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		<title>Élisabeth de Bohême - Historique des versions</title>
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		<title>Henneau le 23 mars 2021 à 17:30</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
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		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<title>Henneau le 23 mars 2021 à 17:26</title>
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Car, pour le soin qu’elle a eu de s’instruire, il paraît assez de ce que ni les divertissements de la cour, ni la façon dont les princesses ont coutume d’être nourries, qui les détournent entièrement de la connaissance des lettres, n’ont pu empêcher que vous n’ayez très diligemment étudié tout ce qu’il y a de meilleur dans les sciences, et l’on connaît l’excellence de votre esprit en ce que vous les avez parfaitement apprises en fort peu de temps. Mais j’en ai encore une autre preuve qui m’est particulière, en ce que je n’ai jamais rencontré personne qui ait si généralement et si bien entendu tout ce qui est contenu dans mes écrits. Car il y en a plusieurs qui les trouvent très obscurs, même entre les meilleurs esprits et les plus doctes ; et je remarque presque en tous, que ceux qui conçoivent aisément les choses qui appartiennent aux mathématiques ne sont nullement propres à entendre celles qui se rapportent à la métaphysique, et au contraire que ceux à qui celles-ci sont aisées ne peuvent comprendre les autres ; en sorte que je puis dire avec vérité que je n’ai jamais rencontré que le seul esprit de Votre Altesse auquel l’un et l’autre fût également facile ; et que par conséquent j’ai juste raison de l’estimer incomparable. Mais ce qui augmente le plus mon admiration, c’est qu’une si parfaite et si diverse connaissance de toutes les sciences n’est point en quelque vieux docteur qui ait employé beaucoup d’années à s’instruire, mais en une princesse encore jeune et dont le visage représente mieux celui que les poètes ont attribué aux Grâces que celui qu’ils attribuent aux Muses ou à la savante Minerve. Enfin, je ne remarque pas seulement en Votre Altesse tout ce qui est requis de la part de l’esprit à la plus haute et plus excellente sagesse, mais aussi tout ce qui peut être requis de la part de la volonté ou des mœurs, dans lesquelles on voit la magnanimité et la douceur jointes ensemble avec un tel tempérament que, quoique la fortune, en vous attaquant par de continuelles injures, semble avoir fait tous ses efforts pour vous faire changer d’humeur, elle n’a jamais pu tant soi peu ni vous irriter ni vous abaisser. »&amp;#160; (René Descartes, ''Principes de la philosophie, Epître dédicatoire à Élisabeth de Bohême'', 1644, non pag.) &amp;#160;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;* « Toutefois ceux qui, avec une constante volonté de bien faire et un soin très particulier de s’instruire, ont aussi un très excellent esprit, arrivent sans doute à un plus haut degré de sagesse que les autres. Et je vois que ces trois choses se trouvent très parfaitement en Votre Altesse. Car, pour le soin qu’elle a eu de s’instruire, il paraît assez de ce que ni les divertissements de la cour, ni la façon dont les princesses ont coutume d’être nourries, qui les détournent entièrement de la connaissance des lettres, n’ont pu empêcher que vous n’ayez très diligemment étudié tout ce qu’il y a de meilleur dans les sciences, et l’on connaît l’excellence de votre esprit en ce que vous les avez parfaitement apprises en fort peu de temps. Mais j’en ai encore une autre preuve qui m’est particulière, en ce que je n’ai jamais rencontré personne qui ait si généralement et si bien entendu tout ce qui est contenu dans mes écrits. Car il y en a plusieurs qui les trouvent très obscurs, même entre les meilleurs esprits et les plus doctes ; et je remarque presque en tous, que ceux qui conçoivent aisément les choses qui appartiennent aux mathématiques ne sont nullement propres à entendre celles qui se rapportent à la métaphysique, et au contraire que ceux à qui celles-ci sont aisées ne peuvent comprendre les autres ; en sorte que je puis dire avec vérité que je n’ai jamais rencontré que le seul esprit de Votre Altesse auquel l’un et l’autre fût également facile ; et que par conséquent j’ai juste raison de l’estimer incomparable. Mais ce qui augmente le plus mon admiration, c’est qu’une si parfaite et si diverse connaissance de toutes les sciences n’est point en quelque vieux docteur qui ait employé beaucoup d’années à s’instruire, mais en une princesse encore jeune et dont le visage représente mieux celui que les poètes ont attribué aux Grâces que celui qu’ils attribuent aux Muses ou à la savante Minerve. Enfin, je ne remarque pas seulement en Votre Altesse tout ce qui est requis de la part de l’esprit à la plus haute et plus excellente sagesse, mais aussi tout ce qui peut être requis de la part de la volonté ou des mœurs, dans lesquelles on voit la magnanimité et la douceur jointes ensemble avec un tel tempérament que, quoique la fortune, en vous attaquant par de continuelles injures, semble avoir fait tous ses efforts pour vous faire changer d’humeur, elle n’a jamais pu tant soi peu ni vous irriter ni vous abaisser. »&amp;#160; (René Descartes, ''Principes de la philosophie, Epître dédicatoire à Élisabeth de Bohême'', 1644, non pag.) &amp;#160;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<title>Henneau le 23 mars 2021 à 17:21</title>
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				<updated>2021-03-23T17:21:30Z</updated>
		
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&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;* ''The Correspondence between Princess Elisabeth of Bohemia and René Descartes'', L. Shapiro éd. et trad., Chicago, University of Chicago Press, 2007.&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;* Ebbersmeyer, S. et S. Hutton (dir.), ''Elisabeth of Bohemia, Life and Legacy'', Springer, 2020.&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;* Pal, C., ''Republic of Women. Rethinking the Republic of Letters in the Seventeenth Century'', Cambridge University Press, 2012.&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;* Pellegrin, M.-F., « Cartesianism and Feminism », dans D. Mahut, T. Schmaltz, D. Garber dir., O''xford Handbook on Descartes'', Oxford, Oxford University Press, 2019.&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;* « …sans Élisabeth, Descartes n’aurait probablement jamais avoué que l’expérience “contrarie”, c’est-à-dire contredit la distinction radicale entre les deux substances unies en l’homme ; à sa demande il est ainsi conduit à approfondir l’originalité de leur interaction dans les passions. » (G. Rodis-Lewis, « Descartes et les femmes : l’exceptionnel apport de la princesse Elisabeth », in ''Donne filosofia e cultura nel seicento'', Consiglio nazionale delle ricerche, 1999, p. 159). &lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;* « She is a faithful disciple to Descartes to the extent that she embraces his egalitarian concept of reason, and extols the virtues of a natural logic, free from the shackles of a scholastic education. She also embraces his criterion of truth and certainty, and is a dualist to the extent that she affirms that the soul and body are distinct. But in other respects, her reputation as a critic of Descartes is well deserved. First, Elisabeth maintains that the interaction between extended and non-extended substances is inconceivable, and, as a solution to this problem, she suggests that the extension is an attribute of the soul. Second, in her discussion of Descartes’s moral theory in their letters, she emphasizes the impracticality of recommending that the soul must strive to be detached from the body. Many of Elisabeth’s objections are, moreover, developed from a woman’s point of view. » (J. Broad, ''Women philosophers of the seventeenth century'', Cambridge University Press, 2002, p. 34).&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;* « Elisabeth was also extremely active in maintaining an ongoing and far reaching network of philosophical correspondents throughout the many changes in her life. As a member of the republic of letters, Elisabeth worked toward the development of rational philosophical systems, in dialogue with such thinkers as Descartes, Leibniz, and Malebranche; and since her mother’s exile court – a physical location completely accessible to both sexes – functioned as an intellectual destination point during this period, much of the work of philosophical networking and discussion would have been taking place at the level of face-to-face meetings, rather than in correspondence alone. » (C. Pal, ''Republic of Women. Rethinking the Republic of Letters in the Seventeenth Century'', Cambridge University Press, 2012, p. 72).&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<title>Henneau le 23 mars 2021 à 17:12</title>
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				<updated>2021-03-23T17:12:01Z</updated>
		
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		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<title>Henneau le 23 mars 2021 à 17:11</title>
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				<updated>2021-03-23T17:11:09Z</updated>
		
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		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<title>Henneau le 23 mars 2021 à 17:09</title>
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&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;&lt;td class='diff-marker'&gt;+&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&amp;#160;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<title>Henneau le 23 mars 2021 à 17:02</title>
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| image = &lt;br /&gt;
| titres = Princesse palatine, abbesse d'Herford&lt;br /&gt;
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| enligne = 1680&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
__FORCETOC__&lt;br /&gt;
== Notice de [[Marie-Frédérique Pellegrin]], 2020 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce personnage n'a pas encore de notice moderne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Élisabeth de Bohême}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Essais, philosophie]] [[Catégorie:Sciences]] [[Catégorie:Vie consacrée]] [[Catégorie:fondation, direction, réforme de monastères, d'ordres]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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