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		<title>Marie de Médicis/Hilarion de Coste - Historique des versions</title>
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		<title>Dufournaud le 9 mai 2011 à 17:53</title>
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				<updated>2011-05-09T17:53:04Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
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				&lt;td colspan='2' style=&quot;background-color: white; color:black; text-align: center;&quot;&gt;Version du 9 mai 2011 à 17:53&lt;/td&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Ce grand Roy des François, son Altesse Royale, les Reynes d'Espagne, de Cypre, et de la Grand' Bretagne sont representées en cette medaille, dans laquelle Cibelle a d'un costé en sa presence Jupiter, ayant sur sa teste une Couronne à rayons, tenant un foudre en sa main droite, et son Sceptre en l'autre, et est designé par un Aigle qui environne, ou qui serre sa jambe: A sa gauche est Amphitrite femme de Neptune, ayant le Trident en sa main gauche, et le pied posé sur la teste d'un Daufin. De l'autre costé sont aussi placez Hercule avec son escharpe de peau de lyon, et tenant sa massue à l'appuy de l'espaule droite: Proche de luy est Junon couronnée de rayons, qui respand d'un vase quantité de richesses, et est designée par son Paon: sur sa droite est representée Diane tenant son arc, et en action de recourber le bras au carquois pour y prendre une flesche, et a pour signal un Ours. En la region de l'air paroist un Chariot, auquel deux Lyons sont attelez. Cette devise a esté trouvée si belle, que les Bourgmaistres et la Bourgeoisie de la belle ville d'Amstredam en Hollande la firent écrire en grosses lettres au sommet du second Arc triomphal qu'ils dresserent au bout du pont Porcin, devant la rue des Archers, quand cette grande Reyne, la mere et la belle-mere de trois Rois, fit son entrée en leur ville, le I. jour de Septembre de l'an 1638. Sa Majesté se vid representée en cet Arc triomphant à la façon de Berecynthie mere de Dieux, assise sur un magnifique chariot, auquel estoient attelez, non point des Colombes, comme à celuy de Venus, ny des Paons, comme à celuy de Junon, ny des [503] Linx, comme à celuy de Bacchus, mais des Lyons, que la fabuleuse Antiquité a attribué à Berecynthie. Entre les Romains, les chariots des Generaux d'armée triomphans de leurs ennemis, estoient traisnez par des chevaux, tandis que la Republique a esté florissante. Mais ayant perdu sa liberté, Marc-Antoine Triumvir, le premier, comme à l'imitation des Dieux, voulut avoir au sien des Lyons. Et comme Berecynthie Porte tours, estoit autrefois pourmenée par les villes de Phrigie, environnée des Dieux celestes; ainsi fut veue en cette representation la Berecynthie des François, entourée de toutes parts, et accompagnée d'une lignée de Dieux terrestres. Sur le devant du chariot estoit assis le Roy Louys le Juste; et auprés de luy son frere Gaston Duc d'Orleans. Sur le derriere estoient les trois filles de France; sçavoir, Henriette-Marie mariée à Charles I. Roy de la Grand' Bretagne: Elizabet, femme de Philippe IV. Roy d'Espagne: et Christine, épouse, et maintenant veuve de Victor-Amedée Duc de Savoye. La difference se remarquoit par les armes de leurs Royaumes et de leurs Duchez. Cesar Germanic, l'amour et les delices du peuple Romain, estoit environné de pareil nombre d'enfans, en ce beau triomphe qu'il remporta des Cherusces, des Cattiens et des Angrivaires (51). Sa grande beauté (dit Tacite au livre II. de ses Annales) arrestoit les yeux des regardans, et son chariot chargé de cinq de ses enfans. Il y avoit quatre Vierges autour de son chariot, qui representoient l'Europe, l'Asie, l'Afrique, et l'Amerique: chacune de ses parties du monde se pouvoit discerner et connoistre par les divers fruicts, et les animaux qu'elle porte. Ce qui avoit esté fait à dessein de monstrer que le Roy et les Reynes qui estoient en ce chariot de leur mere, estendent leur domination par toutes ces parties de l'Univers; sur quoy furent faites de belles poesies Latines et Françoises.&amp;lt;br/&amp;gt; &amp;#160;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Ce grand Roy des François, son Altesse Royale, les Reynes d'Espagne, de Cypre, et de la Grand' Bretagne sont representées en cette medaille, dans laquelle Cibelle a d'un costé en sa presence Jupiter, ayant sur sa teste une Couronne à rayons, tenant un foudre en sa main droite, et son Sceptre en l'autre, et est designé par un Aigle qui environne, ou qui serre sa jambe: A sa gauche est Amphitrite femme de Neptune, ayant le Trident en sa main gauche, et le pied posé sur la teste d'un Daufin. De l'autre costé sont aussi placez Hercule avec son escharpe de peau de lyon, et tenant sa massue à l'appuy de l'espaule droite: Proche de luy est Junon couronnée de rayons, qui respand d'un vase quantité de richesses, et est designée par son Paon: sur sa droite est representée Diane tenant son arc, et en action de recourber le bras au carquois pour y prendre une flesche, et a pour signal un Ours. En la region de l'air paroist un Chariot, auquel deux Lyons sont attelez. Cette devise a esté trouvée si belle, que les Bourgmaistres et la Bourgeoisie de la belle ville d'Amstredam en Hollande la firent écrire en grosses lettres au sommet du second Arc triomphal qu'ils dresserent au bout du pont Porcin, devant la rue des Archers, quand cette grande Reyne, la mere et la belle-mere de trois Rois, fit son entrée en leur ville, le I. jour de Septembre de l'an 1638. Sa Majesté se vid representée en cet Arc triomphant à la façon de Berecynthie mere de Dieux, assise sur un magnifique chariot, auquel estoient attelez, non point des Colombes, comme à celuy de Venus, ny des Paons, comme à celuy de Junon, ny des [503] Linx, comme à celuy de Bacchus, mais des Lyons, que la fabuleuse Antiquité a attribué à Berecynthie. Entre les Romains, les chariots des Generaux d'armée triomphans de leurs ennemis, estoient traisnez par des chevaux, tandis que la Republique a esté florissante. Mais ayant perdu sa liberté, Marc-Antoine Triumvir, le premier, comme à l'imitation des Dieux, voulut avoir au sien des Lyons. Et comme Berecynthie Porte tours, estoit autrefois pourmenée par les villes de Phrigie, environnée des Dieux celestes; ainsi fut veue en cette representation la Berecynthie des François, entourée de toutes parts, et accompagnée d'une lignée de Dieux terrestres. Sur le devant du chariot estoit assis le Roy Louys le Juste; et auprés de luy son frere Gaston Duc d'Orleans. Sur le derriere estoient les trois filles de France; sçavoir, Henriette-Marie mariée à Charles I. Roy de la Grand' Bretagne: Elizabet, femme de Philippe IV. Roy d'Espagne: et Christine, épouse, et maintenant veuve de Victor-Amedée Duc de Savoye. La difference se remarquoit par les armes de leurs Royaumes et de leurs Duchez. Cesar Germanic, l'amour et les delices du peuple Romain, estoit environné de pareil nombre d'enfans, en ce beau triomphe qu'il remporta des Cherusces, des Cattiens et des Angrivaires (51). Sa grande beauté (dit Tacite au livre II. de ses Annales) arrestoit les yeux des regardans, et son chariot chargé de cinq de ses enfans. Il y avoit quatre Vierges autour de son chariot, qui representoient l'Europe, l'Asie, l'Afrique, et l'Amerique: chacune de ses parties du monde se pouvoit discerner et connoistre par les divers fruicts, et les animaux qu'elle porte. Ce qui avoit esté fait à dessein de monstrer que le Roy et les Reynes qui estoient en ce chariot de leur mere, estendent leur domination par toutes ces parties de l'Univers; sur quoy furent faites de belles poesies Latines et Françoises.&amp;lt;br/&amp;gt; &amp;#160;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(2) La Reyne Marie portoit au I. et 4. de Medicis, qui est d'or, à cinq tourteaux; d'autres disent, boules de gueules, et une sixiéme en chef, d'azur, chargée de trois fleurs de lys d'or. Au 2. et 3. d'Austriche moderne, qui est de gueules, à la fasce d'argent.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(5) Voyez les pages 427. et 428. du I. Tome.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(6) Buade, d'azur, à trois pates de griffon d'or 2. et I.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(7) Bruslard, de gueules, à la bande d'or, chargée d'une traisnée de sable, accompagnée de cinq barillets de mesme: Les autres disent de gueules, à la bande d'or, chargée d'une traisnée avec cinq caques à poudre de sable.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(8) Voyez l'Eloge de Christine de Lorraine Grand' Duchesse de Toscane.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(9) Thuanus.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(10) Du Vair, d'azur, à la fasce d'or, accompagnée de 3. croissans montans d'argent, 2. en chef, et I. en pointe, au lambel de gueules.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(11) André Valladier.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(12) Bellievre, d'azur, à la fasce d'or, accompagnée de 3. treffles de mesme, 2. en chef, et I. en pointe.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(13) Thuanus.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(14) Voyez l'Histoire des Daufins és pages 158. 159. 163.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(15) Voyez la page 291. de ce 2. Tome.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(16) Elle avoit une robe couverte de trente deux mille perles et de trois mille diamans.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(17) Pons d'argent à la fasce bandée d'or et de gueules de six pieces.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(18) Cette Ceremonie du Sacre et Couronnement de la Reyne Marie de Medicis, a esté extraite des papiers manuscrits de feu le Reverend Pere Robert Regnault.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(19) A la tarde loa la sera à la notte loa la dia.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(20) MM. de Bonzy et de Guyse.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(21) L'eschange des deux Princesses se fit le 9. de Novembre 1615. comme j'ay rapporté en la Vie de la feue Reyne d'Espagne.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(22) Bassompierre, d'argent, à 3. chevrons de gueules: D'autres disent au chevron de gueules, de 3. pieces.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(23) Vivone la Chastaigneraye, d'hermines, au chef de gueules.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(24) Choiseul, d'azur, à la Croix d'or, cantonnée de seize billetes de mesme.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(25) C'est la methode que tous les autres Mareschaux de Camp tindrent depuis en demandant le Camp, et donnant leurs responses au Cartel des Tenans.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(26) Monsieur le Chevalier de Guyse, et treize Seigneurs étoient de l'Escadrille de Mr le Prince de Conty.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(27) Du Blé d'Uxelles, de gueules, à trois chevrons d'or.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(28) Nagu, Marquis de Varennes, d'azur, à trois fusées d'argent posées en fasce.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(29) Ce fut le Cardinal de Bonzy qui en fit la ceremonie.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(30) Malherbe.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(31) Thuanus. Typotius.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(32) La Reyne reconnut ce Seigneur de la Maison de Vivonne d'une enseigne de pierreries, et d'une pension, et estant Regente le fit Capitaine de ses Gardes.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(33) Voyez le 2. Tome du Mercure François.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(34) Caterine, femme de chambre de la feue Reyne mere, et qui est morte à Paris depuis deux ou trois ans, estoit la fille de sa nourrice, et non pas la Mareschale d'Ancre, qui estoit fille de Galigay, excellent menuisier de Florence, qui travailloit aux machines de l'Ingenieur du Grand Duc François, pere de la Reyne Marie, lequel prenoit grand plaisir à voir travailler à ces machines. Ce menuisier supplia le Grand Duc de prendre sa fille nommée Leonora, pour faire jouer la plus jeune des Princesses, ce qu'il luy accorda; et ainsi cette Leonora Galigay vint avec la Reyne en France, qui l'ayma jusques à sa mort.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(35) Non miror Sillanam cum nunquam pepererit, ignotos habere matrum affectus. Tacit. Ann.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(36) Pere le Moine.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(37) Melun, d'azur, à sept besans d'or, au chef de mesme.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(38) Moncada, de gueules, à huit besans d'or mis en pal, 4. 4. les deux de la pointe coupez d'azur.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(39) Le sieur Puget de la Serre.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(40) Velasco, eschiqué d'or et de vair de 15. pieces; à la bordure componée et cantonnée de huit pieces, de Castille et de Leon.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(41) Amsterdam, de gueules, au pal d'argent, chargé de trois sautoirs d'azur.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(42) Le Grand Duc Cosme I. envoya demander à l'Empereur Ferdinand I. l'Archiduchesse Jeanne pour son fils le Prince François de Medicis: Sigismond Auguste Roy de Pologne s'y opposa pour son neveu Jean-Sigismond Zapoly, Roy ou Prince de Transylvanie; et les Princes de la Maison d'Austriche estoient portez pour le Transylvain; neantmoins Ferdinand, et depuis Maximilien II. ont preferé François Prince de Florence au Prince de Transylvanie.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(43) J'ay parlé cy-dessus de sa devotion à la Mere de Dieu, durant le siege de la Rochelle.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(44) Quand les Heretiques bruslerent le corps de saint François de Paule le 13. d'Avril 1562. sous la conduite de Marin Pibaleau, quelques Catholiques du faux-bourg de la Riche en retirerent plusieurs os, qu'ils donnerent depuis à l'Eglise de Nostre-Dame de la Riche.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(45) La Croix Chevrieres, d'azur, à une teste et col de cheval animé d'or, au chef cousu de gueules, chargé de trois Croix alaisées d'argent.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(46) Monsieur le Cardinal de Raiz, lors Evéque de Paris, donna la permission à Monsieur l'Evéque de Grenoble de faire les ceremonies de la benediction de l'Eglise.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(47) Bonzy, d'azur, à une roue ouverte d'or.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(48) La Bulle de Paul V. pour l'approbation de l'Oratoire du Reverend Pere de Berulle est datée de Ferescati le 10. May 1613. où l'on void que cette Congregation a esté approuvée à la demande de Henry Evéque de Paris, et de la Reyne Marie.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(49) Saintot, d'or, à la fasce d'azur, chargée d'une fleur de lys d'or, accompagnée en chef de 2. roses de gueules, barbées de sinople, et d'une teste de more de sable, tortillée d'argent en pointe.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;(50) Le Pere Coton a esté 14. ans Confesseur et Predicateur ordinaire des Rois Henry IV. et Louys XIII.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<author><name>Dufournaud</name></author>	</entry>

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		<id>https://ancien.siefar.org/mediawiki/fr/index.php?title=Marie_de_M%C3%A9dicis/Hilarion_de_Coste&amp;diff=6988&amp;oldid=prev</id>
		<title>Dufournaud le 9 mai 2011 à 17:51</title>
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				<updated>2011-05-09T17:51:04Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
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Les Dames d'Athenes firent une assemblée pour faire montre de leurs bagues; la femme de Phocion s'y trouva, et comme toutes les autres faisoient parade de leurs perles et de leurs pierreries, elle tira de son sein ses lettres de mariage, et les desployant sans mot dire, fit connoistre que son plus riche joyau estoit d'avoir merité d'estre femme d'un grand Capitaine: et par le jugement de toute la compagnie, le parchemin emporta le prix des bagues. Les autres Reynes et Princesses n'ont point cet advantage d'avoir eu pour mary le Roy Henry le Grand, le vif exemplaire des vaillans Rois, et l'Aigle des Capitaines, comme l'appelloient mesme ses ennemis, cet Achile vainqueur, en la conqueste de sa France. Mariage heureux d'un grand Pelée et de cette feconde Thetis, lequel a donné à la Chrestienté des Princes et des Princesses, duquel est né sous le Sceptre, et la justice, et en l'heureux ascendant des plus grands Monarques du monde, nostre feu Roy Louys le Juste, un second Achille, ou pour mieux dire, un vray Hercule Gaulois en origine et en valeur, qui d'un premier travail au plus grand, a suffoqué l'Hydre de la Rebellion en son Royaume, second Romule, fondateur de justice et de paix, nostre Cesar en valeur, nostre Auguste en bon-heur, et nostre Charlemagne en grandeur. Cette Reyne est tres-noble pour estre une grande Princesse de naissance, veuve de Henry IV. mere de Louys XIII. et de son Altesse Royale, qui a esté Regente en France; belle-mere des Rois d'Espagne, de la Grand' Bretagne, et du feu Duc de Savoye Victor-Amedée, qui ont tous des heritiers du sang de sa Majesté; et l'ayeule de nostre Roy Louys XIV. Dieu-don-[500]né, et de Monsieur, pour lesquels nous sommes obligez de lever continuellement les mains vers le Ciel, prians le Roy des Rois pour leur santé, leur prosperité, et longue vie, afin&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;La Reyne Marie a eu plusieurs belles devises du vivant du Roy son mary; on fit graver une medaille l'an 1608. [499] dans le revers de laquelle on voyoit cette Princesse representée par la Deesse Junon assise en majesté, le chef couvert d'une Couronne, tenant en sa main droite un Sceptre, et appuyant l'autre sur le dos d'un Paon, qui rouant sa queue, fait montre de ses emeraudes, et de ses soleils, avec ces mots Latins qui l'animoient, VIRO PARTUQUE BEATA; Heureuse en mary et en enfans, par lesquels cette feconde Princesse se vantoit d'estre l'épouse du plus grand Roy de la terre, et la mere de cinq enfans, dont les trois estoient masles. Les Dames d'Athenes firent une assemblée pour faire montre de leurs bagues; la femme de Phocion s'y trouva, et comme toutes les autres faisoient parade de leurs perles et de leurs pierreries, elle tira de son sein ses lettres de mariage, et les desployant sans mot dire, fit connoistre que son plus riche joyau estoit d'avoir merité d'estre femme d'un grand Capitaine: et par le jugement de toute la compagnie, le parchemin emporta le prix des bagues. Les autres Reynes et Princesses n'ont point cet advantage d'avoir eu pour mary le Roy Henry le Grand, le vif exemplaire des vaillans Rois, et l'Aigle des Capitaines, comme l'appelloient mesme ses ennemis, cet Achile vainqueur, en la conqueste de sa France. Mariage heureux d'un grand Pelée et de cette feconde Thetis, lequel a donné à la Chrestienté des Princes et des Princesses, duquel est né sous le Sceptre, et la justice, et en l'heureux ascendant des plus grands Monarques du monde, nostre feu Roy Louys le Juste, un second Achille, ou pour mieux dire, un vray Hercule Gaulois en origine et en valeur, qui d'un premier travail au plus grand, a suffoqué l'Hydre de la Rebellion en son Royaume, second Romule, fondateur de justice et de paix, nostre Cesar en valeur, nostre Auguste en bon-heur, et nostre Charlemagne en grandeur. Cette Reyne est tres-noble pour estre une grande Princesse de naissance, veuve de Henry IV. mere de Louys XIII. et de son Altesse Royale, qui a esté Regente en France; belle-mere des Rois d'Espagne, de la Grand' Bretagne, et du feu Duc de Savoye Victor-Amedée, qui ont tous des heritiers du sang de sa Majesté; et l'ayeule de nostre Roy Louys XIV. Dieu-don-[500]né, et de Monsieur, pour lesquels nous sommes obligez de lever continuellement les mains vers le Ciel, prians le Roy des Rois pour leur santé, leur prosperité, et longue vie, afin&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Elle prit encore pour devise l'oyseau, communément dit de Paradis, portant trois de ses petits sur son dos, et les élevant à tire d'aisles jusques dans la plus haute region de l'air, où elle semble les y tenir balancez, afin qu'ils soient fomentez des influences celestes, avec ces paroles Latines qui animoient la devise, MEOS AD SIDERA TOLLO; c'est à dire, j'éleve les miens jusqu'au Ciel. Sa Majesté prit un soin particulier de faire élever ses enfans à la pieté et à la Religion Catholique, mais particulierement le Roy Louys XIII. son aisné. La premiere action de sa Regence fut de le pourvoir d'un Precepteur: Monsieur le Fevre fut choisi pour cet effet. Jamais homme ne merita plus de louanges que luy; il estoit incomparable pour sa probité, sa bonté, et son insigne doctrine; il avoit esté Precepteur de Monsieur le Prince de Condé; les grands hommes de son siecle l'ont [501] loué pour ses vertus et son sçavoir. Elle luy donna pour Confesseur le Reverend Pere Pierre Coton de la Compagnie de JESUS (50), dont la pieté et la doctrine ne sont inconnues qu'à ceux qui n'ont point frequenté la Cour de France, ou qui n'ont pas leu les ouvrages de cet excellent homme. Souvent elle le menoit écouter le Catechisme que faisoit à la jeunesse le Reverend Pere Jean Gontery, celebre Predicateur de la mesme Compagnie, dans la Chapelle du Novitiat. Il ne se peut dire combien la presence du Roy animoit cette jeune troupe à bien declarer les principes de la doctrine des Chrestiens, et avec quelle ardeur elle les estudioit, pour avoir les prix qu'il distribuoit de sa main Royale à ceux qui le meritoient. La Savoye et le Piémont admirent la pieté et le courage de Madame Royale Christine de France, Regente de ces Provinces là pour son fils le Duc Charles-Emmanuel II. Les Catholiques Anglois, Escossois, et Hibernois ont veu leur Reyne Henriette-Marie de France à Londres, et autres villes d'Angleterre, exercer sa pieté, comme aussi ses autres vertus. Et les Espagnols regretent tous les jours la perte qu'ils ont faite de leur Reyne Elizabet de France.&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Ceux-là ont bien rencontré, qui dans le revers d'une des medailles de sa Majesté, l'ont representée comme Berecynthie, la mere des Dieux: Car dans cette medaille l'on void Cibelle couronnée d'une Tour, tenant en sa main droite un globe, et en sa gauche un Sceptre, avec cette devise, LAETA DEUM PARTU; Joyeuse pour estre la mere des Dieux; car les Rois et les Reynes sont les Dieux de la terre, et il est dit dans le Texte sacré; Vous estes des Dieux, et les enfans du tres-Haut. Elle estoit mere du feu Roy Louys XIII. l'unique heritier et successeur du Sceptre, de la valeur et de la pieté de tant de Monarques, et le pere de nostre Jeune Roy Louys XIV. à qui Dieu donne un Estat asseuré, une famille perdurable, des armées fortes et puissantes, un Conseil fidele, des peuples et des sujets obeissans et paisibles. Belle-mere d'une Reyne, enrichie de tant de graces et de vertus, et la fille d'une infinité de Rois et d'Empereurs, qui est maintenant Regente de cet Empire [502] des Lys: Reyne mere d'un grand Prince, comme Monseigneur le Duc d'Orleans, Lieutenant general en ce Royaume pour le Roy son neveu, et Chef de ses Conseils, sous l'authorité de la Reyne Regente, mere de sa Majesté; Reyne mere de la feue Reyne des Espagnes, qui durant sa vie a esté l'honneur de tous ses Royaumes; Reyne mere d'une grande Princesse, et la Regente de la Savoye et du Piémont, et qui porte aussi le titre de Reyne de Cypre; Reyne mere d'une Reyne d'Angleterre, d'Escosse et d'Irlande, la plus genereuse et constante qui vive.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Ce grand Roy des François, son Altesse Royale, les Reynes d'Espagne, de Cypre, et de la Grand' Bretagne sont representées en cette medaille, dans laquelle Cibelle a d'un costé en sa presence Jupiter, ayant sur sa teste une Couronne à rayons, tenant un foudre en sa main droite, et son Sceptre en l'autre, et est designé par un Aigle qui environne, ou qui serre sa jambe: A sa gauche est Amphitrite femme de Neptune, ayant le Trident en sa main gauche, et le pied posé sur la teste d'un Daufin. De l'autre costé sont aussi placez Hercule avec son escharpe de peau de lyon, et tenant sa massue à l'appuy de l'espaule droite: Proche de luy est Junon couronnée de rayons, qui respand d'un vase quantité de richesses, et est designée par son Paon: sur sa droite est representée Diane tenant son arc, et en action de recourber le bras au carquois pour y prendre une flesche, et a pour signal un Ours. En la region de l'air paroist un Chariot, auquel deux Lyons sont attelez. Cette devise a esté trouvée si belle, que les Bourgmaistres et la Bourgeoisie de la belle ville d'Amstredam en Hollande la firent écrire en grosses lettres au sommet du second Arc triomphal qu'ils dresserent au bout du pont Porcin, devant la rue des Archers, quand cette grande Reyne, la mere et la belle-mere de trois Rois, fit son entrée en leur ville, le I. jour de Septembre de l'an 1638. Sa Majesté se vid representée en cet Arc triomphant à la façon de Berecynthie mere de Dieux, assise sur un magnifique chariot, auquel estoient attelez, non point des Colombes, comme à celuy de Venus, ny des Paons, comme à celuy de Junon, ny des [503] Linx, comme à celuy de Bacchus, mais des Lyons, que la fabuleuse Antiquité a attribué à Berecynthie. Entre les Romains, les chariots des Generaux d'armée triomphans de leurs ennemis, estoient traisnez par des chevaux, tandis que la Republique a esté florissante. Mais ayant perdu sa liberté, Marc-Antoine Triumvir, le premier, comme à l'imitation des Dieux, voulut avoir au sien des Lyons. Et comme Berecynthie Porte tours, estoit autrefois pourmenée par les villes de Phrigie, environnée des Dieux celestes; ainsi fut veue en cette representation la Berecynthie des François, entourée de toutes parts, et accompagnée d'une lignée de Dieux terrestres. Sur le devant du chariot estoit assis le Roy Louys le Juste; et auprés de luy son frere Gaston Duc d'Orleans. Sur le derriere estoient les trois filles de France; sçavoir, Henriette-Marie mariée à Charles I. Roy de la Grand' Bretagne: Elizabet, femme de Philippe IV. Roy d'Espagne: et Christine, épouse, et maintenant veuve de Victor-Amedée Duc de Savoye. La difference se remarquoit par les armes de leurs Royaumes et de leurs Duchez. Cesar Germanic, l'amour et les delices du peuple Romain, estoit environné de pareil nombre d'enfans, en ce beau triomphe qu'il remporta des Cherusces, des Cattiens et des Angrivaires (51). Sa grande beauté (dit Tacite au livre II. de ses Annales) arrestoit les yeux des regardans, et son chariot chargé de cinq de ses enfans. Il y avoit quatre Vierges autour de son chariot, qui representoient l'Europe, l'Asie, l'Afrique, et l'Amerique: chacune de ses parties du monde se pouvoit discerner et connoistre par les divers fruicts, et les animaux qu'elle porte. Ce qui avoit esté fait à dessein de monstrer que le Roy et les Reynes qui estoient en ce chariot de leur mere, estendent leur domination par toutes ces parties de l'Univers; sur quoy furent faites de belles poesies Latines et Françoises.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;[[Catégorie:Dictionnaire Hilarion de Coste]]&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;[[Catégorie:Dictionnaire Hilarion de Coste]]&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;</summary>
		<author><name>Dufournaud</name></author>	</entry>

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		<id>https://ancien.siefar.org/mediawiki/fr/index.php?title=Marie_de_M%C3%A9dicis/Hilarion_de_Coste&amp;diff=6987&amp;oldid=prev</id>
		<title>Dufournaud le 9 mai 2011 à 17:50</title>
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				<updated>2011-05-09T17:50:11Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
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				&lt;td colspan='2' style=&quot;background-color: white; color:black; text-align: center;&quot;&gt;Version du 9 mai 2011 à 17:50&lt;/td&gt;
				&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;diff-lineno&quot;&gt;Ligne 233 :&lt;/td&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Celle-là reconnoist pour son Instituteur le Reverend Pere Pierre de Berulle, homme de pieté, de vie et prudence admirable, de sçavoir non vulgaire, qui tousjours depuis l'espace de 18. ans entiers a gouverné cette celebre Compagnie; et sur la fin de sa vie, il fut honoré du titre, et couvert de la pourpre de Cardinal. Le Reverend Pere Charles de Gondren, homme aussi d'eminente doctrine et pieté, luy a succedé, et a esté Superieur general de cette Compagnie; et le Reverend Pere François Bourgoing, Parisien, dont la modestie ne me permet pas de parler avec avantage de sa personne et de ses oeuvres, a esté éleu à cette charge par le decés du Reverend Pere de Gondren.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Celle-là reconnoist pour son Instituteur le Reverend Pere Pierre de Berulle, homme de pieté, de vie et prudence admirable, de sçavoir non vulgaire, qui tousjours depuis l'espace de 18. ans entiers a gouverné cette celebre Compagnie; et sur la fin de sa vie, il fut honoré du titre, et couvert de la pourpre de Cardinal. Le Reverend Pere Charles de Gondren, homme aussi d'eminente doctrine et pieté, luy a succedé, et a esté Superieur general de cette Compagnie; et le Reverend Pere François Bourgoing, Parisien, dont la modestie ne me permet pas de parler avec avantage de sa personne et de ses oeuvres, a esté éleu à cette charge par le decés du Reverend Pere de Gondren.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;−&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #ffe49c; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&amp;#160;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;Celle-cy fut établie et fondée par la Reverende Mere Anne de Roussy, Abbesse de saint Estiene de Soissons, maintenant de Reims, par la sollicitation des devotes Demoiselles de Sainte Beuve et Acarie; la I. de la Maison des Luilliers, et l'autre des Avrillots, comme j'ay remarqué en leurs Eloges. Ces bonnes Meres Ursulines de la Province de France, ont instruit à la pieté et aux bonnes moeurs une infinité de filles. Et la charité et le zele du salut des ames de cette Reyne, n'a pas paru seulement en la fondation et en la protection de ces deux Ordres, mais aussi en la fondation de ces deux Hospitaux, dressez pour le soulagement des malades. Le I. pour les hommes au faux-bourg de Saint Germain, sous la conduite des Religieux du bienheureux Jean de Dieu, dit des Freres de la Charité, et appellé aussi l'Hospital de la Reyne, qu'elle fonda sous le regne du Roy son mary, l'an 1604. L'autre dans cette grande ville, prés de la Place-Royale, pour les femmes, gouverné par de saintes Religieuses enfermées, ausquelles sa Majesté vid donner l'habit le 12. de Juin de l'an 1628. par Monsieur l'Archevéque de Paris.&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;Il n'y a gueres d'Hospitaux ny de Monasteres dans Paris, qui ne portent les marques de sa magnificence, et durant sa Regence elle employa son authorité pour reduire à une meilleure regle la conduite de tous les Hospitaux, et des Maladreries de France; et sa Majesté n'alloit jamais en aucune ville, qu'elle ne leur fist du bien. Les Maisons de la [498] Savonerie prés de Chaliot, de la Pitié, et autres aux faux-bourgs de Saint Marcel et de Saint Victor, ont esté commencées sous sa Regence, ou par ses ordres. Elle a fait aussi parachever le Royal Hospital de saint Louys, aux portes de Paris, qui avoit esté commencé par le Roy Henry le Grand, pour loger les malades de la peste. Elle se servoit de Monsieur de Saintot sieur de Vemars (49), (qui estoit homme d'une probité antique, et de ce bon temps auquel les Vertus encore vierges, estoient sans fard et sans tache) pour ces dépenses si Chrestiennes, et de grande utilité.&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;Il faut adjouster à tant d'ouvrages de sa charité Chrestienne, ses aumosnes ordinaires, qui estoient de douze cens escus par mois; outre les extraordinaires qui se faisoient aux Religieux et aux pauvres que la honte empeschoit de mendier publiquement. Sa charité paroissoit aussi envers les prisonniers, delivrant à Paris la Semaine sainte ceux qui estoient detenus pour debtes, et employant de grandes sommes à cela: elle pratiquoit les mesmes choses dans les autres villes où elle s'arrestoit, ou qui se rencontroient en son passage.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;Mais elle est digne d'une louange immortelle, pour avoir durant sa Regence fait justement renouveller les Edits du Roy Henry le Grand contre les duels ces detestables combats, qui perdent le plus pur sang de la France et de la Chrestienté; qui ont veu souvent plusieurs Seigneurs, des plus illustres et des plus anciennes Maisons de l'Europe, perdre la vie pour une legere parole, et pour l'ordinaire, pour l'amour d'une impudique, qui oblige souvent la jeune Noblesse à prodiguer, l'espée à la main, son sang, qui devroit estre reservé pour leur Prince, et pour leur patrie. Maudite coustume, et bien extravagante, puisque son usage s'employe à la defense de l'honneur d'une femme qui n'en a plus, l'ayant plusieurs fois auparavant prostitué à tous les deux qui combattent pour elle, et quelquefois en des lieux si infames, que la bien-seance defend mesme de nommer.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;La Reyne Marie a eu plusieurs belles devises du vivant du Roy son mary; on fit graver une medaille l'an 1608. [499] dans le revers de laquelle on voyoit cette Princesse representée par la Deesse Junon assise en majesté, le chef couvert d'une Couronne, tenant en sa main droite un Sceptre, et appuyant l'autre sur le dos d'un Paon, qui rouant sa queue, fait montre de ses emeraudes, et de ses soleils, avec ces mots Latins qui l'animoient, VIRO PARTUQUE BEATA; Heureuse en mary et en enfans, par lesquels cette feconde Princesse se vantoit d'estre l'épouse du plus grand Roy de la terre, et la mere de cinq enfans, dont les trois estoient masles. Les Dames d'Athenes firent une assemblée pour faire montre de leurs bagues; la femme de Phocion s'y trouva, et comme toutes les autres faisoient parade de leurs perles et de leurs pierreries, elle tira de son sein ses lettres de mariage, et les desployant sans mot dire, fit connoistre que son plus riche joyau estoit d'avoir merité d'estre femme d'un grand Capitaine: et par le jugement de toute la compagnie, le parchemin emporta le prix des bagues. Les autres Reynes et Princesses n'ont point cet advantage d'avoir eu pour mary le Roy Henry le Grand, le vif exemplaire des vaillans Rois, et l'Aigle des Capitaines, comme l'appelloient mesme ses ennemis, cet Achile vainqueur, en la conqueste de sa France. Mariage heureux d'un grand Pelée et de cette feconde Thetis, lequel a donné à la Chrestienté des Princes et des Princesses, duquel est né sous le Sceptre, et la justice, et en l'heureux ascendant des plus grands Monarques du monde, nostre feu Roy Louys le Juste, un second Achille, ou pour mieux dire, un vray Hercule Gaulois en origine et en valeur, qui d'un premier travail au plus grand, a suffoqué l'Hydre de la Rebellion en son Royaume, second Romule, fondateur de justice et de paix, nostre Cesar en valeur, nostre Auguste en bon-heur, et nostre Charlemagne en grandeur. Cette Reyne est tres-noble pour estre une grande Princesse de naissance, veuve de Henry IV. mere de Louys XIII. et de son Altesse Royale, qui a esté Regente en France; belle-mere des Rois d'Espagne, de la Grand' Bretagne, et du feu Duc de Savoye Victor-Amedée, qui ont tous des heritiers du sang de sa Majesté; et l'ayeule de nostre Roy Louys XIV. Dieu-don-[500]né, et de Monsieur, pour lesquels nous sommes obligez de lever continuellement les mains vers le Ciel, prians le Roy des Rois pour leur santé, leur prosperité, et longue vie, afin&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<author><name>Dufournaud</name></author>	</entry>

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		<id>https://ancien.siefar.org/mediawiki/fr/index.php?title=Marie_de_M%C3%A9dicis/Hilarion_de_Coste&amp;diff=6986&amp;oldid=prev</id>
		<title>Dufournaud le 9 mai 2011 à 17:49</title>
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				<updated>2011-05-09T17:49:20Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
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				&lt;td colspan='2' style=&quot;background-color: white; color:black; text-align: center;&quot;&gt;Version du 9 mai 2011 à 17:49&lt;/td&gt;
				&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;diff-lineno&quot;&gt;Ligne 226 :&lt;/td&gt;
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Nostre-Dame de Paris, de Chartres, de Liesse, des Ardilliers, des Champs, des Vertus, et de Bonnes Nouvelles en la basse Chapelle de la Vierge dans l'Eglise de saint Victor, et plusieurs autres Chapelles miraculeuses l'ont veue pelerine, et sont ornées de ses presens (43): On les void aussi dans Nostre-Dame de Lorette, de Mont-ferrat, du Puys, de Grace, et en plusieurs autres pays éloignez. Tous les Samedis en France et en Flandre, elle visitoit quelque lieu dedié à la Vierge, et taschoit d'augmenter son culte par tout. Elle a voulu que plusieurs Chapelles qu'elle a fait dresser dans plusieurs Monasteres de Paris, et des autres villes de ce Royaume, luy fussent dediées: Elle a aussi esté soigneuse de faire tailler quantité de belles Images des bois de Montaigu et de Foix, les ayant fait enrichir d'or, de diamans et de perles, pour les envoyer en divers endroits, afin qu'elles attirassent la devotion des peuples. Ses principaux Patrons, aprés cette Mere de misericorde, estoient saint Jean Baptiste Protecteur de Florence, sainte Magdelaine, saint Dominique, saint François d'Assize et de Paule, sainte Terese, et le bienheureux Louys de Gonzague (qui avoit passé quelques années en la Cour du Grand Duc son pere;) elle avoit le Rosaire de saint Dominique, le Cordon de saint François, et le Scapulaire de sainte Terese. Elle avoit une sainte curiosité pour les Reliques, et en ayant ramassé de toutes parts une merveilleuse quantité, des plus rares et des plus asseurées qui fussent en l'Eglise de Dieu, elle estoit soigneuse de les loger fort proprement et richement; en quoy elle faisoit paroistre son industrie avec sa pieté. Lors qu'elle estoit à Tours, sa Majesté obtint des Marguilliers de l'Eglise de Nostre-Dame de la Riche, des reliques de saint François de Paule, qu'elle a gardées tres-religieusement (44).&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Sa Majesté ayant une parfaite connoissance, que la tres-sainte Vierge est le canal des benedictions, desquelles JESUS-CHRIST son Fils est la source, elle cherchoit dans cet Ocean de toute sorte de biens, les rafraichissemens [493] des consolations, et les richesses du Ciel; tirant les premieres de l'exemple, et les autres de l'intercession de sa grande Patrone. Elle estoit si reconnoissante des bien-faits de la liberale Reyne des Anges et des hommes, qu'il n'y avoit point d'Eglise en France où la Vierge ait fait paroistre plus particulierement son credit, qui ne fust embellie par quelque marque de sa pieté. Nostre-Dame de Paris, de Chartres, de Liesse, des Ardilliers, des Champs, des Vertus, et de Bonnes Nouvelles en la basse Chapelle de la Vierge dans l'Eglise de saint Victor, et plusieurs autres Chapelles miraculeuses l'ont veue pelerine, et sont ornées de ses presens (43): On les void aussi dans Nostre-Dame de Lorette, de Mont-ferrat, du Puys, de Grace, et en plusieurs autres pays éloignez. Tous les Samedis en France et en Flandre, elle visitoit quelque lieu dedié à la Vierge, et taschoit d'augmenter son culte par tout. Elle a voulu que plusieurs Chapelles qu'elle a fait dresser dans plusieurs Monasteres de Paris, et des autres villes de ce Royaume, luy fussent dediées: Elle a aussi esté soigneuse de faire tailler quantité de belles Images des bois de Montaigu et de Foix, les ayant fait enrichir d'or, de diamans et de perles, pour les envoyer en divers endroits, afin qu'elles attirassent la devotion des peuples. Ses principaux Patrons, aprés cette Mere de misericorde, estoient saint Jean Baptiste Protecteur de Florence, sainte Magdelaine, saint Dominique, saint François d'Assize et de Paule, sainte Terese, et le bienheureux Louys de Gonzague (qui avoit passé quelques années en la Cour du Grand Duc son pere;) elle avoit le Rosaire de saint Dominique, le Cordon de saint François, et le Scapulaire de sainte Terese. Elle avoit une sainte curiosité pour les Reliques, et en ayant ramassé de toutes parts une merveilleuse quantité, des plus rares et des plus asseurées qui fussent en l'Eglise de Dieu, elle estoit soigneuse de les loger fort proprement et richement; en quoy elle faisoit paroistre son industrie avec sa pieté. Lors qu'elle estoit à Tours, sa Majesté obtint des Marguilliers de l'Eglise de Nostre-Dame de la Riche, des reliques de saint François de Paule, qu'elle a gardées tres-religieusement (44).&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;[494] C'est cette pieté qui luy fit demander et obtenir du Pape Urbain VIII. la Canonization de saint André, de la noble Maison de Corsini à Florence, Evéque de Fezule, dite Fiezole, Religieux de l'Ordre des Peres Carmes, que ce successeur de saint Pierre canoniza le 22. d'Avril de l'an 1629. Elle a fait aussi poursuivre la Beatification de plusieurs Hommes et Dames illustres en sainteté et en miracles; entre autres celle de la Venerable Mere Anne de saint Barthelemy, compagne de sainte Terese, pour reconnoissance d'avoir obtenu sa santé estant malade d'une fiévre continue à Gand, par les prieres de cette Religieuse Carmelite, comme je remarqueray plus particulierement à la fin de l'Eloge de cette fidelle amante du Sauveur. L'on void en plusieurs villes de France, et entre autres en la capitale du Royaume, des monumens de la liberale pieté de cette Reyne Tres-Chrestienne et tres-Auguste, qui sont des témoignages asseurez de sa charité envers Dieu, et de son affection au public.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;[494] C'est cette pieté qui luy fit demander et obtenir du Pape Urbain VIII. la Canonization de saint André, de la noble Maison de Corsini à Florence, Evéque de Fezule, dite Fiezole, Religieux de l'Ordre des Peres Carmes, que ce successeur de saint Pierre canoniza le 22. d'Avril de l'an 1629. Elle a fait aussi poursuivre la Beatification de plusieurs Hommes et Dames illustres en sainteté et en miracles; entre autres celle de la Venerable Mere Anne de saint Barthelemy, compagne de sainte Terese, pour reconnoissance d'avoir obtenu sa santé estant malade d'une fiévre continue à Gand, par les prieres de cette Religieuse Carmelite, comme je remarqueray plus particulierement à la fin de l'Eloge de cette fidelle amante du Sauveur. L'on void en plusieurs villes de France, et entre autres en la capitale du Royaume, des monumens de la liberale pieté de cette Reyne Tres-Chrestienne et tres-Auguste, qui sont des témoignages asseurez de sa charité envers Dieu, et de son affection au public.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;''Maria Medicea, Pientissima et Serenissima Francorum Regina, Henrici IV. olim conjux, nunc vidua, et Ludovici XIII. Francorum Regis mater, extruendi hujus Templi ergo, quod honori B. Dei Genitricis Mariae votum et dicatum est, ipso ejusdem Virginis natali die et VI. Idus Septembris M. DC. XI. primarium lapidem pro fundamento posuit Christianè prorsus et Feliciter. C'est à dire: Marie de Medicis, tres-pieuse et Serenissime Reyne de France, cy-devant femme de Henry IV. et maintenant veuve, et mere de Louys XIII. aussi Roy de France, a mis la premiere pierre du bastiment de cette Eglise, qui est dediée à l'honneur de la Vierge Mere de Dieu, le jour de sa Nativité le VIII. de Septembre de l'an M. DC. XI. avec tous les sentimens d'une pieté Chrestienne, et des souhaits de toute felicité.''&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Ce fut le Dimanche 18. de Septembre de l'an 1611. que la premiere pierre fut posée par ce Prelat, representant en cette action la Reyne mere, dont il avoit esté honoré de la commission, sa Majesté n'ayant pû y assister pour quelque incommodité de maladie (46). Elle a aussi obligé cet Ordre en toutes occasions: et les Convents de Tours, de Nigeon prés de Paris, de Fublines prés de Monceaux, de Blois, d'Angoulesme, d'Angers, et de Compiegne, ont ressenty les effets de ses liberalitez.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;L'Eglise et le Convent des Minimes de la Place-Royale, n'est pas seul dans Paris qui a eu pour Fondatrice cette Reyne Tres-Chrestienne et tres-liberale; car cette pieuse Princesse, qui sçavoit que les Eglises et les Monasteres sont comme les colombiers où les bonnes ames demeurent, a basty ou fondé les Monasteres des Religieuses Benedictines de la Congregation du Calvaire, prés de son Palais de Luxembourg: des Religieuses Bernardines du Port-Royal; ceux de sainte Elizabet du tiers Ordre de saint François prés le Temple: des Dominicains ou Prescheurs de la rue neuve Saint Honoré, de la Congregation de saint Louys, establie par le [496] Reverend Pere Sebastien Michaelis. Dans la mesme rue l'on ne peut voir le riche Autel et la belle Eglise des Reverends Peres Feuillens, sans se remettre en memoire les obligations que luy ont les Religieux de cette devote Congregation, et ce Monastere là, auquel elle a fait unir l'Abbaye du Val Nostre-Dame prés de Stors, et de l'Isle Adam.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Le Pape Paul V. ayant adressé un Bref au Roy Henry le Grand, et un autre au Cardinal de Joyeuse, en faveur de l'establissement de l'Ordre des Peres Carmes deschaussez en France: les Reverends Peres Denys de la Mere de Dieu et Bernard de saint Joseph, des plus remarquables de cet Ordre là, estans à Lyon, apprirent la mort lamentable de cet incomparable Monarque, ils ne laisserent pas de poursuivre leur dessein, et estans arrivez à Paris, ils furent presentez par ce grand Cardinal à la Reyne sa veuve, lors Regente, qui les receut benignement, et commanda au Chancelier de Sillery de depescher des Lettres Patentes pour leur établissement; et sa Majesté estant assistée de plusieurs Princes et Princesses, mit la premiere pierre de leur Eglise le 20. de Juillet de l'an 1613. feste de saint Elie, le Pere du Carmel, sur laquelle ces paroles Latines estoient gravées; Maria Medicea Regina mater, fundamentum hujus Ecclesiae posuit anno 1613. Marie de Medicis Reyne mere, a posé les fondements de cette Eglise l'an 1613. aprés que Monsieur le Cardinal de Bonzy (47), Evéque de Beziers son grand Aumosnier, eut fait les ceremonies de la benediction de l'Eglise. Elle mit la premiere pierre aux nouvelles fondations de l'edifice du grand Monastere de l'Incarnation ou des Meres Carmelites du faux-bourg saint Jaques, et s'en declara Fondatrice. Elle a obligé cette Famille, et en France, et en Flandre. On void en leur Eglise de Pontoise le monument de marbre qu'elle a fait dresser à la memoire de Soeur Marie de l'Incarnation.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Deux autres Compagnies sont entierement obligées à la memoire de cette pieuse Princesse; sçavoir celle des Prestres de l'Oratoire, et (48) les Religieuses de sainte Ursule, qui ont esté à son instance approuvées par le Pape Paul V. Il ne faut pas estre du monde pour ignorer que sa Majesté a honoré de sa protection, ces deux devotes Congregations, [497] qui ont toutes deux commencé leur Institut l'onziéme de Novembre des années 1611. et 1612.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Celle-là reconnoist pour son Instituteur le Reverend Pere Pierre de Berulle, homme de pieté, de vie et prudence admirable, de sçavoir non vulgaire, qui tousjours depuis l'espace de 18. ans entiers a gouverné cette celebre Compagnie; et sur la fin de sa vie, il fut honoré du titre, et couvert de la pourpre de Cardinal. Le Reverend Pere Charles de Gondren, homme aussi d'eminente doctrine et pieté, luy a succedé, et a esté Superieur general de cette Compagnie; et le Reverend Pere François Bourgoing, Parisien, dont la modestie ne me permet pas de parler avec avantage de sa personne et de ses oeuvres, a esté éleu à cette charge par le decés du Reverend Pere de Gondren.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<author><name>Dufournaud</name></author>	</entry>

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		<id>https://ancien.siefar.org/mediawiki/fr/index.php?title=Marie_de_M%C3%A9dicis/Hilarion_de_Coste&amp;diff=6985&amp;oldid=prev</id>
		<title>Dufournaud le 9 mai 2011 à 17:48</title>
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				<updated>2011-05-09T17:48:16Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
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				&lt;td colspan='2' style=&quot;background-color: white; color:black; text-align: center;&quot;&gt;Version du 9 mai 2011 à 17:48&lt;/td&gt;
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A la verité la mort de ce Predicateur Apostolique luy fit penser à son depart de ce monde; et estant plus malade depuis le 14. de Juin 1642. la mort, qui paroissoit laide à cette grande Princesse, lors que l'on luy en parloit en santé, par un changement qui ne pouvoit venir que de la main de Dieu, se presenta belle à ses yeux. Elle embrassa cette [489] fin de sa vie avec toutes les tendresses de son coeur, l'ayant purifié par une exacte confession qu'elle fit au Pere Benoist de Liege, Gardien des Capucins de Cologne: l'ayant fortifié par le saint Viatique (que luy donna le mesme Pere) l'ayant fait armer pour le combat d'entre la chair et l'esprit; et s'estant despouillée de toutes les affections humaines, pour se revestir du seul Jesus Christ crucifié, elle se resolut à cet effroyable moment de la nature, en parfaite Chrestienne; et ceux qui l'ont assistée à son heure derniere, sont encore dans l'admiration de la force extraordinaire de son coeur. Elle fit son testament le 2. de Juillet, veille de son decés, avec une merveilleuse tranquillité d'esprit, et une solidité de jugement incomparable, et le fit signer par les témoins qui estoient presens, sçavoir Charles Archevéque de Tarse, un autre Evéque, Nonces ordinaire et extraordinaire du saint Siege: Frere Benoist du Liege, Gardien des Capucins de Cologne qui l'avoit confessée et donné le Viatique; Frere Simon de saint Paul, Prieur des Carmes deschaussez de Cologne: Frere Denys du Liege, Predicateur, Capucin; et Dom Jule de Medicis. Par ce testament elle donna une double benediction au feu Roy Louys XIII. son fils aisné, et le declara avec l'Altesse Royale Monsieur le Duc d'Orleans, heritier de sa dot, de ses acquisitions, de ses meubles precieux, et de son magnifique Palais de Luxembourg. Elle donna à ses autres enfans et petits enfans des marques d'une amoureuse souvenance: sçavoir; A la Reyne sa belle-fille, le diamant avec lequel sa Majesté avoit esté mariée: A la feue Reyne d'Espagne le livre de diamant, où il y avoit du Sang de Nostre Seigneur. A la Reyne de la Grand'Bretagne, sa vraye Croix, qui est entourée de diamans et de rubis: A Madame la Duchesse d'Orleans une bague d'un diamant fait en coeur: A Madame la Duchesse de Savoye son diamant, où il y a plusieurs reliques: et à Mademoiselle, elle ordonna qu'on luy rendist les perles qui luy appartiennent. Elle n'oublia pas aussi ses serviteurs qui l'avoient assistée en ses voyages, et voulut qu'ils eussent des témoignages de sa justice et de sa reconnoissance.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;La Reyne Marie se retira à Cologne, aprés avoir passé par la Hollande, et témoigné dans tous ses voyages une constance invincible parmy les orages des mers, et les continuelles agitations des ondes. La perte de son ancien Confesseur le Reverend Pere Jean Suffren de la Compagnie de JESUS, homme de grande vertu, qui l'a tousjours fidelement servie et assistée en ses exercices de pieté, luy fut plus sensible que toutes ses disgraces. Il mourut à Flessingue en Zelande. A la verité la mort de ce Predicateur Apostolique luy fit penser à son depart de ce monde; et estant plus malade depuis le 14. de Juin 1642. la mort, qui paroissoit laide à cette grande Princesse, lors que l'on luy en parloit en santé, par un changement qui ne pouvoit venir que de la main de Dieu, se presenta belle à ses yeux. Elle embrassa cette [489] fin de sa vie avec toutes les tendresses de son coeur, l'ayant purifié par une exacte confession qu'elle fit au Pere Benoist de Liege, Gardien des Capucins de Cologne: l'ayant fortifié par le saint Viatique (que luy donna le mesme Pere) l'ayant fait armer pour le combat d'entre la chair et l'esprit; et s'estant despouillée de toutes les affections humaines, pour se revestir du seul Jesus Christ crucifié, elle se resolut à cet effroyable moment de la nature, en parfaite Chrestienne; et ceux qui l'ont assistée à son heure derniere, sont encore dans l'admiration de la force extraordinaire de son coeur. Elle fit son testament le 2. de Juillet, veille de son decés, avec une merveilleuse tranquillité d'esprit, et une solidité de jugement incomparable, et le fit signer par les témoins qui estoient presens, sçavoir Charles Archevéque de Tarse, un autre Evéque, Nonces ordinaire et extraordinaire du saint Siege: Frere Benoist du Liege, Gardien des Capucins de Cologne qui l'avoit confessée et donné le Viatique; Frere Simon de saint Paul, Prieur des Carmes deschaussez de Cologne: Frere Denys du Liege, Predicateur, Capucin; et Dom Jule de Medicis. Par ce testament elle donna une double benediction au feu Roy Louys XIII. son fils aisné, et le declara avec l'Altesse Royale Monsieur le Duc d'Orleans, heritier de sa dot, de ses acquisitions, de ses meubles precieux, et de son magnifique Palais de Luxembourg. 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On celebra dans Cologne six mille Messes pour le repos de son ame, comme sa Majesté avoit ordonné par son testament. Ferdinand de Baviere, Archevéque et Prince Electeur de Cologne son parent, a eu soin de faire rendre aprés sa mort, les respects que meritoit un corps, duquel on peut dire que tous ceux des grands Princes et des grandes Princesses sont sortis. Ce corps qui servit de matiere à toutes les grandeurs humaines, fut porté de Cologne à Saint Denys en France le 8. ou 9. de Mars 1643. où il a receu la sepulture, prés de celuy du Roy Henry le Grand son mary, comme elle avoit ordonné par son testament. Elle avoit eu le soin de faire rendre les honneurs de la sepulture au Roy Henry III. et à la Reyne Caterine de Medicis, que le vulgaire a estimé sa tante; et que le malheur du siecle avoit assez nonchalamment traittez. Son coeur repose en l'Eglise des Peres du College de la Compagnie de JESUS à la Flesche, prés de celuy du Roy son mary, pour marque de l'amitié qu'elle portoit à la memoire de ce tres-bon Prince, et aussi à cette grande Compagnie qu'elle a honorée de sa protection durant sa Regence, et aussi de ses bien-faits, particulierement aux Colleges de la Flesche et de Moulins, dont elle est Fondatrice. On luy a fait les pompes funebres, non seulement dans les Eglises des Parroisses et des Monasteres de Paris, mais aussi en celles des autres villes de ce Royaume et publié en France et ailleurs des Oraisons funebres en son honneur; entre autres Mathieu Morgues sieur de Saint Germain, Predicateur du Roy, et premier Aumosnier de cette Reyne, a mis en lumiere son discours funebre, intitulé, Les deux Faces de la [491] vie et de la mort de Marie de Medicis Reyne de France et de Navarre. Aussi la vie de cette Princesse, la femme, la mere, l'ayeule, et la belle-mere de Rois; la petite fille, la niece, et la cousine germaine d'Empereurs, est une Medaille à deux faces, où (comme dit celuy qui a fait son Eloge) l'on void Henry le Grand le premier party de l'Univers, des enfans sur les plus hauts Throsnes de l'Europe, des thresors, des pouvoirs, et des gloires sans fin. De l'autre on contemple des fleurs de Lys qui se tournent en espines, une longue tissure de Croix, des agitations sans nombre, et des abandonnemens sans mesure: mais elle n'a jamais esté abandonnée de son coeur invincible qui brava son malheur; d'une devotion tres-constante, qui luy fit prendre les plus rudes dispositions du Ciel avec amour et respect, et d'une genereuse debonnaireté, qui ferma sa bouche à la mort qui luy ouvrit le Ciel.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Ayant disposé de tout ce qu'elle abandonnoit en terre, son esprit fort libre ne pensa plus qu'à s'ouvrir le chemin [490] pour le Ciel, où elle envoya beaucoup de souspirs et de prieres. Peu de temps avant sa mort elle dit à sa premiere femme de chambre: Je me souviens de la pratique de bien mourir, que j'ay appris du Pere Suffren; demanda le Crucifix que saint Charles Borromée portoit aux mourans, et qu'il tenoit en sa main lors qu'il rendit l'esprit à Dieu. Ainsi mourut Marie de Medicis ou de Toscane, Reyne de France et de Navarre, mere ou belle-mere de trois Rois, dans la ville de Cologne, que le vulgaire appelle la ville des trois Rois, le 3. de Juillet de l'an 1642. ayant vécu 68. ans. On celebra dans Cologne six mille Messes pour le repos de son ame, comme sa Majesté avoit ordonné par son testament. Ferdinand de Baviere, Archevéque et Prince Electeur de Cologne son parent, a eu soin de faire rendre aprés sa mort, les respects que meritoit un corps, duquel on peut dire que tous ceux des grands Princes et des grandes Princesses sont sortis. Ce corps qui servit de matiere à toutes les grandeurs humaines, fut porté de Cologne à Saint Denys en France le 8. ou 9. de Mars 1643. où il a receu la sepulture, prés de celuy du Roy Henry le Grand son mary, comme elle avoit ordonné par son testament. Elle avoit eu le soin de faire rendre les honneurs de la sepulture au Roy Henry III. et à la Reyne Caterine de Medicis, que le vulgaire a estimé sa tante; et que le malheur du siecle avoit assez nonchalamment traittez. Son coeur repose en l'Eglise des Peres du College de la Compagnie de JESUS à la Flesche, prés de celuy du Roy son mary, pour marque de l'amitié qu'elle portoit à la memoire de ce tres-bon Prince, et aussi à cette grande Compagnie qu'elle a honorée de sa protection durant sa Regence, et aussi de ses bien-faits, particulierement aux Colleges de la Flesche et de Moulins, dont elle est Fondatrice. On luy a fait les pompes funebres, non seulement dans les Eglises des Parroisses et des Monasteres de Paris, mais aussi en celles des autres villes de ce Royaume et publié en France et ailleurs des Oraisons funebres en son honneur; entre autres Mathieu Morgues sieur de Saint Germain, Predicateur du Roy, et premier Aumosnier de cette Reyne, a mis en lumiere son discours funebre, intitulé, Les deux Faces de la [491] vie et de la mort de Marie de Medicis Reyne de France et de Navarre. Aussi la vie de cette Princesse, la femme, la mere, l'ayeule, et la belle-mere de Rois; la petite fille, la niece, et la cousine germaine d'Empereurs, est une &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;''&lt;/ins&gt;Medaille à deux faces, où (comme dit celuy qui a fait son Eloge) l'on void Henry le Grand le premier party de l'Univers, des enfans sur les plus hauts Throsnes de l'Europe, des thresors, des pouvoirs, et des gloires sans fin. De l'autre on contemple des fleurs de Lys qui se tournent en espines, une longue tissure de Croix, des agitations sans nombre, et des abandonnemens sans mesure: mais elle n'a jamais esté abandonnée de son coeur invincible qui brava son malheur; d'une devotion tres-constante, qui luy fit prendre les plus rudes dispositions du Ciel avec amour et respect, et d'une genereuse debonnaireté, qui ferma sa bouche à la mort qui luy ouvrit le Ciel&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;.''&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;Sa Majesté ayant une parfaite connoissance, que la tres-sainte Vierge est le canal des benedictions, desquelles JESUS-CHRIST son Fils est la source, elle cherchoit dans cet Ocean de toute sorte de biens, les rafraichissemens [493] des consolations, et les richesses du Ciel; tirant les premieres de l'exemple, et les autres de l'intercession de sa grande Patrone. Elle estoit si reconnoissante des bien-faits de la liberale Reyne des Anges et des hommes, qu'il n'y avoit point d'Eglise en France où la Vierge ait fait paroistre plus particulierement son credit, qui ne fust embellie par quelque marque de sa pieté. Nostre-Dame de Paris, de Chartres, de Liesse, des Ardilliers, des Champs, des Vertus, et de Bonnes Nouvelles en la basse Chapelle de la Vierge dans l'Eglise de saint Victor, et plusieurs autres Chapelles miraculeuses l'ont veue pelerine, et sont ornées de ses presens (43): On les void aussi dans Nostre-Dame de Lorette, de Mont-ferrat, du Puys, de Grace, et en plusieurs autres pays éloignez. Tous les Samedis en France et en Flandre, elle visitoit quelque lieu dedié à la Vierge, et taschoit d'augmenter son culte par tout. Elle a voulu que plusieurs Chapelles qu'elle a fait dresser dans plusieurs Monasteres de Paris, et des autres villes de ce Royaume, luy fussent dediées: Elle a aussi esté soigneuse de faire tailler quantité de belles Images des bois de Montaigu et de Foix, les ayant fait enrichir d'or, de diamans et de perles, pour les envoyer en divers endroits, afin qu'elles attirassent la devotion des peuples. Ses principaux Patrons, aprés cette Mere de misericorde, estoient saint Jean Baptiste Protecteur de Florence, sainte Magdelaine, saint Dominique, saint François d'Assize et de Paule, sainte Terese, et le bienheureux Louys de Gonzague (qui avoit passé quelques années en la Cour du Grand Duc son pere;) elle avoit le Rosaire de saint Dominique, le Cordon de saint François, et le Scapulaire de sainte Terese. Elle avoit une sainte curiosité pour les Reliques, et en ayant ramassé de toutes parts une merveilleuse quantité, des plus rares et des plus asseurées qui fussent en l'Eglise de Dieu, elle estoit soigneuse de les loger fort proprement et richement; en quoy elle faisoit paroistre son industrie avec sa pieté. Lors qu'elle estoit à Tours, sa Majesté obtint des Marguilliers de l'Eglise de Nostre-Dame de la Riche, des reliques de saint François de Paule, qu'elle a gardées tres-religieusement (44).&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;[494] C'est cette pieté qui luy fit demander et obtenir du Pape Urbain VIII. la Canonization de saint André, de la noble Maison de Corsini à Florence, Evéque de Fezule, dite Fiezole, Religieux de l'Ordre des Peres Carmes, que ce successeur de saint Pierre canoniza le 22. d'Avril de l'an 1629. Elle a fait aussi poursuivre la Beatification de plusieurs Hommes et Dames illustres en sainteté et en miracles; entre autres celle de la Venerable Mere Anne de saint Barthelemy, compagne de sainte Terese, pour reconnoissance d'avoir obtenu sa santé estant malade d'une fiévre continue à Gand, par les prieres de cette Religieuse Carmelite, comme je remarqueray plus particulierement à la fin de l'Eloge de cette fidelle amante du Sauveur. L'on void en plusieurs villes de France, et entre autres en la capitale du Royaume, des monumens de la liberale pieté de cette Reyne Tres-Chrestienne et tres-Auguste, qui sont des témoignages asseurez de sa charité envers Dieu, et de son affection au public&lt;/ins&gt;.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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&lt;/table&gt;</summary>
		<author><name>Dufournaud</name></author>	</entry>

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		<id>https://ancien.siefar.org/mediawiki/fr/index.php?title=Marie_de_M%C3%A9dicis/Hilarion_de_Coste&amp;diff=6984&amp;oldid=prev</id>
		<title>Dufournaud le 9 mai 2011 à 17:47</title>
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				<updated>2011-05-09T17:47:14Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;La Reyne estant montée dans la salle, fut assise au milieu, ayant à son costé droit le Roy de la Grand'Bretagne, et la [488] Reyne sa fille à l'autre, et tous ces Princes et ces Princesses au devant de leurs Majestez. Toute la chambre estoit remplie des plus grands Seigneurs et des plus grandes Dames d'Angleterre; ce qui rendoit encore le sejour plus agreable. Mais enfin cette Royale compagnie se separa, en rompant un grand Cercle, où comme dans un Ciel, trois beaux Astres de mesme éclat luisoient tous ensemble. Leurs Majestez de la Grand'Bretagne, avec les Princes et les Princesses leurs enfans s'en retournerent à Whithall, laissant la Reyne en Angleterre avec un honorable entretien, que le Roy son beau-fils luy continua jusques à ce que l'assemblée du Parlement menaça son Royaume de grands troubles; et fit connoistre à la Reyne que les Puritains (la plus pernicieuse de toutes les nouvelles sectes, et mortelle ennemie de l'Estat Monarchique) s'offensoient de la liberté qu'elle prenoit pour l'exercice de la Religion Catholique, que le zele de cette bonne Princesse rendoit quasi public. Elle fut donc obligée de sortir d'Angleterre, aprés y avoir sejourné plus de trois ans, prevoyant les troubles qui desja menaçoient ce Royaume insulaire, où l'insolence des peuples infectez de l'heresie est montée à un tel poinct, que de porter les armes contre son Roy, chasser la Reyne sa femme, et de mépriser entierement l'authorité Royale.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;La Reyne estant montée dans la salle, fut assise au milieu, ayant à son costé droit le Roy de la Grand'Bretagne, et la [488] Reyne sa fille à l'autre, et tous ces Princes et ces Princesses au devant de leurs Majestez. Toute la chambre estoit remplie des plus grands Seigneurs et des plus grandes Dames d'Angleterre; ce qui rendoit encore le sejour plus agreable. Mais enfin cette Royale compagnie se separa, en rompant un grand Cercle, où comme dans un Ciel, trois beaux Astres de mesme éclat luisoient tous ensemble. Leurs Majestez de la Grand'Bretagne, avec les Princes et les Princesses leurs enfans s'en retournerent à Whithall, laissant la Reyne en Angleterre avec un honorable entretien, que le Roy son beau-fils luy continua jusques à ce que l'assemblée du Parlement menaça son Royaume de grands troubles; et fit connoistre à la Reyne que les Puritains (la plus pernicieuse de toutes les nouvelles sectes, et mortelle ennemie de l'Estat Monarchique) s'offensoient de la liberté qu'elle prenoit pour l'exercice de la Religion Catholique, que le zele de cette bonne Princesse rendoit quasi public. Elle fut donc obligée de sortir d'Angleterre, aprés y avoir sejourné plus de trois ans, prevoyant les troubles qui desja menaçoient ce Royaume insulaire, où l'insolence des peuples infectez de l'heresie est montée à un tel poinct, que de porter les armes contre son Roy, chasser la Reyne sa femme, et de mépriser entierement l'authorité Royale.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Ayant disposé de tout ce qu'elle abandonnoit en terre, son esprit fort libre ne pensa plus qu'à s'ouvrir le chemin [490] pour le Ciel, où elle envoya beaucoup de souspirs et de prieres. Peu de temps avant sa mort elle dit à sa premiere femme de chambre: Je me souviens de la pratique de bien mourir, que j'ay appris du Pere Suffren; demanda le Crucifix que saint Charles Borromée portoit aux mourans, et qu'il tenoit en sa main lors qu'il rendit l'esprit à Dieu. Ainsi mourut Marie de Medicis ou de Toscane, Reyne de France et de Navarre, mere ou belle-mere de trois Rois, dans la ville de Cologne, que le vulgaire appelle la ville des trois Rois, le 3. de Juillet de l'an 1642. ayant vécu 68. ans. On celebra dans Cologne six mille Messes pour le repos de son ame, comme sa Majesté avoit ordonné par son testament. Ferdinand de Baviere, Archevéque et Prince Electeur de Cologne son parent, a eu soin de faire rendre aprés sa mort, les respects que meritoit un corps, duquel on peut dire que tous ceux des grands Princes et des grandes Princesses sont sortis. Ce corps qui servit de matiere à toutes les grandeurs humaines, fut porté de Cologne à Saint Denys en France le 8. ou 9. de Mars 1643. où il a receu la sepulture, prés de celuy du Roy Henry le Grand son mary, comme elle avoit ordonné par son testament. Elle avoit eu le soin de faire rendre les honneurs de la sepulture au Roy Henry III. et à la Reyne Caterine de Medicis, que le vulgaire a estimé sa tante; et que le malheur du siecle avoit assez nonchalamment traittez. Son coeur repose en l'Eglise des Peres du College de la Compagnie de JESUS à la Flesche, prés de celuy du Roy son mary, pour marque de l'amitié qu'elle portoit à la memoire de ce tres-bon Prince, et aussi à cette grande Compagnie qu'elle a honorée de sa protection durant sa Regence, et aussi de ses bien-faits, particulierement aux Colleges de la Flesche et de Moulins, dont elle est Fondatrice. On luy a fait les pompes funebres, non seulement dans les Eglises des Parroisses et des Monasteres de Paris, mais aussi en celles des autres villes de ce Royaume et publié en France et ailleurs des Oraisons funebres en son honneur; entre autres Mathieu Morgues sieur de Saint Germain, Predicateur du Roy, et premier Aumosnier de cette Reyne, a mis en lumiere son discours funebre, intitulé, Les deux Faces de la [491] vie et de la mort de Marie de Medicis Reyne de France et de Navarre. Aussi la vie de cette Princesse, la femme, la mere, l'ayeule, et la belle-mere de Rois; la petite fille, la niece, et la cousine germaine d'Empereurs, est une Medaille à deux faces, où (comme dit celuy qui a fait son Eloge) l'on void Henry le Grand le premier party de l'Univers, des enfans sur les plus hauts Throsnes de l'Europe, des thresors, des pouvoirs, et des gloires sans fin. De l'autre on contemple des fleurs de Lys qui se tournent en espines, une longue tissure de Croix, des agitations sans nombre, et des abandonnemens sans mesure: mais elle n'a jamais esté abandonnée de son coeur invincible qui brava son malheur; d'une devotion tres-constante, qui luy fit prendre les plus rudes dispositions du Ciel avec amour et respect, et d'une genereuse debonnaireté, qui ferma sa bouche à la mort qui luy ouvrit le Ciel.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<author><name>Dufournaud</name></author>	</entry>

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		<title>Dufournaud le 9 mai 2011 à 17:46</title>
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				<updated>2011-05-09T17:46:30Z</updated>
		
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Aprés que tous les principaux Seigneurs qui avoient accompagné son Altesse eurent fait la reverence à la Reyne, elle remonta à cheval, et entretint sa Majesté à la portiere du carosse durant le chemin. Il ne se pouvoit rien voir de plus beau que la Cavalerie de l'armée de ce Prince, rangée en divers escadrons dans une grande plaine, qui servoit d'une nouvelle escorte d'honneur à sa Majesté aux approches de Bois-le-Duc. Son Altesse la Princesse d'Orange Emilie Comtesse de Solms, accompagnée de Monsieur le Prince Guillaume son fils, de Mademoiselle Louyse d'Orange sa fille, et des plus grandes Dames du pays, qui toutes ensemble remplissoient 20. carosses, arrivant quelque temps aprés, vint rendre aussi en chemin ses devoirs à sa Majesté. Son Altesse mit pié à terre à la veue du carosse de la Reyne, qui à l'instant fit arrester le sien, et abattre les portieres: Madame la Princesse faisant la reverence à sa Majesté elle l'embrassa étroitement, luy témoignant par ses caresses l'extréme joye qu'elle avoit en cette rencontre. La Princesse d'Orange presenta ses Dames et ses Demoiselles à sa Majesté pour luy faire la reverence, comme aussi Mademoiselle Mauricete de Portugal, la Comtesse de Solms, Madame de Brederode, et beaucoup d'autres; et en suite la Reyne priant la Princesse d'entrer dans son carosse, elle y prit place; de sorte que sa Majesté poursuivit son chemin jusques à Bois-le-Duc avec cet accroissement de pompe. Durant tout ce voyage sa Majesté fut accompagnée de la Princesse d'Orange, de la Princesse de Portugal, du Comte de Culembourg, (qui mourut peu de temps aprés) du Seigneur de Brederode, de sa soeur qui estoit veuve du sieur de Potles, de sa fille aisnée, du sieur de Heenvliet Grand Veneur de Hollande, et Ruard de Patten, et d'autre Noblesse. A la Haye Elizabet Stuart ou de la Grand'Bretagne Reyne de Boheme, avec les Princesses ses filles, vint saluer sa Majesté, qui la receut à la porte de sa chambre, et la baisa. Elle embrassa les Princesses Elizabet, Louyse, et Henriette ses filles, qui luy firent la reverence. En suite la Reyne fit donner une chaire [486] à la Reyne de Boheme, et des tabourets aux Princesses ses filles, et à Mademoiselle d'Orange: leurs Majestez estans assises avec son Altesse, on vid un cercle digne d'admiration; puis la Reyne de Boheme presenta à sa Majesté ses Dames, qui luy firent la reverence.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Gaspar Barleus a écrit en Latin l'Histoire de la reception faite à sa Majesté par les Bourg-Maistres et la Bourgeoisie de cette ville-là: Et M. Puget de la Serre a écrit en François non seulement les honneurs qu'elle receut à Amstredam, mais aussi par toutes les autres villes de Hollande. Il n'a pas oublié de remarquer, comme avant que d'arriver à Bois-le-Duc, l'Altesse du Prince d'Orange Henry-Federic de Nassau vint saluer sa Majesté, et avec quels respects ce grand Capitaine mit pied à terre abordant la portiere du carosse de la Reyne pour la saluer, [485] et luy offrir à mesme temps tout ce qui dépendoit et de son authorité et de sa puissance. Aprés que tous les principaux Seigneurs qui avoient accompagné son Altesse eurent fait la reverence à la Reyne, elle remonta à cheval, et entretint sa Majesté à la portiere du carosse durant le chemin. Il ne se pouvoit rien voir de plus beau que la Cavalerie de l'armée de ce Prince, rangée en divers escadrons dans une grande plaine, qui servoit d'une nouvelle escorte d'honneur à sa Majesté aux approches de Bois-le-Duc. Son Altesse la Princesse d'Orange Emilie Comtesse de Solms, accompagnée de Monsieur le Prince Guillaume son fils, de Mademoiselle Louyse d'Orange sa fille, et des plus grandes Dames du pays, qui toutes ensemble remplissoient 20. carosses, arrivant quelque temps aprés, vint rendre aussi en chemin ses devoirs à sa Majesté. Son Altesse mit pié à terre à la veue du carosse de la Reyne, qui à l'instant fit arrester le sien, et abattre les portieres: Madame la Princesse faisant la reverence à sa Majesté elle l'embrassa étroitement, luy témoignant par ses caresses l'extréme joye qu'elle avoit en cette rencontre. La Princesse d'Orange presenta ses Dames et ses Demoiselles à sa Majesté pour luy faire la reverence, comme aussi Mademoiselle Mauricete de Portugal, la Comtesse de Solms, Madame de Brederode, et beaucoup d'autres; et en suite la Reyne priant la Princesse d'entrer dans son carosse, elle y prit place; de sorte que sa Majesté poursuivit son chemin jusques à Bois-le-Duc avec cet accroissement de pompe. Durant tout ce voyage sa Majesté fut accompagnée de la Princesse d'Orange, de la Princesse de Portugal, du Comte de Culembourg, (qui mourut peu de temps aprés) du Seigneur de Brederode, de sa soeur qui estoit veuve du sieur de Potles, de sa fille aisnée, du sieur de Heenvliet Grand Veneur de Hollande, et Ruard de Patten, et d'autre Noblesse. A la Haye Elizabet Stuart ou de la Grand'Bretagne Reyne de Boheme, avec les Princesses ses filles, vint saluer sa Majesté, qui la receut à la porte de sa chambre, et la baisa. Elle embrassa les Princesses Elizabet, Louyse, et Henriette ses filles, qui luy firent la reverence. En suite la Reyne fit donner une chaire [486] à la Reyne de Boheme, et des tabourets aux Princesses ses filles, et à Mademoiselle d'Orange: leurs Majestez estans assises avec son Altesse, on vid un cercle digne d'admiration; puis la Reyne de Boheme presenta à sa Majesté ses Dames, qui luy firent la reverence.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<author><name>Dufournaud</name></author>	</entry>

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		<title>Dufournaud le 9 mai 2011 à 17:45</title>
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				<updated>2011-05-09T17:45:41Z</updated>
		
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				&lt;td colspan='2' style=&quot;background-color: white; color:black; text-align: center;&quot;&gt;Version du 9 mai 2011 à 17:45&lt;/td&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Aprés avoir demeuré sept ans en Brabant, elle prit la resolution aux mois de Juillet et d'Aoust de l'an 1638. de quitter ce pays là, et les autres Provinces sujettes au Roy d'Espagne pour aller en Angleterre. Elle passa premierement sur les terres des Estats des Provinces unies, où sa Majesté fut bien receue par Henry Federic de Nassau Prince d'Orange, par les Bourgeois des villes de Bois-le-Duc, de Gorcom, de Dordrecht, de Roterdam, de Delft, de la Haye, de Haer-[484]lem, d'Amsterdam, de Leyden, celebre Université de Hollande, et par Messieurs des Estats generaux, qui luy firent de magnifiques entrées en ces villes-là, et principalement en celle d'Amstredam (41), qui fut plus splendide que les autres. Les habitans de cette ville si opulente et si riche, creurent ne pouvoir pas rendre assez d'honneur à la petite fille de l'Empereur Maximilien I. qui a donné le privilege à leur ville de porter une Couronne Imperiale sur ses armes; se representants qu'elle estoit la femme de Henry le Grand, et la mere de Louis le Juste, à qui leur ville estoit grandement obligée, comme ils reconnoissoient par ces vers Latins:&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Aprés avoir demeuré sept ans en Brabant, elle prit la resolution aux mois de Juillet et d'Aoust de l'an 1638. de quitter ce pays là, et les autres Provinces sujettes au Roy d'Espagne pour aller en Angleterre. Elle passa premierement sur les terres des Estats des Provinces unies, où sa Majesté fut bien receue par Henry Federic de Nassau Prince d'Orange, par les Bourgeois des villes de Bois-le-Duc, de Gorcom, de Dordrecht, de Roterdam, de Delft, de la Haye, de Haer-[484]lem, d'Amsterdam, de Leyden, celebre Université de Hollande, et par Messieurs des Estats generaux, qui luy firent de magnifiques entrées en ces villes-là, et principalement en celle d'Amstredam (41), qui fut plus splendide que les autres. Les habitans de cette ville si opulente et si riche, creurent ne pouvoir pas rendre assez d'honneur à la petite fille de l'Empereur Maximilien I. qui a donné le privilege à leur ville de porter une Couronne Imperiale sur ses armes; se representants qu'elle estoit la femme de Henry le Grand, et la mere de Louis le Juste, à qui leur ville estoit grandement obligée, comme ils reconnoissoient par ces vers Latins:&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<author><name>Dufournaud</name></author>	</entry>

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		<title>Dufournaud le 9 mai 2011 à 17:44</title>
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&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;La Cour estant de retour à Paris, il arriva au mois de Novembre de la mesme année des brouilleries qui changerent bien les affaires; car le 23. de Fevrier de la suivante 1631. la Reyne mere du Roy eut ordre de demeurer à Compiegne, d'où elle sortit le 19. de Juillet pour se retirer en Flandre vers l'Infante. Sa Majesté voulant passer par la Capelle, eut avis, estant au village de Sein, par un Gentil-homme du Marquis de Vardes, que le Seigneur de Vardes le pere estoit entré dans le Chasteau, d'où il avoit chassé son fils et sa femme; ce qui l'obligea d'aller à Avenes, ville de Hainaut, où le Baron de Creve-coeur Gouverneur de cette place la receut, et la traita trois jours entiers.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Deslors que sa Majesté fut arrivée en cette ville du Comté de Hainaut, tout le peuple d'alentour y accourut en foule à dessein de voir cette grande Reyne, la veuve, la mere, et la belle-mere des premiers Rois du monde. Il y eut quelques Dames qui se déguiserent en bergeres à mesme intention, croyant que cet habit leur donneroit plus de liberté, et moins de contrainte en cette curiosité. L'accueil que la Reyne leur fit les recompensa prodigalement de la peine qu'elles avoient prise. Le Prince d'Espinoy de la Maison de Melun (37), la vint saluer à Avenes, en qualité de Gouverneur general du Pays de Hainaut; pour avoir occasion en luy rendant ce devoir, de luy renouveller les protestations de l'ancienne servitude, qu'il avoit vouée en ses jeunes ans à sa Majesté, ayant esté nourry et eslevé en France auprés du Roy Henry le Grand: et la supplier par mesme moyen de venir dans la ville de Monts, capitale de son Gouvernement; comme un lieu dont le sejour luy seroit plus agreable et plus commode: mais sa Majesté s'excusant sur le besoin qu'elle avoit de se reposer, sejourna encore quelques jours dans Avenes. Cependant elle dépescha le Baron de Guespray pour porter le premier compliment de sa Majesté à son Altesse, et la remercier des honneurs qu'elle avoit receus dans sa ville d'Avenes. L'Archiduchesse ne [482] manqua pas aussi, deslors qu'elle eut appris les nouvelles de l'arrivée de la Reyne, de l'envoyer visiter par le Marquis d'Aytone de la Maison de Moncada (38), Ambassadeur ordinaire de sa Majesté Catholique, (qui aprés le decés de cette Princesse a esté Gouverneur des Pays-bas) avec commandement exprés d'offrir à sa Majesté de la part de son Altesse, la mesme puissance et la mesme authorité qu'elle avoit sur les Pays-bas, pour en disposer absolument. Il y a des volumes entiers (39) où sont décrits tous les honneurs et les magnificences que la Reyne Marie receut aux villes des Pays-bas, à Monts, à Brusselle, et à Anvers par les ordres de l'Infante.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Je ne puis pas obmettre les particularitez de l'entreveue de ces deux grandes Princesses. La Reyne suivie de toute sa Cour, et accompagnée du Prince d'Espinoy (qui l'avoit receue et logée splendidement dans cette ville capitale de son Gouvernement) et de toute la Noblesse du pays de Hainaut, alla au devant de l'Infante demy-lieue hors de la ville. Philippe Albert de Velasque (40) ne manqua pas de s'y trouver avec toute sa Compagnie de Gend' armes. Aux approches des carosses de ces deux Princesses, l'Archiduchesse descendit la premiere, et marcha quelques pas en avant: et la Reyne ne perdit point de temps pour aller à sa rencontre. Mais en cet abord, l'amour plus puissant que le respect, defendit les ceremonies: car sur le poinct que son Altesse s'abaissa pour saluer la Reyne plus respectueusement, sa Majesté la releva avec les efforts de ses embrassemens, dont l'action, quoy que muette, estoit si eloquente pour exprimer en son langage les secrets sentimens d'une parfaite affection, qu'elle n'avoit pas besoin d'interprete; leurs caresses reciproques firent les premiers complimens, se trouvans également muettes par un excés de joye, dont la passion doucement violente leur imposoit le silence. L'Infante recouvrant peu à peu la parole, qu'un extréme contentement luy avoit ostée, asseura la Reyne de cette mesme verité, et luy persuada de croire que son coeur avoit fait sa premiere harangue; n'ayant jamais pû exprimer à son abord la joye qu'elle en ressentoit. Son discours fut [483] suivy des offres de tout ce qui estoit sous sa puissance, dont elle fit dés l'heure mesme le present; mais de si bonne grace, qu'encore que la Reyne fust une des plus genereuses Princesses du monde, elle fut alors touchée de l'apprehension de devenir ingrate, à force d'estre trop obligée. Elle se revencha toutefois en quelque façon de ces témoignages de bonne volonté, par de nouvelles asseurances qu'elle luy donna, d'une parfaite et d'une eternelle amitié pour sa personne, et d'un pareil desir à chercher les occasions pour parvenir un jour à quelque sorte de reconnoissance.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;La Reyne remonta dans son carosse avec l'Infante, et toutes deux ensemble, suivies chacune de sa Cour, firent leur entrée dans la ville de Monts, dont les Bourgeois tous en armes firent encor une feste pareille à celle qu'ils avoient desja faite à l'entrée de la Reyne, que l'Infante accompagna jusque dans la maison du Prince d'Espinoy, où sa Majesté logeoit. Estant dans sa chambre, elle ne voulut jamais s'asseoir à costé de la Reyne, luy deferant par tout mille honneurs avec tant d'humilité et tant de grace, qu'on ne se pouvoit jamais lasser d'en admirer l'action.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;La ville de Brusselle ne voulut point ceder à celle de Monts en magnificences pour recevoir la Reyne Marie, qui fut voir la belle ville d'Anvers, où sa Majesté visita un grand nombre de belles et de riches Eglises, entre autres celle des Peres Jesuites. Sa Majesté estant de retour à Brusselle avec l'Infante, fit son sejour ordinaire en cette ville du Brabant, où deux ans aprés elle receut une sensible affliction par la mort de cette tres-sage et tres-vertueuse Princesse, qu'elle assista charitablement durant sa maladie, comme j'ay remarqué en l'Eloge de cette pieuse Heroine.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Aprés avoir demeuré sept ans en Brabant, elle prit la resolution aux mois de Juillet et d'Aoust de l'an 1638. de quitter ce pays là, et les autres Provinces sujettes au Roy d'Espagne pour aller en Angleterre. Elle passa premierement sur les terres des Estats des Provinces unies, où sa Majesté fut bien receue par Henry Federic de Nassau Prince d'Orange, par les Bourgeois des villes de Bois-le-Duc, de Gorcom, de Dordrecht, de Roterdam, de Delft, de la Haye, de Haer-[484]lem, d'Amsterdam, de Leyden, celebre Université de Hollande, et par Messieurs des Estats generaux, qui luy firent de magnifiques entrées en ces villes-là, et principalement en celle d'Amstredam (41), qui fut plus splendide que les autres. Les habitans de cette ville si opulente et si riche, creurent ne pouvoir pas rendre assez d'honneur à la petite fille de l'Empereur Maximilien I. qui a donné le privilege à leur ville de porter une Couronne Imperiale sur ses armes; se representants qu'elle estoit la femme de Henry le Grand, et la mere de Louis le Juste, à qui leur ville estoit grandement obligée, comme ils reconnoissoient par ces vers Latins:&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<author><name>Dufournaud</name></author>	</entry>

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		<title>Dufournaud le 9 mai 2011 à 17:43</title>
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				<updated>2011-05-09T17:43:04Z</updated>
		
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				&lt;td colspan='2' style=&quot;background-color: white; color:black; text-align: center;&quot;&gt;Version du 9 mai 2011 à 17:43&lt;/td&gt;
				&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;diff-lineno&quot;&gt;Ligne 167 :&lt;/td&gt;
&lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;diff-lineno&quot;&gt;Ligne 167 :&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Sa Regence eut des commencemens heureux; mais les suites (comme chacun sçait) furent remplies de beaucoup de traverses. Enfin le 24. d'Avril de l'an 1617. sept ans aprés le decés du Roy son mary, elle receut une grande disgrace par le moyen d'une femme de basse condition de Florence, (qui n'estoit pas la fille de la nourrice de cette Princesse, comme plusieurs ont écrit) (34) mais que sa Majesté avoit eslevée par une inclination particuliere qu'elle avoit pour elle; en suite dequoy son mary fut avancé dans les plus grandes charges du Royaume; et enfin exposé à la fureur populaire, et sa femme entre les mains d'un bourreau: ce qui jetta sa Maistresse dans le plus étrange malheur que pouvoit recevoir une Princesse de sa naissance, et fille de Souverain, Reyne par son mariage, la femme, et la mere de grands Rois.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Sa Regence eut des commencemens heureux; mais les suites (comme chacun sçait) furent remplies de beaucoup de traverses. Enfin le 24. d'Avril de l'an 1617. sept ans aprés le decés du Roy son mary, elle receut une grande disgrace par le moyen d'une femme de basse condition de Florence, (qui n'estoit pas la fille de la nourrice de cette Princesse, comme plusieurs ont écrit) (34) mais que sa Majesté avoit eslevée par une inclination particuliere qu'elle avoit pour elle; en suite dequoy son mary fut avancé dans les plus grandes charges du Royaume; et enfin exposé à la fureur populaire, et sa femme entre les mains d'un bourreau: ce qui jetta sa Maistresse dans le plus étrange malheur que pouvoit recevoir une Princesse de sa naissance, et fille de Souverain, Reyne par son mariage, la femme, et la mere de grands Rois.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Elle fut ensuite envoyée au Chasteau de Blois, d'où aprés 22. mois elle sortit la nuit du 21. et 22. de Fevrier 1619. pour se retirer à Angoulesme, où elle n'eut pas une petite affaire à appaiser les divisions qui survindrent parmy ceux qui se disoient ses partisans et ses serviteurs. Là elle receut fort courtoisement Monsieur le Cardinal de la Roche-Foucaud, Monsieur de Bethune, et le Reverend Pere de Berulle (qui depuis a esté Cardinal) qui furent envoyez par le Roy son fils, comme personnages zelez pour le repos de cet [478] Estat; aussi tout ce qui se passa lors dans les armées ne fit qu'un peu de bruit, et moins encore de mal. Victor Amedée Prince de Piémont (qui depuis a esté Duc de Savoye) ayant épousé à Paris (comme j'ay rapporté cy-dessus) Madame Christine de France, seconde soeur du feu Roy Louys XIII. et seconde fille de la Reyne Marie, desira d'aller voir sa Majesté à Angoulesme, ce que le Roy agrea. La Reyne Marie luy fit un si bon accueil, qu'il promit à sa Majesté d'embrasser ses interests, et le Prince témoigna qu'il en avoit receu tant de satisfaction, que Monsieur de Luynes en eut quelque défiance; ce qui fit haster le depart de leurs Altesses.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Elle fut ensuite envoyée au Chasteau de Blois, d'où aprés 22. mois elle sortit la nuit du 21. et 22. de Fevrier 1619. pour se retirer à Angoulesme, où elle n'eut pas une petite affaire à appaiser les divisions qui survindrent parmy ceux qui se disoient ses partisans et ses serviteurs. Là elle receut fort courtoisement Monsieur le Cardinal de la Roche-Foucaud, Monsieur de Bethune, et le Reverend Pere de Berulle (qui depuis a esté Cardinal) qui furent envoyez par le Roy son fils, comme personnages zelez pour le repos de cet [478] Estat; aussi tout ce qui se passa lors dans les armées ne fit qu'un peu de bruit, et moins encore de mal. Victor Amedée Prince de Piémont (qui depuis a esté Duc de Savoye) ayant épousé à Paris (comme j'ay rapporté cy-dessus) Madame Christine de France, seconde soeur du feu Roy Louys XIII. et seconde fille de la Reyne Marie, desira d'aller voir sa Majesté à Angoulesme, ce que le Roy agrea. La Reyne Marie luy fit un si bon accueil, qu'il promit à sa Majesté d'embrasser ses interests, et le Prince témoigna qu'il en avoit receu tant de satisfaction, que Monsieur de Luynes en eut quelque défiance; ce qui fit haster le depart de leurs Altesses.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Tout cela s'estant passé à Angoulesme, le Roy Louys XIII. et la Reyne sa mere se virent à Coursieres en Touraine. Aprés cette entreveue, la Reyne qui avoit quitté le Gouvernement de Normandie se retira à Angers, aprés avoir visité par devotion l'Eglise des Ardilliers prés de Saumur, pour y accomplir un voeu qu'elle avoit fait à la Vierge. Dix mois aprés elle se trouva engagée dans une guerre, où furent défaites au Pont de Cé quelques troupes de son party, le plus grand que l'on ait jamais veu en ce Royaume; mais qui fut bien tost dissipé, tant par la jalousie des Chefs, et le grand nombre des partisans, dont plusieurs s'estoient plaints du gouvernement de cette Princesse et de ses Ministres lors qu'elle estoit Regente, que par des intrigues de Cour, dont plusieurs ont écrit et parlé. Ce trouble estant appaisé, la Reyne eut la consolation de saluer le Roy son fils à Brissac, et de revenir auprés de luy, et gouster les plaisirs de tant d'heureux progrés que fit ce Monarque és années 1621. et 1622. contre les Religionnaires rebelles de Poitou, d'Aunis, de Guyenne, et de Languedoc, ausquels il osta de fortes places, dont ils s'estoient emparez depuis qu'ils avoient commencé leurs revoltes sous les regnes des Rois Charles IX. et Henry III. La mort du Duc de Luynes Connestable de France, qui deceda le 15. Decembre 1621. luy donna encor plus de credit et de faveur. Durant lequel temps sa troisiéme fille Henriette-Marie de France fut mariée au mois de May de l'an 1625. à Charles I. Roy [479] d'Angleterre. Sa Majesté l'accompagna jusques à Amiens, où elle luy dit adieu. L'année suivante Monsieur le Duc d'Anjou épousa au commencement du mois d'Aoust dans la ville de Nantes Mademoiselle Marie de Bourbon Duchesse et heritiere de Montpensier; mais comme il n'y a rien d'asseuré aux choses de ce monde, cette alliance fut de peu de durée: car cette tres-vertueuse Princesse (comme je diray en son Eloge) ne véquit pas long temps avec le Duc son époux, au grand regret de la Reyne sa belle-mere, et de tous les bons François. Au mesme temps que Gaston de France épousa Mademoiselle de Montpensier, le Roy Louys XIII. son frere luy donna les Duchez d'Orleans et de Chartres, avec le Comté de Blois; ce qui luy fit quitter le titre de Duc d'Anjou qu'il portoit auparavant, et prendre celuy de Duc d'Orleans, de long temps affecté aux freres puisnez de nos Rois.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Six ou sept semaines aprés le decés de feue Madame la Duchesse d'Orleans, cette Reyne receut deux grandes afflictions, l'une par la dangereuse maladie dont le Roy son fils fut surpris à Villeroy; et l'autre, par la descente inopinée d'une armée navale Angloise, sous la conduite du Duc de Boukingham: mais Dieu exauça les voeux de cette grande Reyne, par l'heureuse convalescence du feu Roy Louys XIII. et la défaite des Anglois qui avoient assiegé les Forts de Saint Martin et de la Prée dans l'Isle de Ré.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Aprés cette déroute, le Roy Louys XIII. fit mettre le siege devant la superbe Rochelle, que l'on estimoit imprenable, où ce grand Monarque (aprés avoir visité la devote Chapelle de Nostre-Dame des Ardilliers) alla en personne, et ne quitta point le siege: les affaires reussirent si heureusement, que sur la fin d'Octobre de l'an 1628. les Rochellois furent contraints d'ouvrir les portes de leur ville au Roy, qui y fit son entrée le premier jour de Novembre, avec l'esclat et la magnificence que chacun sçait.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Durant ce siege memorable, la Reyne Marie sa mere fit celebrer plusieurs Messes pour la prosperité des armes du Roy son fils, et fit encore pour ce sujet plusieurs neufvaines à Nostre-Dame de Paris, où elle alloit avec la Reyne sa [480] belle-fille (maintenant nostre Reyne Regente) faire chanter le Salut qui duroit une heure. Elle fit voeu d'aller à Chartres visiter le plus ancien Temple de la Chrestienté, et où la sacrée Vierge a signalé ses merveilles depuis plusieurs siecles, pour y presenter à Dieu et à sa Mere la ville de la Rochelle en argent de relief; elle y communia, et tous les ans depuis le jour de sa reddition, elle a tousjours observé religieusement cette particuliere devotion. La joye qu'elle receut de la reduction de cette Place si importante, fut suivie de celle qu'elle eut pour la reduction de plusieurs autres villes de Guyenne, de Languedoc, de Vivarais, et de Daufiné, qui furent ostées l'an 1629. aux Religionnaires rebelles, par la valeur et la bonne conduite du Roy son fils, et le conseil et la valeur de ses Ministres et de ses fidelles serviteurs. Mais au mois d'Octobre de la mesme année, le Cardinal de Berulle, que la Reyne honoroit de sa confidence, et auquel elle avoit procuré cette eminente dignité, passa de cette vie à une plus heureuse. Au mois de Septembre de l'an 1630. le Roy Louys XIII. tomba malade à Lyon au retour de son voyage de Savoye qu'il avoit conquise. On douta quelques jours de la vie de ce Prince, et on fut sur le poinct de luy donner l'Extréme-Onction. Jamais on ne vid verser tant de larmes que firent les deux Reynes. Aussi n'y en a-t'il point de plus justes que celles d'une mere et d'une épouse, puis qu'il n'y a point d'amour plus violent, ny plus naturel que celuy-là (35). Une Muse Françoise n'a pas oublié dans ses Poesies de faire cette remarque (36):&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;D'autre part les Reynes surprises&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;D'un mal qu'on voyoit sans secours,&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Estoient pour donner à nos jours&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Deux memorables Artemises;&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Leur douleur émouvoit les Cieux,&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Desja sur les bords de leurs yeux,&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Leurs esprits ennuyez de vivre,&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Deliberoient avec leur foy,&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;S'ils devoient prevenir, ou suivre&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Les funerailles de mon Roy.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<author><name>Dufournaud</name></author>	</entry>

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