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		<title>Marie Jeanne Constance de Mailly d’Haucourt - Historique des versions</title>
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		<title>Henneau le 5 mars 2013 à 10:37</title>
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				<updated>2013-03-05T10:37:03Z</updated>
		
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Nous avons tous assez de force pour nous vaincre, quand nous croyons véritablement que cet effort est nécessaire. Ce propos vulgaire, cela est plus fort que moi, est une plate et mauvaise excuse. Avec tous ces défauts et une figure étrange, madame de V*** a, dit-on, inspiré de grandes passions, et en inspire encore, à ce qu’on assure, quoiqu’elle ait près de cinquante ans. Elle a les plus jolis pieds (chaussés), et les plus jolies mains de Paris ; d’ailleurs elle est fort laide ; elle a le plus grand nez connu de la ville et de la cour ; elle fait elle-même sur cette espèce de difformité des plaisanteries qui ont beaucoup de grâce ; elle prétend que son nez, exactement mesuré, est plus long que sa pantoufle, et ce fait singulier ne paroit à personne une exagération. La belle madame Cases, qui n’a pas de quoi comprendre que l’esprit puisse dédommager du manque de beauté, ne regarde jamais madame de Voyer, son amie, sans éprouver une pitié déchirante ; et pour la consoler de ce malheur, elle lui parloit sans cesse de ses mains et de ses pieds. Ces éloges, continuellement répétés, ont fini par excéder madame de Voyer, qui, pour s’en délivrer, pria secrètement le président de Périgni de lui faire un jour une scène sur son nez, quand madame Cases recommenceroit ses louanges accoutumées. En effet, à la première occasion, et devant huit ou dix personnes qui n’étoient point dans cette confidence, Périgni coupa la parole à madame Cases, qui se récrioit sur la délicatesse et la blancheur des mains de madame de Voyer : « Pour moi, dit-il, ce n’est point du tout là ce qui me charme dans madame de Voyer, je ne puis souffrir ses mains et ses petits pieds si vantés ; ce que j’aime le mieux en elle, c’est son nez. ». A cette incartade, tout le monde s’étonna, et madame Cases frémit : « Oui, continua le président, son nez ; il est de si bonne amitié, si prévenant ; il me fait toujours des avances, tandis que ses mains et ses pieds me repoussent.&lt;del class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;» &lt;/del&gt;» (Madame de Genlis, ''Mémoires'', voir ''Supra'', Sources manuscrites et imprimées p. 108-109).&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;* « On ne se fâche point, on ne se formalise point, on ne se moque point chez soi ; on n’y montre ni humeur, ni dédain, ni sécheresse : voilà des maximes qui sont généralement suivies. Madame de V*** est une preuve frappante de cette vérité : avec beaucoup d’esprit, elle est la personne du monde la plus moqueuse, la plus capricieuse et la plus dénigrante avec les gens qui ne lui plaisent pas. Rien de tout cela ne s’aperçoit chez elle ; qui ne la verroit que là, seroit persuadé qu’elle est d’une politesse aimable et constante, d’une parfaite égalité d’humeur, et qu’elle est remplie de bonhomie. Il faut pourtant se faire une extrême violence pour savoir se composer ainsi. Nous avons tous assez de force pour nous vaincre, quand nous croyons véritablement que cet effort est nécessaire. Ce propos vulgaire, cela est plus fort que moi, est une plate et mauvaise excuse. Avec tous ces défauts et une figure étrange, madame de V*** a, dit-on, inspiré de grandes passions, et en inspire encore, à ce qu’on assure, quoiqu’elle ait près de cinquante ans. Elle a les plus jolis pieds (chaussés), et les plus jolies mains de Paris ; d’ailleurs elle est fort laide ; elle a le plus grand nez connu de la ville et de la cour ; elle fait elle-même sur cette espèce de difformité des plaisanteries qui ont beaucoup de grâce ; elle prétend que son nez, exactement mesuré, est plus long que sa pantoufle, et ce fait singulier ne paroit à personne une exagération. La belle madame Cases, qui n’a pas de quoi comprendre que l’esprit puisse dédommager du manque de beauté, ne regarde jamais madame de Voyer, son amie, sans éprouver une pitié déchirante ; et pour la consoler de ce malheur, elle lui parloit sans cesse de ses mains et de ses pieds. Ces éloges, continuellement répétés, ont fini par excéder madame de Voyer, qui, pour s’en délivrer, pria secrètement le président de Périgni de lui faire un jour une scène sur son nez, quand madame Cases recommenceroit ses louanges accoutumées. En effet, à la première occasion, et devant huit ou dix personnes qui n’étoient point dans cette confidence, Périgni coupa la parole à madame Cases, qui se récrioit sur la délicatesse et la blancheur des mains de madame de Voyer : « Pour moi, dit-il, ce n’est point du tout là ce qui me charme dans madame de Voyer, je ne puis souffrir ses mains et ses petits pieds si vantés ; ce que j’aime le mieux en elle, c’est son nez. ». A cette incartade, tout le monde s’étonna, et madame Cases frémit : « Oui, continua le président, son nez ; il est de si bonne amitié, si prévenant ; il me fait toujours des avances, tandis que ses mains et ses pieds me repoussent.» (Madame de Genlis, ''Mémoires'', voir ''Supra'', Sources manuscrites et imprimées p. 108-109).&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<title>Henneau : /* Jugements */</title>
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				<updated>2013-03-05T09:35:40Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;‎&lt;span dir=&quot;auto&quot;&gt;&lt;span class=&quot;autocomment&quot;&gt;Jugements&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<title>Henneau : /* Jugements */</title>
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				<updated>2013-03-05T09:34:57Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;‎&lt;span dir=&quot;auto&quot;&gt;&lt;span class=&quot;autocomment&quot;&gt;Jugements&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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		<title>Henneau : /* Jugements */</title>
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		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<title>Henneau le 5 mars 2013 à 09:29</title>
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				<updated>2013-03-05T09:29:22Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
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				&lt;td colspan='2' style=&quot;background-color: white; color:black; text-align: center;&quot;&gt;Version du 5 mars 2013 à 09:29&lt;/td&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;La belle madame Cases, qui n’a pas de quoi comprendre que l’esprit puisse dédommager du manque de beauté, ne regarde jamais madame de Voyer, son amie, sans éprouver une pitié déchirante ; et pour la consoler de ce malheur, elle lui parloit sans cesse de ses mains et de ses pieds. Ces éloges, continuellement répétés, ont fini par excéder madame de Voyer, qui, pour s’en délivrer, pria secrètement le président de Périgni de lui faire un jour une scène sur son nez, quand madame Cases recommenceroit ses louanges accoutumées. En effet, à la première occasion, et devant huit ou dix personnes qui n’étoient point dans cette confidence, Périgni coupa la parole à madame Cases, qui se récrioit sur la délicatesse et la blancheur des mains de madame de Voyer : « Pour moi, dit-il, ce n’est point du tout là ce qui me charme dans madame de Voyer, je ne puis souffrir ses mains et ses petits pieds si vantés ; ce que j’aime le mieux en elle, c’est son nez. ». A cette incartade, tout le monde s’étonna, et madame Cases frémit : « Oui, continua le président, son nez ; il est de si bonne amitié, si prévenant ; il me fait toujours des avances, tandis que ses mains et ses pieds me repoussent.» » (Madame de Genlis, Mémoires inédits de Madame la comtesse de Genlis, sur le dix-huitième siècle et la Révolution Françoise, depuis 1756 jusqu’à nos jours, t. 9, Paris, Ladvocat, 1825, p. 108-109).&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<title>Henneau : /* Choix bibliographique */</title>
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				<updated>2013-03-05T09:20:22Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;‎&lt;span dir=&quot;auto&quot;&gt;&lt;span class=&quot;autocomment&quot;&gt;Choix bibliographique&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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