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		<title>Perrine Testu - Historique des versions</title>
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		<title>Henneau le 3 mars 2013 à 11:36</title>
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En 1670, Perrine se remet de sa maladie et les deux femmes décident de fonder une société&amp;#160; « ''en considération de l'amour et affection qu'elles se portent et des services qu'elles se sont respectivement rendus et rendent journellement'' ». Dans cet acte, elles se font aussi donation mutuelle de tous leurs biens « ''tant meubles, linge, crédits, effets qu’acquêts qu’elles pourront faire pendant leur dite société, attendu même que ce qu’elles ont à présent de meubles et marchandises, de travail, leur appartient en commun'' ». L’acte prévoit également une éventuelle séparation des deux femmes avec un partage de tous leurs biens. Entre 1672 et 1682, six actes notariés mentionnent les deux femmes : en 1672, Marie Barbe, qualifiée d’honnête femme, prend Jeanne Thibaud âgée de 18 ans pour apprentie, avant d’embaucher, en 1681, Catherine Tellier âgée de 11 ans ; en 1672, Perrine Testu et Marie Barbe prennent à bail une première chambre, puis en 1680 deux autres chambres ; en 1677, elles s’en font don mutuellement mais, six mois plus tard, Perrine, malade, refait son testament en faveur de sa propre mère, testament qu’elle ratifie seulement en 1682. En 1683, Perrine change encore ses dispositions et revient à un testament en faveur de Marie : les deux compagnes veulent maintenant être enterrées ensemble aux Carmes de Nantes. On sait qu’en 1684, Perrine est toujours vivante car une servante domestique, Jeanne Sinais, &lt;del class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;âgé &lt;/del&gt;de 30 ans, fait établir un testament où elle les cite : les trois vivent ensemble sous le même toit. Un an plus tard, rien ne va plus : Perrine et Marie révoquent toutes deux la donation passée sept ans plus tôt, en 1677 ; elles restent cependant associées en affaire pour la vente et l'achat d'étoffes pendant six ans. Cette période écoulée, elles demeurent toujours ensemble et, en janvier 1686, prennent à bail deux nouvelles chambres, mais six mois plus tard, le testament d’une dénommée Henriette Guyot, mentionne qu’elle demeure avec Marie Barbe, sans mention de Perrine ! En 1687, les actes notariés montrent un nouveau changement : le 11 mars, Marie établit son testament en faveur de son frère établi tabellion en Normandie et de Jeanne Barbe, sa nièce, demeurant maintenant avec elle ; huit jours plus tard, Perrine, bien portante cette fois-ci, révoque tous les anciens testaments qui étaient en faveur de Marie. Pourtant, en 1691, elles sont de nouveau ensemble pour prendre à bail deux&amp;#160; nouvelles chambres. Enfin, en 1693, Perrine refait un testament et nomme pour exécutrice testamentaire celle en qui elle remet sa confiance, Marie Barbe. Un nouveau contrat d’apprentissage, en 1697, mentionne Marie Barbe demeurant seule avec sa nièce Jeanne dans une autre paroisse de Nantes, Sainte-Croix ; ce qui laisse supposer la disparition de Perrine vers 1693. &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;On ne sait rien de Perrine Testu ni de Marie Barbe avant 1669. Ayant au moins l’âge requis de vingt-cinq ans, elles décident de s'associer à Nantes. Dans l’acte notarié (1670) où leur association est formalisée, il est précisé non seulement leur état – « ''filles usantes de leurs droits, majeures'' » – mais aussi leurs activités : Perrine est tailleuse et marchande d’étoffes, Marie est lingère. L’acte précise aussi la mauvaise santé de Perrine. Un an plus tôt, en 1669, celle-ci avait établi un testament en faveur de Marie avec laquelle elle demeurait depuis fort longtemps, à Nantes, rue des Carmes dans la paroisse de Saint-Saturnin. Se sentant mourir, Perrine lui faisait don d'une somme de 30 livres. En 1670, Perrine se remet de sa maladie et les deux femmes décident de fonder une société&amp;#160; « ''en considération de l'amour et affection qu'elles se portent et des services qu'elles se sont respectivement rendus et rendent journellement'' ». Dans cet acte, elles se font aussi donation mutuelle de tous leurs biens « ''tant meubles, linge, crédits, effets qu’acquêts qu’elles pourront faire pendant leur dite société, attendu même que ce qu’elles ont à présent de meubles et marchandises, de travail, leur appartient en commun'' ». L’acte prévoit également une éventuelle séparation des deux femmes avec un partage de tous leurs biens. Entre 1672 et 1682, six actes notariés mentionnent les deux femmes : en 1672, Marie Barbe, qualifiée d’honnête femme, prend Jeanne Thibaud âgée de 18 ans pour apprentie, avant d’embaucher, en 1681, Catherine Tellier âgée de 11 ans ; en 1672, Perrine Testu et Marie Barbe prennent à bail une première chambre, puis en 1680 deux autres chambres ; en 1677, elles s’en font don mutuellement mais, six mois plus tard, Perrine, malade, refait son testament en faveur de sa propre mère, testament qu’elle ratifie seulement en 1682. En 1683, Perrine change encore ses dispositions et revient à un testament en faveur de Marie : les deux compagnes veulent maintenant être enterrées ensemble aux Carmes de Nantes. On sait qu’en 1684, Perrine est toujours vivante car une servante domestique, Jeanne Sinais, &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;âgée &lt;/ins&gt;de 30 ans, fait établir un testament où elle les cite : les trois vivent ensemble sous le même toit. Un an plus tard, rien ne va plus : Perrine et Marie révoquent toutes deux la donation passée sept ans plus tôt, en 1677 ; elles restent cependant associées en affaire pour la vente et l'achat d'étoffes pendant six ans. Cette période écoulée, elles demeurent toujours ensemble et, en janvier 1686, prennent à bail deux nouvelles chambres, mais six mois plus tard, le testament d’une dénommée Henriette Guyot, mentionne qu’elle demeure avec Marie Barbe, sans mention de Perrine ! En 1687, les actes notariés montrent un nouveau changement : le 11 mars, Marie établit son testament en faveur de son frère établi tabellion en Normandie et de Jeanne Barbe, sa nièce, demeurant maintenant avec elle ; huit jours plus tard, Perrine, bien portante cette fois-ci, révoque tous les anciens testaments qui étaient en faveur de Marie. Pourtant, en 1691, elles sont de nouveau ensemble pour prendre à bail deux&amp;#160; nouvelles chambres. Enfin, en 1693, Perrine refait un testament et nomme pour exécutrice testamentaire celle en qui elle remet sa confiance, Marie Barbe. Un nouveau contrat d’apprentissage, en 1697, mentionne Marie Barbe demeurant seule avec sa nièce Jeanne dans une autre paroisse de Nantes, Sainte-Croix ; ce qui laisse supposer la disparition de Perrine vers 1693. &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<title>Henneau le 3 mars 2013 à 11:35</title>
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Entre 1672 et 1682, six actes notariés&lt;del class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;, &lt;/del&gt;mentionnent les deux femmes : en 1672, Marie Barbe, qualifiée d’honnête femme, prend Jeanne Thibaud âgée de 18 ans pour apprentie, avant d’embaucher, en 1681, Catherine Tellier âgée de 11 ans ; en 1672, Perrine Testu et Marie Barbe prennent à bail une première chambre, puis en 1680 deux autres chambres ; en 1677, elles s’en font don mutuellement mais, six mois plus tard, Perrine, malade, refait son testament en faveur de sa propre mère, testament qu’elle ratifie seulement en 1682. En 1683, Perrine change encore ses dispositions et revient à un testament en faveur de Marie : les deux compagnes veulent maintenant être enterrées ensemble aux Carmes de Nantes. On sait qu’en 1684, Perrine est toujours vivante car une servante domestique, Jeanne Sinais, âgé de 30 ans, fait établir un testament où elle les cite : les trois vivent ensemble sous le même toit. Un an plus tard, rien ne va plus : Perrine et Marie révoquent toutes deux la donation passée sept ans plus tôt, en 1677 ; elles restent cependant associées en affaire pour la vente et l'achat d'étoffes pendant six ans. Cette période écoulée, elles demeurent toujours ensemble et, en janvier 1686, prennent à bail deux nouvelles chambres, mais six mois plus tard, le testament d’une dénommée Henriette Guyot, mentionne qu’elle demeure avec Marie Barbe, sans mention de Perrine ! En 1687, les actes notariés montrent un nouveau changement : le 11 mars, Marie établit son testament en faveur de son frère établi tabellion en Normandie et de Jeanne Barbe, sa nièce, demeurant maintenant avec elle ; huit jours plus tard, Perrine, bien portante cette fois-ci, révoque tous les anciens testaments qui étaient en faveur de Marie. Pourtant, en 1691, elles sont de nouveau ensemble pour prendre à bail deux&amp;#160; nouvelles chambres. Enfin, en 1693, Perrine refait un testament et nomme pour exécutrice testamentaire celle en qui elle remet sa confiance, Marie Barbe. Un nouveau contrat d’apprentissage, en 1697, mentionne Marie Barbe demeurant seule avec sa nièce Jeanne dans une autre paroisse de Nantes, Sainte-Croix ; ce qui laisse supposer la disparition de Perrine vers 1693. &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;On ne sait rien de Perrine Testu ni de Marie Barbe avant 1669. Ayant au moins l’âge requis de vingt-cinq ans, elles décident de s'associer à Nantes. 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Dans cet acte, elles se font aussi donation mutuelle de tous leurs biens « ''tant meubles, linge, crédits, effets qu’acquêts qu’elles pourront faire pendant leur dite société, attendu même que ce qu’elles ont à présent de meubles et marchandises, de travail, leur appartient en commun'' ». L’acte prévoit également une éventuelle séparation des deux femmes avec un partage de tous leurs biens. Entre 1672 et 1682, six actes notariés mentionnent les deux femmes : en 1672, Marie Barbe, qualifiée d’honnête femme, prend Jeanne Thibaud âgée de 18 ans pour apprentie, avant d’embaucher, en 1681, Catherine Tellier âgée de 11 ans ; en 1672, Perrine Testu et Marie Barbe prennent à bail une première chambre, puis en 1680 deux autres chambres ; en 1677, elles s’en font don mutuellement mais, six mois plus tard, Perrine, malade, refait son testament en faveur de sa propre mère, testament qu’elle ratifie seulement en 1682. En 1683, Perrine change encore ses dispositions et revient à un testament en faveur de Marie : les deux compagnes veulent maintenant être enterrées ensemble aux Carmes de Nantes. On sait qu’en 1684, Perrine est toujours vivante car une servante domestique, Jeanne Sinais, âgé de 30 ans, fait établir un testament où elle les cite : les trois vivent ensemble sous le même toit. Un an plus tard, rien ne va plus : Perrine et Marie révoquent toutes deux la donation passée sept ans plus tôt, en 1677 ; elles restent cependant associées en affaire pour la vente et l'achat d'étoffes pendant six ans. Cette période écoulée, elles demeurent toujours ensemble et, en janvier 1686, prennent à bail deux nouvelles chambres, mais six mois plus tard, le testament d’une dénommée Henriette Guyot, mentionne qu’elle demeure avec Marie Barbe, sans mention de Perrine ! En 1687, les actes notariés montrent un nouveau changement : le 11 mars, Marie établit son testament en faveur de son frère établi tabellion en Normandie et de Jeanne Barbe, sa nièce, demeurant maintenant avec elle ; huit jours plus tard, Perrine, bien portante cette fois-ci, révoque tous les anciens testaments qui étaient en faveur de Marie. Pourtant, en 1691, elles sont de nouveau ensemble pour prendre à bail deux&amp;#160; nouvelles chambres. Enfin, en 1693, Perrine refait un testament et nomme pour exécutrice testamentaire celle en qui elle remet sa confiance, Marie Barbe. Un nouveau contrat d’apprentissage, en 1697, mentionne Marie Barbe demeurant seule avec sa nièce Jeanne dans une autre paroisse de Nantes, Sainte-Croix ; ce qui laisse supposer la disparition de Perrine vers 1693. &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<id>https://ancien.siefar.org/mediawiki/fr/index.php?title=Perrine_Testu&amp;diff=9087&amp;oldid=prev</id>
		<title>Henneau le 3 mars 2013 à 09:48</title>
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		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<title>Henneau : /* =Sources inédites */</title>
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		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<title>Henneau le 3 mars 2013 à 09:47</title>
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Se sentant mourir, Perrine lui faisait don d'une somme de 30 livres. En 1670, Perrine se remet de sa maladie et les deux femmes décident de fonder une société&amp;#160; « ''en considération de l'amour et affection qu'elles se portent et des services qu'elles se sont respectivement rendus et rendent journellement'' ». Dans cet acte, elles se font aussi donation mutuelle de tous leurs biens « ''tant meubles, linge, crédits, effets qu’acquêts qu’elles pourront faire pendant leur dite société, attendu même que ce qu’elles ont à présent de meubles et marchandises, de travail, leur appartient en commun'' ». L’acte prévoit également une éventuelle séparation des deux femmes avec un partage de tous leurs biens. Entre 1672 et 1682, six actes notariés, mentionnent les deux femmes : en 1672, Marie Barbe, qualifiée d’honnête femme, prend Jeanne Thibaud âgée de 18 ans pour apprentie, avant d’embaucher, en 1681, Catherine Tellier âgée de 11 ans ; en 1672, Perrine Testu et Marie Barbe prennent à bail une première chambre, puis en 1680 deux autres chambres ; en 1677, elles s’en font don mutuellement mais, six mois plus tard, Perrine, malade, refait son testament en faveur de sa propre mère, testament qu’elle ratifie seulement en 1682. En 1683, Perrine change encore ses dispositions et revient à un testament en faveur de Marie : les deux compagnes veulent maintenant être enterrées ensemble aux Carmes de Nantes. On sait qu’en 1684, Perrine est toujours vivante car une servante domestique, Jeanne Sinais, âgé de 30 ans, fait établir un testament où elle les cite : les trois vivent ensemble sous le même toit. Un an plus tard, rien ne va plus : Perrine et Marie révoquent toutes deux la donation passée sept ans plus tôt, en 1677 ; elles restent cependant associées en affaire pour la vente et l'achat d'étoffes pendant six ans. Cette période écoulée, elles demeurent toujours ensemble et, en janvier 1686, prennent à bail deux nouvelles chambres, mais six mois plus tard, le testament d’une dénommée Henriette Guyot, mentionne qu’elle demeure avec Marie Barbe, sans mention de Perrine ! En 1687, les actes notariés montrent un nouveau changement : le 11 mars, Marie établit son testament en faveur de son frère établi tabellion en Normandie et de Jeanne Barbe, sa nièce, demeurant maintenant avec elle ; huit jours plus tard, Perrine, bien portante cette fois-ci, révoque tous les anciens testaments qui étaient en faveur de Marie. Pourtant, en 1691, elles sont de nouveau ensemble pour prendre à bail deux&amp;#160; nouvelles chambres. Enfin, en 1693, Perrine refait un testament et nomme pour exécutrice testamentaire celle en qui elle remet sa confiance, Marie Barbe. Un nouveau contrat d’apprentissage, en 1697, mentionne Marie Barbe demeurant seule avec sa nièce Jeanne dans une autre paroisse de Nantes, Sainte-Croix ; ce qui laisse supposer la disparition de Perrine vers 1693. &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;On ne sait rien de Perrine Testu ni de Marie Barbe avant 1669. Ayant au moins l’âge requis de vingt-cinq ans, elles décident de s'associer à Nantes. Dans l’acte notarié (1670) où leur association est formalisée, il est précisé non seulement leur état – « ''filles usantes de leurs droits, majeures'' » – mais aussi leurs activités : Perrine est tailleuse et marchande d’étoffes, Marie est lingère. L’acte précise aussi la mauvaise santé de Perrine. Un an plus tôt, en 1669, celle-ci avait établi un testament en faveur de Marie avec laquelle elle demeurait depuis fort longtemps, à Nantes, rue des Carmes dans la paroisse de Saint-Saturnin. Se sentant mourir, Perrine lui faisait don d'une somme de 30 livres. En 1670, Perrine se remet de sa maladie et les deux femmes décident de fonder une société&amp;#160; « ''en considération de l'amour et affection qu'elles se portent et des services qu'elles se sont respectivement rendus et rendent journellement'' ». Dans cet acte, elles se font aussi donation mutuelle de tous leurs biens « ''tant meubles, linge, crédits, effets qu’acquêts qu’elles pourront faire pendant leur dite société, attendu même que ce qu’elles ont à présent de meubles et marchandises, de travail, leur appartient en commun'' ». L’acte prévoit également une éventuelle séparation des deux femmes avec un partage de tous leurs biens. Entre 1672 et 1682, six actes notariés, mentionnent les deux femmes : en 1672, Marie Barbe, qualifiée d’honnête femme, prend Jeanne Thibaud âgée de 18 ans pour apprentie, avant d’embaucher, en 1681, Catherine Tellier âgée de 11 ans ; en 1672, Perrine Testu et Marie Barbe prennent à bail une première chambre, puis en 1680 deux autres chambres ; en 1677, elles s’en font don mutuellement mais, six mois plus tard, Perrine, malade, refait son testament en faveur de sa propre mère, testament qu’elle ratifie seulement en 1682. En 1683, Perrine change encore ses dispositions et revient à un testament en faveur de Marie : les deux compagnes veulent maintenant être enterrées ensemble aux Carmes de Nantes. On sait qu’en 1684, Perrine est toujours vivante car une servante domestique, Jeanne Sinais, âgé de 30 ans, fait établir un testament où elle les cite : les trois vivent ensemble sous le même toit. Un an plus tard, rien ne va plus : Perrine et Marie révoquent toutes deux la donation passée sept ans plus tôt, en 1677 ; elles restent cependant associées en affaire pour la vente et l'achat d'étoffes pendant six ans. Cette période écoulée, elles demeurent toujours ensemble et, en janvier 1686, prennent à bail deux nouvelles chambres, mais six mois plus tard, le testament d’une dénommée Henriette Guyot, mentionne qu’elle demeure avec Marie Barbe, sans mention de Perrine ! En 1687, les actes notariés montrent un nouveau changement : le 11 mars, Marie établit son testament en faveur de son frère établi tabellion en Normandie et de Jeanne Barbe, sa nièce, demeurant maintenant avec elle ; huit jours plus tard, Perrine, bien portante cette fois-ci, révoque tous les anciens testaments qui étaient en faveur de Marie. Pourtant, en 1691, elles sont de nouveau ensemble pour prendre à bail deux&amp;#160; nouvelles chambres. Enfin, en 1693, Perrine refait un testament et nomme pour exécutrice testamentaire celle en qui elle remet sa confiance, Marie Barbe. Un nouveau contrat d’apprentissage, en 1697, mentionne Marie Barbe demeurant seule avec sa nièce Jeanne dans une autre paroisse de Nantes, Sainte-Croix ; ce qui laisse supposer la disparition de Perrine vers 1693. &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<title>Henneau le 3 mars 2013 à 09:45</title>
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En 1670, Perrine se remet de sa maladie et les deux femmes décident de fonder une société&amp;#160; « ''en considération de l'amour et affection qu'elles se portent et des services qu'elles se sont respectivement rendus et rendent journellement'' ». Dans cet acte, elles se font aussi donation mutuelle de tous leurs biens « ''tant meubles, linge, crédits, effets qu’acquêts qu’elles pourront faire pendant leur dite société, attendu même que ce qu’elles ont à présent de meubles et marchandises, de travail, leur appartient en commun'' ». L’acte prévoit également une éventuelle séparation des deux femmes avec un partage de tous leurs biens. Entre 1672 et 1682, six actes notariés, mentionnent les deux femmes : en 1672, Marie Barbe, qualifiée d’honnête femme, prend Jeanne Thibaud âgée de 18 ans pour apprentie, avant d’embaucher, en 1681, Catherine Tellier âgée de 11 ans ; en 1672, Perrine Testu et Marie Barbe prennent à bail une première chambre, puis en 1680 deux autres chambres ; en 1677, elles s’en font don mutuellement mais, six mois plus tard, Perrine, malade, refait son testament en faveur de sa propre mère, testament qu’elle ratifie seulement en 1682. En 1683, Perrine change encore ses dispositions et revient à un testament en faveur de Marie : les deux compagnes veulent maintenant être enterrées ensemble aux Carmes de Nantes. On sait qu’en 1684, Perrine est toujours vivante car une servante domestique, Jeanne Sinais, âgé de 30 ans, fait établir un testament où elle les cite : les trois vivent ensemble sous le même toit. Un an plus tard, rien ne va plus : Perrine et Marie révoquent toutes deux la donation passée sept ans plus tôt, en 1677 ; elles restent cependant associées en affaire pour la vente et l'achat d'étoffes pendant six ans. Cette période écoulée, elles demeurent toujours ensemble et, en janvier 1686, prennent à bail deux nouvelles chambres, mais six mois plus tard, le testament d’une dénommée Henriette Guyot, mentionne qu’elle demeure avec Marie Barbe, sans mention de Perrine ! En 1687, les actes notariés montrent un nouveau changement : le 11 mars, Marie établit son testament en faveur de son frère établi tabellion en Normandie et de Jeanne Barbe, sa nièce, demeurant maintenant avec elle ; huit jours plus tard, Perrine, bien portante cette fois-ci, révoque tous les anciens testaments qui étaient en faveur de Marie. Pourtant, en 1691, elles sont de nouveau ensemble pour prendre à bail deux&amp;#160; nouvelles chambres. Enfin, en 1693, Perrine refait un testament et nomme pour exécutrice testamentaire celle en qui elle remet sa confiance, Marie Barbe. Un nouveau contrat d’apprentissage, en 1697, mentionne Marie Barbe demeurant seule avec sa nièce Jeanne dans une autre paroisse de Nantes, Sainte-Croix ; ce qui laisse supposer la disparition de Perrine vers 1693.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;On ne sait rien de Perrine Testu ni de Marie Barbe avant 1669. Ayant au moins l’âge requis de vingt-cinq ans, elles décident de s'associer à Nantes. Dans l’acte notarié (1670) où leur association est formalisée, il est précisé non seulement leur état – « ''filles usantes de leurs droits, majeures'' » – mais aussi leurs activités : Perrine est tailleuse et marchande d’étoffes, Marie est lingère. L’acte précise aussi la mauvaise santé de Perrine. Un an plus tôt, en 1669, celle-ci avait établi un testament en faveur de Marie avec laquelle elle demeurait depuis fort longtemps, à Nantes, rue des Carmes dans la paroisse de Saint-Saturnin. Se sentant mourir, Perrine lui faisait don d'une somme de 30 livres. En 1670, Perrine se remet de sa maladie et les deux femmes décident de fonder une société&amp;#160; « ''en considération de l'amour et affection qu'elles se portent et des services qu'elles se sont respectivement rendus et rendent journellement'' ». Dans cet acte, elles se font aussi donation mutuelle de tous leurs biens « ''tant meubles, linge, crédits, effets qu’acquêts qu’elles pourront faire pendant leur dite société, attendu même que ce qu’elles ont à présent de meubles et marchandises, de travail, leur appartient en commun'' ». L’acte prévoit également une éventuelle séparation des deux femmes avec un partage de tous leurs biens. Entre 1672 et 1682, six actes notariés, mentionnent les deux femmes : en 1672, Marie Barbe, qualifiée d’honnête femme, prend Jeanne Thibaud âgée de 18 ans pour apprentie, avant d’embaucher, en 1681, Catherine Tellier âgée de 11 ans ; en 1672, Perrine Testu et Marie Barbe prennent à bail une première chambre, puis en 1680 deux autres chambres ; en 1677, elles s’en font don mutuellement mais, six mois plus tard, Perrine, malade, refait son testament en faveur de sa propre mère, testament qu’elle ratifie seulement en 1682. En 1683, Perrine change encore ses dispositions et revient à un testament en faveur de Marie : les deux compagnes veulent maintenant être enterrées ensemble aux Carmes de Nantes. On sait qu’en 1684, Perrine est toujours vivante car une servante domestique, Jeanne Sinais, âgé de 30 ans, fait établir un testament où elle les cite : les trois vivent ensemble sous le même toit. Un an plus tard, rien ne va plus : Perrine et Marie révoquent toutes deux la donation passée sept ans plus tôt, en 1677 ; elles restent cependant associées en affaire pour la vente et l'achat d'étoffes pendant six ans. Cette période écoulée, elles demeurent toujours ensemble et, en janvier 1686, prennent à bail deux nouvelles chambres, mais six mois plus tard, le testament d’une dénommée Henriette Guyot, mentionne qu’elle demeure avec Marie Barbe, sans mention de Perrine ! En 1687, les actes notariés montrent un nouveau changement : le 11 mars, Marie établit son testament en faveur de son frère établi tabellion en Normandie et de Jeanne Barbe, sa nièce, demeurant maintenant avec elle ; huit jours plus tard, Perrine, bien portante cette fois-ci, révoque tous les anciens testaments qui étaient en faveur de Marie. Pourtant, en 1691, elles sont de nouveau ensemble pour prendre à bail deux&amp;#160; nouvelles chambres. Enfin, en 1693, Perrine refait un testament et nomme pour exécutrice testamentaire celle en qui elle remet sa confiance, Marie Barbe. Un nouveau contrat d’apprentissage, en 1697, mentionne Marie Barbe demeurant seule avec sa nièce Jeanne dans une autre paroisse de Nantes, Sainte-Croix ; ce qui laisse supposer la disparition de Perrine vers 1693. &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<id>https://ancien.siefar.org/mediawiki/fr/index.php?title=Perrine_Testu&amp;diff=9082&amp;oldid=prev</id>
		<title>Henneau le 3 mars 2013 à 09:43</title>
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				<updated>2013-03-03T09:43:42Z</updated>
		
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&lt;tr&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;{{DEFAULTSORT:Testu, Perrine}}&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;{{DEFAULTSORT:Testu, Perrine}}&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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