « les sept Sectateurs de Claudine » dans ses ''Chroniques des chapons et des gélinottes du Mans'', où elle tient une grande place comme hôtesse, mais aussi comme « Nymphe savante », « autre Sapho », chanteuse, muse et poète. François Colletet (1628-1680 ?), fils du premier mariage de Guillaume, lui-même poète et littérateur, écrivit lui aussi des poèmes à sa louange. Plusieurs poésies signées « C. » ou « Mademoiselle C. » ont paru dans divers recueils : selon le chroniqueur Tallemant des Réaux, « Cette Claudine fait mieux des vers que lui [Colletet] ». Le manuscrit des ''Chroniques'' contient l’autographe d’une réponse versifiée à un madrigal du comte de Saint-Aignan à « l’illustre Claudine ». La Fontaine n’est pas cité dans les ''Chroniques'' : il lui dédia pourtant une épigramme élogieuse.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Mais, dès la mort de G. Colletet, le bruit courut qu’elle n’avait été en fait que son prête-nom : même son poème d’adieu à son mari, cité par Tallemant, où elle dit « J’ensevelis mon cœur et ma plume avec vous » est réputé avoir été écrit d’avance par lui pour annoncer son futur silence ! Et La Fontaine se rétracte. Selon Tallemant, après cette mort, « insensiblement elle se décria très fort » ; son beau-fils lui reprocha la vente de la bibliothèque de son père, et, toujours pour Tallemant, « On trouva que ce qu’elle avait fait de vers était pitoyable, mais que ses galants les raccommodaient. Elle devint misérable [...] : elle épousa un je ne sais qui. [...] Elle buvait comme un templier; et enfin elle mourut saoule ». Ce « je ne sais qui » était Jean Morain, « bourgeois de Paris ».&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Claudine a-t-elle été à la fois écrivaine et galante ? Peut-être, peut-être pas. Mais la réputation que lui firent les contemporains est assez emblématique des préjugés sociaux du temps : une jolie jeune femme entourée de galants ne saurait être que légère, et une servante ne saurait être capable d’écrire de la poésie !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Oeuvres==&lt;br /&gt;
* ''Sur la mort de Mme de Mancini, sonnet'' (par G. Colletet), ''épigramme'' (par Mlle Colletet), s.l., 1656.&lt;br /&gt;
* ''Sur le trépas de Messire René Michel de La Rochemaillet, prieur de S. Lubin, curé de Champlant'' (Poésies signées : G. Colletet, Mlle Colletet, Colletet le fils, N. Frenicle), s.l.n.d.&lt;br /&gt;
* Poèmes parus dans les ''Poésies diverses de M. Colletet'', Paris, L. Chamhoudry, 1656 ; dans son ''Traité de l’épigramme'', Paris, A. de Sommaville, 1658.&lt;br /&gt;
* Poème paru dans le ''Dernier recueil de diverses poésies du sieur de Saint-Amant'', Paris, A. de Sommaville, 1658.&lt;br /&gt;
* Poèmes dans Étienne Martin de Pinchesne, ''Chronique des Chapons et des Gélinottes du Mans [1656-1658]'', Frédéric Lachèvre éd., Paris, H. Leclerc, 1907 (fac-similé d’un autographe p.237).&lt;br /&gt;
* Recueil Conrart ''in-folio'', t. XI (5420, feuillet 134, p.541) &lt;br /&gt;
* voir aussi la bibliographie de Lachèvre, ''infra''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
*Contrat de mariage, daté du 3 septembre 1652, indiquant qu’elle est fille mineure de Jean le Hain, bourgeois de Paris, et de Marguerite Hubert, sa femme, demeurant rue du Puits-de-Fer (AN, Minutier central, Minutes et répertoire André Bouret (étude XCIX), n°185. [https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/rechercheconsultation/consultation/ir/consultationIR.action?consIr=&amp;amp;frontIr=&amp;amp;optionFullText=&amp;amp;fullText=&amp;amp;defaultResultPerPage=&amp;amp;irId=FRAN_IR_043049&amp;amp;formCaller=GENERALISTE&amp;amp;gotoArchivesNums=false&amp;amp;auSeinIR=false&amp;amp;details=true&amp;amp;page=&amp;amp;udId=c1p73dloirdv--162r4ips6r44e]&lt;br /&gt;
* Le 19 novembre 1652, « furent mariez Me Guillaume Colletet, advocat au Conseil, et Claude le Hain, tous deux de cette paroisse [Saint-Étienne-du-Mont, Paris], après la publication d’un ban, et fiançailles faites sans opposition, et dispense de M. l’Official de Paris des autres bans » (Auguste Jal, ''Dictionnaire critique de biographie et d’histoire'', 2e édition, Paris, Plon, 1872, vol. 1, p.405).&lt;br /&gt;
* Contrat de mariage de M. Jean Morain, bourgeois de Paris, et de demoiselle Claude le Hain, veuve de feu noble homme Guillaume Colletet, cité par Frédéric Lachèvre, voir ''infra'', p.430-431).&lt;br /&gt;
* Gédéon Tallemant des Réaux, ''Historiettes'', Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1961, 2 vol., t. II, p.712-720 (« Colletet »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Chassé, Charles, « Claudine, mystérieuse femme de lettres du XVIIe siècle, servante, puis épouse de l’Académicien Colletet », ''La Montagne Sainte-Geneviève et ses abords'', n° 87, nov. 1964, n. p.&lt;br /&gt;
* Chevreau, Urbain, ''Chevraeana'', Paris, F. et P. Delaulne, 1697, vol. 1, p.29-30.&lt;br /&gt;
* Lachèvre, Frédéric, « Claudine Colletet après la mort de Guillaume Colletet. Son second mariage. Son œuvre poétique » (avec une bibliographie de ses oeuvres), ''Revue d’Histoire Littéraire de la France'', 27ème année, n°3, p.432-433.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Jugements==&lt;br /&gt;
* « Sur le portrait de la belle Claudine // Ce beau visage a tant de charmes, // Et ses cheveux d’or tant de nœuds, // Que ma liberté devant eux // Fut captive et rendit les armes. //// Pour ma belle et sage Claudine // Qui veut voir la même beauté // Jointe à la sagesse divine, // L’amour et la fidélité, // N’a qu’à voir ma jeune Claudine » (Guillaume Colletet, « Les Amours de Claudine », ''Poésies diverses'', Paris, L. Chamhoudry, 1656).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « À ses côtés était la Belle Claudine sa chère épouse [...]. Elle menait avec elle une petite Brigade de Madrigaux, fort vifs et fort polis, qu’elle avait mis sur pied et levé sur les terres qui lui appartenaient en propre. Elle était d’ailleurs si adroite qu’elle tirait toujours droit au cœur, et faisait des plaies mortelles » (Antoine Furetière, ''Nouvelle allégorique, ou Histoire des derniers troubles arrivés au royaume d’Éloquence'' [1658], Mathilde Bombart et Nicolas Schapira éd., Toulouse, Société de littératures classiques, 2004, p.58-59).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Pour et contre Mademoiselle Colletet » : Une muse parle // Recevez de nos mains cette illustre couronne, // Dont l’éclat immortel a des charmes si doux ; // Nous n’avons encor vu personne // Qui la méritât mieux que vous. // Vos vers sont d’un tel prix que rien ne les surpasse ; // Vous saurez régner au Parnasse  :// Qui règne sur les cœurs sait bien régner partout. //// À M*** //Vous vous étonnez, dites-vous, de ce que tant d’honnêtes gens ont été les dupes de Mademoiselle C. et de ce que j’y ai été moi-même attrapé. Ce n’est pas un sujet d’étonnement que ce dernier point ; au contraire, c’en serait un si la chose s’était autrement passée à mon égard. Ainsi vous faites très sagement de me mettre au nombre des honnêtes gens, puisque aussi bien je ne puis nier que je ne sois de celui des dupes. Et d’où venez-vous, de vous étonner ainsi ? Savez-vous pas bien que, pour peu que j’aime, je ne vois dans les défauts des personnes non plus qu’une taupe qui aurait cent pieds de terre sur elle ? // Contre la même, qui faisait des vers pendant le vivant de son mari et qui n’en fit plus après sa mort // Les oracles ont cessé : // Colletet est trépassé. //// Dès qu’il eut la bouche close, // Sa femme ne dit plus rien ; // Elle enterra vers et prose // Avec le pauvre chrétien » (Jean de La Fontaine, ''Poésies diverses'', Paris, Seuil, « L’intégrale », 1965, p.456).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Pour en finir avec Claudine, nous ajouterons que Colletet, non content de vouloir la faire passer pour un prodige de beauté, la voulut semblablement faire passer pour un prodige d’esprit. Après en avoir fait une Vénus, il voulut en faire une Muse : pour cela dit la chronique scandaleuse, il ne trouva rien de mieux que de composer sous son nom de petites pièces de vers qu’il lui faisait apprendre par cœur, et qu’elle venait ensuite réciter à table, d’assez bonne grâce et avec beaucoup d’intelligence : l’on ajoute même que Claudine étant fort malade, Colletet eut cette ingénieuse précaution de rimer pour elle, au cas qu’elle mourût, une manière d’adieu aux Muses. – Heureusement la Parque ne voulut point une aussi belle vie, et l’adieu ne servit pas. – Et même, quelque temps après, Colletet père ayant laissé son fauteuil vacant, Colletet fils écrivit, sous le nom de Claudine, une pièce sur la mort de son mari qui se termine en ces termes : // Pour ne plus rien aimer ni rien louer au monde, // J’ensevelis mon cœur et ma plume avec vous. // Sur quoi La Fontaine, qui n’était point bon homme, et qui avait été chez Colletet à la maison du faubourg, et qui même avait fait un doigt de cour à l’incomparable Claudine, fit cette bénigne épigramme : 'Les oracles ont cessé, // Colletet est trépassé.  // Dès qu’il eût la bouche close, // Sa femme ne dit plus rien, // Elle enterra vers et prose  // Avec le pauvre chrétien'. // Pour moi, je ne vois pas d’obstacle à ce que les quelques vers imprimés dans les œuvres de Colletet sous le nom de Claudine soient bien réellement d’elle ; ils n’ont rien d’assez merveilleux pour qu’une femme n’ait pu les faire sans le secours d’un mari académicien, et je crois très-fermement qu’elle en est l’auteur ; ce qui, au reste, est d’une assez maigre importance » (Théophile Gautier, ''Les Grotesques'', Paris, Michel Lévy frères, 1856, « VII - Colletet, l’un des quarante de l’Académie », p.233-235).&lt;br /&gt;
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		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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