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		<title>SiefarWikiFr - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Marguerite_Buffet</id>
		<title>Marguerite Buffet</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = &lt;br /&gt;
| dénominations = &lt;br /&gt;
| naissance = Après 1600&lt;br /&gt;
| décès = 1680&lt;br /&gt;
| boudier = oui&lt;br /&gt;
| briquet = oui&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Isabelle Ducharme]], 2003 ==&lt;br /&gt;
Auteure parisienne décédée en 1680, Marguerite Buffet fait aujourd'hui partie des nombreuses femmes dont les oeuvres sont oubliées. Très peu d'informations sont actuellement disponibles à son sujet. Bien que l'avocat au Parlement dont la lettre figure en ouverture de ses ''Nouvelles observations sur la langue française'' (1668) souligne la réputation dont jouit Buffet dans la seconde moitié du XVIIe siècle, bien qu'il signale que ce livre contribue &amp;amp;quot;à augmenter la haute estime qu'[il a] tousjours faite de [ses] ouvrages&amp;amp;quot;, il reste qu'aucun autre de ces ouvrages n'a été identifié jusqu'à ce jour. Les rares et succinctes notices biographiques existantes la présentent ou bien comme philologue, grammairienne française ou encore comme dame &amp;amp;quot;faisant profession d'enseigner aux Dames l'art de bien parler et de bien écrire sur tous sujets, avec l'orthographe françoise par règles&amp;amp;quot;, mention inscrite sur la couverture des ''Nouvelles observations''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme l'indique le titre complet de l'ouvrage de Buffet, son contenu est double. Dans les deux tiers du volume sont exposées un certain nombre de recommandations d'ordre grammatical destinées à un lectorat principalement féminin. Le tiers restant est meublé par un discours apologétique vantant les capacités intellectuelles féminines sur lequel se greffe une liste de figures féminines modèles destinées à illustrer la validité de cette défense du féminin. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Marguerite Buffet introduit ses observations sur la langue au moyen d'une brève réflexion ayant comme sujet &amp;amp;quot;De la nécessité de bien parler sa langue et combien la française est estimée de toutes les Nations.&amp;amp;quot; Par la suite, elle divise son propos en quatre parties. D'abord, Buffet veut favoriser l'utilisation adéquate des termes du &amp;amp;quot;bel usage&amp;amp;quot; français en soulignant la nécessité de corriger l'emploi de plusieurs termes barbares et anciens. Cette première section occupe à elle seule la moitié des pages dédiées aux observations sur la langue, confirmant la préoccupation de l'auteure d'une réforme de la langue française. Dans un deuxième temps, Buffet fait état d'un certain nombre de remarques relatives à la superfluité du langage et au recours fréquent à des termes inutiles. À cet effet, Buffet n'hésite pas à se faire la chantre d'une langue juste et claire, purifiée de ses imperfections et de ses redondances. La section suivante donne quant à elle des moyens propres à corriger une mauvaise prononciation de la langue française. Par la même occasion, Buffet signale l'importance d'employer judicieusement son temps en profitant des moments libres pour apprendre et s'instruire. Enfin, la dernière section donne la juste définition de quelques mots trop souvent employés à mauvais escient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ''Traité sur les Éloges des Illustres Sçavantes Anciennes et Modernes'' apparaît comme le prolongement de ces remarques sur la langue. Il fournit au lectorat des exemples de femmes cultivées et érudites sachant converser correctement et écrire judicieusement. Aux conseils théoriques grammaticaux répondent ainsi des exemples qui servent de preuves.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'intérêt de ce ''Traité sur les Éloges'' réside en grande partie dans la symbiose qu'il présente des deux traditions textuelles vouées à la défense des femmes depuis le XVe siècle: l'apologie et le discours épidictique. En eux-mêmes, les ''Éloges'' se divisent en trois parties de longueur variable. Vient d'abord une apologie des femmes très synthétique exploitant en trente-sept pages le thème de la supériorité féminine où est principalement affirmée la valeur intellectuelle du sexe féminin. L'ouvrage se poursuit par des éloges dédiés à dix-neuf savantes contemporaines. Enfin, les cinquante-deux dernières pages de l'ouvrage accumulent sous forme de liste non moins de quarante et une femmes illustres des siècles antérieurs au XVIIe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du XVIIe siècle à aujourd'hui, l'ouvrage de Marguerite Buffet est, semble-t-il, passé relativement inaperçu. Les articles ou textes critiques en faisant état demeurent sommaires: ou bien ils signalent seul le titre au passage ou encore ils évoquent brièvement la nature de l'ouvrage. Par conséquent, un important travail critique et analytique reste toujours à faire concernant cette oeuvre et son auteure.&lt;br /&gt;
== Oeuvres ==&lt;br /&gt;
- 1668 : ''Nouvelles observations sur la langue française; où il est traitté des termes anciens et inusitez et du bel usage des mots nouveaux avec les Éloges des Illustres Sçavantes Anciennes et Modernes [http://www.siefar.org/dictionnaire/fr/Trait%C3%A9_sur_les_Eloges_des_Illustres_S%C3%A7avantes,_Anciennes_%26_Modernes]'', Paris, Imprimerie Cusson, chez Monsieur Bourdon. [http://www.siefar.org/dictionnaire/fr/Cat%C3%A9gorie:Dictionnaire_Marguerite_Buffet]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix bibliographique ==&lt;br /&gt;
- Chang, Leah, «Les Précautions ridicules: textspin in 17th-Century France», ''Romances Notes'', vol. XXXVIII, 3, printemps 1998, p.333-341.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Ducharme, Isabelle, «Une formule discursive au féminin: Marguerite Buffet et la Querelle des femmes», ''Papers on French Seventeenth Century Literature'', vol. XXX, 58, 2003, p.131-155. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Ducharme, Isabelle, «Marguerite Buffet: lectrice de la Querelle des femmes», in Isabelle Brouard-Arends (dir.) ''Lectrices d'Ancien Régime'', Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2003, p.311-320.&lt;br /&gt;
== Jugements ==&lt;br /&gt;
- &amp;amp;quot;Little is known about either Buffet or her work, but she has left a rare and valuable document in this linguistic treatise written specifically for women (''Nouvelles observations sur la langue française avec les Éloges des Illustres Sçavantes Anciennes et Modernes''), which seems also to refer to an earlier work giving her pupils rules fo spelling French correctly. Buffet was thought to be simply a compiler of the French grammarian Claude de Vaugelas (1595-1650), who showed particular care in collecting decisions regarding &amp;amp;quot;la chasteté du langage&amp;amp;quot; [...] but has recently been revalued. Her aim was to convince women that the study of good speech and writing was a serious subject that should not be left to &amp;amp;quot;les hommes de cabinet&amp;amp;quot; (Claire Buck, ''Women's Literature'', s.l., Bloomsbury Publishing, 1992).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- &amp;amp;quot;Les savoirs -- ou, plus exactement, les savoir-faire -- indispensables à la &amp;amp;quot;vie civile&amp;amp;quot; (ou mondaine), voilà ce que, après Mlle de Scudéry, défend et revendique Mlle Buffet&amp;amp;quot; (Linda Timmermans, ''L'Accès des femmes à la culture (1598-1715). Un débat d'idées de Saint François de Sales à la Marquise de Lambert'', Paris, Honoré Champion, 1993, p.330).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Buffet, Marguerite}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[en:Marguerite Buffet]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Pamphlets, textes engagés]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Essais, philosophie]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Manuels]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Histoire]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Marguerite_Buffet</id>
		<title>Marguerite Buffet</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = &lt;br /&gt;
| dénominations = &lt;br /&gt;
| naissance = Après 1600&lt;br /&gt;
| décès = 1680&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
| briquet = oui&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Isabelle Ducharme]], 2003 ==&lt;br /&gt;
Auteure parisienne décédée en 1680, Marguerite Buffet fait aujourd'hui partie des nombreuses femmes dont les oeuvres sont oubliées. Très peu d'informations sont actuellement disponibles à son sujet. Bien que l'avocat au Parlement dont la lettre figure en ouverture de ses ''Nouvelles observations sur la langue française'' (1668) souligne la réputation dont jouit Buffet dans la seconde moitié du XVIIe siècle, bien qu'il signale que ce livre contribue &amp;amp;quot;à augmenter la haute estime qu'[il a] tousjours faite de [ses] ouvrages&amp;amp;quot;, il reste qu'aucun autre de ces ouvrages n'a été identifié jusqu'à ce jour. Les rares et succinctes notices biographiques existantes la présentent ou bien comme philologue, grammairienne française ou encore comme dame &amp;amp;quot;faisant profession d'enseigner aux Dames l'art de bien parler et de bien écrire sur tous sujets, avec l'orthographe françoise par règles&amp;amp;quot;, mention inscrite sur la couverture des ''Nouvelles observations''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme l'indique le titre complet de l'ouvrage de Buffet, son contenu est double. Dans les deux tiers du volume sont exposées un certain nombre de recommandations d'ordre grammatical destinées à un lectorat principalement féminin. Le tiers restant est meublé par un discours apologétique vantant les capacités intellectuelles féminines sur lequel se greffe une liste de figures féminines modèles destinées à illustrer la validité de cette défense du féminin. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Marguerite Buffet introduit ses observations sur la langue au moyen d'une brève réflexion ayant comme sujet &amp;amp;quot;De la nécessité de bien parler sa langue et combien la française est estimée de toutes les Nations.&amp;amp;quot; Par la suite, elle divise son propos en quatre parties. D'abord, Buffet veut favoriser l'utilisation adéquate des termes du &amp;amp;quot;bel usage&amp;amp;quot; français en soulignant la nécessité de corriger l'emploi de plusieurs termes barbares et anciens. Cette première section occupe à elle seule la moitié des pages dédiées aux observations sur la langue, confirmant la préoccupation de l'auteure d'une réforme de la langue française. Dans un deuxième temps, Buffet fait état d'un certain nombre de remarques relatives à la superfluité du langage et au recours fréquent à des termes inutiles. À cet effet, Buffet n'hésite pas à se faire la chantre d'une langue juste et claire, purifiée de ses imperfections et de ses redondances. La section suivante donne quant à elle des moyens propres à corriger une mauvaise prononciation de la langue française. Par la même occasion, Buffet signale l'importance d'employer judicieusement son temps en profitant des moments libres pour apprendre et s'instruire. Enfin, la dernière section donne la juste définition de quelques mots trop souvent employés à mauvais escient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ''Traité sur les Éloges des Illustres Sçavantes Anciennes et Modernes'' apparaît comme le prolongement de ces remarques sur la langue. Il fournit au lectorat des exemples de femmes cultivées et érudites sachant converser correctement et écrire judicieusement. Aux conseils théoriques grammaticaux répondent ainsi des exemples qui servent de preuves.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'intérêt de ce ''Traité sur les Éloges'' réside en grande partie dans la symbiose qu'il présente des deux traditions textuelles vouées à la défense des femmes depuis le XVe siècle: l'apologie et le discours épidictique. En eux-mêmes, les ''Éloges'' se divisent en trois parties de longueur variable. Vient d'abord une apologie des femmes très synthétique exploitant en trente-sept pages le thème de la supériorité féminine où est principalement affirmée la valeur intellectuelle du sexe féminin. L'ouvrage se poursuit par des éloges dédiés à dix-neuf savantes contemporaines. Enfin, les cinquante-deux dernières pages de l'ouvrage accumulent sous forme de liste non moins de quarante et une femmes illustres des siècles antérieurs au XVIIe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du XVIIe siècle à aujourd'hui, l'ouvrage de Marguerite Buffet est, semble-t-il, passé relativement inaperçu. Les articles ou textes critiques en faisant état demeurent sommaires: ou bien ils signalent seul le titre au passage ou encore ils évoquent brièvement la nature de l'ouvrage. Par conséquent, un important travail critique et analytique reste toujours à faire concernant cette oeuvre et son auteure.&lt;br /&gt;
== Oeuvres ==&lt;br /&gt;
- 1668 : ''Nouvelles observations sur la langue française; où il est traitté des termes anciens et inusitez et du bel usage des mots nouveaux avec les Éloges des Illustres Sçavantes Anciennes et Modernes [http://www.siefar.org/dictionnaire/fr/Trait%C3%A9_sur_les_Eloges_des_Illustres_S%C3%A7avantes,_Anciennes_%26_Modernes]'', Paris, Imprimerie Cusson, chez Monsieur Bourdon. [http://www.siefar.org/dictionnaire/fr/Cat%C3%A9gorie:Dictionnaire_Marguerite_Buffet]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix bibliographique ==&lt;br /&gt;
- Chang, Leah, «Les Précautions ridicules: textspin in 17th-Century France», ''Romances Notes'', vol. XXXVIII, 3, printemps 1998, p.333-341.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Ducharme, Isabelle, «Une formule discursive au féminin: Marguerite Buffet et la Querelle des femmes», ''Papers on French Seventeenth Century Literature'', vol. XXX, 58, 2003, p.131-155. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Ducharme, Isabelle, «Marguerite Buffet: lectrice de la Querelle des femmes», in Isabelle Brouard-Arends (dir.) ''Lectrices d'Ancien Régime'', Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2003, p.311-320.&lt;br /&gt;
== Jugements ==&lt;br /&gt;
- &amp;amp;quot;Little is known about either Buffet or her work, but she has left a rare and valuable document in this linguistic treatise written specifically for women (''Nouvelles observations sur la langue française avec les Éloges des Illustres Sçavantes Anciennes et Modernes''), which seems also to refer to an earlier work giving her pupils rules fo spelling French correctly. Buffet was thought to be simply a compiler of the French grammarian Claude de Vaugelas (1595-1650), who showed particular care in collecting decisions regarding &amp;amp;quot;la chasteté du langage&amp;amp;quot; [...] but has recently been revalued. Her aim was to convince women that the study of good speech and writing was a serious subject that should not be left to &amp;amp;quot;les hommes de cabinet&amp;amp;quot; (Claire Buck, ''Women's Literature'', s.l., Bloomsbury Publishing, 1992).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- &amp;amp;quot;Les savoirs -- ou, plus exactement, les savoir-faire -- indispensables à la &amp;amp;quot;vie civile&amp;amp;quot; (ou mondaine), voilà ce que, après Mlle de Scudéry, défend et revendique Mlle Buffet&amp;amp;quot; (Linda Timmermans, ''L'Accès des femmes à la culture (1598-1715). Un débat d'idées de Saint François de Sales à la Marquise de Lambert'', Paris, Honoré Champion, 1993, p.330).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Buffet, Marguerite}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[en:Marguerite Buffet]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Pamphlets, textes engagés]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Essais, philosophie]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Manuels]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Histoire]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Henriette_de_Coligny,_comtesse_de_La_Suze</id>
		<title>Henriette de Coligny, comtesse de La Suze</title>
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				<updated>2025-03-28T13:56:21Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : /* Choix bibliographique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = Henriette de Coligny, comtesse d’Haddington, comtesse de La Suze &lt;br /&gt;
| conjoints = Thomas Hamilton, comte de Haddington&amp;lt;br/&amp;gt;Gaspard de Champagne, comte de La Suze&lt;br /&gt;
| dénominations = Henriette de Coligny, madame de La Suze, la comtesse de La Suze&lt;br /&gt;
| naissance = 17 janvier 1623&lt;br /&gt;
| décès = 9 ou 10 mars 1673&lt;br /&gt;
| briquet = oui&lt;br /&gt;
| buffet = oui&lt;br /&gt;
| riballiercosson = oui&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Élise Legendre]], 2025 ==&lt;br /&gt;
Henriette de Coligny naît le 17 janvier 1623 à Châtillon (Loiret) dans une famille protestante d’une grande noblesse. Fille de Gaspard III de Coligny, maréchal de Châtillon et de France, et d’Anne de Polignac, elle est aussi l’arrière-petite-fille de l’amiral de Coligny assassiné lors de la Saint-Barthélemy. Elle se marie en 1643 avec Thomas Hamilton, comte de Haddington et le suit jusqu’en Écosse. Devenue veuve en 1645, elle revient en France. Lors de son second mariage en 1647 avec Gaspard de Champagne, comte de La Suze, elle prend ce nom qui deviendra son nom d’autrice. Son mari, qu’elle répète ne pas avoir choisi, s’avère borgne, ivrogne et endetté (Tallemant, ''Historiettes''). Elle séjourne alors à Paris, à Lumigny ou encore à Belfort, Gaspard de Champagne étant le seigneur de cette ville de 1640 à 1658. Avant la fin de l’année 1651, Henriette quitte Belfort pour Paris, où elle se convertit au catholicisme deux ans plus tard, ''afin de ne se trouver avec son mari, ni dans ce monde, ni dans l’autre'', selon les mots de Christine de Suède régulièrement repris dans les jugements et notices biographiques à son sujet (voir exemple ''infra''). Ajoutons que cette conversion est avant tout une manière de se fondre dans la société catholique, alors dominante, au vu de la situation des protestants en France à cette période. Un acte notarié du 27 août 1661 déclare la séparation des époux, à la demande de la comtesse. Son époux fait appel et Henriette utilise l’ultime argument pour obtenir gain de cause : celui de l’impuissance dudit mari. Elle ne souhaite pas se remarier et consacre sa vie aux lettres. Elle meurt le 9 ou le 10 mars 1673.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Connue en littérature sous le nom de « comtesse de La Suze », elle est considérée comme l’une des poétesses les plus marquantes du siècle. Elle est en effet à la tête d’un salon parisien très fréquenté où se rendent ses amies, [[Anne de Lenclos|Ninon de Lenclos]], [[Marie-Catherine Desjardins|Mme de Villedieu]], [[Madeleine de Scudéry]]. Elle compte un grand nombre d’émules. Ses premiers vers sont publiés en 1653 dans le recueil Sercy (''Poésies choisies''), mais ils circulaient déjà sous forme manuscrite. L’histoire littéraire associe son nom à une forme poétique dans laquelle elle s’est illustrée : l’élégie. C’est elle qui a remis en vogue cette forme antique en l’adaptant au goût du temps. Si son corpus est souvent réduit à cette forme, elle s’est aussi illustrée en poésie en composant des odes, de nombreuses chansons et autres petits genres poétiques mondains. Son style, souvent décrit par ses éditeurs et commentateurs comme ''tendre, délicat ou passionné'', se distingue par ses accents élégiaques ou discrètement érotiques, notamment dans ses chansons. Ses élégies, véritables « tubes » (M. Speyer, voir ''infra''), sont éditées et rééditées dans les recueils collectifs les plus célèbres de son époque. Ses pièces sont notamment diffusées dans le recueil La Suze-Pellisson (G. Quinet, 1663) qui connaîtra de multiples rééditions et augmentations jusqu’en 1748. Elle obtient également un privilège pour imprimer un recueil personnel qui paraît en 1666 chez C. de Sercy. Elle fait ainsi partie des rares poétesses du XVIIe à publier une édition personnelle de ses vers. Son œuvre reste en vogue dans la première partie du siècle suivant. Toutefois, si certains lui attribuent la fameuse élégie « Tristesse, ennui, chagrin », cette attribution est discutable : l’élégie apparaît dans le recueil Lauvergne (1680) et non dans son recueil personnel ; de plus la comtesse n’a jamais signé cette élégie, alors qu’elle avait l’habitude de signer ses poèmes de son nom complet ou de ses initiales M. L. C. D. L. S. – ce qui va contre l’usage du temps pour une femme de son rang.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Si l’œuvre de la comtesse de La Suze a mérité les éloges de Boileau, puis a été reçue au XVIIIe siècle comme le pendant moderne des élégiaques latins, nombreux sont ceux qui répètent que la comtesse aurait été aidée par Subligny et Montplaisir. De même, après la publication du recueil Barbin (''Recueil des plus belles pièces des Poètes français, tant anciens que modernes'', 1692), les anthologies ne citent plus ses vers sans les altérer (M. Cuénin, ''infra'', p. 284-289). Son œuvre est donc malmenée au fil des siècles, l’aspect sentimental (voire immoral : on lui prête de nombreux amants) de sa vie étant davantage commenté. Quand ses vers sont mentionnés, ils sont jugés tantôt trop efféminés tantôt trop vigoureux pour être ceux d’une femme. Il faut ainsi réhabiliter la grande modernité de cette autrice qui a revendiqué le droit de choisir librement un mari tout comme celui d’écrire des vers, ce que son œuvre rappelle régulièrement en filigrane. L’édition complète de M. Cuénin-Lieber (2017) permet d’aborder pour la première fois son corpus dans sa totalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Œuvres ==&lt;br /&gt;
* à partir de 1653 : voir les multiples recueils collectifs du temps dans lesquels paraissent ses écrits (comme le recueil collectif de Charles de Sercy où sont publiés quelques-uns de ses vers dès 1653).&lt;br /&gt;
* Madame la Comtesse de la Suze, ''Poésies'', Paris, Charles de Sercy, 1666 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63560502/f7.item].&lt;br /&gt;
* Henriette de Coligny, comtesse de La Suze, ''Élégies, chansons et autres poésies'', éd. Mariette Cuénin-Lieber, Paris, Classiques Garnier, 2017.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Contrat d'indemnité accordée au maréchal d'Albret signé par la comtesse de La Suze, Collection Bibliothèque municipale de Belfort, Ms 94.&lt;br /&gt;
* Lettre autographe de Gaspard de Champagne comte de La Suze au chancelier de Montbéliard, Collection Bibliothèque municipale de Belfort, Ms 97.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Myriam Dufour-Maître, ''Les Précieuses, naissance des femmes de lettres en France au XVIIe siècle'', Paris, Champion classiques, 2008.&lt;br /&gt;
* Renate Kroll, « La chanson des femmes poètes au XVIIe siècle : Mme de La Suze et Mme Deshoulières – Une contribution féminine à la poésie chantée », dans ''La Chanson française et son histoire'', éd. D. Rieger, Tübingen, Narr, 1988, p. 27-45.&lt;br /&gt;
* Alain Niderst, ''Madeleine de Scudéry, Paul Pellisson et leur monde'', Paris, PUF, 1976.&lt;br /&gt;
* Miriam Speyer, « Le ‘‘Recueil La Suze-Pellisson’’, première anthologie de poésies galantes ? », colloque international ''Usages du copier-coller aux XVIe et XVIIe siècles : extraire, réemployer, recomposer'', Caen, PU de Caen, 2021.&lt;br /&gt;
* Miriam Speyer, ''« Briller par la diversité », Les recueils collectifs de poésies au XVIIe siècle (1597-1671)'', Paris, Classiques Garnier, 2021.&lt;br /&gt;
* Linda Timmermans, ''L'Accès des femmes à la culture sous l'Ancien régime'', Paris, Champions classiques, 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix iconographique==&lt;br /&gt;
* Henriette de Coligny, comtesse de la Suze, peinture à l’huile, par Pierre Mignard, seconde moitié du XVIIe siècle, 51x41,1x69, Chantilly, musée Condé [https://www.musee-conde.fr/fr/notice/pe-319-henriette-de-coligny-comtesse-de-la-suze-52f5a727-1418-4d5d-a646-1cbf147abe77] &lt;br /&gt;
* Portrait présumé de la comtesse de Suze attribué à Jean Le Vieux Petitot, miniature sur émail, Paris, musée du Louvre, département des arts graphiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* « La Mareschale sa mere […] la maria au comte de la Suze, tout borgne, tout yvroigne et tout endebté qu’il estoit. […] Mme de la Suze, qui paroissoit stupide en son enfance, et qui en conversation ne disoit quasy rien il n’y a pas trop long-temps encore, fit des vers dez qu’elle fut en Escosse ; elle en laissa voir dez qu’elle fut remariée, qui n’estoient bons qu’à brusler. Depuis elle a fait des elegies les plus tendres et les plus amoureuses du monde, qui courent partout. » (Tallemant des Réaux, ''Historiettes'', t. II, éd. Antoine Adam, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1961, p. 106-108).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Je passerois condamnation sur la satire et sur l’élégie, quoiqu’il y ait des satires de Régnier admirables, et des élégies de Voiture, de Sarrazin, &amp;amp; de la comtesse de la Suze, d’un agrément infini » (''Oeuvres de M. Boileau Despréaux'', éd. de Saint-Marc, t. III, Paris, David / Durand, 1747, « Lettre à Monsieur Perrault », p. 376-377).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Mais pour te faire voir une grâce tout à fait grande, regarde cette femme qui t'apparaît ; elle a comme tu vois la taille de Pallas, et sa beauté a je ne sais quoi de doux, de languissant, et de passionné, qui ressemble assez à cet air charmant que les peintres donnent à Vénus. Cette illustre personne sera d'une si grande naissance, qu'elle ne verra presque que les maisons royales au-dessus de la sienne ; mais pour ne te parler que d'elle, sache qu'elle naîtra encore avec plus d'esprit que de beauté, quoique comme tu le peux voir, elle doive avoir mille charmes. Elle aura même une bonté généreuse, qui la rendra digne de beaucoup de louanges ; mais sans te parler de tant d’autres qualités surprenantes que le Ciel lui donnera, sache seulement qu’elle fera des élégies si belles, si pleines de passion, et si précisément du caractère qu’elles doivent être pour être parfaites, qu’elle surpassera tous ceux qui l’auront précédée, et tous ceux qui la voudront suivre. » (Madeleine de Scudéry, ''« De l’air galant » et autres Conversations (1653-1684). Pour une étude de l’archive galante'', éd. Delphine Denis, Paris, Honoré Champion, 1998, p. 241-242).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « DORALISE est une pretieuse de qualité qui a autant fait parler d’elle que pas une femme du royaume. Ses ecrits sont agreables et touchans ; elle reussit fort bien en prose, mais elle charme en vers. Tout ce qu’il a de gens de lettres dans Athenes et de galands ont suivy cette belle. On dit mesme qu’elle a ecouté les soupirs de quelques uns ; mais il ne le faut pas croire. Elle a longtems demeuré du costé de Caesarée, où elle estoit fort estimée de toute la province, et surtout de Licidas, qui a un chasteau dans ce païs. Elle s’appelloit autrefois Sestiane, parce qu’elle estoit mariée avec Sestianès ; mais un divorce est survenu, qui luy a rendu cette liberté necessaire à une pretieuse. Elle a logé dans le quartier de la Normandie ; à present elle habite celuy de Leolie, et sa ruelle est tousjours une des plus considerables de l’empire des pretieuses. » (Somaize, ''Le Dictionnaire des Precieuses'', nouvelle édition, par M. Ch.-L. Livet, t. I, Paris, P. Jannet, [1660], 1856, p. 66-67).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « La négligence de Madame la Comtesse de la Suze étoit extrême pour ses affaires domestiques ; son esprit étoit tout occupé à composer des Vers &amp;amp; à filer le parfait amour, à la manière des Belles des Romans, ce qui étoit à la mode de son tems, même parmi quelques Dames de la premiere condition &amp;amp; d’un caractere grave, qui n’étoient pas sans quelques Amans &amp;amp; Chevaliers respectueux […]. Quelques personnes ont dit que Montplaisir &amp;amp; Subligny l’ont guidée dans l’art de rimer ; mais tout le monde convient qu’elle avoit beaucoup d’esprit &amp;amp; une grande delicatesse dans les sentimens. Cette Dame s’est rendue celebre par divers ouvrages de Poësie ; elle a excellé surtout dans l’Elegie ; ses sentiments sont nobles &amp;amp; tendres ; elle pense d’une manière fine, &amp;amp; son stile est touchant &amp;amp; plein de graces. Elle a composé quelques Odes, entr’autres une pour la Reine de Suede. […] Personne n’a jamais été plus louée que la Comtesse de la Suze ; ses partisans disoient que l’Amour-même lui avoit appris à écrire avec toute la tendresse &amp;amp; toute la delicatesse possible ; &amp;amp; qu’elle seule avoit tout l’esprit des neuf doctes Sœurs ; c’est ce que Charleval, un de nos plus beaux Esprits, marque par ces Vers: ''Comtesse, à qui l’Amour apprit // L’art d’écrire avecque tendresse // Et qui seule avez tout l’esprit  // Des neuf doctes Sœurs de la Grèce. // Vous consacrez votre loisir // Par des vers dignes de mémoire ; // Le Louvre en fait tout son plaisir, // Et le Parnasse en fait sa gloire. // Sappho par son esprit charmant, // S’acquit une gloire immortelle ; // Mais rien, que le tems seulement, // Ne vous fit aller après elle. […]'' » (Titon du Tillet, ''Le Parnasse françois'', Paris, Jean-Baptiste Coignard, 1732, p. 324-327).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « HENRIETTE DE COLIGNY, si connuë sous le nom de Comtesse de la Suze, étoit fille de Gaspard de Coligny, Seigneur de Châtillon, Maréchal de France, mort en 1646. Elle épousa en premieres nôces par Contrat du 8 Août 1643 Thomas Hamilton, Comte de Hadington ; &amp;amp; en secondes nôces, Gaspard de Champagne, Comte de la Suze, élevé comme elle dans les principes de la Réformation. Livrée successivement à ces deux Epoux, elle n’eut pour eux que de l’aversion &amp;amp; de l’horreur : soit qu’elle fût inconstante dans ses affections, ou qu’elle eut un penchant naturel pour la galanterie : du moins est-il certain que ses Elegies ne respirent que la passion. Quoiqu’il en soit, le Comte de la Suze devenu jaloux, prit la résolution d’emmener son épouse dans une de ses Terres. Il n’en fallut pas davantage pour inspirer à celle-ci le dessein d’une séparation entiere. Pour y mieux réussir, elle abjura l’Hérésie le vingt juillet 1653 ce qu’elle fit, dit la Reine de Suede, ''afin de ne se trouver avec son mari, ni dans ce monde, ni dans l’autre''. Elle conçut encore le dessein de rompre son mariage ; &amp;amp; pour avoir le consentement de M. de la Suze, elle lui fit offrir vingt cinq mille écus. La somme fut acceptée, &amp;amp; le mariage cassé par Arrêt du Parlement, après plusieurs Jugemens rendus en différens Tribunaux. On dit alors que l’Ami qui s’étoit mêlé de cette affaire, avoit fait perdre à Madame de la Suze cinquante mille écus ; parce que non seulement elle auroit conservé les vingt cinq mille qu’elle avoit donnez à son mari ; mais que son mari lui en auroit donné vingt cinq mille autres pour se défaire d’elle. Elle mourut à Paris le 10 mars 1673 &amp;amp; fut enterrée dans l’Eglise de Saint Paul. Malheureuse en amour, elle a dû tourner du côté de l’Elégie, ainsi qu’elle a fait, le talent qu’elle avoit reçu pour la Poësie. Si par ce même talent elle effaça la réputation de Sapho, comme l’assure Maurier dans ses Mémoires, il faut avoüer que Sapho l’emporte infiniment sur elle par le tour &amp;amp; la beauté du vers. Quoique née ''avec'' ''un génie si puissant pour la Poësie'', Madame de la Suze ne pût jamais enchaîner la rime. Elle digeroit ses pensées, elle les exprimoit poëtiquement ; mais pour les rimer, il falloit qu’elle employât un secours étranger. Elle s’adressa donc tantôt à M. de Montplaisir, l’objet de plusieurs de ses Elégies, &amp;amp; tantôt à M. de Subligny, à qui on attribuë la vie de Henriette Silvie de Moliere [de Mme de Villedieu]. Dans Clelie, Hésiode endormi sur le Parnasse voit les Muses en songe, &amp;amp; Calliope lui montre les Poëtes qui naîtront dans la suite des temps. […] Cette partie de la prédiction qui lui promet tant de loüanges, a eu son entier accomplissement. On peut dire que jamais personne ne fut plus loüée que la Comtesse de la Suze. C’étoit, disent les Panégyristes, c’étoit l’Amour même qui lui avoit appris à écrire avec tendresse : seule elle avoit tout l’esprit des neuf doctes Sœurs. Ses vers étoient les délices du Louvre, &amp;amp; la gloire du Parnasse ; &amp;amp; rien que le tems seulement ne la faisoit aller après Sapho. Je défierois, dit ''Gueret'', dans sa Carte de la Cour, je défierois le Dieu des vers, d’entendre mieux qu’elle la galanterie ; ''il pouvoit aussi défier la Déesse de Cithere'', si je ne sçavois parfaitement qu’ils sont aussi galans l’un que l’autre ; mais j’ose dire à la honte du Dieu d’Amour, qu’il a fait moins de conquêtes illustres avec ses fléches, qu’elle en a fait jusqu’ici avec ses vers. Enfin c’est pour elle que furent faits ces quatre vers attribués à M. de Fieubet : ''Quae Dea sublimi rapitur per inania curru ? // An Juno ? an Pallas, num Venus ipsa venit ?  // Si genus inspicias, Juno ; si scripta, Minerva ; // Si spectes oculos, mater Amoris erit.'' » (''Recueil de pieces galantes, en prose et en vers, de Madame la Comtesse de La Suze, et de Monsieur Pellisson'', nouvelle Edition […], t. I, Trévoux, 1748, vie de la comtesse de la Suze rédigée dans la préface p. XIV-XXII).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Mme de la Suze était d’une grande beauté et possédait une physionomie charmante. Ses poésies sont presque toutes rimées par Pellisson. Elles sont d’une douceur que l’on pourrait appeler fade ; le monde littéraire qui constituait sa petite cour les admirait aveuglément. » (Louise d’Alq, ''Anthologie des femmes écrivains, poètes, prosateurs depuis l’origine de la langue française jusqu’à nos jours'', Paris, Bureau des causes familières, 1893, p. 66-67). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Elle écrit pour se distraire, parce que la mode ou parce que l’amour lui commande d’écrire. Mais, dans la société qui l’environne, elle exerce une influence bienfaisante. Sa ruelle perpétue l’atmosphère de Rambouillet. […] Elle est un centre d’émulation poétique. Les plus délicats esprits s’y conjoignent. Molière l’excepte des vindictes de la raison et de la clarté. Elle se différencie totalement des alcôves où vivent en communauté des péronnelles façonnières. Il en demeure, à travers le temps, un rayon de grâce et de politesse » (Émile Magne, ''Madame de La Suze (Henriette de Coligny) et la Société précieuse'', Paris, Société du Mercure de France, 1908, p. 257).&lt;br /&gt;
   &lt;br /&gt;
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{{DEFAULTSORT:Coligny, comtesse de La Suze, Henriette, de}}[[Catégorie:Personnage]][[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Poésie]] [[Catégorie: Salon, cour, cercle]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Henriette_de_Coligny,_comtesse_de_La_Suze</id>
		<title>Henriette de Coligny, comtesse de La Suze</title>
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				<updated>2025-03-28T13:55:24Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : /* Notice de Élise Legendre, 2025 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = Henriette de Coligny, comtesse d’Haddington, comtesse de La Suze &lt;br /&gt;
| conjoints = Thomas Hamilton, comte de Haddington&amp;lt;br/&amp;gt;Gaspard de Champagne, comte de La Suze&lt;br /&gt;
| dénominations = Henriette de Coligny, madame de La Suze, la comtesse de La Suze&lt;br /&gt;
| naissance = 17 janvier 1623&lt;br /&gt;
| décès = 9 ou 10 mars 1673&lt;br /&gt;
| briquet = oui&lt;br /&gt;
| buffet = oui&lt;br /&gt;
| riballiercosson = oui&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Élise Legendre]], 2025 ==&lt;br /&gt;
Henriette de Coligny naît le 17 janvier 1623 à Châtillon (Loiret) dans une famille protestante d’une grande noblesse. Fille de Gaspard III de Coligny, maréchal de Châtillon et de France, et d’Anne de Polignac, elle est aussi l’arrière-petite-fille de l’amiral de Coligny assassiné lors de la Saint-Barthélemy. Elle se marie en 1643 avec Thomas Hamilton, comte de Haddington et le suit jusqu’en Écosse. Devenue veuve en 1645, elle revient en France. Lors de son second mariage en 1647 avec Gaspard de Champagne, comte de La Suze, elle prend ce nom qui deviendra son nom d’autrice. Son mari, qu’elle répète ne pas avoir choisi, s’avère borgne, ivrogne et endetté (Tallemant, ''Historiettes''). Elle séjourne alors à Paris, à Lumigny ou encore à Belfort, Gaspard de Champagne étant le seigneur de cette ville de 1640 à 1658. Avant la fin de l’année 1651, Henriette quitte Belfort pour Paris, où elle se convertit au catholicisme deux ans plus tard, ''afin de ne se trouver avec son mari, ni dans ce monde, ni dans l’autre'', selon les mots de Christine de Suède régulièrement repris dans les jugements et notices biographiques à son sujet (voir exemple ''infra''). Ajoutons que cette conversion est avant tout une manière de se fondre dans la société catholique, alors dominante, au vu de la situation des protestants en France à cette période. Un acte notarié du 27 août 1661 déclare la séparation des époux, à la demande de la comtesse. Son époux fait appel et Henriette utilise l’ultime argument pour obtenir gain de cause : celui de l’impuissance dudit mari. Elle ne souhaite pas se remarier et consacre sa vie aux lettres. Elle meurt le 9 ou le 10 mars 1673.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Connue en littérature sous le nom de « comtesse de La Suze », elle est considérée comme l’une des poétesses les plus marquantes du siècle. Elle est en effet à la tête d’un salon parisien très fréquenté où se rendent ses amies, [[Anne de Lenclos|Ninon de Lenclos]], [[Marie-Catherine Desjardins|Mme de Villedieu]], [[Madeleine de Scudéry]]. Elle compte un grand nombre d’émules. Ses premiers vers sont publiés en 1653 dans le recueil Sercy (''Poésies choisies''), mais ils circulaient déjà sous forme manuscrite. L’histoire littéraire associe son nom à une forme poétique dans laquelle elle s’est illustrée : l’élégie. C’est elle qui a remis en vogue cette forme antique en l’adaptant au goût du temps. Si son corpus est souvent réduit à cette forme, elle s’est aussi illustrée en poésie en composant des odes, de nombreuses chansons et autres petits genres poétiques mondains. Son style, souvent décrit par ses éditeurs et commentateurs comme ''tendre, délicat ou passionné'', se distingue par ses accents élégiaques ou discrètement érotiques, notamment dans ses chansons. Ses élégies, véritables « tubes » (M. Speyer, voir ''infra''), sont éditées et rééditées dans les recueils collectifs les plus célèbres de son époque. Ses pièces sont notamment diffusées dans le recueil La Suze-Pellisson (G. Quinet, 1663) qui connaîtra de multiples rééditions et augmentations jusqu’en 1748. Elle obtient également un privilège pour imprimer un recueil personnel qui paraît en 1666 chez C. de Sercy. Elle fait ainsi partie des rares poétesses du XVIIe à publier une édition personnelle de ses vers. Son œuvre reste en vogue dans la première partie du siècle suivant. Toutefois, si certains lui attribuent la fameuse élégie « Tristesse, ennui, chagrin », cette attribution est discutable : l’élégie apparaît dans le recueil Lauvergne (1680) et non dans son recueil personnel ; de plus la comtesse n’a jamais signé cette élégie, alors qu’elle avait l’habitude de signer ses poèmes de son nom complet ou de ses initiales M. L. C. D. L. S. – ce qui va contre l’usage du temps pour une femme de son rang.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Si l’œuvre de la comtesse de La Suze a mérité les éloges de Boileau, puis a été reçue au XVIIIe siècle comme le pendant moderne des élégiaques latins, nombreux sont ceux qui répètent que la comtesse aurait été aidée par Subligny et Montplaisir. De même, après la publication du recueil Barbin (''Recueil des plus belles pièces des Poètes français, tant anciens que modernes'', 1692), les anthologies ne citent plus ses vers sans les altérer (M. Cuénin, ''infra'', p. 284-289). Son œuvre est donc malmenée au fil des siècles, l’aspect sentimental (voire immoral : on lui prête de nombreux amants) de sa vie étant davantage commenté. Quand ses vers sont mentionnés, ils sont jugés tantôt trop efféminés tantôt trop vigoureux pour être ceux d’une femme. Il faut ainsi réhabiliter la grande modernité de cette autrice qui a revendiqué le droit de choisir librement un mari tout comme celui d’écrire des vers, ce que son œuvre rappelle régulièrement en filigrane. L’édition complète de M. Cuénin-Lieber (2017) permet d’aborder pour la première fois son corpus dans sa totalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Œuvres ==&lt;br /&gt;
* à partir de 1653 : voir les multiples recueils collectifs du temps dans lesquels paraissent ses écrits (comme le recueil collectif de Charles de Sercy où sont publiés quelques-uns de ses vers dès 1653).&lt;br /&gt;
* Madame la Comtesse de la Suze, ''Poésies'', Paris, Charles de Sercy, 1666 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63560502/f7.item].&lt;br /&gt;
* Henriette de Coligny, comtesse de La Suze, ''Élégies, chansons et autres poésies'', éd. Mariette Cuénin-Lieber, Paris, Classiques Garnier, 2017.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Contrat d'indemnité accordée au maréchal d'Albret signé par la comtesse de La Suze, Collection Bibliothèque municipale de Belfort, Ms 94.&lt;br /&gt;
* Lettre autographe de Gaspard de Champagne comte de La Suze au chancelier de Montbéliard, Collection Bibliothèque municipale de Belfort, Ms 97.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Myriam Dufour-Maître, ''Les Précieuses, naissance des femmes de lettres en France au XVIIe siècle'', Paris, Champion classiques, 2008.&lt;br /&gt;
* Renate Kroll, « La chanson des femmes poètes au XVIIe siècle : Mme de La Suze et Mme Deshoulières – Une contribution féminine à la poésie chantée », dans ''La Chanson française et son histoire'', éd. D. Rieger, Tübingen, Narr, 1988, p. 27-45.&lt;br /&gt;
* Alain Niderst, ''Madeleine de Scudéry, Paul Pellisson et leur monde'', Paris, 1976.&lt;br /&gt;
* Miriam Speyer, « Le ‘‘Recueil La Suze-Pellisson’’, première anthologie de poésies galantes ? », colloque international ''Usages du copier-coller aux XVIe et XVIIe siècles : extraire, réemployer, recomposer'', Caen, PU de Caen, 2021.&lt;br /&gt;
* Miriam Speyer, ''« Briller par la diversité », Les recueils collectifs de poésies au XVIIe siècle (1597-1671)'', Paris, Classiques Garnier, 2021.&lt;br /&gt;
* Linda Timmermans, ''L'Accès des femmes à la culture sous l'Ancien régime'', Paris, Champions classiques, 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix iconographique==&lt;br /&gt;
* Henriette de Coligny, comtesse de la Suze, peinture à l’huile, par Pierre Mignard, seconde moitié du XVIIe siècle, 51x41,1x69, Chantilly, musée Condé [https://www.musee-conde.fr/fr/notice/pe-319-henriette-de-coligny-comtesse-de-la-suze-52f5a727-1418-4d5d-a646-1cbf147abe77] &lt;br /&gt;
* Portrait présumé de la comtesse de Suze attribué à Jean Le Vieux Petitot, miniature sur émail, Paris, musée du Louvre, département des arts graphiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* « La Mareschale sa mere […] la maria au comte de la Suze, tout borgne, tout yvroigne et tout endebté qu’il estoit. […] Mme de la Suze, qui paroissoit stupide en son enfance, et qui en conversation ne disoit quasy rien il n’y a pas trop long-temps encore, fit des vers dez qu’elle fut en Escosse ; elle en laissa voir dez qu’elle fut remariée, qui n’estoient bons qu’à brusler. Depuis elle a fait des elegies les plus tendres et les plus amoureuses du monde, qui courent partout. » (Tallemant des Réaux, ''Historiettes'', t. II, éd. Antoine Adam, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1961, p. 106-108).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Je passerois condamnation sur la satire et sur l’élégie, quoiqu’il y ait des satires de Régnier admirables, et des élégies de Voiture, de Sarrazin, &amp;amp; de la comtesse de la Suze, d’un agrément infini » (''Oeuvres de M. Boileau Despréaux'', éd. de Saint-Marc, t. III, Paris, David / Durand, 1747, « Lettre à Monsieur Perrault », p. 376-377).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Mais pour te faire voir une grâce tout à fait grande, regarde cette femme qui t'apparaît ; elle a comme tu vois la taille de Pallas, et sa beauté a je ne sais quoi de doux, de languissant, et de passionné, qui ressemble assez à cet air charmant que les peintres donnent à Vénus. Cette illustre personne sera d'une si grande naissance, qu'elle ne verra presque que les maisons royales au-dessus de la sienne ; mais pour ne te parler que d'elle, sache qu'elle naîtra encore avec plus d'esprit que de beauté, quoique comme tu le peux voir, elle doive avoir mille charmes. Elle aura même une bonté généreuse, qui la rendra digne de beaucoup de louanges ; mais sans te parler de tant d’autres qualités surprenantes que le Ciel lui donnera, sache seulement qu’elle fera des élégies si belles, si pleines de passion, et si précisément du caractère qu’elles doivent être pour être parfaites, qu’elle surpassera tous ceux qui l’auront précédée, et tous ceux qui la voudront suivre. » (Madeleine de Scudéry, ''« De l’air galant » et autres Conversations (1653-1684). Pour une étude de l’archive galante'', éd. Delphine Denis, Paris, Honoré Champion, 1998, p. 241-242).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « DORALISE est une pretieuse de qualité qui a autant fait parler d’elle que pas une femme du royaume. Ses ecrits sont agreables et touchans ; elle reussit fort bien en prose, mais elle charme en vers. Tout ce qu’il a de gens de lettres dans Athenes et de galands ont suivy cette belle. On dit mesme qu’elle a ecouté les soupirs de quelques uns ; mais il ne le faut pas croire. Elle a longtems demeuré du costé de Caesarée, où elle estoit fort estimée de toute la province, et surtout de Licidas, qui a un chasteau dans ce païs. Elle s’appelloit autrefois Sestiane, parce qu’elle estoit mariée avec Sestianès ; mais un divorce est survenu, qui luy a rendu cette liberté necessaire à une pretieuse. Elle a logé dans le quartier de la Normandie ; à present elle habite celuy de Leolie, et sa ruelle est tousjours une des plus considerables de l’empire des pretieuses. » (Somaize, ''Le Dictionnaire des Precieuses'', nouvelle édition, par M. Ch.-L. Livet, t. I, Paris, P. Jannet, [1660], 1856, p. 66-67).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « La négligence de Madame la Comtesse de la Suze étoit extrême pour ses affaires domestiques ; son esprit étoit tout occupé à composer des Vers &amp;amp; à filer le parfait amour, à la manière des Belles des Romans, ce qui étoit à la mode de son tems, même parmi quelques Dames de la premiere condition &amp;amp; d’un caractere grave, qui n’étoient pas sans quelques Amans &amp;amp; Chevaliers respectueux […]. Quelques personnes ont dit que Montplaisir &amp;amp; Subligny l’ont guidée dans l’art de rimer ; mais tout le monde convient qu’elle avoit beaucoup d’esprit &amp;amp; une grande delicatesse dans les sentimens. Cette Dame s’est rendue celebre par divers ouvrages de Poësie ; elle a excellé surtout dans l’Elegie ; ses sentiments sont nobles &amp;amp; tendres ; elle pense d’une manière fine, &amp;amp; son stile est touchant &amp;amp; plein de graces. Elle a composé quelques Odes, entr’autres une pour la Reine de Suede. […] Personne n’a jamais été plus louée que la Comtesse de la Suze ; ses partisans disoient que l’Amour-même lui avoit appris à écrire avec toute la tendresse &amp;amp; toute la delicatesse possible ; &amp;amp; qu’elle seule avoit tout l’esprit des neuf doctes Sœurs ; c’est ce que Charleval, un de nos plus beaux Esprits, marque par ces Vers: ''Comtesse, à qui l’Amour apprit // L’art d’écrire avecque tendresse // Et qui seule avez tout l’esprit  // Des neuf doctes Sœurs de la Grèce. // Vous consacrez votre loisir // Par des vers dignes de mémoire ; // Le Louvre en fait tout son plaisir, // Et le Parnasse en fait sa gloire. // Sappho par son esprit charmant, // S’acquit une gloire immortelle ; // Mais rien, que le tems seulement, // Ne vous fit aller après elle. […]'' » (Titon du Tillet, ''Le Parnasse françois'', Paris, Jean-Baptiste Coignard, 1732, p. 324-327).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « HENRIETTE DE COLIGNY, si connuë sous le nom de Comtesse de la Suze, étoit fille de Gaspard de Coligny, Seigneur de Châtillon, Maréchal de France, mort en 1646. Elle épousa en premieres nôces par Contrat du 8 Août 1643 Thomas Hamilton, Comte de Hadington ; &amp;amp; en secondes nôces, Gaspard de Champagne, Comte de la Suze, élevé comme elle dans les principes de la Réformation. Livrée successivement à ces deux Epoux, elle n’eut pour eux que de l’aversion &amp;amp; de l’horreur : soit qu’elle fût inconstante dans ses affections, ou qu’elle eut un penchant naturel pour la galanterie : du moins est-il certain que ses Elegies ne respirent que la passion. Quoiqu’il en soit, le Comte de la Suze devenu jaloux, prit la résolution d’emmener son épouse dans une de ses Terres. Il n’en fallut pas davantage pour inspirer à celle-ci le dessein d’une séparation entiere. Pour y mieux réussir, elle abjura l’Hérésie le vingt juillet 1653 ce qu’elle fit, dit la Reine de Suede, ''afin de ne se trouver avec son mari, ni dans ce monde, ni dans l’autre''. Elle conçut encore le dessein de rompre son mariage ; &amp;amp; pour avoir le consentement de M. de la Suze, elle lui fit offrir vingt cinq mille écus. La somme fut acceptée, &amp;amp; le mariage cassé par Arrêt du Parlement, après plusieurs Jugemens rendus en différens Tribunaux. On dit alors que l’Ami qui s’étoit mêlé de cette affaire, avoit fait perdre à Madame de la Suze cinquante mille écus ; parce que non seulement elle auroit conservé les vingt cinq mille qu’elle avoit donnez à son mari ; mais que son mari lui en auroit donné vingt cinq mille autres pour se défaire d’elle. Elle mourut à Paris le 10 mars 1673 &amp;amp; fut enterrée dans l’Eglise de Saint Paul. Malheureuse en amour, elle a dû tourner du côté de l’Elégie, ainsi qu’elle a fait, le talent qu’elle avoit reçu pour la Poësie. Si par ce même talent elle effaça la réputation de Sapho, comme l’assure Maurier dans ses Mémoires, il faut avoüer que Sapho l’emporte infiniment sur elle par le tour &amp;amp; la beauté du vers. Quoique née ''avec'' ''un génie si puissant pour la Poësie'', Madame de la Suze ne pût jamais enchaîner la rime. Elle digeroit ses pensées, elle les exprimoit poëtiquement ; mais pour les rimer, il falloit qu’elle employât un secours étranger. Elle s’adressa donc tantôt à M. de Montplaisir, l’objet de plusieurs de ses Elégies, &amp;amp; tantôt à M. de Subligny, à qui on attribuë la vie de Henriette Silvie de Moliere [de Mme de Villedieu]. Dans Clelie, Hésiode endormi sur le Parnasse voit les Muses en songe, &amp;amp; Calliope lui montre les Poëtes qui naîtront dans la suite des temps. […] Cette partie de la prédiction qui lui promet tant de loüanges, a eu son entier accomplissement. On peut dire que jamais personne ne fut plus loüée que la Comtesse de la Suze. C’étoit, disent les Panégyristes, c’étoit l’Amour même qui lui avoit appris à écrire avec tendresse : seule elle avoit tout l’esprit des neuf doctes Sœurs. Ses vers étoient les délices du Louvre, &amp;amp; la gloire du Parnasse ; &amp;amp; rien que le tems seulement ne la faisoit aller après Sapho. Je défierois, dit ''Gueret'', dans sa Carte de la Cour, je défierois le Dieu des vers, d’entendre mieux qu’elle la galanterie ; ''il pouvoit aussi défier la Déesse de Cithere'', si je ne sçavois parfaitement qu’ils sont aussi galans l’un que l’autre ; mais j’ose dire à la honte du Dieu d’Amour, qu’il a fait moins de conquêtes illustres avec ses fléches, qu’elle en a fait jusqu’ici avec ses vers. Enfin c’est pour elle que furent faits ces quatre vers attribués à M. de Fieubet : ''Quae Dea sublimi rapitur per inania curru ? // An Juno ? an Pallas, num Venus ipsa venit ?  // Si genus inspicias, Juno ; si scripta, Minerva ; // Si spectes oculos, mater Amoris erit.'' » (''Recueil de pieces galantes, en prose et en vers, de Madame la Comtesse de La Suze, et de Monsieur Pellisson'', nouvelle Edition […], t. I, Trévoux, 1748, vie de la comtesse de la Suze rédigée dans la préface p. XIV-XXII).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Mme de la Suze était d’une grande beauté et possédait une physionomie charmante. Ses poésies sont presque toutes rimées par Pellisson. Elles sont d’une douceur que l’on pourrait appeler fade ; le monde littéraire qui constituait sa petite cour les admirait aveuglément. » (Louise d’Alq, ''Anthologie des femmes écrivains, poètes, prosateurs depuis l’origine de la langue française jusqu’à nos jours'', Paris, Bureau des causes familières, 1893, p. 66-67). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Elle écrit pour se distraire, parce que la mode ou parce que l’amour lui commande d’écrire. Mais, dans la société qui l’environne, elle exerce une influence bienfaisante. Sa ruelle perpétue l’atmosphère de Rambouillet. […] Elle est un centre d’émulation poétique. Les plus délicats esprits s’y conjoignent. Molière l’excepte des vindictes de la raison et de la clarté. Elle se différencie totalement des alcôves où vivent en communauté des péronnelles façonnières. Il en demeure, à travers le temps, un rayon de grâce et de politesse » (Émile Magne, ''Madame de La Suze (Henriette de Coligny) et la Société précieuse'', Paris, Société du Mercure de France, 1908, p. 257).&lt;br /&gt;
   &lt;br /&gt;
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{{DEFAULTSORT:Coligny, comtesse de La Suze, Henriette, de}}[[Catégorie:Personnage]][[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Poésie]] [[Catégorie: Salon, cour, cercle]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/SiefarWikiFr:Actualit%C3%A9s</id>
		<title>SiefarWikiFr:Actualités</title>
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				<updated>2025-03-28T13:27:58Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : /* 2025 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Les nouvelles notices du Dictionnaire de la Siefar ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==2025==&lt;br /&gt;
* [[Henriette de Coligny, comtesse de La Suze]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Béville]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Véronique Nicole Guéniveau]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Louise Marot]]&lt;br /&gt;
* [[Élisabeth d'Aliès de Mondonville, présidente Du Bourg]]&lt;br /&gt;
* [[Victoire-Françoise Poisson]]&lt;br /&gt;
* [[Nicole Gassot]]&lt;br /&gt;
* [[Alix Faviot]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Le Moyne]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Raguenau]] &lt;br /&gt;
* [[Claude le Hain]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise Scelles de la Varengère]]&lt;br /&gt;
* [[Marie de Cadrels]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise Jacob de Montfleury]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Jacob]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Du Pouget]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine de Lyée/de Liée]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Dumont]]&lt;br /&gt;
* [[Suzanne de Terson]]&lt;br /&gt;
* [[Mademoiselle Certain]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2024===&lt;br /&gt;
* [[Catherine Desurlis]]&lt;br /&gt;
* [[Etiennette Desurlis]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2023===&lt;br /&gt;
* [[Henriette Fitz-James]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Jourdan]]&lt;br /&gt;
* [[Madame Ulrich]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2022===&lt;br /&gt;
* [[Catherine Leclerc du Rosé]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne-Olivier Bourguignon]]&lt;br /&gt;
* [[Thérèse Marquise de Gorla]]&lt;br /&gt;
* [[Antoinette de Bourbon-Vendôme]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Marie Madeleine Fontaine]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Charlotte Françoise Marlin]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Noble]]&lt;br /&gt;
* [[Gabrielle Suchon]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite de Jousserand]]&lt;br /&gt;
* [[Gerberge de Saxe]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Béjart]]&lt;br /&gt;
* [[Geneviève Béjart]]&lt;br /&gt;
* [[Esprit-Madeleine Pocquelin]]&lt;br /&gt;
* [[Armande Béjart]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2021===&lt;br /&gt;
* [[Médée]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Chaussé]]&lt;br /&gt;
* [[Claire-Thérèse d'Aguesseau]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Charlotte Émilie Le Fèvre de Caumartin]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Anne-Catherine d'Amoressan de Pressigny]]&lt;br /&gt;
* [[Anne-Josèphe Bonnier de la Mosson]]&lt;br /&gt;
* [[Émilie]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Delanoue]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Laigle]]&lt;br /&gt;
* [[Marianne Chatain]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Seguin]]&lt;br /&gt;
* [[Isabelle Péna]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2020===&lt;br /&gt;
* [[Marguerite de Provence]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite de Bourgogne (vers 1290-1315)]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne de Bourgogne (vers 1290-1330)]]&lt;br /&gt;
* [[Blanche de Bourgogne (1296-ca 1325-1326)]]&lt;br /&gt;
* [[Suzanne Habert]]&lt;br /&gt;
* [[Marie de la Troche de Savonnières]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Anne Laurent]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise Lecocq]]&lt;br /&gt;
* [[Élisabeth de Bohême]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite ou Geneviève Blanchot]]&lt;br /&gt;
* [[Louise de Stolberg-Gedern]]&lt;br /&gt;
* [[Louise de Bossigny, comtesse d'Auneuil]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite d'York]]&lt;br /&gt;
* [[Catherine Michelle Chauchat]]&lt;br /&gt;
* [[Louise-Françoise de La Baume Le Blanc de La Vallière]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise dite Athénaïs de Rochechouart de Mortemart]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Angélique de Scorailles de Roussille]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Gouze, dite Olympe de Gouges]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2019===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Marie Antoinette Cailleau]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Madeleine du Moncel de Martinvast]]&lt;br /&gt;
* [[Antoinette-Adrienne de Rabaudy]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Louise Ladoux]]&lt;br /&gt;
* [[Renée-Françoise Le Vacher]]&lt;br /&gt;
* [[Clémence Richard]]&lt;br /&gt;
* [[Elisabeth Julienne Pommereul]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Julie Careau]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Jeanne Chastenet de la Brunetière]]&lt;br /&gt;
* [[Angélique Séraphine de Ferrières]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Anne Lambillion]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Élisabeth de La Rochefoucauld]]&lt;br /&gt;
* [[Marthe Jobart]]&lt;br /&gt;
* [[Clémence Richard]]&lt;br /&gt;
* [[Élisabeth Geneviève Gaudin]]&lt;br /&gt;
* [[Isabella Agneta Elisabeth van Tuyll van Serooskerken]] revue en 2019&lt;br /&gt;
* [[Marie-Louise Trichet]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise d'Aubigné]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Élisabeth Boué, dite Mme de La Fite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2018===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Marie d’Avaugour]]&lt;br /&gt;
*[[Anne Depoirieux]]&lt;br /&gt;
*[[Marie de Hautefort]]&lt;br /&gt;
*[[Antoinette Desmoulins]]&lt;br /&gt;
*[[Philippe de Gueldre]]&lt;br /&gt;
*[[Rosalie Ducrollay]]&lt;br /&gt;
*[[Jacqueline Arnauld]]&lt;br /&gt;
*[[Marguerite de Lussan]]&lt;br /&gt;
*[[Élisabeth-Charlotte Huguet de Sémonville]]&lt;br /&gt;
*[[Charlotte-Flandrine d'Orange-Nassau]]&lt;br /&gt;
*[[Giustiniana Wynne]]&lt;br /&gt;
*[[Adélaïde Billet]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2017===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Sophie-Rose de Rosen-Kleinroop]]&lt;br /&gt;
* [[Anne Larcher de Pocancy]]&lt;br /&gt;
* [[Étiennette Delizet]]&lt;br /&gt;
* [[Julie de Lespinasse]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Catherine Peuvret]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Anne Peuvret de Gaudarville]]&lt;br /&gt;
* [[Constance-Marie de Théis]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Anne Magnan]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise de Blacas de Robert d’Escragnolle]] &lt;br /&gt;
* [[Marie-Madeleine de Castille]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Frémiot]]&lt;br /&gt;
* [[Catherine de la Croix de Chevrières]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine de Franc]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise de La Caille]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Fontaine]]&lt;br /&gt;
* [[Honorine Crozat du Châtel]]&lt;br /&gt;
* [[Julienne de Cornillon]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne-Agnès Berthelot de Pléneuf]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2016===&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Pinczon du Hazay]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne-Renée Estièvre]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite Delamarre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2015===&lt;br /&gt;
* [[Marie de Vichy-Chamrond]]&lt;br /&gt;
* [[Charlotte-Rose de Caumont de La Force]]&lt;br /&gt;
* [[Elisabeth-Charlotte d'Orléans]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite Louise d'Orléans]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Séguier]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Louise Élisabeth Félicité Pourrat de la Madelaine]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Anne Christine de Foix de La Valette d'Épernon]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Courillaud]]&lt;br /&gt;
* [[Christine de France]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Bourgeois]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Barré]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise-Marie Jacquelin]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Poussepin]]&lt;br /&gt;
* [[Renée Diveau]]&lt;br /&gt;
* [[Emma de Blois]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2014===&lt;br /&gt;
* [[Jacqueline Bouette de Blémur]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine de Brou]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne de Belcier]]&lt;br /&gt;
* [[Antoinette de Salvan]]&lt;br /&gt;
* [[Mademoiselle Poulain de Nogent]]&lt;br /&gt;
* [[Henriette Marie Françoise Edme]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Leprince]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Moillon]]&lt;br /&gt;
* [[Amélie Louise de Berckheim]]&lt;br /&gt;
* [[Henriette de Berckheim]]&lt;br /&gt;
* [[Octavie de Berckheim]]&lt;br /&gt;
* [[Amélie Anne Dorothée de Dietrich]]&lt;br /&gt;
* [[Amélie Louise Sophie de Dietrich]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Philippine Frédérique Dorothée d’Oberkirch]]&lt;br /&gt;
* [[Frédérique Pfeffel]]&lt;br /&gt;
* [[Suzanne Élisabeth d’Orville]]&lt;br /&gt;
* [[Anne-Elisabeth Schoenemann]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Anne Suzanne de Rathsammhausen]]&lt;br /&gt;
* [[Cercle de Schoppenwihr]]&lt;br /&gt;
* [[Idéologie]]&lt;br /&gt;
* [[Noblesse immémoriale]]&lt;br /&gt;
* [[Trotula]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Flore]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite-Françoise-Lucie Messageot]]&lt;br /&gt;
* [[Anne-Louise Boyvin d'Hardancourt]]&lt;br /&gt;
* [[Didon]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2013 ===&lt;br /&gt;
* [[Ide de Gorsleeuw]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Louise Auget de Monthyon]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise Odeau]]&lt;br /&gt;
* [[Louise de Marillac (?-1629)]]&lt;br /&gt;
* [[Louise -Blanche-Thérèse Perrucard de Ballon]]&lt;br /&gt;
* [[Anne de Pons]]&lt;br /&gt;
* [[Jane Barker]]&lt;br /&gt;
* [[Anne Le Fèvre]]&lt;br /&gt;
* [[Geneviève-Françoise Randon de Malboissière]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Agouet]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Amable Petiteau]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite d'Autriche (1522-1586)]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Perraud]]&lt;br /&gt;
* [[Yolande Bonhomme]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Anne de La Trémoille]]&lt;br /&gt;
* [[Ève de Saint-Martin]]&lt;br /&gt;
* [[Hedwig Margrethe Elisabeth von Ranzau]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Françoise Gay]]&lt;br /&gt;
* [[Sappho]]&lt;br /&gt;
* [[Anne de Lenclos]]&lt;br /&gt;
* [[Marie d'Angleterre]]&lt;br /&gt;
* [[Georgette de Montenay]]&lt;br /&gt;
* [[Henriette de Monbielle d'Hus]]&lt;br /&gt;
* [[Elisabeth-Angélique de Boutteville-Montmorency]]&lt;br /&gt;
* [[Perrine Testu]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Barbe]]&lt;br /&gt;
* [[Marthe d'Oraison]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise d'Aguillenqui]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise de Coëtquen]]&lt;br /&gt;
* [[Anne Boger]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Jeanne Constance de Mailly d’Haucourt]]&lt;br /&gt;
* [[Catherine de Francheville]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne de Lestonnac]]&lt;br /&gt;
* [[Annonciades célestes]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2012 ===&lt;br /&gt;
* [[Clytemnestre]]&lt;br /&gt;
* [[Électre]]&lt;br /&gt;
* [[Proba Falconia]]&lt;br /&gt;
* [[Corinne]]&lt;br /&gt;
* [[Érinna]]&lt;br /&gt;
* [[Télésilla]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne d'Arc]]&lt;br /&gt;
* [[Ségolène]]&lt;br /&gt;
* [[Aliénor d'Aquitaine]]&lt;br /&gt;
* [[Rose Chamois]]&lt;br /&gt;
* [[Marie de Pech]]&lt;br /&gt;
* [[Geneviève]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite Ménard]]&lt;br /&gt;
* [[Clôture]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2011 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Ide de Nivelles]] &lt;br /&gt;
* [[Ide de Louvain]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Bonneau]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Chatillon]]&lt;br /&gt;
* [[Rose Chatillon]]&lt;br /&gt;
* [[Thérèse Chatillon]]&lt;br /&gt;
* [[Jacqueline de Chaugy]]&lt;br /&gt;
* [[Diane de France]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite d'Autriche (1480-1532)]]&lt;br /&gt;
* [[Claudine-Alexandrine Guérin de Tencin]]&lt;br /&gt;
* [[Helen Maria Williams]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne de France (1464-1505)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Evénements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En 2013 ===&lt;br /&gt;
* A partir de février 2013, indexation des personnages selon leurs domaines de notoriété [[Marie-Elisabeth Henneau]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En 2012 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* A partir de mai 2012, mise en ligne des Femmes antiques et légendaires par [[Anne Debrosse]].&lt;br /&gt;
* A partir de mai 2012, mise en ligne des images par [[Anne Debrosse]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En 2011 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* A partir du 25 septembre 2011, mise en ligne du dictionnaire Delacoux.&lt;br /&gt;
* A partir du 1er juin 2011, 150 nouveaux personnages seront créés.&lt;br /&gt;
* Le site français a fini sa migration en août 2010. Fin mai 2011, le contrôle des 1500 personnages est terminé.&lt;br /&gt;
* Démarrage du site anglais depuis décembre 2010 : des nouvelles bientôt ici et sur la version anglaise !&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/%C3%89lise_Legendre</id>
		<title>Élise Legendre</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/%C3%89lise_Legendre"/>
				<updated>2025-03-28T13:27:07Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Élise Legendre a rédigé les notices suivantes:&lt;br /&gt;
* [[Henriette de Coligny, comtesse de La Suze]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise Scelles de la Varengère]]&lt;br /&gt;
* [[Marie de Cadrels]]&lt;br /&gt;
* [[Suzanne de Terson]]&lt;br /&gt;
* [[Mademoiselle Certain]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Legendre, Élise}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Auteur(e)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Henriette_de_Coligny,_comtesse_de_La_Suze/Philibert_Riballier_et_Catherine_Cosson</id>
		<title>Henriette de Coligny, comtesse de La Suze/Philibert Riballier et Catherine Cosson</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Henriette_de_Coligny,_comtesse_de_La_Suze/Philibert_Riballier_et_Catherine_Cosson"/>
				<updated>2025-03-28T13:26:19Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : Henneau a déplacé la page Henriette de Coligny/Philibert Riballier et Catherine Cosson vers Henriette de Coligny, comtesse de La Suze/Philibert Riballier et Catherine Cosson&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[328] LA SUZE, (Henriette de Coligny, Comtesse de) fille du Maréchal de Coligny, avoit toutes les graces de son sexe, et l’ame forte et vigoureuse de son illustre pere. Née avec beaucoup de goût pour les sciences et le talent le plus décidé pour la poésie, elle a composé plusieurs ouvrages en vers et en prose, qui sont encore actuellement estimés. Ses Elégies sur-tout, sont ceux qui lui font le plus d’honneur. Elle termina sa carriere le 10 Mars 1673.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Philibert Riballier et Catherine Cosson]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Henriette_de_Coligny/Philibert_Riballier_et_Catherine_Cosson</id>
		<title>Henriette de Coligny/Philibert Riballier et Catherine Cosson</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : Henneau a déplacé la page Henriette de Coligny/Philibert Riballier et Catherine Cosson vers Henriette de Coligny, comtesse de La Suze/Philibert Riballier et Catherine Cosson&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECTION [[Henriette de Coligny, comtesse de La Suze/Philibert Riballier et Catherine Cosson]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<title>Henriette de Coligny/Fortunée Briquet</title>
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&lt;div&gt;#REDIRECTION [[Henriette de Coligny, comtesse de La Suze/Fortunée Briquet]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Henriette_de_Coligny,_comtesse_de_La_Suze/Fortun%C3%A9e_Briquet</id>
		<title>Henriette de Coligny, comtesse de La Suze/Fortunée Briquet</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : Henneau a déplacé la page Henriette de Coligny/Fortunée Briquet vers Henriette de Coligny, comtesse de La Suze/Fortunée Briquet&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;SUZE, (Henriette de Coligny, Comtesse de la) fille du second maréchal de Châtillon, petit-fils de l'amiral de Coligny, naquit à Paris en 1618. On la maria très-jeune à Thomas Adington, seigneur écossais. Devenue veuve peu de tems après, elle donna sa main au comte de la Suze. Elle abandonna la religion de Calvin, pour se faire catholique. Ce changement la brouilla pour toujours avec son époux, qui était protestant: ils se séparèrent. Devenue libre, elle se livra entièrement à l'étude des lettres. Son enthousiasme pour la littérature fut poussé trop loin, car il lui fit négliger ses affaires domestiques, qui ne tardèrent pas à se déranger. Sa maison était le rendez-vous des poètes les plus célèbres de son tems. Différens auteurs ont chanté sa beauté et son esprit. Le fameux Largillière la peignit assise sur un char roulant sur des nuages. Les vers mis au bas de ce portrait, ont été attribués par les uns, à Fieubet, et par les autres, au P.Bouhours, les voici:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;Quae dea sublimi vehitur per inania curru?&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
An ''Juno'', an ''Pollus'', an ''Venus'' ipsa venit?&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Si genus inspicias, Juno; si scripta Minerva;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Si spectes oculos, Mater amoris erit.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
Ces vers ont été traduits de la manière suivante:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;Quelle déesse ainsi vers nous descend des cieux!&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Est-ce Vénus, Pallas, ou la reine des dieux,&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dont nous ressentons la présence?&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Toutes trois en vérité.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
C'est Junon par sa naissance,&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Minerve par sa science,&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Et Vénus par sa beauté.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dans le roman de Clélie, de Mademoiselle de Scudéri, Hésiode endormi sur le Parnasse, voit les Muses en songe, et Calliope lui montre les poètes qui naîtront dans la suite des tems: «Regarde» lui dit Calliope, en parlant de Madame de la Suze, «cette femme qui t'apparaît; elle a, comme tu vois, la taille de Pallas, et sa beauté a je ne sais quoi de doux, de languissant et de passionné, qui ressemble assez à cet air charmant que les peintres donnent à Vénus; cette illustre personne sera d'une si grande naissance, qu'elle ne verra presque que les maisons royales au-dessus de la sienne; sache qu'elle naîtra encore avec plus d'esprit que de beauté, quoiqu'elle doive, comme tu vois, posséder mille charmes; elle aura même une bonté généreuse qui la rendra digne de toutes les louanges, sans te parler de tant d'autres admirables qualités que le ciel lui prodiguera: apprends seulement qu'elle fera des Élégies si belles, si pleines de passion, et si précisément du caractère qu'elles doivent avoir, qu'elle surpassera tous ceux qui l'auront précédée, et tous ceux que la voudront suivre». Titon du Tillet l'a mise dans son Parnasse. Elle termina sa carrière à Paris, le 10 mars 1673.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
On lui doit: ''Poésies''; Paris, Charles de Sercy, 1666, in-12; 1684, 2 vol. in-12. On les réimprima avec plusieurs pièces de Pélisson, et de quelques autres, en 1695, et en 1725, en 5 vol. in-12. Les Poésies de Madame de la Suze sont des ''Élégies'', des ''Odes'', des ''Chansons'', et des ''Madrigaux''. Ses Élégies qui sont d'un agrément infini, dit Boileau, lui donnèrent une grande célébrité. Les pensées en sont ingénieuses, et les sentiments délicats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Fortunée Briquet]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Henriette_de_Coligny,_comtesse_de_La_Suze</id>
		<title>Henriette de Coligny, comtesse de La Suze</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Henriette_de_Coligny,_comtesse_de_La_Suze"/>
				<updated>2025-03-28T13:24:24Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : /* Réceptions */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = Henriette de Coligny, comtesse d’Haddington, comtesse de La Suze &lt;br /&gt;
| conjoints = Thomas Hamilton, comte de Haddington&amp;lt;br/&amp;gt;Gaspard de Champagne, comte de La Suze&lt;br /&gt;
| dénominations = Henriette de Coligny, madame de La Suze, la comtesse de La Suze&lt;br /&gt;
| naissance = 17 janvier 1623&lt;br /&gt;
| décès = 9 ou 10 mars 1673&lt;br /&gt;
| briquet = oui&lt;br /&gt;
| buffet = oui&lt;br /&gt;
| riballiercosson = oui&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Élise Legendre]], 2025 ==&lt;br /&gt;
Henriette de Coligny naît le 17 janvier 1623 à Châtillon (Loiret) dans une famille protestante d’une grande noblesse. Fille de Gaspard III de Coligny, maréchal de Châtillon et de France, et d’Anne de Polignac, elle est aussi l’arrière-petite-fille de l’amiral de Coligny assassiné lors de la Saint-Barthélemy. Elle se marie en 1643 avec Thomas Hamilton, comte de Haddington et le suit jusqu’en Écosse. Devenue veuve en 1645, elle revient en France. Lors de son second mariage en 1647 avec Gaspard de Champagne, comte de La Suze, elle prend ce nom qui deviendra son nom d’autrice. Son mari, qu’elle répète ne pas avoir choisi, s’avère borgne, ivrogne et endetté (Tallemant, ''Historiettes''). Elle séjourne alors à Paris, à Lumigny ou encore à Belfort, Gaspard de Champagne étant le seigneur de cette ville de 1640 à 1658. Avant la fin de l’année 1651, Henriette quitte Belfort pour Paris, où elle se convertit au catholicisme deux ans plus tard, ''afin de ne se trouver avec son mari, ni dans ce monde, ni dans l’autre'', selon les mots de Christine de Suède régulièrement repris dans les jugements et notices biographiques à son sujet (voir exemple ''infra''). Ajoutons que cette conversion est avant tout une manière de se fondre dans la société catholique, alors dominante, au vu de la situation des protestants en France à cette période. Un acte notarié du 27 août 1661 déclare la séparation des époux, à la demande de la comtesse. Son époux fait appel et Henriette utilise l’ultime argument pour obtenir gain de cause : celui de l’impuissance dudit mari. Elle ne souhaite pas se remarier et consacre sa vie aux lettres. Elle meurt le 9 ou le 10 mars 1673.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Connue en littérature sous le nom de « comtesse de La Suze », elle est considérée comme l’une des poétesses les plus marquantes du siècle. Elle est en effet à la tête d’un salon parisien très fréquenté où se rendent ses amies, [[Anne de Lenclos|Ninon de Lenclos]], [[Marie-Catherine Desjardins|Mme de Villedieu]], [[Madeleine de Scudéry]]. Elle compte un grand nombre d’émules. Ses premiers vers sont publiés en 1653 dans le recueil Sercy (''Poésies choisies''), mais ils circulaient déjà sous forme manuscrite. L’histoire littéraire associe son nom à une forme poétique dans laquelle elle s’est illustrée : l’élégie. C’est elle qui a remis en vogue cette forme antique en l’adaptant au goût du temps. Si son corpus est souvent réduit à cette forme, elle s’est aussi illustrée par la composition de chansons et dans d’autres petits genres poétiques mondains. Son style, souvent décrit par ses éditeurs et commentateurs comme ''tendre, délicat ou passionné'', se distingue par ses accents élégiaques ou discrètement érotiques, notamment dans ses chansons. Ses élégies, véritables « tubes » (M. Speyer, voir ''infra''), sont éditées et rééditées dans les recueils collectifs les plus célèbres de son époque. Ses pièces sont notamment diffusées dans le recueil La Suze-Pellisson (G. Quinet, 1663) qui connaîtra de multiples rééditions et augmentations jusqu’en 1748. Elle obtient également un privilège pour imprimer un recueil personnel qui paraît en 1666 chez C. de Sercy. Elle fait ainsi partie des rares poétesses du XVIIe à publier une édition personnelle de ses vers. Son œuvre reste en vogue dans la première partie du siècle suivant. Toutefois, si certains lui attribuent la fameuse élégie « Tristesse, ennui, chagrin », cette attribution est discutable : l’élégie apparaît dans le recueil Lauvergne (1680) et non dans son recueil personnel ; de plus la comtesse n’a jamais signé cette élégie, alors qu’elle avait l’habitude de signer ses poèmes de son nom complet ou de ses initiales M. L. C. D. L. S. – ce qui va contre l’usage du temps pour une femme de son rang.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Si l’œuvre de la comtesse de La Suze a mérité les éloges de Boileau, puis a été reçue au XVIIIe siècle comme le pendant moderne des élégiaques latins, nombreux sont ceux qui répètent que la comtesse aurait été aidée par Subligny et Montplaisir. De même, après la publication du recueil Barbin (''Recueil des plus belles pièces des Poètes français, tant anciens que modernes'', 1692), les anthologies ne citent plus ses vers sans les altérer (M. Cuénin, ''infra'', p. 284-289). Son œuvre est donc malmenée au fil des siècles, l’aspect sentimental (voire immoral : on lui prête de nombreux amants) de sa vie étant davantage commenté. Quand ses vers sont mentionnés, ils sont jugés tantôt trop efféminés tantôt trop vigoureux pour être ceux d’une femme. Il faut ainsi réhabiliter la grande modernité de cette autrice qui a revendiqué le droit de choisir librement un mari tout comme celui d’écrire des vers, ce que son œuvre rappelle régulièrement en filigrane. L’édition complète de M. Cuénin-Lieber (2017) permet d’aborder pour la première fois son corpus dans sa totalité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Œuvres ==&lt;br /&gt;
* à partir de 1653 : voir les multiples recueils collectifs du temps dans lesquels paraissent ses écrits (comme le recueil collectif de Charles de Sercy où sont publiés quelques-uns de ses vers dès 1653).&lt;br /&gt;
* Madame la Comtesse de la Suze, ''Poésies'', Paris, Charles de Sercy, 1666 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63560502/f7.item].&lt;br /&gt;
* Henriette de Coligny, comtesse de La Suze, ''Élégies, chansons et autres poésies'', éd. Mariette Cuénin-Lieber, Paris, Classiques Garnier, 2017.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Contrat d'indemnité accordée au maréchal d'Albret signé par la comtesse de La Suze, Collection Bibliothèque municipale de Belfort, Ms 94.&lt;br /&gt;
* Lettre autographe de Gaspard de Champagne comte de La Suze au chancelier de Montbéliard, Collection Bibliothèque municipale de Belfort, Ms 97.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Myriam Dufour-Maître, ''Les Précieuses, naissance des femmes de lettres en France au XVIIe siècle'', Paris, Champion classiques, 2008.&lt;br /&gt;
* Renate Kroll, « La chanson des femmes poètes au XVIIe siècle : Mme de La Suze et Mme Deshoulières – Une contribution féminine à la poésie chantée », dans ''La Chanson française et son histoire'', éd. D. Rieger, Tübingen, Narr, 1988, p. 27-45.&lt;br /&gt;
* Alain Niderst, ''Madeleine de Scudéry, Paul Pellisson et leur monde'', Paris, 1976.&lt;br /&gt;
* Miriam Speyer, « Le ‘‘Recueil La Suze-Pellisson’’, première anthologie de poésies galantes ? », colloque international ''Usages du copier-coller aux XVIe et XVIIe siècles : extraire, réemployer, recomposer'', Caen, PU de Caen, 2021.&lt;br /&gt;
* Miriam Speyer, ''« Briller par la diversité », Les recueils collectifs de poésies au XVIIe siècle (1597-1671)'', Paris, Classiques Garnier, 2021.&lt;br /&gt;
* Linda Timmermans, ''L'Accès des femmes à la culture sous l'Ancien régime'', Paris, Champions classiques, 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix iconographique==&lt;br /&gt;
* Henriette de Coligny, comtesse de la Suze, peinture à l’huile, par Pierre Mignard, seconde moitié du XVIIe siècle, 51x41,1x69, Chantilly, musée Condé [https://www.musee-conde.fr/fr/notice/pe-319-henriette-de-coligny-comtesse-de-la-suze-52f5a727-1418-4d5d-a646-1cbf147abe77] &lt;br /&gt;
* Portrait présumé de la comtesse de Suze attribué à Jean Le Vieux Petitot, miniature sur émail, Paris, musée du Louvre, département des arts graphiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* « La Mareschale sa mere […] la maria au comte de la Suze, tout borgne, tout yvroigne et tout endebté qu’il estoit. […] Mme de la Suze, qui paroissoit stupide en son enfance, et qui en conversation ne disoit quasy rien il n’y a pas trop long-temps encore, fit des vers dez qu’elle fut en Escosse ; elle en laissa voir dez qu’elle fut remariée, qui n’estoient bons qu’à brusler. Depuis elle a fait des elegies les plus tendres et les plus amoureuses du monde, qui courent partout. » (Tallemant des Réaux, ''Historiettes'', t. II, éd. Antoine Adam, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1961, p. 106-108).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Je passerois condamnation sur la satire et sur l’élégie, quoiqu’il y ait des satires de Régnier admirables, et des élégies de Voiture, de Sarrazin, &amp;amp; de la comtesse de la Suze, d’un agrément infini » (''Oeuvres de M. Boileau Despréaux'', éd. de Saint-Marc, t. III, Paris, David / Durand, 1747, « Lettre à Monsieur Perrault », p. 376-377).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Mais pour te faire voir une grâce tout à fait grande, regarde cette femme qui t'apparaît ; elle a comme tu vois la taille de Pallas, et sa beauté a je ne sais quoi de doux, de languissant, et de passionné, qui ressemble assez à cet air charmant que les peintres donnent à Vénus. Cette illustre personne sera d'une si grande naissance, qu'elle ne verra presque que les maisons royales au-dessus de la sienne ; mais pour ne te parler que d'elle, sache qu'elle naîtra encore avec plus d'esprit que de beauté, quoique comme tu le peux voir, elle doive avoir mille charmes. Elle aura même une bonté généreuse, qui la rendra digne de beaucoup de louanges ; mais sans te parler de tant d’autres qualités surprenantes que le Ciel lui donnera, sache seulement qu’elle fera des élégies si belles, si pleines de passion, et si précisément du caractère qu’elles doivent être pour être parfaites, qu’elle surpassera tous ceux qui l’auront précédée, et tous ceux qui la voudront suivre. » (Madeleine de Scudéry, ''« De l’air galant » et autres Conversations (1653-1684). Pour une étude de l’archive galante'', éd. Delphine Denis, Paris, Honoré Champion, 1998, p. 241-242).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « DORALISE est une pretieuse de qualité qui a autant fait parler d’elle que pas une femme du royaume. Ses ecrits sont agreables et touchans ; elle reussit fort bien en prose, mais elle charme en vers. Tout ce qu’il a de gens de lettres dans Athenes et de galands ont suivy cette belle. On dit mesme qu’elle a ecouté les soupirs de quelques uns ; mais il ne le faut pas croire. Elle a longtems demeuré du costé de Caesarée, où elle estoit fort estimée de toute la province, et surtout de Licidas, qui a un chasteau dans ce païs. Elle s’appelloit autrefois Sestiane, parce qu’elle estoit mariée avec Sestianès ; mais un divorce est survenu, qui luy a rendu cette liberté necessaire à une pretieuse. Elle a logé dans le quartier de la Normandie ; à present elle habite celuy de Leolie, et sa ruelle est tousjours une des plus considerables de l’empire des pretieuses. » (Somaize, ''Le Dictionnaire des Precieuses'', nouvelle édition, par M. Ch.-L. Livet, t. I, Paris, P. Jannet, [1660], 1856, p. 66-67).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « La négligence de Madame la Comtesse de la Suze étoit extrême pour ses affaires domestiques ; son esprit étoit tout occupé à composer des Vers &amp;amp; à filer le parfait amour, à la manière des Belles des Romans, ce qui étoit à la mode de son tems, même parmi quelques Dames de la premiere condition &amp;amp; d’un caractere grave, qui n’étoient pas sans quelques Amans &amp;amp; Chevaliers respectueux […]. Quelques personnes ont dit que Montplaisir &amp;amp; Subligny l’ont guidée dans l’art de rimer ; mais tout le monde convient qu’elle avoit beaucoup d’esprit &amp;amp; une grande delicatesse dans les sentimens. Cette Dame s’est rendue celebre par divers ouvrages de Poësie ; elle a excellé surtout dans l’Elegie ; ses sentiments sont nobles &amp;amp; tendres ; elle pense d’une manière fine, &amp;amp; son stile est touchant &amp;amp; plein de graces. Elle a composé quelques Odes, entr’autres une pour la Reine de Suede. […] Personne n’a jamais été plus louée que la Comtesse de la Suze ; ses partisans disoient que l’Amour-même lui avoit appris à écrire avec toute la tendresse &amp;amp; toute la delicatesse possible ; &amp;amp; qu’elle seule avoit tout l’esprit des neuf doctes Sœurs ; c’est ce que Charleval, un de nos plus beaux Esprits, marque par ces Vers: ''Comtesse, à qui l’Amour apprit // L’art d’écrire avecque tendresse // Et qui seule avez tout l’esprit  // Des neuf doctes Sœurs de la Grèce. // Vous consacrez votre loisir // Par des vers dignes de mémoire ; // Le Louvre en fait tout son plaisir, // Et le Parnasse en fait sa gloire. // Sappho par son esprit charmant, // S’acquit une gloire immortelle ; // Mais rien, que le tems seulement, // Ne vous fit aller après elle. […]'' » (Titon du Tillet, ''Le Parnasse françois'', Paris, Jean-Baptiste Coignard, 1732, p. 324-327).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « HENRIETTE DE COLIGNY, si connuë sous le nom de Comtesse de la Suze, étoit fille de Gaspard de Coligny, Seigneur de Châtillon, Maréchal de France, mort en 1646. Elle épousa en premieres nôces par Contrat du 8 Août 1643 Thomas Hamilton, Comte de Hadington ; &amp;amp; en secondes nôces, Gaspard de Champagne, Comte de la Suze, élevé comme elle dans les principes de la Réformation. Livrée successivement à ces deux Epoux, elle n’eut pour eux que de l’aversion &amp;amp; de l’horreur : soit qu’elle fût inconstante dans ses affections, ou qu’elle eut un penchant naturel pour la galanterie : du moins est-il certain que ses Elegies ne respirent que la passion. Quoiqu’il en soit, le Comte de la Suze devenu jaloux, prit la résolution d’emmener son épouse dans une de ses Terres. Il n’en fallut pas davantage pour inspirer à celle-ci le dessein d’une séparation entiere. Pour y mieux réussir, elle abjura l’Hérésie le vingt juillet 1653 ce qu’elle fit, dit la Reine de Suede, ''afin de ne se trouver avec son mari, ni dans ce monde, ni dans l’autre''. Elle conçut encore le dessein de rompre son mariage ; &amp;amp; pour avoir le consentement de M. de la Suze, elle lui fit offrir vingt cinq mille écus. La somme fut acceptée, &amp;amp; le mariage cassé par Arrêt du Parlement, après plusieurs Jugemens rendus en différens Tribunaux. On dit alors que l’Ami qui s’étoit mêlé de cette affaire, avoit fait perdre à Madame de la Suze cinquante mille écus ; parce que non seulement elle auroit conservé les vingt cinq mille qu’elle avoit donnez à son mari ; mais que son mari lui en auroit donné vingt cinq mille autres pour se défaire d’elle. Elle mourut à Paris le 10 mars 1673 &amp;amp; fut enterrée dans l’Eglise de Saint Paul. Malheureuse en amour, elle a dû tourner du côté de l’Elégie, ainsi qu’elle a fait, le talent qu’elle avoit reçu pour la Poësie. Si par ce même talent elle effaça la réputation de Sapho, comme l’assure Maurier dans ses Mémoires, il faut avoüer que Sapho l’emporte infiniment sur elle par le tour &amp;amp; la beauté du vers. Quoique née ''avec'' ''un génie si puissant pour la Poësie'', Madame de la Suze ne pût jamais enchaîner la rime. Elle digeroit ses pensées, elle les exprimoit poëtiquement ; mais pour les rimer, il falloit qu’elle employât un secours étranger. Elle s’adressa donc tantôt à M. de Montplaisir, l’objet de plusieurs de ses Elégies, &amp;amp; tantôt à M. de Subligny, à qui on attribuë la vie de Henriette Silvie de Moliere [de Mme de Villedieu]. Dans Clelie, Hésiode endormi sur le Parnasse voit les Muses en songe, &amp;amp; Calliope lui montre les Poëtes qui naîtront dans la suite des temps. […] Cette partie de la prédiction qui lui promet tant de loüanges, a eu son entier accomplissement. On peut dire que jamais personne ne fut plus loüée que la Comtesse de la Suze. C’étoit, disent les Panégyristes, c’étoit l’Amour même qui lui avoit appris à écrire avec tendresse : seule elle avoit tout l’esprit des neuf doctes Sœurs. Ses vers étoient les délices du Louvre, &amp;amp; la gloire du Parnasse ; &amp;amp; rien que le tems seulement ne la faisoit aller après Sapho. Je défierois, dit ''Gueret'', dans sa Carte de la Cour, je défierois le Dieu des vers, d’entendre mieux qu’elle la galanterie ; ''il pouvoit aussi défier la Déesse de Cithere'', si je ne sçavois parfaitement qu’ils sont aussi galans l’un que l’autre ; mais j’ose dire à la honte du Dieu d’Amour, qu’il a fait moins de conquêtes illustres avec ses fléches, qu’elle en a fait jusqu’ici avec ses vers. Enfin c’est pour elle que furent faits ces quatre vers attribués à M. de Fieubet : ''Quae Dea sublimi rapitur per inania curru ? // An Juno ? an Pallas, num Venus ipsa venit ?  // Si genus inspicias, Juno ; si scripta, Minerva ; // Si spectes oculos, mater Amoris erit.'' » (''Recueil de pieces galantes, en prose et en vers, de Madame la Comtesse de La Suze, et de Monsieur Pellisson'', nouvelle Edition […], t. I, Trévoux, 1748, vie de la comtesse de la Suze rédigée dans la préface p. XIV-XXII).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Mme de la Suze était d’une grande beauté et possédait une physionomie charmante. Ses poésies sont presque toutes rimées par Pellisson. Elles sont d’une douceur que l’on pourrait appeler fade ; le monde littéraire qui constituait sa petite cour les admirait aveuglément. » (Louise d’Alq, ''Anthologie des femmes écrivains, poètes, prosateurs depuis l’origine de la langue française jusqu’à nos jours'', Paris, Bureau des causes familières, 1893, p. 66-67). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Elle écrit pour se distraire, parce que la mode ou parce que l’amour lui commande d’écrire. Mais, dans la société qui l’environne, elle exerce une influence bienfaisante. Sa ruelle perpétue l’atmosphère de Rambouillet. […] Elle est un centre d’émulation poétique. Les plus délicats esprits s’y conjoignent. Molière l’excepte des vindictes de la raison et de la clarté. Elle se différencie totalement des alcôves où vivent en communauté des péronnelles façonnières. Il en demeure, à travers le temps, un rayon de grâce et de politesse » (Émile Magne, ''Madame de La Suze (Henriette de Coligny) et la Société précieuse'', Paris, Société du Mercure de France, 1908, p. 257).&lt;br /&gt;
   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Coligny, comtesse de La Suze, Henriette, de}}[[Catégorie:Personnage]][[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Poésie]] [[Catégorie: Salon, cour, cercle]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Henriette_de_Coligny,_comtesse_de_La_Suze</id>
		<title>Henriette de Coligny, comtesse de La Suze</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Henriette_de_Coligny,_comtesse_de_La_Suze"/>
				<updated>2025-03-28T13:23:43Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : /* Réceptions */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = Henriette de Coligny, comtesse d’Haddington, comtesse de La Suze &lt;br /&gt;
| conjoints = Thomas Hamilton, comte de Haddington&amp;lt;br/&amp;gt;Gaspard de Champagne, comte de La Suze&lt;br /&gt;
| dénominations = Henriette de Coligny, madame de La Suze, la comtesse de La Suze&lt;br /&gt;
| naissance = 17 janvier 1623&lt;br /&gt;
| décès = 9 ou 10 mars 1673&lt;br /&gt;
| briquet = oui&lt;br /&gt;
| buffet = oui&lt;br /&gt;
| riballiercosson = oui&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Élise Legendre]], 2025 ==&lt;br /&gt;
Henriette de Coligny naît le 17 janvier 1623 à Châtillon (Loiret) dans une famille protestante d’une grande noblesse. Fille de Gaspard III de Coligny, maréchal de Châtillon et de France, et d’Anne de Polignac, elle est aussi l’arrière-petite-fille de l’amiral de Coligny assassiné lors de la Saint-Barthélemy. Elle se marie en 1643 avec Thomas Hamilton, comte de Haddington et le suit jusqu’en Écosse. Devenue veuve en 1645, elle revient en France. Lors de son second mariage en 1647 avec Gaspard de Champagne, comte de La Suze, elle prend ce nom qui deviendra son nom d’autrice. Son mari, qu’elle répète ne pas avoir choisi, s’avère borgne, ivrogne et endetté (Tallemant, ''Historiettes''). Elle séjourne alors à Paris, à Lumigny ou encore à Belfort, Gaspard de Champagne étant le seigneur de cette ville de 1640 à 1658. Avant la fin de l’année 1651, Henriette quitte Belfort pour Paris, où elle se convertit au catholicisme deux ans plus tard, ''afin de ne se trouver avec son mari, ni dans ce monde, ni dans l’autre'', selon les mots de Christine de Suède régulièrement repris dans les jugements et notices biographiques à son sujet (voir exemple ''infra''). Ajoutons que cette conversion est avant tout une manière de se fondre dans la société catholique, alors dominante, au vu de la situation des protestants en France à cette période. Un acte notarié du 27 août 1661 déclare la séparation des époux, à la demande de la comtesse. Son époux fait appel et Henriette utilise l’ultime argument pour obtenir gain de cause : celui de l’impuissance dudit mari. Elle ne souhaite pas se remarier et consacre sa vie aux lettres. Elle meurt le 9 ou le 10 mars 1673.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Connue en littérature sous le nom de « comtesse de La Suze », elle est considérée comme l’une des poétesses les plus marquantes du siècle. Elle est en effet à la tête d’un salon parisien très fréquenté où se rendent ses amies, [[Anne de Lenclos|Ninon de Lenclos]], [[Marie-Catherine Desjardins|Mme de Villedieu]], [[Madeleine de Scudéry]]. Elle compte un grand nombre d’émules. Ses premiers vers sont publiés en 1653 dans le recueil Sercy (''Poésies choisies''), mais ils circulaient déjà sous forme manuscrite. L’histoire littéraire associe son nom à une forme poétique dans laquelle elle s’est illustrée : l’élégie. C’est elle qui a remis en vogue cette forme antique en l’adaptant au goût du temps. Si son corpus est souvent réduit à cette forme, elle s’est aussi illustrée par la composition de chansons et dans d’autres petits genres poétiques mondains. Son style, souvent décrit par ses éditeurs et commentateurs comme ''tendre, délicat ou passionné'', se distingue par ses accents élégiaques ou discrètement érotiques, notamment dans ses chansons. Ses élégies, véritables « tubes » (M. Speyer, voir ''infra''), sont éditées et rééditées dans les recueils collectifs les plus célèbres de son époque. Ses pièces sont notamment diffusées dans le recueil La Suze-Pellisson (G. Quinet, 1663) qui connaîtra de multiples rééditions et augmentations jusqu’en 1748. Elle obtient également un privilège pour imprimer un recueil personnel qui paraît en 1666 chez C. de Sercy. Elle fait ainsi partie des rares poétesses du XVIIe à publier une édition personnelle de ses vers. Son œuvre reste en vogue dans la première partie du siècle suivant. Toutefois, si certains lui attribuent la fameuse élégie « Tristesse, ennui, chagrin », cette attribution est discutable : l’élégie apparaît dans le recueil Lauvergne (1680) et non dans son recueil personnel ; de plus la comtesse n’a jamais signé cette élégie, alors qu’elle avait l’habitude de signer ses poèmes de son nom complet ou de ses initiales M. L. C. D. L. S. – ce qui va contre l’usage du temps pour une femme de son rang.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Si l’œuvre de la comtesse de La Suze a mérité les éloges de Boileau, puis a été reçue au XVIIIe siècle comme le pendant moderne des élégiaques latins, nombreux sont ceux qui répètent que la comtesse aurait été aidée par Subligny et Montplaisir. De même, après la publication du recueil Barbin (''Recueil des plus belles pièces des Poètes français, tant anciens que modernes'', 1692), les anthologies ne citent plus ses vers sans les altérer (M. Cuénin, ''infra'', p. 284-289). Son œuvre est donc malmenée au fil des siècles, l’aspect sentimental (voire immoral : on lui prête de nombreux amants) de sa vie étant davantage commenté. Quand ses vers sont mentionnés, ils sont jugés tantôt trop efféminés tantôt trop vigoureux pour être ceux d’une femme. Il faut ainsi réhabiliter la grande modernité de cette autrice qui a revendiqué le droit de choisir librement un mari tout comme celui d’écrire des vers, ce que son œuvre rappelle régulièrement en filigrane. L’édition complète de M. Cuénin-Lieber (2017) permet d’aborder pour la première fois son corpus dans sa totalité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Œuvres ==&lt;br /&gt;
* à partir de 1653 : voir les multiples recueils collectifs du temps dans lesquels paraissent ses écrits (comme le recueil collectif de Charles de Sercy où sont publiés quelques-uns de ses vers dès 1653).&lt;br /&gt;
* Madame la Comtesse de la Suze, ''Poésies'', Paris, Charles de Sercy, 1666 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63560502/f7.item].&lt;br /&gt;
* Henriette de Coligny, comtesse de La Suze, ''Élégies, chansons et autres poésies'', éd. Mariette Cuénin-Lieber, Paris, Classiques Garnier, 2017.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Contrat d'indemnité accordée au maréchal d'Albret signé par la comtesse de La Suze, Collection Bibliothèque municipale de Belfort, Ms 94.&lt;br /&gt;
* Lettre autographe de Gaspard de Champagne comte de La Suze au chancelier de Montbéliard, Collection Bibliothèque municipale de Belfort, Ms 97.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Myriam Dufour-Maître, ''Les Précieuses, naissance des femmes de lettres en France au XVIIe siècle'', Paris, Champion classiques, 2008.&lt;br /&gt;
* Renate Kroll, « La chanson des femmes poètes au XVIIe siècle : Mme de La Suze et Mme Deshoulières – Une contribution féminine à la poésie chantée », dans ''La Chanson française et son histoire'', éd. D. Rieger, Tübingen, Narr, 1988, p. 27-45.&lt;br /&gt;
* Alain Niderst, ''Madeleine de Scudéry, Paul Pellisson et leur monde'', Paris, 1976.&lt;br /&gt;
* Miriam Speyer, « Le ‘‘Recueil La Suze-Pellisson’’, première anthologie de poésies galantes ? », colloque international ''Usages du copier-coller aux XVIe et XVIIe siècles : extraire, réemployer, recomposer'', Caen, PU de Caen, 2021.&lt;br /&gt;
* Miriam Speyer, ''« Briller par la diversité », Les recueils collectifs de poésies au XVIIe siècle (1597-1671)'', Paris, Classiques Garnier, 2021.&lt;br /&gt;
* Linda Timmermans, ''L'Accès des femmes à la culture sous l'Ancien régime'', Paris, Champions classiques, 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix iconographique==&lt;br /&gt;
* Henriette de Coligny, comtesse de la Suze, peinture à l’huile, par Pierre Mignard, seconde moitié du XVIIe siècle, 51x41,1x69, Chantilly, musée Condé [https://www.musee-conde.fr/fr/notice/pe-319-henriette-de-coligny-comtesse-de-la-suze-52f5a727-1418-4d5d-a646-1cbf147abe77] &lt;br /&gt;
* Portrait présumé de la comtesse de Suze attribué à Jean Le Vieux Petitot, miniature sur émail, Paris, musée du Louvre, département des arts graphiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* « La Mareschale sa mere […] la maria au comte de la Suze, tout borgne, tout yvroigne et tout endebté qu’il estoit. […] Mme de la Suze, qui paroissoit stupide en son enfance, et qui en conversation ne disoit quasy rien il n’y a pas trop long-temps encore, fit des vers dez qu’elle fut en Escosse ; elle en laissa voir dez qu’elle fut remariée, qui n’estoient bons qu’à brusler. Depuis elle a fait des elegies les plus tendres et les plus amoureuses du monde, qui courent partout. » (Tallemant des Réaux, ''Historiettes'', t. II, éd. Antoine Adam, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1961, p. 106-108).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Je passerois condamnation sur la satire et sur l’élégie, quoiqu’il y ait des satires de Régnier admirables, et des élégies de Voiture, de Sarrazin, &amp;amp; de la comtesse de la Suze, d’un agrément infini » (''Oeuvres de M. Boileau Despréaux'', éd. de Saint-Marc, t. III, Paris, David / Durand, 1747, « Lettre à Monsieur Perrault », p. 376-377).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Mais pour te faire voir une grâce tout à fait grande, regarde cette femme qui t'apparaît ; elle a comme tu vois la taille de Pallas, et sa beauté a je ne sais quoi de doux, de languissant, et de passionné, qui ressemble assez à cet air charmant que les peintres donnent à Vénus. Cette illustre personne sera d'une si grande naissance, qu'elle ne verra presque que les maisons royales au-dessus de la sienne ; mais pour ne te parler que d'elle, sache qu'elle naîtra encore avec plus d'esprit que de beauté, quoique comme tu le peux voir, elle doive avoir mille charmes. Elle aura même une bonté généreuse, qui la rendra digne de beaucoup de louanges ; mais sans te parler de tant d’autres qualités surprenantes que le Ciel lui donnera, sache seulement qu’elle fera des élégies si belles, si pleines de passion, et si précisément du caractère qu’elles doivent être pour être parfaites, qu’elle surpassera tous ceux qui l’auront précédée, et tous ceux qui la voudront suivre. » (Madeleine de Scudéry, ''« De l’air galant » et autres Conversations (1653-1684). Pour une étude de l’archive galante'', éd. Delphine Denis, Paris, Honoré Champion, 1998, p. 241-242).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « DORALISE est une pretieuse de qualité qui a autant fait parler d’elle que pas une femme du royaume. Ses ecrits sont agreables et touchans ; elle reussit fort bien en prose, mais elle charme en vers. Tout ce qu’il a de gens de lettres dans Athenes et de galands ont suivy cette belle. On dit mesme qu’elle a ecouté les soupirs de quelques uns ; mais il ne le faut pas croire. Elle a longtems demeuré du costé de Caesarée, où elle estoit fort estimée de toute la province, et surtout de Licidas, qui a un chasteau dans ce païs. Elle s’appelloit autrefois Sestiane, parce qu’elle estoit mariée avec Sestianès ; mais un divorce est survenu, qui luy a rendu cette liberté necessaire à une pretieuse. Elle a logé dans le quartier de la Normandie ; à present elle habite celuy de Leolie, et sa ruelle est tousjours une des plus considerables de l’empire des pretieuses. » (Somaize, ''Le Dictionnaire des Precieuses'', nouvelle édition, par M. Ch.-L. Livet, t. I, Paris, P. Jannet, [1660], 1856, p. 66-67).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « La négligence de Madame la Comtesse de la Suze étoit extrême pour ses affaires domestiques ; son esprit étoit tout occupé à composer des Vers &amp;amp; à filer le parfait amour, à la manière des Belles des Romans, ce qui étoit à la mode de son tems, même parmi quelques Dames de la premiere condition &amp;amp; d’un caractere grave, qui n’étoient pas sans quelques Amans &amp;amp; Chevaliers respectueux […]. Quelques personnes ont dit que Montplaisir &amp;amp; Subligny l’ont guidée dans l’art de rimer ; mais tout le monde convient qu’elle avoit beaucoup d’esprit &amp;amp; une grande delicatesse dans les sentimens. Cette Dame s’est rendue celebre par divers ouvrages de Poësie ; elle a excellé surtout dans l’Elegie ; ses sentiments sont nobles &amp;amp; tendres ; elle pense d’une manière fine, &amp;amp; son stile est touchant &amp;amp; plein de graces. Elle a composé quelques Odes, entr’autres une pour la Reine de Suede. […] Personne n’a jamais été plus louée que la Comtesse de la Suze ; ses partisans disoient que l’Amour-même lui avoit appris à écrire avec toute la tendresse &amp;amp; toute la delicatesse possible ; &amp;amp; qu’elle seule avoit tout l’esprit des neuf doctes Sœurs ; c’est ce que Charleval, un de nos plus beaux Esprits, marque par ces Vers: ''Comtesse, à qui l’Amour apprit // L’art d’écrire avecque tendresse // Et qui seule avez tout l’esprit  // Des neuf doctes Sœurs de la Grèce. // Vous consacrez votre loisir // Par des vers dignes de mémoire ; // Le Louvre en fait tout son plaisir, // Et le Parnasse en fait sa gloire. // Sappho par son esprit charmant, // S’acquit une gloire immortelle ; // Mais rien, que le tems seulement, // Ne vous fit aller après elle. […]'' » (Titon du Tillet, ''Le Parnasse françois'', Paris, Jean-Baptiste Coignard, 1732, p. 324-327).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « HENRIETTE DE COLIGNY, si connuë sous le nom de Comtesse de la Suze, étoit fille de Gaspard de Coligny, Seigneur de Châtillon, Maréchal de France, mort en 1646. Elle épousa en premieres nôces par Contrat du 8 Août 1643 Thomas Hamilton, Comte de Hadington ; &amp;amp; en secondes nôces, Gaspard de Champagne, Comte de la Suze, élevé comme elle dans les principes de la Réformation. Livrée successivement à ces deux Epoux, elle n’eut pour eux que de l’aversion &amp;amp; de l’horreur : soit qu’elle fût inconstante dans ses affections, ou qu’elle eut un penchant naturel pour la galanterie : du moins est-il certain que ses Elegies ne respirent que la passion. Quoiqu’il en soit, le Comte de la Suze devenu jaloux, prit la résolution d’emmener son épouse dans une de ses Terres. Il n’en fallut pas davantage pour inspirer à celle-ci le dessein d’une séparation entiere. Pour y mieux réussir, elle abjura l’Hérésie le vingt juillet 1653 ce qu’elle fit, dit la Reine de Suede, ''afin de ne se trouver avec son mari, ni dans ce monde, ni dans l’autre''. Elle conçut encore le dessein de rompre son mariage ; &amp;amp; pour avoir le consentement de M. de la Suze, elle lui fit offrir vingt cinq mille écus. La somme fut acceptée, &amp;amp; le mariage cassé par Arrêt du Parlement, après plusieurs Jugemens rendus en différens Tribunaux. On dit alors que l’Ami qui s’étoit mêlé de cette affaire, avoit fait perdre à Madame de la Suze cinquante mille écus ; parce que non seulement elle auroit conservé les vingt cinq mille qu’elle avoit donnez à son mari ; mais que son mari lui en auroit donné vingt cinq mille autres pour se défaire d’elle. Elle mourut à Paris le 10 mars 1673 &amp;amp; fut enterrée dans l’Eglise de Saint Paul. Malheureuse en amour, elle a dû tourner du côté de l’Elégie, ainsi qu’elle a fait, le talent qu’elle avoit reçu pour la Poësie. Si par ce même talent elle effaça la réputation de Sapho, comme l’assure Maurier dans ses Mémoires, il faut avoüer que Sapho l’emporte infiniment sur elle par le tour &amp;amp; la beauté du vers. Quoique née ''avec'' ''un génie si puissant pour la Poësie'', Madame de la Suze ne pût jamais enchaîner la rime. Elle digeroit ses pensées, elle les exprimoit poëtiquement ; mais pour les rimer, il falloit qu’elle employât un secours étranger. Elle s’adressa donc tantôt à M. de Montplaisir, l’objet de plusieurs de ses Elégies, &amp;amp; tantôt à M. de Subligny, à qui on attribuë la vie de Henriette Silvie de Moliere [de Mme de Villedieu]. Dans Clelie, Hésiode endormi sur le Parnasse voit les Muses en songe, &amp;amp; Calliope lui montre les Poëtes qui naîtront dans la suite des temps. […] Cette partie de la prédiction qui lui promet tant de loüanges, a eu son entier accomplissement. On peut dire que jamais personne ne fut plus loüée que la Comtesse de la Suze. C’étoit, disent les Panégyristes, c’étoit l’Amour même qui lui avoit appris à écrire avec tendresse : seule elle avoit tout l’esprit des neuf doctes Sœurs. Ses vers étoient les délices du Louvre, &amp;amp; la gloire du Parnasse ; &amp;amp; rien que le tems seulement ne la faisoit aller après Sapho. Je défierois, dit ''Gueret'', dans sa Carte de la Cour, je défierois le Dieu des vers, d’entendre mieux qu’elle la galanterie ; ''il pouvoit aussi défier la Déesse de Cithere'', si je ne sçavois parfaitement qu’ils sont aussi galans l’un que l’autre ; mais j’ose dire à la honte du Dieu d’Amour, qu’il a fait moins de conquêtes illustres avec ses fléches, qu’elle en a fait jusqu’ici avec ses vers. Enfin c’est pour elle que furent faits ces quatre vers attribués à M. de Fieubet : ''Quae Dea sublimi rapitur per inania curru ? // An Juno ? an Pallas, num Venus ipsa venit ?  // Si genus inspicias, Juno ; si scripta, Minerva ; // Si spectes oculos, mater Amoris erit.'' » (''Recueil de pieces galantes, en prose et en vers, de Madame la Comtesse de La Suze, et de Monsieur Pellisson'', nouvelle Edition […], t. I, Trévoux, 1748, vie de la comtesse de la Suze rédigée dans la préface p. XIV-XXII).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Mme de la Suze était d’une grande beauté et possédait une physionomie charmante. Ses poésies sont presque toutes rimées par Pellisson. Elles sont d’une douceur que l’on pourrait appeler fade ; le monde littéraire qui constituait sa petite cour les admirait aveuglément. » (Louise d’Alq, ''Anthologie des femmes écrivains, poètes, prosateurs depuis l’origine de la langue française jusqu’à nos jours'', Paris, Bureau des causes familières, 1893, p. 66-67). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- « Elle écrit pour se distraire, parce que la mode ou parce que l’amour lui commande d’écrire. Mais, dans la société qui l’environne, elle exerce une influence bienfaisante. Sa ruelle perpétue l’atmosphère de Rambouillet. […] Elle est un centre d’émulation poétique. Les plus délicats esprits s’y conjoignent. Molière l’excepte des vindictes de la raison et de la clarté. Elle se différencie totalement des alcôves où vivent en communauté des péronnelles façonnières. Il en demeure, à travers le temps, un rayon de grâce et de politesse » (Émile Magne, ''Madame de La Suze (Henriette de Coligny) et la Société précieuse'', Paris, Société du Mercure de France, 1908, p. 257).&lt;br /&gt;
   &lt;br /&gt;
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{{DEFAULTSORT:Coligny, comtesse de La Suze, Henriette, de}}[[Catégorie:Personnage]][[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Poésie]] [[Catégorie: Salon, cour, cercle]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Henriette_de_Coligny,_comtesse_de_La_Suze</id>
		<title>Henriette de Coligny, comtesse de La Suze</title>
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				<updated>2025-03-28T13:23:20Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : /* Réceptions */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = Henriette de Coligny, comtesse d’Haddington, comtesse de La Suze &lt;br /&gt;
| conjoints = Thomas Hamilton, comte de Haddington&amp;lt;br/&amp;gt;Gaspard de Champagne, comte de La Suze&lt;br /&gt;
| dénominations = Henriette de Coligny, madame de La Suze, la comtesse de La Suze&lt;br /&gt;
| naissance = 17 janvier 1623&lt;br /&gt;
| décès = 9 ou 10 mars 1673&lt;br /&gt;
| briquet = oui&lt;br /&gt;
| buffet = oui&lt;br /&gt;
| riballiercosson = oui&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Élise Legendre]], 2025 ==&lt;br /&gt;
Henriette de Coligny naît le 17 janvier 1623 à Châtillon (Loiret) dans une famille protestante d’une grande noblesse. Fille de Gaspard III de Coligny, maréchal de Châtillon et de France, et d’Anne de Polignac, elle est aussi l’arrière-petite-fille de l’amiral de Coligny assassiné lors de la Saint-Barthélemy. Elle se marie en 1643 avec Thomas Hamilton, comte de Haddington et le suit jusqu’en Écosse. Devenue veuve en 1645, elle revient en France. Lors de son second mariage en 1647 avec Gaspard de Champagne, comte de La Suze, elle prend ce nom qui deviendra son nom d’autrice. Son mari, qu’elle répète ne pas avoir choisi, s’avère borgne, ivrogne et endetté (Tallemant, ''Historiettes''). Elle séjourne alors à Paris, à Lumigny ou encore à Belfort, Gaspard de Champagne étant le seigneur de cette ville de 1640 à 1658. Avant la fin de l’année 1651, Henriette quitte Belfort pour Paris, où elle se convertit au catholicisme deux ans plus tard, ''afin de ne se trouver avec son mari, ni dans ce monde, ni dans l’autre'', selon les mots de Christine de Suède régulièrement repris dans les jugements et notices biographiques à son sujet (voir exemple ''infra''). Ajoutons que cette conversion est avant tout une manière de se fondre dans la société catholique, alors dominante, au vu de la situation des protestants en France à cette période. Un acte notarié du 27 août 1661 déclare la séparation des époux, à la demande de la comtesse. Son époux fait appel et Henriette utilise l’ultime argument pour obtenir gain de cause : celui de l’impuissance dudit mari. Elle ne souhaite pas se remarier et consacre sa vie aux lettres. Elle meurt le 9 ou le 10 mars 1673.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Connue en littérature sous le nom de « comtesse de La Suze », elle est considérée comme l’une des poétesses les plus marquantes du siècle. Elle est en effet à la tête d’un salon parisien très fréquenté où se rendent ses amies, [[Anne de Lenclos|Ninon de Lenclos]], [[Marie-Catherine Desjardins|Mme de Villedieu]], [[Madeleine de Scudéry]]. Elle compte un grand nombre d’émules. Ses premiers vers sont publiés en 1653 dans le recueil Sercy (''Poésies choisies''), mais ils circulaient déjà sous forme manuscrite. L’histoire littéraire associe son nom à une forme poétique dans laquelle elle s’est illustrée : l’élégie. C’est elle qui a remis en vogue cette forme antique en l’adaptant au goût du temps. Si son corpus est souvent réduit à cette forme, elle s’est aussi illustrée par la composition de chansons et dans d’autres petits genres poétiques mondains. Son style, souvent décrit par ses éditeurs et commentateurs comme ''tendre, délicat ou passionné'', se distingue par ses accents élégiaques ou discrètement érotiques, notamment dans ses chansons. Ses élégies, véritables « tubes » (M. Speyer, voir ''infra''), sont éditées et rééditées dans les recueils collectifs les plus célèbres de son époque. Ses pièces sont notamment diffusées dans le recueil La Suze-Pellisson (G. Quinet, 1663) qui connaîtra de multiples rééditions et augmentations jusqu’en 1748. Elle obtient également un privilège pour imprimer un recueil personnel qui paraît en 1666 chez C. de Sercy. Elle fait ainsi partie des rares poétesses du XVIIe à publier une édition personnelle de ses vers. Son œuvre reste en vogue dans la première partie du siècle suivant. Toutefois, si certains lui attribuent la fameuse élégie « Tristesse, ennui, chagrin », cette attribution est discutable : l’élégie apparaît dans le recueil Lauvergne (1680) et non dans son recueil personnel ; de plus la comtesse n’a jamais signé cette élégie, alors qu’elle avait l’habitude de signer ses poèmes de son nom complet ou de ses initiales M. L. C. D. L. S. – ce qui va contre l’usage du temps pour une femme de son rang.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Si l’œuvre de la comtesse de La Suze a mérité les éloges de Boileau, puis a été reçue au XVIIIe siècle comme le pendant moderne des élégiaques latins, nombreux sont ceux qui répètent que la comtesse aurait été aidée par Subligny et Montplaisir. De même, après la publication du recueil Barbin (''Recueil des plus belles pièces des Poètes français, tant anciens que modernes'', 1692), les anthologies ne citent plus ses vers sans les altérer (M. Cuénin, ''infra'', p. 284-289). Son œuvre est donc malmenée au fil des siècles, l’aspect sentimental (voire immoral : on lui prête de nombreux amants) de sa vie étant davantage commenté. Quand ses vers sont mentionnés, ils sont jugés tantôt trop efféminés tantôt trop vigoureux pour être ceux d’une femme. Il faut ainsi réhabiliter la grande modernité de cette autrice qui a revendiqué le droit de choisir librement un mari tout comme celui d’écrire des vers, ce que son œuvre rappelle régulièrement en filigrane. L’édition complète de M. Cuénin-Lieber (2017) permet d’aborder pour la première fois son corpus dans sa totalité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Œuvres ==&lt;br /&gt;
* à partir de 1653 : voir les multiples recueils collectifs du temps dans lesquels paraissent ses écrits (comme le recueil collectif de Charles de Sercy où sont publiés quelques-uns de ses vers dès 1653).&lt;br /&gt;
* Madame la Comtesse de la Suze, ''Poésies'', Paris, Charles de Sercy, 1666 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63560502/f7.item].&lt;br /&gt;
* Henriette de Coligny, comtesse de La Suze, ''Élégies, chansons et autres poésies'', éd. Mariette Cuénin-Lieber, Paris, Classiques Garnier, 2017.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Contrat d'indemnité accordée au maréchal d'Albret signé par la comtesse de La Suze, Collection Bibliothèque municipale de Belfort, Ms 94.&lt;br /&gt;
* Lettre autographe de Gaspard de Champagne comte de La Suze au chancelier de Montbéliard, Collection Bibliothèque municipale de Belfort, Ms 97.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Myriam Dufour-Maître, ''Les Précieuses, naissance des femmes de lettres en France au XVIIe siècle'', Paris, Champion classiques, 2008.&lt;br /&gt;
* Renate Kroll, « La chanson des femmes poètes au XVIIe siècle : Mme de La Suze et Mme Deshoulières – Une contribution féminine à la poésie chantée », dans ''La Chanson française et son histoire'', éd. D. Rieger, Tübingen, Narr, 1988, p. 27-45.&lt;br /&gt;
* Alain Niderst, ''Madeleine de Scudéry, Paul Pellisson et leur monde'', Paris, 1976.&lt;br /&gt;
* Miriam Speyer, « Le ‘‘Recueil La Suze-Pellisson’’, première anthologie de poésies galantes ? », colloque international ''Usages du copier-coller aux XVIe et XVIIe siècles : extraire, réemployer, recomposer'', Caen, PU de Caen, 2021.&lt;br /&gt;
* Miriam Speyer, ''« Briller par la diversité », Les recueils collectifs de poésies au XVIIe siècle (1597-1671)'', Paris, Classiques Garnier, 2021.&lt;br /&gt;
* Linda Timmermans, ''L'Accès des femmes à la culture sous l'Ancien régime'', Paris, Champions classiques, 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix iconographique==&lt;br /&gt;
* Henriette de Coligny, comtesse de la Suze, peinture à l’huile, par Pierre Mignard, seconde moitié du XVIIe siècle, 51x41,1x69, Chantilly, musée Condé [https://www.musee-conde.fr/fr/notice/pe-319-henriette-de-coligny-comtesse-de-la-suze-52f5a727-1418-4d5d-a646-1cbf147abe77] &lt;br /&gt;
* Portrait présumé de la comtesse de Suze attribué à Jean Le Vieux Petitot, miniature sur émail, Paris, musée du Louvre, département des arts graphiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* « La Mareschale sa mere […] la maria au comte de la Suze, tout borgne, tout yvroigne et tout endebté qu’il estoit. […] Mme de la Suze, qui paroissoit stupide en son enfance, et qui en conversation ne disoit quasy rien il n’y a pas trop long-temps encore, fit des vers dez qu’elle fut en Escosse ; elle en laissa voir dez qu’elle fut remariée, qui n’estoient bons qu’à brusler. Depuis elle a fait des elegies les plus tendres et les plus amoureuses du monde, qui courent partout. » (Tallemant des Réaux, ''Historiettes'', t. II, éd. Antoine Adam, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1961, p. 106-108).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Je passerois condamnation sur la satire et sur l’élégie, quoiqu’il y ait des satires de Régnier admirables, et des élégies de Voiture, de Sarrazin, &amp;amp; de la comtesse de la Suze, d’un agrément infini » (''Oeuvres de M. Boileau Despréaux'', éd. de Saint-Marc, t. III, Paris, David / Durand, 1747, « Lettre à Monsieur Perrault », p. 376-377).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Mais pour te faire voir une grâce tout à fait grande, regarde cette femme qui t'apparaît ; elle a comme tu vois la taille de Pallas, et sa beauté a je ne sais quoi de doux, de languissant, et de passionné, qui ressemble assez à cet air charmant que les peintres donnent à Vénus. Cette illustre personne sera d'une si grande naissance, qu'elle ne verra presque que les maisons royales au-dessus de la sienne ; mais pour ne te parler que d'elle, sache qu'elle naîtra encore avec plus d'esprit que de beauté, quoique comme tu le peux voir, elle doive avoir mille charmes. Elle aura même une bonté généreuse, qui la rendra digne de beaucoup de louanges ; mais sans te parler de tant d’autres qualités surprenantes que le Ciel lui donnera, sache seulement qu’elle fera des élégies si belles, si pleines de passion, et si précisément du caractère qu’elles doivent être pour être parfaites, qu’elle surpassera tous ceux qui l’auront précédée, et tous ceux qui la voudront suivre. » (Madeleine de Scudéry, ''« De l’air galant » et autres Conversations (1653-1684). Pour une étude de l’archive galante'', éd. Delphine Denis, Paris, Honoré Champion, 1998, p. 241-242).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « DORALISE est une pretieuse de qualité qui a autant fait parler d’elle que pas une femme du royaume. Ses ecrits sont agreables et touchans ; elle reussit fort bien en prose, mais elle charme en vers. Tout ce qu’il a de gens de lettres dans Athenes et de galands ont suivy cette belle. On dit mesme qu’elle a ecouté les soupirs de quelques uns ; mais il ne le faut pas croire. Elle a longtems demeuré du costé de Caesarée, où elle estoit fort estimée de toute la province, et surtout de Licidas, qui a un chasteau dans ce païs. Elle s’appelloit autrefois Sestiane, parce qu’elle estoit mariée avec Sestianès ; mais un divorce est survenu, qui luy a rendu cette liberté necessaire à une pretieuse. Elle a logé dans le quartier de la Normandie ; à present elle habite celuy de Leolie, et sa ruelle est tousjours une des plus considerables de l’empire des pretieuses. » (Somaize, ''Le Dictionnaire des Precieuses'', nouvelle édition, par M. Ch.-L. Livet, t. I, Paris, P. Jannet, [1660], 1856, p. 66-67).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « La négligence de Madame la Comtesse de la Suze étoit extrême pour ses affaires domestiques ; son esprit étoit tout occupé à composer des Vers &amp;amp; à filer le parfait amour, à la manière des Belles des Romans, ce qui étoit à la mode de son tems, même parmi quelques Dames de la premiere condition &amp;amp; d’un caractere grave, qui n’étoient pas sans quelques Amans &amp;amp; Chevaliers respectueux […]. Quelques personnes ont dit que Montplaisir &amp;amp; Subligny l’ont guidée dans l’art de rimer ; mais tout le monde convient qu’elle avoit beaucoup d’esprit &amp;amp; une grande delicatesse dans les sentimens. Cette Dame s’est rendue celebre par divers ouvrages de Poësie ; elle a excellé surtout dans l’Elegie ; ses sentiments sont nobles &amp;amp; tendres ; elle pense d’une manière fine, &amp;amp; son stile est touchant &amp;amp; plein de graces. Elle a composé quelques Odes, entr’autres une pour la Reine de Suede. […] Personne n’a jamais été plus louée que la Comtesse de la Suze ; ses partisans disoient que l’Amour-même lui avoit appris à écrire avec toute la tendresse &amp;amp; toute la delicatesse possible ; &amp;amp; qu’elle seule avoit tout l’esprit des neuf doctes Sœurs ; c’est ce que Charleval, un de nos plus beaux Esprits, marque par ces Vers: ''Comtesse, à qui l’Amour apprit // L’art d’écrire avecque tendresse // Et qui seule avez tout l’esprit &lt;br /&gt;
Des neuf doctes Sœurs de la Grèce. // Vous consacrez votre loisir // Par des vers dignes de mémoire ; // Le Louvre en fait tout son plaisir, // Et le Parnasse en fait sa gloire. // Sappho par son esprit charmant, // S’acquit une gloire immortelle ; // Mais rien, que le tems seulement, // Ne vous fit aller après elle. […]'' » (Titon du Tillet, ''Le Parnasse françois'', Paris, Jean-Baptiste Coignard, 1732, p. 324-327).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « HENRIETTE DE COLIGNY, si connuë sous le nom de Comtesse de la Suze, étoit fille de Gaspard de Coligny, Seigneur de Châtillon, Maréchal de France, mort en 1646. Elle épousa en premieres nôces par Contrat du 8 Août 1643 Thomas Hamilton, Comte de Hadington ; &amp;amp; en secondes nôces, Gaspard de Champagne, Comte de la Suze, élevé comme elle dans les principes de la Réformation. Livrée successivement à ces deux Epoux, elle n’eut pour eux que de l’aversion &amp;amp; de l’horreur : soit qu’elle fût inconstante dans ses affections, ou qu’elle eut un penchant naturel pour la galanterie : du moins est-il certain que ses Elegies ne respirent que la passion. Quoiqu’il en soit, le Comte de la Suze devenu jaloux, prit la résolution d’emmener son épouse dans une de ses Terres. Il n’en fallut pas davantage pour inspirer à celle-ci le dessein d’une séparation entiere. Pour y mieux réussir, elle abjura l’Hérésie le vingt juillet 1653 ce qu’elle fit, dit la Reine de Suede, ''afin de ne se trouver avec son mari, ni dans ce monde, ni dans l’autre''. Elle conçut encore le dessein de rompre son mariage ; &amp;amp; pour avoir le consentement de M. de la Suze, elle lui fit offrir vingt cinq mille écus. La somme fut acceptée, &amp;amp; le mariage cassé par Arrêt du Parlement, après plusieurs Jugemens rendus en différens Tribunaux. On dit alors que l’Ami qui s’étoit mêlé de cette affaire, avoit fait perdre à Madame de la Suze cinquante mille écus ; parce que non seulement elle auroit conservé les vingt cinq mille qu’elle avoit donnez à son mari ; mais que son mari lui en auroit donné vingt cinq mille autres pour se défaire d’elle. Elle mourut à Paris le 10 mars 1673 &amp;amp; fut enterrée dans l’Eglise de Saint Paul. Malheureuse en amour, elle a dû tourner du côté de l’Elégie, ainsi qu’elle a fait, le talent qu’elle avoit reçu pour la Poësie. Si par ce même talent elle effaça la réputation de Sapho, comme l’assure Maurier dans ses Mémoires, il faut avoüer que Sapho l’emporte infiniment sur elle par le tour &amp;amp; la beauté du vers. Quoique née ''avec'' ''un génie si puissant pour la Poësie'', Madame de la Suze ne pût jamais enchaîner la rime. Elle digeroit ses pensées, elle les exprimoit poëtiquement ; mais pour les rimer, il falloit qu’elle employât un secours étranger. Elle s’adressa donc tantôt à M. de Montplaisir, l’objet de plusieurs de ses Elégies, &amp;amp; tantôt à M. de Subligny, à qui on attribuë la vie de Henriette Silvie de Moliere [de Mme de Villedieu]. Dans Clelie, Hésiode endormi sur le Parnasse voit les Muses en songe, &amp;amp; Calliope lui montre les Poëtes qui naîtront dans la suite des temps. […] Cette partie de la prédiction qui lui promet tant de loüanges, a eu son entier accomplissement. On peut dire que jamais personne ne fut plus loüée que la Comtesse de la Suze. C’étoit, disent les Panégyristes, c’étoit l’Amour même qui lui avoit appris à écrire avec tendresse : seule elle avoit tout l’esprit des neuf doctes Sœurs. Ses vers étoient les délices du Louvre, &amp;amp; la gloire du Parnasse ; &amp;amp; rien que le tems seulement ne la faisoit aller après Sapho. Je défierois, dit ''Gueret'', dans sa Carte de la Cour, je défierois le Dieu des vers, d’entendre mieux qu’elle la galanterie ; ''il pouvoit aussi défier la Déesse de Cithere'', si je ne sçavois parfaitement qu’ils sont aussi galans l’un que l’autre ; mais j’ose dire à la honte du Dieu d’Amour, qu’il a fait moins de conquêtes illustres avec ses fléches, qu’elle en a fait jusqu’ici avec ses vers. Enfin c’est pour elle que furent faits ces quatre vers attribués à M. de Fieubet : ''Quae Dea sublimi rapitur per inania curru ? // An Juno ? an Pallas, num Venus ipsa venit ?  // Si genus inspicias, Juno ; si scripta, Minerva ; // Si spectes oculos, mater Amoris erit.'' » (''Recueil de pieces galantes, en prose et en vers, de Madame la Comtesse de La Suze, et de Monsieur Pellisson'', nouvelle Edition […], t. I, Trévoux, 1748, vie de la comtesse de la Suze rédigée dans la préface p. XIV-XXII).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Mme de la Suze était d’une grande beauté et possédait une physionomie charmante. Ses poésies sont presque toutes rimées par Pellisson. Elles sont d’une douceur que l’on pourrait appeler fade ; le monde littéraire qui constituait sa petite cour les admirait aveuglément. » (Louise d’Alq, ''Anthologie des femmes écrivains, poètes, prosateurs depuis l’origine de la langue française jusqu’à nos jours'', Paris, Bureau des causes familières, 1893, p. 66-67). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- « Elle écrit pour se distraire, parce que la mode ou parce que l’amour lui commande d’écrire. Mais, dans la société qui l’environne, elle exerce une influence bienfaisante. Sa ruelle perpétue l’atmosphère de Rambouillet. […] Elle est un centre d’émulation poétique. Les plus délicats esprits s’y conjoignent. Molière l’excepte des vindictes de la raison et de la clarté. Elle se différencie totalement des alcôves où vivent en communauté des péronnelles façonnières. Il en demeure, à travers le temps, un rayon de grâce et de politesse » (Émile Magne, ''Madame de La Suze (Henriette de Coligny) et la Société précieuse'', Paris, Société du Mercure de France, 1908, p. 257).&lt;br /&gt;
   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Coligny, comtesse de La Suze, Henriette, de}}[[Catégorie:Personnage]][[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Poésie]] [[Catégorie: Salon, cour, cercle]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Henriette_de_Coligny,_comtesse_de_La_Suze</id>
		<title>Henriette de Coligny, comtesse de La Suze</title>
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				<updated>2025-03-28T13:20:43Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : /* Réceptions */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = Henriette de Coligny, comtesse d’Haddington, comtesse de La Suze &lt;br /&gt;
| conjoints = Thomas Hamilton, comte de Haddington&amp;lt;br/&amp;gt;Gaspard de Champagne, comte de La Suze&lt;br /&gt;
| dénominations = Henriette de Coligny, madame de La Suze, la comtesse de La Suze&lt;br /&gt;
| naissance = 17 janvier 1623&lt;br /&gt;
| décès = 9 ou 10 mars 1673&lt;br /&gt;
| briquet = oui&lt;br /&gt;
| buffet = oui&lt;br /&gt;
| riballiercosson = oui&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Élise Legendre]], 2025 ==&lt;br /&gt;
Henriette de Coligny naît le 17 janvier 1623 à Châtillon (Loiret) dans une famille protestante d’une grande noblesse. Fille de Gaspard III de Coligny, maréchal de Châtillon et de France, et d’Anne de Polignac, elle est aussi l’arrière-petite-fille de l’amiral de Coligny assassiné lors de la Saint-Barthélemy. Elle se marie en 1643 avec Thomas Hamilton, comte de Haddington et le suit jusqu’en Écosse. Devenue veuve en 1645, elle revient en France. Lors de son second mariage en 1647 avec Gaspard de Champagne, comte de La Suze, elle prend ce nom qui deviendra son nom d’autrice. Son mari, qu’elle répète ne pas avoir choisi, s’avère borgne, ivrogne et endetté (Tallemant, ''Historiettes''). Elle séjourne alors à Paris, à Lumigny ou encore à Belfort, Gaspard de Champagne étant le seigneur de cette ville de 1640 à 1658. Avant la fin de l’année 1651, Henriette quitte Belfort pour Paris, où elle se convertit au catholicisme deux ans plus tard, ''afin de ne se trouver avec son mari, ni dans ce monde, ni dans l’autre'', selon les mots de Christine de Suède régulièrement repris dans les jugements et notices biographiques à son sujet (voir exemple ''infra''). Ajoutons que cette conversion est avant tout une manière de se fondre dans la société catholique, alors dominante, au vu de la situation des protestants en France à cette période. Un acte notarié du 27 août 1661 déclare la séparation des époux, à la demande de la comtesse. Son époux fait appel et Henriette utilise l’ultime argument pour obtenir gain de cause : celui de l’impuissance dudit mari. Elle ne souhaite pas se remarier et consacre sa vie aux lettres. Elle meurt le 9 ou le 10 mars 1673.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Connue en littérature sous le nom de « comtesse de La Suze », elle est considérée comme l’une des poétesses les plus marquantes du siècle. Elle est en effet à la tête d’un salon parisien très fréquenté où se rendent ses amies, [[Anne de Lenclos|Ninon de Lenclos]], [[Marie-Catherine Desjardins|Mme de Villedieu]], [[Madeleine de Scudéry]]. Elle compte un grand nombre d’émules. Ses premiers vers sont publiés en 1653 dans le recueil Sercy (''Poésies choisies''), mais ils circulaient déjà sous forme manuscrite. L’histoire littéraire associe son nom à une forme poétique dans laquelle elle s’est illustrée : l’élégie. C’est elle qui a remis en vogue cette forme antique en l’adaptant au goût du temps. Si son corpus est souvent réduit à cette forme, elle s’est aussi illustrée par la composition de chansons et dans d’autres petits genres poétiques mondains. Son style, souvent décrit par ses éditeurs et commentateurs comme ''tendre, délicat ou passionné'', se distingue par ses accents élégiaques ou discrètement érotiques, notamment dans ses chansons. Ses élégies, véritables « tubes » (M. Speyer, voir ''infra''), sont éditées et rééditées dans les recueils collectifs les plus célèbres de son époque. Ses pièces sont notamment diffusées dans le recueil La Suze-Pellisson (G. Quinet, 1663) qui connaîtra de multiples rééditions et augmentations jusqu’en 1748. Elle obtient également un privilège pour imprimer un recueil personnel qui paraît en 1666 chez C. de Sercy. Elle fait ainsi partie des rares poétesses du XVIIe à publier une édition personnelle de ses vers. Son œuvre reste en vogue dans la première partie du siècle suivant. Toutefois, si certains lui attribuent la fameuse élégie « Tristesse, ennui, chagrin », cette attribution est discutable : l’élégie apparaît dans le recueil Lauvergne (1680) et non dans son recueil personnel ; de plus la comtesse n’a jamais signé cette élégie, alors qu’elle avait l’habitude de signer ses poèmes de son nom complet ou de ses initiales M. L. C. D. L. S. – ce qui va contre l’usage du temps pour une femme de son rang.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Si l’œuvre de la comtesse de La Suze a mérité les éloges de Boileau, puis a été reçue au XVIIIe siècle comme le pendant moderne des élégiaques latins, nombreux sont ceux qui répètent que la comtesse aurait été aidée par Subligny et Montplaisir. De même, après la publication du recueil Barbin (''Recueil des plus belles pièces des Poètes français, tant anciens que modernes'', 1692), les anthologies ne citent plus ses vers sans les altérer (M. Cuénin, ''infra'', p. 284-289). Son œuvre est donc malmenée au fil des siècles, l’aspect sentimental (voire immoral : on lui prête de nombreux amants) de sa vie étant davantage commenté. Quand ses vers sont mentionnés, ils sont jugés tantôt trop efféminés tantôt trop vigoureux pour être ceux d’une femme. Il faut ainsi réhabiliter la grande modernité de cette autrice qui a revendiqué le droit de choisir librement un mari tout comme celui d’écrire des vers, ce que son œuvre rappelle régulièrement en filigrane. L’édition complète de M. Cuénin-Lieber (2017) permet d’aborder pour la première fois son corpus dans sa totalité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Œuvres ==&lt;br /&gt;
* à partir de 1653 : voir les multiples recueils collectifs du temps dans lesquels paraissent ses écrits (comme le recueil collectif de Charles de Sercy où sont publiés quelques-uns de ses vers dès 1653).&lt;br /&gt;
* Madame la Comtesse de la Suze, ''Poésies'', Paris, Charles de Sercy, 1666 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63560502/f7.item].&lt;br /&gt;
* Henriette de Coligny, comtesse de La Suze, ''Élégies, chansons et autres poésies'', éd. Mariette Cuénin-Lieber, Paris, Classiques Garnier, 2017.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Contrat d'indemnité accordée au maréchal d'Albret signé par la comtesse de La Suze, Collection Bibliothèque municipale de Belfort, Ms 94.&lt;br /&gt;
* Lettre autographe de Gaspard de Champagne comte de La Suze au chancelier de Montbéliard, Collection Bibliothèque municipale de Belfort, Ms 97.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Myriam Dufour-Maître, ''Les Précieuses, naissance des femmes de lettres en France au XVIIe siècle'', Paris, Champion classiques, 2008.&lt;br /&gt;
* Renate Kroll, « La chanson des femmes poètes au XVIIe siècle : Mme de La Suze et Mme Deshoulières – Une contribution féminine à la poésie chantée », dans ''La Chanson française et son histoire'', éd. D. Rieger, Tübingen, Narr, 1988, p. 27-45.&lt;br /&gt;
* Alain Niderst, ''Madeleine de Scudéry, Paul Pellisson et leur monde'', Paris, 1976.&lt;br /&gt;
* Miriam Speyer, « Le ‘‘Recueil La Suze-Pellisson’’, première anthologie de poésies galantes ? », colloque international ''Usages du copier-coller aux XVIe et XVIIe siècles : extraire, réemployer, recomposer'', Caen, PU de Caen, 2021.&lt;br /&gt;
* Miriam Speyer, ''« Briller par la diversité », Les recueils collectifs de poésies au XVIIe siècle (1597-1671)'', Paris, Classiques Garnier, 2021.&lt;br /&gt;
* Linda Timmermans, ''L'Accès des femmes à la culture sous l'Ancien régime'', Paris, Champions classiques, 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix iconographique==&lt;br /&gt;
* Henriette de Coligny, comtesse de la Suze, peinture à l’huile, par Pierre Mignard, seconde moitié du XVIIe siècle, 51x41,1x69, Chantilly, musée Condé [https://www.musee-conde.fr/fr/notice/pe-319-henriette-de-coligny-comtesse-de-la-suze-52f5a727-1418-4d5d-a646-1cbf147abe77] &lt;br /&gt;
* Portrait présumé de la comtesse de Suze attribué à Jean Le Vieux Petitot, miniature sur émail, Paris, musée du Louvre, département des arts graphiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* « La Mareschale sa mere […] la maria au comte de la Suze, tout borgne, tout yvroigne et tout endebté qu’il estoit. […] Mme de la Suze, qui paroissoit stupide en son enfance, et qui en conversation ne disoit quasy rien il n’y a pas trop long-temps encore, fit des vers dez qu’elle fut en Escosse ; elle en laissa voir dez qu’elle fut remariée, qui n’estoient bons qu’à brusler. Depuis elle a fait des elegies les plus tendres et les plus amoureuses du monde, qui courent partout. » (Tallemant des Réaux, ''Historiettes'', t. II, éd. Antoine Adam, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1961, p. 106-108).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Je passerois condamnation sur la satire et sur l’élégie, quoiqu’il y ait des satires de Régnier admirables, et des élégies de Voiture, de Sarrazin, &amp;amp; de la comtesse de la Suze, d’un agrément infini » (''Oeuvres de M. Boileau Despréaux'', éd. de Saint-Marc, t. III, Paris, David / Durand, 1747, « Lettre à Monsieur Perrault », p. 376-377).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Mais pour te faire voir une grâce tout à fait grande, regarde cette femme qui t'apparaît ; elle a comme tu vois la taille de Pallas, et sa beauté a je ne sais quoi de doux, de languissant, et de passionné, qui ressemble assez à cet air charmant que les peintres donnent à Vénus. Cette illustre personne sera d'une si grande naissance, qu'elle ne verra presque que les maisons royales au-dessus de la sienne ; mais pour ne te parler que d'elle, sache qu'elle naîtra encore avec plus d'esprit que de beauté, quoique comme tu le peux voir, elle doive avoir mille charmes. Elle aura même une bonté généreuse, qui la rendra digne de beaucoup de louanges ; mais sans te parler de tant d’autres qualités surprenantes que le Ciel lui donnera, sache seulement qu’elle fera des élégies si belles, si pleines de passion, et si précisément du caractère qu’elles doivent être pour être parfaites, qu’elle surpassera tous ceux qui l’auront précédée, et tous ceux qui la voudront suivre. » (Madeleine de Scudéry, ''« De l’air galant » et autres Conversations (1653-1684). Pour une étude de l’archive galante'', éd. Delphine Denis, Paris, Honoré Champion, 1998, p. 241-242).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « DORALISE est une pretieuse de qualité qui a autant fait parler d’elle que pas une femme du royaume. Ses ecrits sont agreables et touchans ; elle reussit fort bien en prose, mais elle charme en vers. Tout ce qu’il a de gens de lettres dans Athenes et de galands ont suivy cette belle. On dit mesme qu’elle a ecouté les soupirs de quelques uns ; mais il ne le faut pas croire. Elle a longtems demeuré du costé de Caesarée, où elle estoit fort estimée de toute la province, et surtout de Licidas, qui a un chasteau dans ce païs. Elle s’appelloit autrefois Sestiane, parce qu’elle estoit mariée avec Sestianès ; mais un divorce est survenu, qui luy a rendu cette liberté necessaire à une pretieuse. Elle a logé dans le quartier de la Normandie ; à present elle habite celuy de Leolie, et sa ruelle est tousjours une des plus considerables de l’empire des pretieuses. » (Somaize, ''Le Dictionnaire des Precieuses'', nouvelle édition, par M. Ch.-L. Livet, t. I, Paris, P. Jannet, [1660], 1856, p. 66-67).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « La négligence de Madame la Comtesse de la Suze étoit extrême pour ses affaires domestiques ; son esprit étoit tout occupé à composer des Vers &amp;amp; à filer le parfait amour, à la manière des Belles des Romans, ce qui étoit à la mode de son tems, même parmi quelques Dames de la premiere condition &amp;amp; d’un caractere grave, qui n’étoient pas sans quelques Amans &amp;amp; Chevaliers respectueux […]. Quelques personnes ont dit que Montplaisir &amp;amp; Subligny l’ont guidée dans l’art de rimer ; mais tout le monde convient qu’elle avoit beaucoup d’esprit &amp;amp; une grande delicatesse dans les sentimens. Cette Dame s’est rendue celebre par divers ouvrages de Poësie ; elle a excellé surtout dans l’Elegie ; ses sentiments sont nobles &amp;amp; tendres ; elle pense d’une manière fine, &amp;amp; son stile est touchant &amp;amp; plein de graces. Elle a composé quelques Odes, entr’autres une pour la Reine de Suede. […] Personne n’a jamais été plus louée que la Comtesse de la Suze ; ses partisans disoient que l’Amour-même lui avoit appris à écrire avec toute la tendresse &amp;amp; toute la delicatesse possible ; &amp;amp; qu’elle seule avoit tout l’e''sprit des neuf doctes Sœurs ; c’est ce que Charleval, un de nos plus beaux Esprits, marque par ces Vers: Comtesse, à qui l’Amour apprit // L’art d’écrire avecque tendresse // Et qui seule avez tout l’esprit &lt;br /&gt;
Des neuf doctes Sœurs de la Grèce. // Vous consacrez votre loisir // Par des vers dignes de mémoire ; // Le Louvre en fait tout son plaisir, // Et le Parnasse en fait sa gloire. // Sappho par son esprit charmant, // S’acquit une gloire immortelle ; // Mais rien, que le tems seulement, // Ne vous fit aller après elle. […]'' » (Titon du Tillet, ''Le Parnasse françois'', Paris, Jean-Baptiste Coignard, 1732, p. 324-327).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « HENRIETTE DE COLIGNY, si connuë sous le nom de Comtesse de la Suze, étoit fille de Gaspard de Coligny, Seigneur de Châtillon, Maréchal de France, mort en 1646. Elle épousa en premieres nôces par Contrat du 8 Août 1643 Thomas Hamilton, Comte de Hadington ; &amp;amp; en secondes nôces, Gaspard de Champagne, Comte de la Suze, élevé comme elle dans les principes de la Réformation. Livrée successivement à ces deux Epoux, elle n’eut pour eux que de l’aversion &amp;amp; de l’horreur : soit qu’elle fût inconstante dans ses affections, ou qu’elle eut un penchant naturel pour la galanterie : du moins est-il certain que ses Elegies ne respirent que la passion. Quoiqu’il en soit, le Comte de la Suze devenu jaloux, prit la résolution d’emmener son épouse dans une de ses Terres. Il n’en fallut pas davantage pour inspirer à celle-ci le dessein d’une séparation entiere. Pour y mieux réussir, elle abjura l’Hérésie le vingt juillet 1653 ce qu’elle fit, dit la Reine de Suede, ''afin de ne se trouver avec son mari, ni dans ce monde, ni dans l’autre''. Elle conçut encore le dessein de rompre son mariage ; &amp;amp; pour avoir le consentement de M. de la Suze, elle lui fit offrir vingt cinq mille écus. La somme fut acceptée, &amp;amp; le mariage cassé par Arrêt du Parlement, après plusieurs Jugemens rendus en différens Tribunaux. On dit alors que l’Ami qui s’étoit mêlé de cette affaire, avoit fait perdre à Madame de la Suze cinquante mille écus ; parce que non seulement elle auroit conservé les vingt cinq mille qu’elle avoit donnez à son mari ; mais que son mari lui en auroit donné vingt cinq mille autres pour se défaire d’elle. Elle mourut à Paris le 10 mars 1673 &amp;amp; fut enterrée dans l’Eglise de Saint Paul. Malheureuse en amour, elle a dû tourner du côté de l’Elégie, ainsi qu’elle a fait, le talent qu’elle avoit reçu pour la Poësie. Si par ce même talent elle effaça la réputation de Sapho, comme l’assure Maurier dans ses Mémoires, il faut avoüer que Sapho l’emporte infiniment sur elle par le tour &amp;amp; la beauté du vers. Quoique née ''avec'' ''un génie si puissant pour la Poësie'', Madame de la Suze ne pût jamais enchaîner la rime. Elle digeroit ses pensées, elle les exprimoit poëtiquement ; mais pour les rimer, il falloit qu’elle employât un secours étranger. Elle s’adressa donc tantôt à M. de Montplaisir, l’objet de plusieurs de ses Elégies, &amp;amp; tantôt à M. de Subligny, à qui on attribuë la vie de Henriette Silvie de Moliere [de Mme de Villedieu]. Dans Clelie, Hésiode endormi sur le Parnasse voit les Muses en songe, &amp;amp; Calliope lui montre les Poëtes qui naîtront dans la suite des temps. […] Cette partie de la prédiction qui lui promet tant de loüanges, a eu son entier accomplissement. On peut dire que jamais personne ne fut plus loüée que la Comtesse de la Suze. C’étoit, disent les Panégyristes, c’étoit l’Amour même qui lui avoit appris à écrire avec tendresse : seule elle avoit tout l’esprit des neuf doctes Sœurs. Ses vers étoient les délices du Louvre, &amp;amp; la gloire du Parnasse ; &amp;amp; rien que le tems seulement ne la faisoit aller après Sapho. Je défierois, dit ''Gueret'', dans sa Carte de la Cour, je défierois le Dieu des vers, d’entendre mieux qu’elle la galanterie ; ''il pouvoit aussi défier la Déesse de Cithere'', si je ne sçavois parfaitement qu’ils sont aussi galans l’un que l’autre ; mais j’ose dire à la honte du Dieu d’Amour, qu’il a fait moins de conquêtes illustres avec ses fléches, qu’elle en a fait jusqu’ici avec ses vers. Enfin c’est pour elle que furent faits ces quatre vers attribués à M. de Fieubet : ''Quae Dea sublimi rapitur per inania curru ? // An Juno ? an Pallas, num Venus ipsa venit ?  // Si genus inspicias, Juno ; si scripta, Minerva ; // Si spectes oculos, mater Amoris erit.'' » (''Recueil de pieces galantes, en prose et en vers, de Madame la Comtesse de La Suze, et de Monsieur Pellisson'', nouvelle Edition […], t. I, Trévoux, 1748, vie de la comtesse de la Suze rédigée dans la préface p. XIV-XXII).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Mme de la Suze était d’une grande beauté et possédait une physionomie charmante. Ses poésies sont presque toutes rimées par Pellisson. Elles sont d’une douceur que l’on pourrait appeler fade ; le monde littéraire qui constituait sa petite cour les admirait aveuglément. » (Louise d’Alq, ''Anthologie des femmes écrivains, poètes, prosateurs depuis l’origine de la langue française jusqu’à nos jours'', Paris, Bureau des causes familières, 1893, p. 66-67). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- « Elle écrit pour se distraire, parce que la mode ou parce que l’amour lui commande d’écrire. Mais, dans la société qui l’environne, elle exerce une influence bienfaisante. Sa ruelle perpétue l’atmosphère de Rambouillet. […] Elle est un centre d’émulation poétique. Les plus délicats esprits s’y conjoignent. Molière l’excepte des vindictes de la raison et de la clarté. Elle se différencie totalement des alcôves où vivent en communauté des péronnelles façonnières. Il en demeure, à travers le temps, un rayon de grâce et de politesse » (Émile Magne, ''Madame de La Suze (Henriette de Coligny) et la Société précieuse'', Paris, Société du Mercure de France, 1908, p. 257).&lt;br /&gt;
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{{DEFAULTSORT:Coligny, comtesse de La Suze, Henriette, de}}[[Catégorie:Personnage]][[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Poésie]] [[Catégorie: Salon, cour, cercle]]&lt;/div&gt;</summary>
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		<title>Henriette de Coligny, comtesse de La Suze/Marguerite Buffet</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : Henneau a déplacé la page Henriette de Coligny/Marguerite Buffet vers Henriette de Coligny, comtesse de La Suze/Marguerite Buffet&lt;/p&gt;
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&lt;div&gt;[262] ''Eloge de Madame la Comtesse de la Suze.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Que l'on ne vante plus les Poëtes de l'antiquité, au desavantage de nostre sexe, depuis que nous avons veu briller nostre Minerve Françoise, l'incomparable Madame la Comtesse de la Suze, l'ornement de la Cour, et la merveille de son siecle, qui sçait si bien parler le langage des Dieux, qu'elle merite d'estre au dessus des hommes. C'est dans les rares produ-[263]ctions de son esprit, la delicatesse de ses pensées, et la force de ses expressions, qu'il faut confondre les ennemis de sa gloire, et les envieux de sa reputation. On ne luy peut disputer le premier rang entre les plus beaux esprits du siecle, sans faire paroistre qu'on n'a pas le goust des bonnes choses, et qu'on est tout à fait ignorant en l'art de bien parler et de bien écrire, si le chant de ses Odes est plus charmant que celuy d'Horace. Je puis ajoûter qu'elle ne se plaint pas moins agreablement qu'Ovide dans ses élegies. Tout ce qu'elle a fait est dans les reigles, en sorte qu'on ne peut rien souhaiter dans ses ouvrages, si-[264]non de les voir un peu plus longs et en plus grand nombre. Quand on écrit aussi juste qu'elle fait, on n'écrit jamais assez. Mais je me trompe; les écrits devant servir d'exemples, il faut necessairement qu'ils soient rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Marguerite Buffet]]&lt;/div&gt;</summary>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : &lt;/p&gt;
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&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = Henriette de Coligny, comtesse d’Haddington, comtesse de La Suze &lt;br /&gt;
| conjoints = Thomas Hamilton, comte de Haddington&amp;lt;br/&amp;gt;Gaspard de Champagne, comte de La Suze&lt;br /&gt;
| dénominations = Henriette de Coligny, madame de La Suze, la comtesse de La Suze&lt;br /&gt;
| naissance = 17 janvier 1623&lt;br /&gt;
| décès = 9 ou 10 mars 1673&lt;br /&gt;
| briquet = oui&lt;br /&gt;
| buffet = oui&lt;br /&gt;
| riballiercosson = oui&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Élise Legendre]], 2025 ==&lt;br /&gt;
Henriette de Coligny naît le 17 janvier 1623 à Châtillon (Loiret) dans une famille protestante d’une grande noblesse. Fille de Gaspard III de Coligny, maréchal de Châtillon et de France, et d’Anne de Polignac, elle est aussi l’arrière-petite-fille de l’amiral de Coligny assassiné lors de la Saint-Barthélemy. Elle se marie en 1643 avec Thomas Hamilton, comte de Haddington et le suit jusqu’en Écosse. Devenue veuve en 1645, elle revient en France. Lors de son second mariage en 1647 avec Gaspard de Champagne, comte de La Suze, elle prend ce nom qui deviendra son nom d’autrice. Son mari, qu’elle répète ne pas avoir choisi, s’avère borgne, ivrogne et endetté (Tallemant, ''Historiettes''). Elle séjourne alors à Paris, à Lumigny ou encore à Belfort, Gaspard de Champagne étant le seigneur de cette ville de 1640 à 1658. Avant la fin de l’année 1651, Henriette quitte Belfort pour Paris, où elle se convertit au catholicisme deux ans plus tard, ''afin de ne se trouver avec son mari, ni dans ce monde, ni dans l’autre'', selon les mots de Christine de Suède régulièrement repris dans les jugements et notices biographiques à son sujet (voir exemple ''infra''). Ajoutons que cette conversion est avant tout une manière de se fondre dans la société catholique, alors dominante, au vu de la situation des protestants en France à cette période. Un acte notarié du 27 août 1661 déclare la séparation des époux, à la demande de la comtesse. Son époux fait appel et Henriette utilise l’ultime argument pour obtenir gain de cause : celui de l’impuissance dudit mari. Elle ne souhaite pas se remarier et consacre sa vie aux lettres. Elle meurt le 9 ou le 10 mars 1673.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Connue en littérature sous le nom de « comtesse de La Suze », elle est considérée comme l’une des poétesses les plus marquantes du siècle. Elle est en effet à la tête d’un salon parisien très fréquenté où se rendent ses amies, [[Anne de Lenclos|Ninon de Lenclos]], [[Marie-Catherine Desjardins|Mme de Villedieu]], [[Madeleine de Scudéry]]. Elle compte un grand nombre d’émules. Ses premiers vers sont publiés en 1653 dans le recueil Sercy (''Poésies choisies''), mais ils circulaient déjà sous forme manuscrite. L’histoire littéraire associe son nom à une forme poétique dans laquelle elle s’est illustrée : l’élégie. C’est elle qui a remis en vogue cette forme antique en l’adaptant au goût du temps. Si son corpus est souvent réduit à cette forme, elle s’est aussi illustrée par la composition de chansons et dans d’autres petits genres poétiques mondains. Son style, souvent décrit par ses éditeurs et commentateurs comme ''tendre, délicat ou passionné'', se distingue par ses accents élégiaques ou discrètement érotiques, notamment dans ses chansons. Ses élégies, véritables « tubes » (M. Speyer, voir ''infra''), sont éditées et rééditées dans les recueils collectifs les plus célèbres de son époque. Ses pièces sont notamment diffusées dans le recueil La Suze-Pellisson (G. Quinet, 1663) qui connaîtra de multiples rééditions et augmentations jusqu’en 1748. Elle obtient également un privilège pour imprimer un recueil personnel qui paraît en 1666 chez C. de Sercy. Elle fait ainsi partie des rares poétesses du XVIIe à publier une édition personnelle de ses vers. Son œuvre reste en vogue dans la première partie du siècle suivant. Toutefois, si certains lui attribuent la fameuse élégie « Tristesse, ennui, chagrin », cette attribution est discutable : l’élégie apparaît dans le recueil Lauvergne (1680) et non dans son recueil personnel ; de plus la comtesse n’a jamais signé cette élégie, alors qu’elle avait l’habitude de signer ses poèmes de son nom complet ou de ses initiales M. L. C. D. L. S. – ce qui va contre l’usage du temps pour une femme de son rang.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Si l’œuvre de la comtesse de La Suze a mérité les éloges de Boileau, puis a été reçue au XVIIIe siècle comme le pendant moderne des élégiaques latins, nombreux sont ceux qui répètent que la comtesse aurait été aidée par Subligny et Montplaisir. De même, après la publication du recueil Barbin (''Recueil des plus belles pièces des Poètes français, tant anciens que modernes'', 1692), les anthologies ne citent plus ses vers sans les altérer (M. Cuénin, ''infra'', p. 284-289). Son œuvre est donc malmenée au fil des siècles, l’aspect sentimental (voire immoral : on lui prête de nombreux amants) de sa vie étant davantage commenté. Quand ses vers sont mentionnés, ils sont jugés tantôt trop efféminés tantôt trop vigoureux pour être ceux d’une femme. Il faut ainsi réhabiliter la grande modernité de cette autrice qui a revendiqué le droit de choisir librement un mari tout comme celui d’écrire des vers, ce que son œuvre rappelle régulièrement en filigrane. L’édition complète de M. Cuénin-Lieber (2017) permet d’aborder pour la première fois son corpus dans sa totalité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Œuvres ==&lt;br /&gt;
* à partir de 1653 : voir les multiples recueils collectifs du temps dans lesquels paraissent ses écrits (comme le recueil collectif de Charles de Sercy où sont publiés quelques-uns de ses vers dès 1653).&lt;br /&gt;
* Madame la Comtesse de la Suze, ''Poésies'', Paris, Charles de Sercy, 1666 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63560502/f7.item].&lt;br /&gt;
* Henriette de Coligny, comtesse de La Suze, ''Élégies, chansons et autres poésies'', éd. Mariette Cuénin-Lieber, Paris, Classiques Garnier, 2017.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Contrat d'indemnité accordée au maréchal d'Albret signé par la comtesse de La Suze, Collection Bibliothèque municipale de Belfort, Ms 94.&lt;br /&gt;
* Lettre autographe de Gaspard de Champagne comte de La Suze au chancelier de Montbéliard, Collection Bibliothèque municipale de Belfort, Ms 97.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Myriam Dufour-Maître, ''Les Précieuses, naissance des femmes de lettres en France au XVIIe siècle'', Paris, Champion classiques, 2008.&lt;br /&gt;
* Renate Kroll, « La chanson des femmes poètes au XVIIe siècle : Mme de La Suze et Mme Deshoulières – Une contribution féminine à la poésie chantée », dans ''La Chanson française et son histoire'', éd. D. Rieger, Tübingen, Narr, 1988, p. 27-45.&lt;br /&gt;
* Alain Niderst, ''Madeleine de Scudéry, Paul Pellisson et leur monde'', Paris, 1976.&lt;br /&gt;
* Miriam Speyer, « Le ‘‘Recueil La Suze-Pellisson’’, première anthologie de poésies galantes ? », colloque international ''Usages du copier-coller aux XVIe et XVIIe siècles : extraire, réemployer, recomposer'', Caen, PU de Caen, 2021.&lt;br /&gt;
* Miriam Speyer, ''« Briller par la diversité », Les recueils collectifs de poésies au XVIIe siècle (1597-1671)'', Paris, Classiques Garnier, 2021.&lt;br /&gt;
* Linda Timmermans, ''L'Accès des femmes à la culture sous l'Ancien régime'', Paris, Champions classiques, 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix iconographique==&lt;br /&gt;
* Henriette de Coligny, comtesse de la Suze, peinture à l’huile, par Pierre Mignard, seconde moitié du XVIIe siècle, 51x41,1x69, Chantilly, musée Condé [https://www.musee-conde.fr/fr/notice/pe-319-henriette-de-coligny-comtesse-de-la-suze-52f5a727-1418-4d5d-a646-1cbf147abe77] &lt;br /&gt;
* Portrait présumé de la comtesse de Suze attribué à Jean Le Vieux Petitot, miniature sur émail, Paris, musée du Louvre, département des arts graphiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* « La Mareschale sa mere […] la maria au comte de la Suze, tout borgne, tout yvroigne et tout endebté qu’il estoit. […] Mme de la Suze, qui paroissoit stupide en son enfance, et qui en conversation ne disoit quasy rien il n’y a pas trop long-temps encore, fit des vers dez qu’elle fut en Escosse ; elle en laissa voir dez qu’elle fut remariée, qui n’estoient bons qu’à brusler. Depuis elle a fait des elegies les plus tendres et les plus amoureuses du monde, qui courent partout. » (Tallemant des Réaux, ''Historiettes'', t. II, éd. Antoine Adam, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1961, p. 106-108).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Je passerois condamnation sur la satire et sur l’élégie, quoiqu’il y ait des satires de Régnier admirables, et des élégies de Voiture, de Sarrazin, &amp;amp; de la comtesse de la Suze, d’un agrément infini » (''Oeuvres de M. Boileau Despréaux'', éd. de Saint-Marc, t. III, Paris, David / Durand, 1747, « Lettre à Monsieur Perrault », p. 376-377).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Mais pour te faire voir une grâce tout à fait grande, regarde cette femme qui t'apparaît ; elle a comme tu vois la taille de Pallas, et sa beauté a je ne sais quoi de doux, de languissant, et de passionné, qui ressemble assez à cet air charmant que les peintres donnent à Vénus. Cette illustre personne sera d'une si grande naissance, qu'elle ne verra presque que les maisons royales au-dessus de la sienne ; mais pour ne te parler que d'elle, sache qu'elle naîtra encore avec plus d'esprit que de beauté, quoique comme tu le peux voir, elle doive avoir mille charmes. Elle aura même une bonté généreuse, qui la rendra digne de beaucoup de louanges ; mais sans te parler de tant d’autres qualités surprenantes que le Ciel lui donnera, sache seulement qu’elle fera des élégies si belles, si pleines de passion, et si précisément du caractère qu’elles doivent être pour être parfaites, qu’elle surpassera tous ceux qui l’auront précédée, et tous ceux qui la voudront suivre. » (Madeleine de Scudéry, ''« De l’air galant » et autres Conversations (1653-1684). Pour une étude de l’archive galante'', éd. Delphine Denis, Paris, Honoré Champion, 1998, p. 241-242).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « DORALISE est une pretieuse de qualité qui a autant fait parler d’elle que pas une femme du royaume. Ses ecrits sont agreables et touchans ; elle reussit fort bien en prose, mais elle charme en vers. Tout ce qu’il a de gens de lettres dans Athenes et de galands ont suivy cette belle. On dit mesme qu’elle a ecouté les soupirs de quelques uns ; mais il ne le faut pas croire. Elle a longtems demeuré du costé de Caesarée, où elle estoit fort estimée de toute la province, et surtout de Licidas, qui a un chasteau dans ce païs. Elle s’appelloit autrefois Sestiane, parce qu’elle estoit mariée avec Sestianès ; mais un divorce est survenu, qui luy a rendu cette liberté necessaire à une pretieuse. Elle a logé dans le quartier de la Normandie ; à present elle habite celuy de Leolie, et sa ruelle est tousjours une des plus considerables de l’empire des pretieuses. » (Somaize, ''Le Dictionnaire des Precieuses'', nouvelle édition, par M. Ch.-L. Livet, t. I, Paris, P. Jannet, [1660], 1856, p. 66-67).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « La négligence de Madame la Comtesse de la Suze étoit extrême pour ses affaires domestiques ; son esprit étoit tout occupé à composer des Vers &amp;amp; à filer le parfait amour, à la manière des Belles des Romans, ce qui étoit à la mode de son tems, même parmi quelques Dames de la premiere condition &amp;amp; d’un caractere grave, qui n’étoient pas sans quelques Amans &amp;amp; Chevaliers respectueux […].&lt;br /&gt;
Quelques personnes ont dit que Montplaisir &amp;amp; Subligny l’ont guidée dans l’art de rimer ; mais tout le monde convient qu’elle avoit beaucoup d’esprit &amp;amp; une grande delicatesse dans les sentimens. &lt;br /&gt;
Cette Dame s’est rendue celebre par divers ouvrages de Poësie ; elle a excellé surtout dans l’Elegie ; ses sentiments sont nobles &amp;amp; tendres ; elle pense d’une manière fine, &amp;amp; son stile est touchant &amp;amp; plein de graces. Elle a composé quelques Odes, entr’autres une pour la Reine de Suede. […] Personne n’a jamais été plus louée que la Comtesse de la Suze ; ses partisans disoient que l’Amour-même lui avoit appris à écrire avec toute la tendresse &amp;amp; toute la delicatesse possible ; &amp;amp; qu’elle seule avoit tout l’e''sprit des neuf doctes Sœurs ; c’est ce que Charleval, un de nos plus beaux Esprits, marque par ces Vers: Comtesse, à qui l’Amour apprit // L’art d’écrire avecque tendresse // Et qui seule avez tout l’esprit &lt;br /&gt;
Des neuf doctes Sœurs de la Grèce. // Vous consacrez votre loisir // Par des vers dignes de mémoire ; // Le Louvre en fait tout son plaisir, // Et le Parnasse en fait sa gloire. // Sappho par son esprit charmant, // S’acquit une gloire immortelle ; // Mais rien, que le tems seulement, // Ne vous fit aller après elle. […]'' » (Titon du Tillet, ''Le Parnasse françois'', Paris, Jean-Baptiste Coignard, 1732, p. 324-327).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « HENRIETTE DE COLIGNY, si connuë sous le nom de Comtesse de la Suze, étoit fille de Gaspard de Coligny, Seigneur de Châtillon, Maréchal de France, mort en 1646. Elle épousa en premieres nôces par Contrat du 8 Août 1643 Thomas Hamilton, Comte de Hadington ; &amp;amp; en secondes nôces, Gaspard de Champagne, Comte de la Suze, élevé comme elle dans les principes de la Réformation. Livrée successivement à ces deux Epoux, elle n’eut pour eux que de l’aversion &amp;amp; de l’horreur : soit qu’elle fût inconstante dans ses affections, ou qu’elle eut un penchant naturel pour la galanterie : du moins est-il certain que ses Elegies ne respirent que la passion. Quoiqu’il en soit, le Comte de la Suze devenu jaloux, prit la résolution d’emmener son épouse dans une de ses Terres. Il n’en fallut pas davantage pour inspirer à celle-ci le dessein d’une séparation entiere. Pour y mieux réussir, elle abjura l’Hérésie le vingt juillet 1653 ce qu’elle fit, dit la Reine de Suede, ''afin de ne se trouver avec son mari, ni dans ce monde, ni dans l’autre''. Elle conçut encore le dessein de rompre son mariage ; &amp;amp; pour avoir le consentement de M. de la Suze, elle lui fit offrir vingt cinq mille écus. La somme fut acceptée, &amp;amp; le mariage cassé par Arrêt du Parlement, après plusieurs Jugemens rendus en différens Tribunaux. On dit alors que l’Ami qui s’étoit mêlé de cette affaire, avoit fait perdre à Madame de la Suze cinquante mille écus ; parce que non seulement elle auroit conservé les vingt cinq mille qu’elle avoit donnez à son mari ; mais que son mari lui en auroit donné vingt cinq mille autres pour se défaire d’elle. Elle mourut à Paris le 10 mars 1673 &amp;amp; fut enterrée dans l’Eglise de Saint Paul. Malheureuse en amour, elle a dû tourner du côté de l’Elégie, ainsi qu’elle a fait, le talent qu’elle avoit reçu pour la Poësie. Si par ce même talent elle effaça la réputation de Sapho, comme l’assure Maurier dans ses Mémoires, il faut avoüer que Sapho l’emporte infiniment sur elle par le tour &amp;amp; la beauté du vers. Quoique née ''avec'' ''un génie si puissant pour la Poësie'', Madame de la Suze ne pût jamais enchaîner la rime. Elle digeroit ses pensées, elle les exprimoit poëtiquement ; mais pour les rimer, il falloit qu’elle employât un secours étranger. Elle s’adressa donc tantôt à M. de Montplaisir, l’objet de plusieurs de ses Elégies, &amp;amp; tantôt à M. de Subligny, à qui on attribuë la vie de Henriette Silvie de Moliere [de Mme de Villedieu]. Dans Clelie, Hésiode endormi sur le Parnasse voit les Muses en songe, &amp;amp; Calliope lui montre les Poëtes qui naîtront dans la suite des temps. […] Cette partie de la prédiction qui lui promet tant de loüanges, a eu son entier accomplissement. On peut dire que jamais personne ne fut plus loüée que la Comtesse de la Suze. C’étoit, disent les Panégyristes, c’étoit l’Amour même qui lui avoit appris à écrire avec tendresse : seule elle avoit tout l’esprit des neuf doctes Sœurs. Ses vers étoient les délices du Louvre, &amp;amp; la gloire du Parnasse ; &amp;amp; rien que le tems seulement ne la faisoit aller après Sapho. Je défierois, dit ''Gueret'', dans sa Carte de la Cour, je défierois le Dieu des vers, d’entendre mieux qu’elle la galanterie ; ''il pouvoit aussi défier la Déesse de Cithere'', si je ne sçavois parfaitement qu’ils sont aussi galans l’un que l’autre ; mais j’ose dire à la honte du Dieu d’Amour, qu’il a fait moins de conquêtes illustres avec ses fléches, qu’elle en a fait jusqu’ici avec ses vers. Enfin c’est pour elle que furent faits ces quatre vers attribués à M. de Fieubet : ''Quae Dea sublimi rapitur per inania curru ? // An Juno ? an Pallas, num Venus ipsa venit ?  // Si genus inspicias, Juno ; si scripta, Minerva ; // Si spectes oculos, mater Amoris erit.'' » (''Recueil de pieces galantes, en prose et en vers, de Madame la Comtesse de La Suze, et de Monsieur Pellisson'', nouvelle Edition […], t. I, Trévoux, 1748, vie de la comtesse de la Suze rédigée dans la préface p. XIV-XXII).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Mme de la Suze était d’une grande beauté et possédait une physionomie charmante. Ses poésies sont presque toutes rimées par Pellisson. Elles sont d’une douceur que l’on pourrait appeler fade ; le monde littéraire qui constituait sa petite cour les admirait aveuglément. » (Louise d’Alq, ''Anthologie des femmes écrivains, poètes, prosateurs depuis l’origine de la langue française jusqu’à nos jours'', Paris, Bureau des causes familières, 1893, p. 66-67). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- « Elle écrit pour se distraire, parce que la mode ou parce que l’amour lui commande d’écrire. Mais, dans la société qui l’environne, elle exerce une influence bienfaisante. Sa ruelle perpétue l’atmosphère de Rambouillet. […] Elle est un centre d’émulation poétique. Les plus délicats esprits s’y conjoignent. Molière l’excepte des vindictes de la raison et de la clarté. Elle se différencie totalement des alcôves où vivent en communauté des péronnelles façonnières. Il en demeure, à travers le temps, un rayon de grâce et de politesse » (Émile Magne, ''Madame de La Suze (Henriette de Coligny) et la Société précieuse'', Paris, Société du Mercure de France, 1908, p. 257).&lt;br /&gt;
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{{DEFAULTSORT:Coligny, comtesse de La Suze, Henriette, de}}[[Catégorie:Personnage]][[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Poésie]] [[Catégorie: Salon, cour, cercle]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<title>Henriette de Coligny, comtesse de La Suze</title>
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				<updated>2025-03-28T13:14:36Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = Henriette de Coligny, comtesse d’Haddington, comtesse de La Suze &lt;br /&gt;
| conjoints = Thomas Hamilton, comte de Haddington&amp;lt;br/&amp;gt;Gaspard de Champagne, comte de La Suze&lt;br /&gt;
| dénominations = Henriette de Coligny, madame de La Suze, la comtesse de La Suze&lt;br /&gt;
| naissance = 17 janvier 1623&lt;br /&gt;
| décès = 9 ou 10 mars 1673&lt;br /&gt;
| briquet = oui&lt;br /&gt;
| buffet = oui&lt;br /&gt;
| riballiercosson = oui&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Élise Legendre]], 2025 ==&lt;br /&gt;
Henriette de Coligny naît le 17 janvier 1623 à Châtillon (Loiret) dans une famille protestante d’une grande noblesse. Fille de Gaspard III de Coligny, maréchal de Châtillon et de France, et d’Anne de Polignac, elle est aussi l’arrière-petite-fille de l’amiral de Coligny assassiné lors de la Saint-Barthélemy. Elle se marie en 1643 avec Thomas Hamilton, comte de Haddington et le suit jusqu’en Écosse. Devenue veuve en 1645, elle revient en France. Lors de son second mariage en 1647 avec Gaspard de Champagne, comte de La Suze, elle prend ce nom qui deviendra son nom d’autrice. Son mari, qu’elle répète ne pas avoir choisi, s’avère borgne, ivrogne et endetté (Tallemant, ''Historiettes''). Elle séjourne alors à Paris, à Lumigny ou encore à Belfort, Gaspard de Champagne étant le seigneur de cette ville de 1640 à 1658. Avant la fin de l’année 1651, Henriette quitte Belfort pour Paris, où elle se convertit au catholicisme deux ans plus tard, ''afin de ne se trouver avec son mari, ni dans ce monde, ni dans l’autre'', selon les mots de Christine de Suède régulièrement repris dans les jugements et notices biographiques à son sujet (voir exemple ''infra''). Ajoutons que cette conversion est avant tout une manière de se fondre dans la société catholique, alors dominante, au vu de la situation des protestants en France à cette période. Un acte notarié du 27 août 1661 déclare la séparation des époux, à la demande de la comtesse. Son époux fait appel et Henriette utilise l’ultime argument pour obtenir gain de cause : celui de l’impuissance dudit mari. Elle ne souhaite pas se remarier et consacre sa vie aux lettres. Elle meurt le 9 ou le 10 mars 1673.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Connue en littérature sous le nom de « comtesse de La Suze », elle est considérée comme l’une des poétesses les plus marquantes du siècle. Elle est en effet à la tête d’un salon parisien très fréquenté où se rendent ses amies, [[Anne de Lenclos|Ninon de Lenclos]], Mme de Villedieu, [[Madeleine de Scudéry]]. Elle compte un grand nombre d’émules. Ses premiers vers sont publiés en 1653 dans le recueil Sercy (''Poésies choisies''), mais ils circulaient déjà sous forme manuscrite. L’histoire littéraire associe son nom à une forme poétique dans laquelle elle s’est illustrée : l’élégie. C’est elle qui a remis en vogue cette forme antique en l’adaptant au goût du temps. Si son corpus est souvent réduit à cette forme, elle s’est aussi illustrée par la composition de chansons et dans d’autres petits genres poétiques mondains. Son style, souvent décrit par ses éditeurs et commentateurs comme ''tendre, délicat ou passionné'', se distingue par ses accents élégiaques ou discrètement érotiques, notamment dans ses chansons. Ses élégies, véritables « tubes » (M. Speyer, voir ''infra''), sont éditées et rééditées dans les recueils collectifs les plus célèbres de son époque. Ses pièces sont notamment diffusées dans le recueil La Suze-Pellisson (G. Quinet, 1663) qui connaîtra de multiples rééditions et augmentations jusqu’en 1748. Elle obtient également un privilège pour imprimer un recueil personnel qui paraît en 1666 chez C. de Sercy. Elle fait ainsi partie des rares poétesses du XVIIe à publier une édition personnelle de ses vers. Son œuvre reste en vogue dans la première partie du siècle suivant. Toutefois, si certains lui attribuent la fameuse élégie « Tristesse, ennui, chagrin », cette attribution est discutable : l’élégie apparaît dans le recueil Lauvergne (1680) et non dans son recueil personnel ; de plus la comtesse n’a jamais signé cette élégie, alors qu’elle avait l’habitude de signer ses poèmes de son nom complet ou de ses initiales M. L. C. D. L. S. – ce qui va contre l’usage du temps pour une femme de son rang.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Si l’œuvre de la comtesse de La Suze a mérité les éloges de Boileau, puis a été reçue au XVIIIe siècle comme le pendant moderne des élégiaques latins, nombreux sont ceux qui répètent que la comtesse aurait été aidée par Subligny et Montplaisir. De même, après la publication du recueil Barbin (''Recueil des plus belles pièces des Poètes français, tant anciens que modernes'', 1692), les anthologies ne citent plus ses vers sans les altérer (M. Cuénin, ''infra'', p. 284-289). Son œuvre est donc malmenée au fil des siècles, l’aspect sentimental (voire immoral : on lui prête de nombreux amants) de sa vie étant davantage commenté. Quand ses vers sont mentionnés, ils sont jugés tantôt trop efféminés tantôt trop vigoureux pour être ceux d’une femme. Il faut ainsi réhabiliter la grande modernité de cette autrice qui a revendiqué le droit de choisir librement un mari tout comme celui d’écrire des vers, ce que son œuvre rappelle régulièrement en filigrane. L’édition complète de M. Cuénin-Lieber (2017) permet d’aborder pour la première fois son corpus dans sa totalité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Œuvres ==&lt;br /&gt;
* à partir de 1653 : voir les multiples recueils collectifs du temps dans lesquels paraissent ses écrits (comme le recueil collectif de Charles de Sercy où sont publiés quelques-uns de ses vers dès 1653).&lt;br /&gt;
* Madame la Comtesse de la Suze, ''Poésies'', Paris, Charles de Sercy, 1666 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63560502/f7.item].&lt;br /&gt;
* Henriette de Coligny, comtesse de La Suze, ''Élégies, chansons et autres poésies'', éd. Mariette Cuénin-Lieber, Paris, Classiques Garnier, 2017.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Contrat d'indemnité accordée au maréchal d'Albret signé par la comtesse de La Suze, Collection Bibliothèque municipale de Belfort, Ms 94.&lt;br /&gt;
* Lettre autographe de Gaspard de Champagne comte de La Suze au chancelier de Montbéliard, Collection Bibliothèque municipale de Belfort, Ms 97.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Myriam Dufour-Maître, ''Les Précieuses, naissance des femmes de lettres en France au XVIIe siècle'', Paris, Champion classiques, 2008.&lt;br /&gt;
* Renate Kroll, « La chanson des femmes poètes au XVIIe siècle : Mme de La Suze et Mme Deshoulières – Une contribution féminine à la poésie chantée », dans ''La Chanson française et son histoire'', éd. D. Rieger, Tübingen, Narr, 1988, p. 27-45.&lt;br /&gt;
* Alain Niderst, ''Madeleine de Scudéry, Paul Pellisson et leur monde'', Paris, 1976.&lt;br /&gt;
* Miriam Speyer, « Le ‘‘Recueil La Suze-Pellisson’’, première anthologie de poésies galantes ? », colloque international ''Usages du copier-coller aux XVIe et XVIIe siècles : extraire, réemployer, recomposer'', Caen, PU de Caen, 2021.&lt;br /&gt;
* Miriam Speyer, ''« Briller par la diversité », Les recueils collectifs de poésies au XVIIe siècle (1597-1671)'', Paris, Classiques Garnier, 2021.&lt;br /&gt;
* Linda Timmermans, ''L'Accès des femmes à la culture sous l'Ancien régime'', Paris, Champions classiques, 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix iconographique==&lt;br /&gt;
* Henriette de Coligny, comtesse de la Suze, peinture à l’huile, par Pierre Mignard, seconde moitié du XVIIe siècle, 51x41,1x69, Chantilly, musée Condé [https://www.musee-conde.fr/fr/notice/pe-319-henriette-de-coligny-comtesse-de-la-suze-52f5a727-1418-4d5d-a646-1cbf147abe77] &lt;br /&gt;
* Portrait présumé de la comtesse de Suze attribué à Jean Le Vieux Petitot, miniature sur émail, Paris, musée du Louvre, département des arts graphiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* « La Mareschale sa mere […] la maria au comte de la Suze, tout borgne, tout yvroigne et tout endebté qu’il estoit. […] Mme de la Suze, qui paroissoit stupide en son enfance, et qui en conversation ne disoit quasy rien il n’y a pas trop long-temps encore, fit des vers dez qu’elle fut en Escosse ; elle en laissa voir dez qu’elle fut remariée, qui n’estoient bons qu’à brusler. Depuis elle a fait des elegies les plus tendres et les plus amoureuses du monde, qui courent partout. » (Tallemant des Réaux, ''Historiettes'', t. II, éd. Antoine Adam, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1961, p. 106-108).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Je passerois condamnation sur la satire et sur l’élégie, quoiqu’il y ait des satires de Régnier admirables, et des élégies de Voiture, de Sarrazin, &amp;amp; de la comtesse de la Suze, d’un agrément infini » (''Oeuvres de M. Boileau Despréaux'', éd. de Saint-Marc, t. III, Paris, David / Durand, 1747, « Lettre à Monsieur Perrault », p. 376-377).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Mais pour te faire voir une grâce tout à fait grande, regarde cette femme qui t'apparaît ; elle a comme tu vois la taille de Pallas, et sa beauté a je ne sais quoi de doux, de languissant, et de passionné, qui ressemble assez à cet air charmant que les peintres donnent à Vénus. Cette illustre personne sera d'une si grande naissance, qu'elle ne verra presque que les maisons royales au-dessus de la sienne ; mais pour ne te parler que d'elle, sache qu'elle naîtra encore avec plus d'esprit que de beauté, quoique comme tu le peux voir, elle doive avoir mille charmes. Elle aura même une bonté généreuse, qui la rendra digne de beaucoup de louanges ; mais sans te parler de tant d’autres qualités surprenantes que le Ciel lui donnera, sache seulement qu’elle fera des élégies si belles, si pleines de passion, et si précisément du caractère qu’elles doivent être pour être parfaites, qu’elle surpassera tous ceux qui l’auront précédée, et tous ceux qui la voudront suivre. » (Madeleine de Scudéry, ''« De l’air galant » et autres Conversations (1653-1684). Pour une étude de l’archive galante'', éd. Delphine Denis, Paris, Honoré Champion, 1998, p. 241-242).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « DORALISE est une pretieuse de qualité qui a autant fait parler d’elle que pas une femme du royaume. Ses ecrits sont agreables et touchans ; elle reussit fort bien en prose, mais elle charme en vers. Tout ce qu’il a de gens de lettres dans Athenes et de galands ont suivy cette belle. On dit mesme qu’elle a ecouté les soupirs de quelques uns ; mais il ne le faut pas croire. Elle a longtems demeuré du costé de Caesarée, où elle estoit fort estimée de toute la province, et surtout de Licidas, qui a un chasteau dans ce païs. Elle s’appelloit autrefois Sestiane, parce qu’elle estoit mariée avec Sestianès ; mais un divorce est survenu, qui luy a rendu cette liberté necessaire à une pretieuse. Elle a logé dans le quartier de la Normandie ; à present elle habite celuy de Leolie, et sa ruelle est tousjours une des plus considerables de l’empire des pretieuses. » (Somaize, ''Le Dictionnaire des Precieuses'', nouvelle édition, par M. Ch.-L. Livet, t. I, Paris, P. Jannet, [1660], 1856, p. 66-67).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « La négligence de Madame la Comtesse de la Suze étoit extrême pour ses affaires domestiques ; son esprit étoit tout occupé à composer des Vers &amp;amp; à filer le parfait amour, à la manière des Belles des Romans, ce qui étoit à la mode de son tems, même parmi quelques Dames de la premiere condition &amp;amp; d’un caractere grave, qui n’étoient pas sans quelques Amans &amp;amp; Chevaliers respectueux […].&lt;br /&gt;
Quelques personnes ont dit que Montplaisir &amp;amp; Subligny l’ont guidée dans l’art de rimer ; mais tout le monde convient qu’elle avoit beaucoup d’esprit &amp;amp; une grande delicatesse dans les sentimens. &lt;br /&gt;
Cette Dame s’est rendue celebre par divers ouvrages de Poësie ; elle a excellé surtout dans l’Elegie ; ses sentiments sont nobles &amp;amp; tendres ; elle pense d’une manière fine, &amp;amp; son stile est touchant &amp;amp; plein de graces. Elle a composé quelques Odes, entr’autres une pour la Reine de Suede. […] Personne n’a jamais été plus louée que la Comtesse de la Suze ; ses partisans disoient que l’Amour-même lui avoit appris à écrire avec toute la tendresse &amp;amp; toute la delicatesse possible ; &amp;amp; qu’elle seule avoit tout l’e''sprit des neuf doctes Sœurs ; c’est ce que Charleval, un de nos plus beaux Esprits, marque par ces Vers: Comtesse, à qui l’Amour apprit // L’art d’écrire avecque tendresse // Et qui seule avez tout l’esprit &lt;br /&gt;
Des neuf doctes Sœurs de la Grèce. // Vous consacrez votre loisir // Par des vers dignes de mémoire ; // Le Louvre en fait tout son plaisir, // Et le Parnasse en fait sa gloire. // Sappho par son esprit charmant, // S’acquit une gloire immortelle ; // Mais rien, que le tems seulement, // Ne vous fit aller après elle. […]'' » (Titon du Tillet, ''Le Parnasse françois'', Paris, Jean-Baptiste Coignard, 1732, p. 324-327).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « HENRIETTE DE COLIGNY, si connuë sous le nom de Comtesse de la Suze, étoit fille de Gaspard de Coligny, Seigneur de Châtillon, Maréchal de France, mort en 1646. Elle épousa en premieres nôces par Contrat du 8 Août 1643 Thomas Hamilton, Comte de Hadington ; &amp;amp; en secondes nôces, Gaspard de Champagne, Comte de la Suze, élevé comme elle dans les principes de la Réformation. Livrée successivement à ces deux Epoux, elle n’eut pour eux que de l’aversion &amp;amp; de l’horreur : soit qu’elle fût inconstante dans ses affections, ou qu’elle eut un penchant naturel pour la galanterie : du moins est-il certain que ses Elegies ne respirent que la passion. Quoiqu’il en soit, le Comte de la Suze devenu jaloux, prit la résolution d’emmener son épouse dans une de ses Terres. Il n’en fallut pas davantage pour inspirer à celle-ci le dessein d’une séparation entiere. Pour y mieux réussir, elle abjura l’Hérésie le vingt juillet 1653 ce qu’elle fit, dit la Reine de Suede, ''afin de ne se trouver avec son mari, ni dans ce monde, ni dans l’autre''. Elle conçut encore le dessein de rompre son mariage ; &amp;amp; pour avoir le consentement de M. de la Suze, elle lui fit offrir vingt cinq mille écus. La somme fut acceptée, &amp;amp; le mariage cassé par Arrêt du Parlement, après plusieurs Jugemens rendus en différens Tribunaux. On dit alors que l’Ami qui s’étoit mêlé de cette affaire, avoit fait perdre à Madame de la Suze cinquante mille écus ; parce que non seulement elle auroit conservé les vingt cinq mille qu’elle avoit donnez à son mari ; mais que son mari lui en auroit donné vingt cinq mille autres pour se défaire d’elle. Elle mourut à Paris le 10 mars 1673 &amp;amp; fut enterrée dans l’Eglise de Saint Paul. Malheureuse en amour, elle a dû tourner du côté de l’Elégie, ainsi qu’elle a fait, le talent qu’elle avoit reçu pour la Poësie. Si par ce même talent elle effaça la réputation de Sapho, comme l’assure Maurier dans ses Mémoires, il faut avoüer que Sapho l’emporte infiniment sur elle par le tour &amp;amp; la beauté du vers. Quoique née ''avec'' ''un génie si puissant pour la Poësie'', Madame de la Suze ne pût jamais enchaîner la rime. Elle digeroit ses pensées, elle les exprimoit poëtiquement ; mais pour les rimer, il falloit qu’elle employât un secours étranger. Elle s’adressa donc tantôt à M. de Montplaisir, l’objet de plusieurs de ses Elégies, &amp;amp; tantôt à M. de Subligny, à qui on attribuë la vie de Henriette Silvie de Moliere [de Mme de Villedieu]. Dans Clelie, Hésiode endormi sur le Parnasse voit les Muses en songe, &amp;amp; Calliope lui montre les Poëtes qui naîtront dans la suite des temps. […] Cette partie de la prédiction qui lui promet tant de loüanges, a eu son entier accomplissement. On peut dire que jamais personne ne fut plus loüée que la Comtesse de la Suze. C’étoit, disent les Panégyristes, c’étoit l’Amour même qui lui avoit appris à écrire avec tendresse : seule elle avoit tout l’esprit des neuf doctes Sœurs. Ses vers étoient les délices du Louvre, &amp;amp; la gloire du Parnasse ; &amp;amp; rien que le tems seulement ne la faisoit aller après Sapho. Je défierois, dit ''Gueret'', dans sa Carte de la Cour, je défierois le Dieu des vers, d’entendre mieux qu’elle la galanterie ; ''il pouvoit aussi défier la Déesse de Cithere'', si je ne sçavois parfaitement qu’ils sont aussi galans l’un que l’autre ; mais j’ose dire à la honte du Dieu d’Amour, qu’il a fait moins de conquêtes illustres avec ses fléches, qu’elle en a fait jusqu’ici avec ses vers. Enfin c’est pour elle que furent faits ces quatre vers attribués à M. de Fieubet : ''Quae Dea sublimi rapitur per inania curru ? // An Juno ? an Pallas, num Venus ipsa venit ?  // Si genus inspicias, Juno ; si scripta, Minerva ; // Si spectes oculos, mater Amoris erit.'' » (''Recueil de pieces galantes, en prose et en vers, de Madame la Comtesse de La Suze, et de Monsieur Pellisson'', nouvelle Edition […], t. I, Trévoux, 1748, vie de la comtesse de la Suze rédigée dans la préface p. XIV-XXII).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Mme de la Suze était d’une grande beauté et possédait une physionomie charmante. Ses poésies sont presque toutes rimées par Pellisson. Elles sont d’une douceur que l’on pourrait appeler fade ; le monde littéraire qui constituait sa petite cour les admirait aveuglément. » (Louise d’Alq, ''Anthologie des femmes écrivains, poètes, prosateurs depuis l’origine de la langue française jusqu’à nos jours'', Paris, Bureau des causes familières, 1893, p. 66-67). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- « Elle écrit pour se distraire, parce que la mode ou parce que l’amour lui commande d’écrire. Mais, dans la société qui l’environne, elle exerce une influence bienfaisante. Sa ruelle perpétue l’atmosphère de Rambouillet. […] Elle est un centre d’émulation poétique. Les plus délicats esprits s’y conjoignent. Molière l’excepte des vindictes de la raison et de la clarté. Elle se différencie totalement des alcôves où vivent en communauté des péronnelles façonnières. Il en demeure, à travers le temps, un rayon de grâce et de politesse » (Émile Magne, ''Madame de La Suze (Henriette de Coligny) et la Société précieuse'', Paris, Société du Mercure de France, 1908, p. 257).&lt;br /&gt;
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| titres = Henriette de Coligny, comtesse d’Haddington, comtesse de La Suze &lt;br /&gt;
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| briquet = oui&lt;br /&gt;
| buffet = oui&lt;br /&gt;
| riballiercosson = oui&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Élise Legendre]], 2025 ==&lt;br /&gt;
Henriette de Coligny naît le 17 janvier 1623 à Châtillon (Loiret) dans une famille protestante d’une grande noblesse. Fille de Gaspard III de Coligny, maréchal de Châtillon et de France, et d’Anne de Polignac, elle est aussi l’arrière-petite-fille de l’amiral de Coligny assassiné lors de la Saint-Barthélemy. Elle se marie en 1643 avec Thomas Hamilton, comte de Haddington et le suit jusqu’en Écosse. Devenue veuve en 1645, elle revient en France. Lors de son second mariage en 1647 avec Gaspard de Champagne, comte de La Suze, elle prend ce nom qui deviendra son nom d’autrice. Son mari, qu’elle répète ne pas avoir choisi, s’avère borgne, ivrogne et endetté (Tallemant, ''Historiettes''). Elle séjourne alors à Paris, à Lumigny ou encore à Belfort, Gaspard de Champagne étant le seigneur de cette ville de 1640 à 1658. Avant la fin de l’année 1651, Henriette quitte Belfort pour Paris, où elle se convertit au catholicisme deux ans plus tard, ''afin de ne se trouver avec son mari, ni dans ce monde, ni dans l’autre'', selon les mots de Christine de Suède régulièrement repris dans les jugements et notices biographiques à son sujet (voir exemple ''infra''). Ajoutons que cette conversion est avant tout une manière de se fondre dans la société catholique, alors dominante, au vu de la situation des protestants en France à cette période. Un acte notarié du 27 août 1661 déclare la séparation des époux, à la demande de la comtesse. Son époux fait appel et Henriette utilise l’ultime argument pour obtenir gain de cause : celui de l’impuissance dudit mari. Elle ne souhaite pas se remarier et consacre sa vie aux lettres. Elle meurt le 9 ou le 10 mars 1673.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Connue en littérature sous le nom de « comtesse de La Suze », elle est considérée comme l’une des poétesses les plus marquantes du siècle. Elle est en effet à la tête d’un salon parisien très fréquenté où se rendent ses amies, [[Ninon de Lenclos]], Mme de Villedieu, [[Madeleine de Scudéry]]. Elle compte un grand nombre d’émules. Ses premiers vers sont publiés en 1653 dans le recueil Sercy (''Poésies choisies''), mais ils circulaient déjà sous forme manuscrite. L’histoire littéraire associe son nom à une forme poétique dans laquelle elle s’est illustrée : l’élégie. C’est elle qui a remis en vogue cette forme antique en l’adaptant au goût du temps. Si son corpus est souvent réduit à cette forme, elle s’est aussi illustrée par la composition de chansons et dans d’autres petits genres poétiques mondains. Son style, souvent décrit par ses éditeurs et commentateurs comme ''tendre, délicat ou passionné'', se distingue par ses accents élégiaques ou discrètement érotiques, notamment dans ses chansons. Ses élégies, véritables « tubes » (M. Speyer, voir ''infra''), sont éditées et rééditées dans les recueils collectifs les plus célèbres de son époque. Ses pièces sont notamment diffusées dans le recueil La Suze-Pellisson (G. Quinet, 1663) qui connaîtra de multiples rééditions et augmentations jusqu’en 1748. Elle obtient également un privilège pour imprimer un recueil personnel qui paraît en 1666 chez C. de Sercy. Elle fait ainsi partie des rares poétesses du XVIIe à publier une édition personnelle de ses vers. Son œuvre reste en vogue dans la première partie du siècle suivant. Toutefois, si certains lui attribuent la fameuse élégie « Tristesse, ennui, chagrin », cette attribution est discutable : l’élégie apparaît dans le recueil Lauvergne (1680) et non dans son recueil personnel ; de plus la comtesse n’a jamais signé cette élégie, alors qu’elle avait l’habitude de signer ses poèmes de son nom complet ou de ses initiales M. L. C. D. L. S. – ce qui va contre l’usage du temps pour une femme de son rang.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Si l’œuvre de la comtesse de La Suze a mérité les éloges de Boileau, puis a été reçue au XVIIIe siècle comme le pendant moderne des élégiaques latins, nombreux sont ceux qui répètent que la comtesse aurait été aidée par Subligny et Montplaisir. De même, après la publication du recueil Barbin (''Recueil des plus belles pièces des Poètes français, tant anciens que modernes'', 1692), les anthologies ne citent plus ses vers sans les altérer (M. Cuénin, ''infra'', p. 284-289). Son œuvre est donc malmenée au fil des siècles, l’aspect sentimental (voire immoral : on lui prête de nombreux amants) de sa vie étant davantage commenté. Quand ses vers sont mentionnés, ils sont jugés tantôt trop efféminés tantôt trop vigoureux pour être ceux d’une femme. Il faut ainsi réhabiliter la grande modernité de cette autrice qui a revendiqué le droit de choisir librement un mari tout comme celui d’écrire des vers, ce que son œuvre rappelle régulièrement en filigrane. L’édition complète de M. Cuénin-Lieber (2017) permet d’aborder pour la première fois son corpus dans sa totalité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Œuvres ==&lt;br /&gt;
* à partir de 1653 : voir les multiples recueils collectifs du temps dans lesquels paraissent ses écrits (comme le recueil collectif de Charles de Sercy où sont publiés quelques-uns de ses vers dès 1653).&lt;br /&gt;
* Madame la Comtesse de la Suze, ''Poésies'', Paris, Charles de Sercy, 1666 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63560502/f7.item].&lt;br /&gt;
* Henriette de Coligny, comtesse de La Suze, ''Élégies, chansons et autres poésies'', éd. Mariette Cuénin-Lieber, Paris, Classiques Garnier, 2017.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Contrat d'indemnité accordée au maréchal d'Albret signé par la comtesse de La Suze, Collection Bibliothèque municipale de Belfort, Ms 94.&lt;br /&gt;
* Lettre autographe de Gaspard de Champagne comte de La Suze au chancelier de Montbéliard, Collection Bibliothèque municipale de Belfort, Ms 97.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Myriam Dufour-Maître, ''Les Précieuses, naissance des femmes de lettres en France au XVIIe siècle'', Paris, Champion classiques, 2008.&lt;br /&gt;
* Renate Kroll, « La chanson des femmes poètes au XVIIe siècle : Mme de La Suze et Mme Deshoulières – Une contribution féminine à la poésie chantée », dans ''La Chanson française et son histoire'', éd. D. Rieger, Tübingen, Narr, 1988, p. 27-45.&lt;br /&gt;
* Alain Niderst, ''Madeleine de Scudéry, Paul Pellisson et leur monde'', Paris, 1976.&lt;br /&gt;
* Miriam Speyer, « Le ‘‘Recueil La Suze-Pellisson’’, première anthologie de poésies galantes ? », colloque international ''Usages du copier-coller aux XVIe et XVIIe siècles : extraire, réemployer, recomposer'', Caen, PU de Caen, 2021.&lt;br /&gt;
* Miriam Speyer, ''« Briller par la diversité », Les recueils collectifs de poésies au XVIIe siècle (1597-1671)'', Paris, Classiques Garnier, 2021.&lt;br /&gt;
* Linda Timmermans, ''L'Accès des femmes à la culture sous l'Ancien régime'', Paris, Champions classiques, 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix iconographique==&lt;br /&gt;
* Henriette de Coligny, comtesse de la Suze, peinture à l’huile, par Pierre Mignard, seconde moitié du XVIIe siècle, 51x41,1x69, Chantilly, musée Condé [https://www.musee-conde.fr/fr/notice/pe-319-henriette-de-coligny-comtesse-de-la-suze-52f5a727-1418-4d5d-a646-1cbf147abe77] &lt;br /&gt;
* Portrait présumé de la comtesse de Suze attribué à Jean Le Vieux Petitot, miniature sur émail, Paris, musée du Louvre, département des arts graphiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* « La Mareschale sa mere […] la maria au comte de la Suze, tout borgne, tout yvroigne et tout endebté qu’il estoit. […] Mme de la Suze, qui paroissoit stupide en son enfance, et qui en conversation ne disoit quasy rien il n’y a pas trop long-temps encore, fit des vers dez qu’elle fut en Escosse ; elle en laissa voir dez qu’elle fut remariée, qui n’estoient bons qu’à brusler. Depuis elle a fait des elegies les plus tendres et les plus amoureuses du monde, qui courent partout. » (Tallemant des Réaux, ''Historiettes'', t. II, éd. Antoine Adam, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1961, p. 106-108).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Je passerois condamnation sur la satire et sur l’élégie, quoiqu’il y ait des satires de Régnier admirables, et des élégies de Voiture, de Sarrazin, &amp;amp; de la comtesse de la Suze, d’un agrément infini » (''Oeuvres de M. Boileau Despréaux'', éd. de Saint-Marc, t. III, Paris, David / Durand, 1747, « Lettre à Monsieur Perrault », p. 376-377).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Mais pour te faire voir une grâce tout à fait grande, regarde cette femme qui t'apparaît ; elle a comme tu vois la taille de Pallas, et sa beauté a je ne sais quoi de doux, de languissant, et de passionné, qui ressemble assez à cet air charmant que les peintres donnent à Vénus. Cette illustre personne sera d'une si grande naissance, qu'elle ne verra presque que les maisons royales au-dessus de la sienne ; mais pour ne te parler que d'elle, sache qu'elle naîtra encore avec plus d'esprit que de beauté, quoique comme tu le peux voir, elle doive avoir mille charmes. Elle aura même une bonté généreuse, qui la rendra digne de beaucoup de louanges ; mais sans te parler de tant d’autres qualités surprenantes que le Ciel lui donnera, sache seulement qu’elle fera des élégies si belles, si pleines de passion, et si précisément du caractère qu’elles doivent être pour être parfaites, qu’elle surpassera tous ceux qui l’auront précédée, et tous ceux qui la voudront suivre. » (Madeleine de Scudéry, ''« De l’air galant » et autres Conversations (1653-1684). Pour une étude de l’archive galante'', éd. Delphine Denis, Paris, Honoré Champion, 1998, p. 241-242).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « DORALISE est une pretieuse de qualité qui a autant fait parler d’elle que pas une femme du royaume. Ses ecrits sont agreables et touchans ; elle reussit fort bien en prose, mais elle charme en vers. Tout ce qu’il a de gens de lettres dans Athenes et de galands ont suivy cette belle. On dit mesme qu’elle a ecouté les soupirs de quelques uns ; mais il ne le faut pas croire. Elle a longtems demeuré du costé de Caesarée, où elle estoit fort estimée de toute la province, et surtout de Licidas, qui a un chasteau dans ce païs. Elle s’appelloit autrefois Sestiane, parce qu’elle estoit mariée avec Sestianès ; mais un divorce est survenu, qui luy a rendu cette liberté necessaire à une pretieuse. Elle a logé dans le quartier de la Normandie ; à present elle habite celuy de Leolie, et sa ruelle est tousjours une des plus considerables de l’empire des pretieuses. » (Somaize, ''Le Dictionnaire des Precieuses'', nouvelle édition, par M. Ch.-L. Livet, t. I, Paris, P. Jannet, [1660], 1856, p. 66-67).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « La négligence de Madame la Comtesse de la Suze étoit extrême pour ses affaires domestiques ; son esprit étoit tout occupé à composer des Vers &amp;amp; à filer le parfait amour, à la manière des Belles des Romans, ce qui étoit à la mode de son tems, même parmi quelques Dames de la premiere condition &amp;amp; d’un caractere grave, qui n’étoient pas sans quelques Amans &amp;amp; Chevaliers respectueux […].&lt;br /&gt;
Quelques personnes ont dit que Montplaisir &amp;amp; Subligny l’ont guidée dans l’art de rimer ; mais tout le monde convient qu’elle avoit beaucoup d’esprit &amp;amp; une grande delicatesse dans les sentimens. &lt;br /&gt;
Cette Dame s’est rendue celebre par divers ouvrages de Poësie ; elle a excellé surtout dans l’Elegie ; ses sentiments sont nobles &amp;amp; tendres ; elle pense d’une manière fine, &amp;amp; son stile est touchant &amp;amp; plein de graces. Elle a composé quelques Odes, entr’autres une pour la Reine de Suede. […] Personne n’a jamais été plus louée que la Comtesse de la Suze ; ses partisans disoient que l’Amour-même lui avoit appris à écrire avec toute la tendresse &amp;amp; toute la delicatesse possible ; &amp;amp; qu’elle seule avoit tout l’e''sprit des neuf doctes Sœurs ; c’est ce que Charleval, un de nos plus beaux Esprits, marque par ces Vers: Comtesse, à qui l’Amour apprit // L’art d’écrire avecque tendresse // Et qui seule avez tout l’esprit &lt;br /&gt;
Des neuf doctes Sœurs de la Grèce. // Vous consacrez votre loisir // Par des vers dignes de mémoire ; // Le Louvre en fait tout son plaisir, // Et le Parnasse en fait sa gloire. // Sappho par son esprit charmant, // S’acquit une gloire immortelle ; // Mais rien, que le tems seulement, // Ne vous fit aller après elle. […]'' » (Titon du Tillet, ''Le Parnasse françois'', Paris, Jean-Baptiste Coignard, 1732, p. 324-327).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « HENRIETTE DE COLIGNY, si connuë sous le nom de Comtesse de la Suze, étoit fille de Gaspard de Coligny, Seigneur de Châtillon, Maréchal de France, mort en 1646. Elle épousa en premieres nôces par Contrat du 8 Août 1643 Thomas Hamilton, Comte de Hadington ; &amp;amp; en secondes nôces, Gaspard de Champagne, Comte de la Suze, élevé comme elle dans les principes de la Réformation. Livrée successivement à ces deux Epoux, elle n’eut pour eux que de l’aversion &amp;amp; de l’horreur : soit qu’elle fût inconstante dans ses affections, ou qu’elle eut un penchant naturel pour la galanterie : du moins est-il certain que ses Elegies ne respirent que la passion. Quoiqu’il en soit, le Comte de la Suze devenu jaloux, prit la résolution d’emmener son épouse dans une de ses Terres. Il n’en fallut pas davantage pour inspirer à celle-ci le dessein d’une séparation entiere. Pour y mieux réussir, elle abjura l’Hérésie le vingt juillet 1653 ce qu’elle fit, dit la Reine de Suede, ''afin de ne se trouver avec son mari, ni dans ce monde, ni dans l’autre''. Elle conçut encore le dessein de rompre son mariage ; &amp;amp; pour avoir le consentement de M. de la Suze, elle lui fit offrir vingt cinq mille écus. La somme fut acceptée, &amp;amp; le mariage cassé par Arrêt du Parlement, après plusieurs Jugemens rendus en différens Tribunaux. On dit alors que l’Ami qui s’étoit mêlé de cette affaire, avoit fait perdre à Madame de la Suze cinquante mille écus ; parce que non seulement elle auroit conservé les vingt cinq mille qu’elle avoit donnez à son mari ; mais que son mari lui en auroit donné vingt cinq mille autres pour se défaire d’elle. Elle mourut à Paris le 10 mars 1673 &amp;amp; fut enterrée dans l’Eglise de Saint Paul. Malheureuse en amour, elle a dû tourner du côté de l’Elégie, ainsi qu’elle a fait, le talent qu’elle avoit reçu pour la Poësie. Si par ce même talent elle effaça la réputation de Sapho, comme l’assure Maurier dans ses Mémoires, il faut avoüer que Sapho l’emporte infiniment sur elle par le tour &amp;amp; la beauté du vers. Quoique née ''avec'' ''un génie si puissant pour la Poësie'', Madame de la Suze ne pût jamais enchaîner la rime. Elle digeroit ses pensées, elle les exprimoit poëtiquement ; mais pour les rimer, il falloit qu’elle employât un secours étranger. Elle s’adressa donc tantôt à M. de Montplaisir, l’objet de plusieurs de ses Elégies, &amp;amp; tantôt à M. de Subligny, à qui on attribuë la vie de Henriette Silvie de Moliere [de Mme de Villedieu]. Dans Clelie, Hésiode endormi sur le Parnasse voit les Muses en songe, &amp;amp; Calliope lui montre les Poëtes qui naîtront dans la suite des temps. […] Cette partie de la prédiction qui lui promet tant de loüanges, a eu son entier accomplissement. On peut dire que jamais personne ne fut plus loüée que la Comtesse de la Suze. C’étoit, disent les Panégyristes, c’étoit l’Amour même qui lui avoit appris à écrire avec tendresse : seule elle avoit tout l’esprit des neuf doctes Sœurs. Ses vers étoient les délices du Louvre, &amp;amp; la gloire du Parnasse ; &amp;amp; rien que le tems seulement ne la faisoit aller après Sapho. Je défierois, dit ''Gueret'', dans sa Carte de la Cour, je défierois le Dieu des vers, d’entendre mieux qu’elle la galanterie ; ''il pouvoit aussi défier la Déesse de Cithere'', si je ne sçavois parfaitement qu’ils sont aussi galans l’un que l’autre ; mais j’ose dire à la honte du Dieu d’Amour, qu’il a fait moins de conquêtes illustres avec ses fléches, qu’elle en a fait jusqu’ici avec ses vers. Enfin c’est pour elle que furent faits ces quatre vers attribués à M. de Fieubet : ''Quae Dea sublimi rapitur per inania curru ? // An Juno ? an Pallas, num Venus ipsa venit ?  // Si genus inspicias, Juno ; si scripta, Minerva ; // Si spectes oculos, mater Amoris erit.'' » (''Recueil de pieces galantes, en prose et en vers, de Madame la Comtesse de La Suze, et de Monsieur Pellisson'', nouvelle Edition […], t. I, Trévoux, 1748, vie de la comtesse de la Suze rédigée dans la préface p. XIV-XXII).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Mme de la Suze était d’une grande beauté et possédait une physionomie charmante. Ses poésies sont presque toutes rimées par Pellisson. Elles sont d’une douceur que l’on pourrait appeler fade ; le monde littéraire qui constituait sa petite cour les admirait aveuglément. » (Louise d’Alq, ''Anthologie des femmes écrivains, poètes, prosateurs depuis l’origine de la langue française jusqu’à nos jours'', Paris, Bureau des causes familières, 1893, p. 66-67). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- « Elle écrit pour se distraire, parce que la mode ou parce que l’amour lui commande d’écrire. Mais, dans la société qui l’environne, elle exerce une influence bienfaisante. Sa ruelle perpétue l’atmosphère de Rambouillet. […] Elle est un centre d’émulation poétique. Les plus délicats esprits s’y conjoignent. Molière l’excepte des vindictes de la raison et de la clarté. Elle se différencie totalement des alcôves où vivent en communauté des péronnelles façonnières. Il en demeure, à travers le temps, un rayon de grâce et de politesse » (Émile Magne, ''Madame de La Suze (Henriette de Coligny) et la Société précieuse'', Paris, Société du Mercure de France, 1908, p. 257).&lt;br /&gt;
   &lt;br /&gt;
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{{DEFAULTSORT:Coligny, comtesse de La Suze, Henriette, de}}[[Catégorie:Personnage]][[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Poésie]] [[Catégorie: Salon, cour, cercle]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Henriette_de_Coligny,_comtesse_de_La_Suze</id>
		<title>Henriette de Coligny, comtesse de La Suze</title>
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				<updated>2025-03-28T13:11:59Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : /* Principales sources */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = Henriette de Coligny, comtesse d’Haddington, comtesse de La Suze &lt;br /&gt;
| conjoints = Thomas Hamilton, comte de Haddington&amp;lt;br/&amp;gt;Gaspard de Champagne, comte de La Suze&lt;br /&gt;
| dénominations = Henriette de Coligny, madame de La Suze, la comtesse de La Suze&lt;br /&gt;
| naissance = 17 janvier 1623&lt;br /&gt;
| décès = 9 ou 10 mars 1673&lt;br /&gt;
| briquet = oui&lt;br /&gt;
| buffet = oui&lt;br /&gt;
| riballiercosson = oui&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Élise Legendre]], 2025 ==&lt;br /&gt;
Henriette de Coligny naît le 17 janvier 1623 à Châtillon (Loiret) dans une famille protestante d’une grande noblesse. Fille de Gaspard III de Coligny, maréchal de Châtillon et de France, et d’Anne de Polignac, elle est aussi l’arrière-petite-fille de l’amiral de Coligny assassiné lors de la Saint-Barthélemy. Elle se marie en 1643 avec Thomas Hamilton, comte de Haddington et le suit jusqu’en Écosse. Devenue veuve en 1645, elle revient en France. Lors de son second mariage en 1647 avec Gaspard de Champagne, comte de La Suze, elle prend ce nom qui deviendra son nom d’autrice. Son mari, qu’elle répète ne pas avoir choisi, s’avère borgne, ivrogne et endetté (Tallemant, ''Historiettes''). Elle séjourne alors à Paris, à Lumigny ou encore à Belfort, Gaspard de Champagne étant le seigneur de cette ville de 1640 à 1658. Avant la fin de l’année 1651, Henriette quitte Belfort pour Paris, où elle se convertit au catholicisme deux ans plus tard, ''afin de ne se trouver avec son mari, ni dans ce monde, ni dans l’autre'', selon les mots de Christine de Suède régulièrement repris dans les jugements et notices biographiques à son sujet (voir exemple ''infra''). Ajoutons que cette conversion est avant tout une manière de se fondre dans la société catholique, alors dominante, au vu de la situation des protestants en France à cette période. Un acte notarié du 27 août 1661 déclare la séparation des époux, à la demande de la comtesse. Son époux fait appel et Henriette utilise l’ultime argument pour obtenir gain de cause : celui de l’impuissance dudit mari. Elle ne souhaite pas se remarier et consacre sa vie aux lettres. Elle meurt le 9 ou le 10 mars 1673.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Connue en littérature sous le nom de « comtesse de La Suze », elle est considérée comme l’une des poétesses les plus marquantes du siècle. Elle est en effet à la tête d’un salon parisien très fréquenté où se rendent ses amies, [[Ninon de Lenclos]], Mme de Villedieu, [[Madeleine de Scudéry]]. Elle compte un grand nombre d’émules. Ses premiers vers sont publiés en 1653 dans le recueil Sercy (''Poésies choisies''), mais ils circulaient déjà sous forme manuscrite. L’histoire littéraire associe son nom à une forme poétique dans laquelle elle s’est illustrée : l’élégie. C’est elle qui a remis en vogue cette forme antique en l’adaptant au goût du temps. Si son corpus est souvent réduit à cette forme, elle s’est aussi illustrée par la composition de chansons et dans d’autres petits genres poétiques mondains. Son style, souvent décrit par ses éditeurs et commentateurs comme ''tendre, délicat ou passionné'', se distingue par ses accents élégiaques ou discrètement érotiques, notamment dans ses chansons. Ses élégies, véritables « tubes » (M. Speyer, voir ''infra''), sont éditées et rééditées dans les recueils collectifs les plus célèbres de son époque. Ses pièces sont notamment diffusées dans le recueil La Suze-Pellisson (G. Quinet, 1663) qui connaîtra de multiples rééditions et augmentations jusqu’en 1748. Elle obtient également un privilège pour imprimer un recueil personnel qui paraît en 1666 chez C. de Sercy. Elle fait ainsi partie des rares poétesses du XVIIe à publier une édition personnelle de ses vers. Son œuvre reste en vogue dans la première partie du siècle suivant. Toutefois, si certains lui attribuent la fameuse élégie « Tristesse, ennui, chagrin », cette attribution est discutable : l’élégie apparaît dans le recueil Lauvergne (1680) et non dans son recueil personnel ; de plus la comtesse n’a jamais signé cette élégie, alors qu’elle avait l’habitude de signer ses poèmes de son nom complet ou de ses initiales M. L. C. D. L. S. – ce qui va contre l’usage du temps pour une femme de son rang.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Si l’œuvre de la comtesse de La Suze a mérité les éloges de Boileau, puis a été reçue au XVIIIe siècle comme le pendant moderne des élégiaques latins, nombreux sont ceux qui répètent que la comtesse aurait été aidée par Subligny et Montplaisir. De même, après la publication du recueil Barbin (''Recueil des plus belles pièces des Poètes français, tant anciens que modernes'', 1692), les anthologies ne citent plus ses vers sans les altérer (M. Cuénin, ''infra'', p. 284-289). Son œuvre est donc malmenée au fil des siècles, l’aspect sentimental (voire immoral : on lui prête de nombreux amants) de sa vie étant davantage commenté. Quand ses vers sont mentionnés, ils sont jugés tantôt trop efféminés tantôt trop vigoureux pour être ceux d’une femme. Il faut ainsi réhabiliter la grande modernité de cette autrice qui a revendiqué le droit de choisir librement un mari tout comme celui d’écrire des vers, ce que son œuvre rappelle régulièrement en filigrane. L’édition complète de M. Cuénin-Lieber (2017) permet d’aborder pour la première fois son corpus dans sa totalité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Œuvres ==&lt;br /&gt;
* à partir de 1653 : voir les multiples recueils collectifs du temps dans lesquels paraissent ses écrits (comme le recueil collectif de Charles de Sercy où sont publiés quelques-uns de ses vers dès 1653).&lt;br /&gt;
* Madame la Comtesse de la Suze, ''Poésies'', Paris, Charles de Sercy, 1666 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63560502/f7.item].&lt;br /&gt;
* Henriette de Coligny, comtesse de La Suze, ''Élégies, chansons et autres poésies'', éd. Mariette Cuénin-Lieber, Paris, Classiques Garnier, 2017.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Contrat d'indemnité accordée au maréchal d'Albret signé par la comtesse de La Suze, Collection Bibliothèque municipale de Belfort, Ms 94.&lt;br /&gt;
* Lettre autographe de Gaspard de Champagne comte de La Suze au chancelier de Montbéliard, Collection Bibliothèque municipale de Belfort, Ms 97.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Myriam Dufour-Maître, ''Les Précieuses, naissance des femmes de lettres en France au XVIIe siècle'', Paris, Champion classiques, 2008.&lt;br /&gt;
* Renate Kroll, « La chanson des femmes poètes au XVIIe siècle : Mme de La Suze et Mme Deshoulières – Une contribution féminine à la poésie chantée », dans ''La Chanson française et son histoire'', éd. D. Rieger, Tübingen, Narr, 1988, p. 27-45.&lt;br /&gt;
* Alain Niderst, ''Madeleine de Scudéry, Paul Pellisson et leur monde'', Paris, 1976.&lt;br /&gt;
* Miriam Speyer, « Le ‘‘Recueil La Suze-Pellisson’’, première anthologie de poésies galantes ? », colloque international ''Usages du copier-coller aux XVIe et XVIIe siècles : extraire, réemployer, recomposer'', Caen, PU de Caen, 2021.&lt;br /&gt;
* Miriam Speyer, ''« Briller par la diversité », Les recueils collectifs de poésies au XVIIe siècle (1597-1671)'', Paris, Classiques Garnier, 2021.&lt;br /&gt;
* Linda Timmermans, ''L'Accès des femmes à la culture sous l'Ancien régime'', Paris, Champions classiques, 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix iconographique==&lt;br /&gt;
* Henriette de Coligny, comtesse de la Suze, peinture à l’huile, par Pierre Mignard, seconde moitié du XVIIe siècle, 51x41,1x69, Chantilly, musée Condé [https://www.musee-conde.fr/fr/notice/pe-319-henriette-de-coligny-comtesse-de-la-suze-52f5a727-1418-4d5d-a646-1cbf147abe77] &lt;br /&gt;
* Portrait présumé de la comtesse de Suze attribué à Jean Le Vieux Petitot, miniature sur émail, Paris, musée du Louvre, département des arts graphiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix de liens électroniques==&lt;br /&gt;
* Madame la Comtesse de la Suze, ''Poésies'', Paris, Charles de Sercy, 1666.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* « La Mareschale sa mere […] la maria au comte de la Suze, tout borgne, tout yvroigne et tout endebté qu’il estoit. […] Mme de la Suze, qui paroissoit stupide en son enfance, et qui en conversation ne disoit quasy rien il n’y a pas trop long-temps encore, fit des vers dez qu’elle fut en Escosse ; elle en laissa voir dez qu’elle fut remariée, qui n’estoient bons qu’à brusler. Depuis elle a fait des elegies les plus tendres et les plus amoureuses du monde, qui courent partout. » (Tallemant des Réaux, ''Historiettes'', t. II, éd. Antoine Adam, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1961, p. 106-108).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Je passerois condamnation sur la satire et sur l’élégie, quoiqu’il y ait des satires de Régnier admirables, et des élégies de Voiture, de Sarrazin, &amp;amp; de la comtesse de la Suze, d’un agrément infini » (''Oeuvres de M. Boileau Despréaux'', éd. de Saint-Marc, t. III, Paris, David / Durand, 1747, « Lettre à Monsieur Perrault », p. 376-377).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Mais pour te faire voir une grâce tout à fait grande, regarde cette femme qui t'apparaît ; elle a comme tu vois la taille de Pallas, et sa beauté a je ne sais quoi de doux, de languissant, et de passionné, qui ressemble assez à cet air charmant que les peintres donnent à Vénus. Cette illustre personne sera d'une si grande naissance, qu'elle ne verra presque que les maisons royales au-dessus de la sienne ; mais pour ne te parler que d'elle, sache qu'elle naîtra encore avec plus d'esprit que de beauté, quoique comme tu le peux voir, elle doive avoir mille charmes. Elle aura même une bonté généreuse, qui la rendra digne de beaucoup de louanges ; mais sans te parler de tant d’autres qualités surprenantes que le Ciel lui donnera, sache seulement qu’elle fera des élégies si belles, si pleines de passion, et si précisément du caractère qu’elles doivent être pour être parfaites, qu’elle surpassera tous ceux qui l’auront précédée, et tous ceux qui la voudront suivre. » (Madeleine de Scudéry, ''« De l’air galant » et autres Conversations (1653-1684). Pour une étude de l’archive galante'', éd. Delphine Denis, Paris, Honoré Champion, 1998, p. 241-242).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « DORALISE est une pretieuse de qualité qui a autant fait parler d’elle que pas une femme du royaume. Ses ecrits sont agreables et touchans ; elle reussit fort bien en prose, mais elle charme en vers. Tout ce qu’il a de gens de lettres dans Athenes et de galands ont suivy cette belle. On dit mesme qu’elle a ecouté les soupirs de quelques uns ; mais il ne le faut pas croire. Elle a longtems demeuré du costé de Caesarée, où elle estoit fort estimée de toute la province, et surtout de Licidas, qui a un chasteau dans ce païs. Elle s’appelloit autrefois Sestiane, parce qu’elle estoit mariée avec Sestianès ; mais un divorce est survenu, qui luy a rendu cette liberté necessaire à une pretieuse. Elle a logé dans le quartier de la Normandie ; à present elle habite celuy de Leolie, et sa ruelle est tousjours une des plus considerables de l’empire des pretieuses. » (Somaize, ''Le Dictionnaire des Precieuses'', nouvelle édition, par M. Ch.-L. Livet, t. I, Paris, P. Jannet, [1660], 1856, p. 66-67).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « La négligence de Madame la Comtesse de la Suze étoit extrême pour ses affaires domestiques ; son esprit étoit tout occupé à composer des Vers &amp;amp; à filer le parfait amour, à la manière des Belles des Romans, ce qui étoit à la mode de son tems, même parmi quelques Dames de la premiere condition &amp;amp; d’un caractere grave, qui n’étoient pas sans quelques Amans &amp;amp; Chevaliers respectueux […].&lt;br /&gt;
Quelques personnes ont dit que Montplaisir &amp;amp; Subligny l’ont guidée dans l’art de rimer ; mais tout le monde convient qu’elle avoit beaucoup d’esprit &amp;amp; une grande delicatesse dans les sentimens. &lt;br /&gt;
Cette Dame s’est rendue celebre par divers ouvrages de Poësie ; elle a excellé surtout dans l’Elegie ; ses sentiments sont nobles &amp;amp; tendres ; elle pense d’une manière fine, &amp;amp; son stile est touchant &amp;amp; plein de graces. Elle a composé quelques Odes, entr’autres une pour la Reine de Suede. […] Personne n’a jamais été plus louée que la Comtesse de la Suze ; ses partisans disoient que l’Amour-même lui avoit appris à écrire avec toute la tendresse &amp;amp; toute la delicatesse possible ; &amp;amp; qu’elle seule avoit tout l’e''sprit des neuf doctes Sœurs ; c’est ce que Charleval, un de nos plus beaux Esprits, marque par ces Vers: Comtesse, à qui l’Amour apprit // L’art d’écrire avecque tendresse // Et qui seule avez tout l’esprit &lt;br /&gt;
Des neuf doctes Sœurs de la Grèce. // Vous consacrez votre loisir // Par des vers dignes de mémoire ; // Le Louvre en fait tout son plaisir, // Et le Parnasse en fait sa gloire. // Sappho par son esprit charmant, // S’acquit une gloire immortelle ; // Mais rien, que le tems seulement, // Ne vous fit aller après elle. […]'' » (Titon du Tillet, ''Le Parnasse françois'', Paris, Jean-Baptiste Coignard, 1732, p. 324-327).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « HENRIETTE DE COLIGNY, si connuë sous le nom de Comtesse de la Suze, étoit fille de Gaspard de Coligny, Seigneur de Châtillon, Maréchal de France, mort en 1646. Elle épousa en premieres nôces par Contrat du 8 Août 1643 Thomas Hamilton, Comte de Hadington ; &amp;amp; en secondes nôces, Gaspard de Champagne, Comte de la Suze, élevé comme elle dans les principes de la Réformation. Livrée successivement à ces deux Epoux, elle n’eut pour eux que de l’aversion &amp;amp; de l’horreur : soit qu’elle fût inconstante dans ses affections, ou qu’elle eut un penchant naturel pour la galanterie : du moins est-il certain que ses Elegies ne respirent que la passion. Quoiqu’il en soit, le Comte de la Suze devenu jaloux, prit la résolution d’emmener son épouse dans une de ses Terres. Il n’en fallut pas davantage pour inspirer à celle-ci le dessein d’une séparation entiere. Pour y mieux réussir, elle abjura l’Hérésie le vingt juillet 1653 ce qu’elle fit, dit la Reine de Suede, ''afin de ne se trouver avec son mari, ni dans ce monde, ni dans l’autre''. Elle conçut encore le dessein de rompre son mariage ; &amp;amp; pour avoir le consentement de M. de la Suze, elle lui fit offrir vingt cinq mille écus. La somme fut acceptée, &amp;amp; le mariage cassé par Arrêt du Parlement, après plusieurs Jugemens rendus en différens Tribunaux. On dit alors que l’Ami qui s’étoit mêlé de cette affaire, avoit fait perdre à Madame de la Suze cinquante mille écus ; parce que non seulement elle auroit conservé les vingt cinq mille qu’elle avoit donnez à son mari ; mais que son mari lui en auroit donné vingt cinq mille autres pour se défaire d’elle. Elle mourut à Paris le 10 mars 1673 &amp;amp; fut enterrée dans l’Eglise de Saint Paul. Malheureuse en amour, elle a dû tourner du côté de l’Elégie, ainsi qu’elle a fait, le talent qu’elle avoit reçu pour la Poësie. Si par ce même talent elle effaça la réputation de Sapho, comme l’assure Maurier dans ses Mémoires, il faut avoüer que Sapho l’emporte infiniment sur elle par le tour &amp;amp; la beauté du vers. Quoique née ''avec'' ''un génie si puissant pour la Poësie'', Madame de la Suze ne pût jamais enchaîner la rime. Elle digeroit ses pensées, elle les exprimoit poëtiquement ; mais pour les rimer, il falloit qu’elle employât un secours étranger. Elle s’adressa donc tantôt à M. de Montplaisir, l’objet de plusieurs de ses Elégies, &amp;amp; tantôt à M. de Subligny, à qui on attribuë la vie de Henriette Silvie de Moliere [de Mme de Villedieu]. Dans Clelie, Hésiode endormi sur le Parnasse voit les Muses en songe, &amp;amp; Calliope lui montre les Poëtes qui naîtront dans la suite des temps. […] Cette partie de la prédiction qui lui promet tant de loüanges, a eu son entier accomplissement. On peut dire que jamais personne ne fut plus loüée que la Comtesse de la Suze. C’étoit, disent les Panégyristes, c’étoit l’Amour même qui lui avoit appris à écrire avec tendresse : seule elle avoit tout l’esprit des neuf doctes Sœurs. Ses vers étoient les délices du Louvre, &amp;amp; la gloire du Parnasse ; &amp;amp; rien que le tems seulement ne la faisoit aller après Sapho. Je défierois, dit ''Gueret'', dans sa Carte de la Cour, je défierois le Dieu des vers, d’entendre mieux qu’elle la galanterie ; ''il pouvoit aussi défier la Déesse de Cithere'', si je ne sçavois parfaitement qu’ils sont aussi galans l’un que l’autre ; mais j’ose dire à la honte du Dieu d’Amour, qu’il a fait moins de conquêtes illustres avec ses fléches, qu’elle en a fait jusqu’ici avec ses vers. Enfin c’est pour elle que furent faits ces quatre vers attribués à M. de Fieubet : ''Quae Dea sublimi rapitur per inania curru ? // An Juno ? an Pallas, num Venus ipsa venit ?  // Si genus inspicias, Juno ; si scripta, Minerva ; // Si spectes oculos, mater Amoris erit.'' » (''Recueil de pieces galantes, en prose et en vers, de Madame la Comtesse de La Suze, et de Monsieur Pellisson'', nouvelle Edition […], t. I, Trévoux, 1748, vie de la comtesse de la Suze rédigée dans la préface p. XIV-XXII).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Mme de la Suze était d’une grande beauté et possédait une physionomie charmante. Ses poésies sont presque toutes rimées par Pellisson. Elles sont d’une douceur que l’on pourrait appeler fade ; le monde littéraire qui constituait sa petite cour les admirait aveuglément. » (Louise d’Alq, ''Anthologie des femmes écrivains, poètes, prosateurs depuis l’origine de la langue française jusqu’à nos jours'', Paris, Bureau des causes familières, 1893, p. 66-67). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- « Elle écrit pour se distraire, parce que la mode ou parce que l’amour lui commande d’écrire. Mais, dans la société qui l’environne, elle exerce une influence bienfaisante. Sa ruelle perpétue l’atmosphère de Rambouillet. […] Elle est un centre d’émulation poétique. Les plus délicats esprits s’y conjoignent. Molière l’excepte des vindictes de la raison et de la clarté. Elle se différencie totalement des alcôves où vivent en communauté des péronnelles façonnières. Il en demeure, à travers le temps, un rayon de grâce et de politesse » (Émile Magne, ''Madame de La Suze (Henriette de Coligny) et la Société précieuse'', Paris, Société du Mercure de France, 1908, p. 257).&lt;br /&gt;
   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Coligny, comtesse de La Suze, Henriette, de}}[[Catégorie:Personnage]][[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Poésie]] [[Catégorie: Salon, cour, cercle]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Henriette_de_Coligny,_comtesse_de_La_Suze</id>
		<title>Henriette de Coligny, comtesse de La Suze</title>
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				<updated>2025-03-28T13:11:23Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = Henriette de Coligny, comtesse d’Haddington, comtesse de La Suze &lt;br /&gt;
| conjoints = Thomas Hamilton, comte de Haddington&amp;lt;br/&amp;gt;Gaspard de Champagne, comte de La Suze&lt;br /&gt;
| dénominations = Henriette de Coligny, madame de La Suze, la comtesse de La Suze&lt;br /&gt;
| naissance = 17 janvier 1623&lt;br /&gt;
| décès = 9 ou 10 mars 1673&lt;br /&gt;
| briquet = oui&lt;br /&gt;
| buffet = oui&lt;br /&gt;
| riballiercosson = oui&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Élise Legendre]], 2025 ==&lt;br /&gt;
Henriette de Coligny naît le 17 janvier 1623 à Châtillon (Loiret) dans une famille protestante d’une grande noblesse. Fille de Gaspard III de Coligny, maréchal de Châtillon et de France, et d’Anne de Polignac, elle est aussi l’arrière-petite-fille de l’amiral de Coligny assassiné lors de la Saint-Barthélemy. Elle se marie en 1643 avec Thomas Hamilton, comte de Haddington et le suit jusqu’en Écosse. Devenue veuve en 1645, elle revient en France. Lors de son second mariage en 1647 avec Gaspard de Champagne, comte de La Suze, elle prend ce nom qui deviendra son nom d’autrice. Son mari, qu’elle répète ne pas avoir choisi, s’avère borgne, ivrogne et endetté (Tallemant, ''Historiettes''). Elle séjourne alors à Paris, à Lumigny ou encore à Belfort, Gaspard de Champagne étant le seigneur de cette ville de 1640 à 1658. Avant la fin de l’année 1651, Henriette quitte Belfort pour Paris, où elle se convertit au catholicisme deux ans plus tard, ''afin de ne se trouver avec son mari, ni dans ce monde, ni dans l’autre'', selon les mots de Christine de Suède régulièrement repris dans les jugements et notices biographiques à son sujet (voir exemple ''infra''). Ajoutons que cette conversion est avant tout une manière de se fondre dans la société catholique, alors dominante, au vu de la situation des protestants en France à cette période. Un acte notarié du 27 août 1661 déclare la séparation des époux, à la demande de la comtesse. Son époux fait appel et Henriette utilise l’ultime argument pour obtenir gain de cause : celui de l’impuissance dudit mari. Elle ne souhaite pas se remarier et consacre sa vie aux lettres. Elle meurt le 9 ou le 10 mars 1673.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Connue en littérature sous le nom de « comtesse de La Suze », elle est considérée comme l’une des poétesses les plus marquantes du siècle. Elle est en effet à la tête d’un salon parisien très fréquenté où se rendent ses amies, [[Ninon de Lenclos]], Mme de Villedieu, [[Madeleine de Scudéry]]. Elle compte un grand nombre d’émules. Ses premiers vers sont publiés en 1653 dans le recueil Sercy (''Poésies choisies''), mais ils circulaient déjà sous forme manuscrite. L’histoire littéraire associe son nom à une forme poétique dans laquelle elle s’est illustrée : l’élégie. C’est elle qui a remis en vogue cette forme antique en l’adaptant au goût du temps. Si son corpus est souvent réduit à cette forme, elle s’est aussi illustrée par la composition de chansons et dans d’autres petits genres poétiques mondains. Son style, souvent décrit par ses éditeurs et commentateurs comme ''tendre, délicat ou passionné'', se distingue par ses accents élégiaques ou discrètement érotiques, notamment dans ses chansons. Ses élégies, véritables « tubes » (M. Speyer, voir ''infra''), sont éditées et rééditées dans les recueils collectifs les plus célèbres de son époque. Ses pièces sont notamment diffusées dans le recueil La Suze-Pellisson (G. Quinet, 1663) qui connaîtra de multiples rééditions et augmentations jusqu’en 1748. Elle obtient également un privilège pour imprimer un recueil personnel qui paraît en 1666 chez C. de Sercy. Elle fait ainsi partie des rares poétesses du XVIIe à publier une édition personnelle de ses vers. Son œuvre reste en vogue dans la première partie du siècle suivant. Toutefois, si certains lui attribuent la fameuse élégie « Tristesse, ennui, chagrin », cette attribution est discutable : l’élégie apparaît dans le recueil Lauvergne (1680) et non dans son recueil personnel ; de plus la comtesse n’a jamais signé cette élégie, alors qu’elle avait l’habitude de signer ses poèmes de son nom complet ou de ses initiales M. L. C. D. L. S. – ce qui va contre l’usage du temps pour une femme de son rang.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Si l’œuvre de la comtesse de La Suze a mérité les éloges de Boileau, puis a été reçue au XVIIIe siècle comme le pendant moderne des élégiaques latins, nombreux sont ceux qui répètent que la comtesse aurait été aidée par Subligny et Montplaisir. De même, après la publication du recueil Barbin (''Recueil des plus belles pièces des Poètes français, tant anciens que modernes'', 1692), les anthologies ne citent plus ses vers sans les altérer (M. Cuénin, ''infra'', p. 284-289). Son œuvre est donc malmenée au fil des siècles, l’aspect sentimental (voire immoral : on lui prête de nombreux amants) de sa vie étant davantage commenté. Quand ses vers sont mentionnés, ils sont jugés tantôt trop efféminés tantôt trop vigoureux pour être ceux d’une femme. Il faut ainsi réhabiliter la grande modernité de cette autrice qui a revendiqué le droit de choisir librement un mari tout comme celui d’écrire des vers, ce que son œuvre rappelle régulièrement en filigrane. L’édition complète de M. Cuénin-Lieber (2017) permet d’aborder pour la première fois son corpus dans sa totalité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Œuvres ==&lt;br /&gt;
* à partir de 1653 : voir les multiples recueils collectifs du temps dans lesquels paraissent ses écrits (comme le recueil collectif de Charles de Sercy où sont publiés quelques-uns de ses vers dès 1653).&lt;br /&gt;
* Madame la Comtesse de la Suze, ''Poésies'', Paris, Charles de Sercy, 1666 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63560502/f7.item].&lt;br /&gt;
* Henriette de Coligny, comtesse de La Suze, ''Élégies, chansons et autres poésies'', éd. Mariette Cuénin-Lieber, Paris, Classiques Garnier, 2017.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Contrat d'indemnité accordée au maréchal d'Albret signé par la comtesse de La Suze, Collection Bibliothèque municipale de Belfort, Ms 94.&lt;br /&gt;
* Lettre autographe de Gaspard de Champagne comte de La Suze au chancelier de Montbéliard,&lt;br /&gt;
Collection Bibliothèque municipale de Belfort, Ms 97.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Myriam Dufour-Maître, ''Les Précieuses, naissance des femmes de lettres en France au XVIIe siècle'', Paris, Champion classiques, 2008.&lt;br /&gt;
* Renate Kroll, « La chanson des femmes poètes au XVIIe siècle : Mme de La Suze et Mme Deshoulières – Une contribution féminine à la poésie chantée », dans ''La Chanson française et son histoire'', éd. D. Rieger, Tübingen, Narr, 1988, p. 27-45.&lt;br /&gt;
* Alain Niderst, ''Madeleine de Scudéry, Paul Pellisson et leur monde'', Paris, 1976.&lt;br /&gt;
* Miriam Speyer, « Le ‘‘Recueil La Suze-Pellisson’’, première anthologie de poésies galantes ? », colloque international ''Usages du copier-coller aux XVIe et XVIIe siècles : extraire, réemployer, recomposer'', Caen, PU de Caen, 2021.&lt;br /&gt;
* Miriam Speyer, ''« Briller par la diversité », Les recueils collectifs de poésies au XVIIe siècle (1597-1671)'', Paris, Classiques Garnier, 2021.&lt;br /&gt;
* Linda Timmermans, ''L'Accès des femmes à la culture sous l'Ancien régime'', Paris, Champions classiques, 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix iconographique==&lt;br /&gt;
* Henriette de Coligny, comtesse de la Suze, peinture à l’huile, par Pierre Mignard, seconde moitié du XVIIe siècle, 51x41,1x69, Chantilly, musée Condé [https://www.musee-conde.fr/fr/notice/pe-319-henriette-de-coligny-comtesse-de-la-suze-52f5a727-1418-4d5d-a646-1cbf147abe77] &lt;br /&gt;
* Portrait présumé de la comtesse de Suze attribué à Jean Le Vieux Petitot, miniature sur émail, Paris, musée du Louvre, département des arts graphiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix de liens électroniques==&lt;br /&gt;
* Madame la Comtesse de la Suze, ''Poésies'', Paris, Charles de Sercy, 1666.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* « La Mareschale sa mere […] la maria au comte de la Suze, tout borgne, tout yvroigne et tout endebté qu’il estoit. […] Mme de la Suze, qui paroissoit stupide en son enfance, et qui en conversation ne disoit quasy rien il n’y a pas trop long-temps encore, fit des vers dez qu’elle fut en Escosse ; elle en laissa voir dez qu’elle fut remariée, qui n’estoient bons qu’à brusler. Depuis elle a fait des elegies les plus tendres et les plus amoureuses du monde, qui courent partout. » (Tallemant des Réaux, ''Historiettes'', t. II, éd. Antoine Adam, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1961, p. 106-108).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Je passerois condamnation sur la satire et sur l’élégie, quoiqu’il y ait des satires de Régnier admirables, et des élégies de Voiture, de Sarrazin, &amp;amp; de la comtesse de la Suze, d’un agrément infini » (''Oeuvres de M. Boileau Despréaux'', éd. de Saint-Marc, t. III, Paris, David / Durand, 1747, « Lettre à Monsieur Perrault », p. 376-377).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Mais pour te faire voir une grâce tout à fait grande, regarde cette femme qui t'apparaît ; elle a comme tu vois la taille de Pallas, et sa beauté a je ne sais quoi de doux, de languissant, et de passionné, qui ressemble assez à cet air charmant que les peintres donnent à Vénus. Cette illustre personne sera d'une si grande naissance, qu'elle ne verra presque que les maisons royales au-dessus de la sienne ; mais pour ne te parler que d'elle, sache qu'elle naîtra encore avec plus d'esprit que de beauté, quoique comme tu le peux voir, elle doive avoir mille charmes. Elle aura même une bonté généreuse, qui la rendra digne de beaucoup de louanges ; mais sans te parler de tant d’autres qualités surprenantes que le Ciel lui donnera, sache seulement qu’elle fera des élégies si belles, si pleines de passion, et si précisément du caractère qu’elles doivent être pour être parfaites, qu’elle surpassera tous ceux qui l’auront précédée, et tous ceux qui la voudront suivre. » (Madeleine de Scudéry, ''« De l’air galant » et autres Conversations (1653-1684). Pour une étude de l’archive galante'', éd. Delphine Denis, Paris, Honoré Champion, 1998, p. 241-242).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « DORALISE est une pretieuse de qualité qui a autant fait parler d’elle que pas une femme du royaume. Ses ecrits sont agreables et touchans ; elle reussit fort bien en prose, mais elle charme en vers. Tout ce qu’il a de gens de lettres dans Athenes et de galands ont suivy cette belle. On dit mesme qu’elle a ecouté les soupirs de quelques uns ; mais il ne le faut pas croire. Elle a longtems demeuré du costé de Caesarée, où elle estoit fort estimée de toute la province, et surtout de Licidas, qui a un chasteau dans ce païs. Elle s’appelloit autrefois Sestiane, parce qu’elle estoit mariée avec Sestianès ; mais un divorce est survenu, qui luy a rendu cette liberté necessaire à une pretieuse. Elle a logé dans le quartier de la Normandie ; à present elle habite celuy de Leolie, et sa ruelle est tousjours une des plus considerables de l’empire des pretieuses. » (Somaize, ''Le Dictionnaire des Precieuses'', nouvelle édition, par M. Ch.-L. Livet, t. I, Paris, P. Jannet, [1660], 1856, p. 66-67).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « La négligence de Madame la Comtesse de la Suze étoit extrême pour ses affaires domestiques ; son esprit étoit tout occupé à composer des Vers &amp;amp; à filer le parfait amour, à la manière des Belles des Romans, ce qui étoit à la mode de son tems, même parmi quelques Dames de la premiere condition &amp;amp; d’un caractere grave, qui n’étoient pas sans quelques Amans &amp;amp; Chevaliers respectueux […].&lt;br /&gt;
Quelques personnes ont dit que Montplaisir &amp;amp; Subligny l’ont guidée dans l’art de rimer ; mais tout le monde convient qu’elle avoit beaucoup d’esprit &amp;amp; une grande delicatesse dans les sentimens. &lt;br /&gt;
Cette Dame s’est rendue celebre par divers ouvrages de Poësie ; elle a excellé surtout dans l’Elegie ; ses sentiments sont nobles &amp;amp; tendres ; elle pense d’une manière fine, &amp;amp; son stile est touchant &amp;amp; plein de graces. Elle a composé quelques Odes, entr’autres une pour la Reine de Suede. […] Personne n’a jamais été plus louée que la Comtesse de la Suze ; ses partisans disoient que l’Amour-même lui avoit appris à écrire avec toute la tendresse &amp;amp; toute la delicatesse possible ; &amp;amp; qu’elle seule avoit tout l’e''sprit des neuf doctes Sœurs ; c’est ce que Charleval, un de nos plus beaux Esprits, marque par ces Vers: Comtesse, à qui l’Amour apprit // L’art d’écrire avecque tendresse // Et qui seule avez tout l’esprit &lt;br /&gt;
Des neuf doctes Sœurs de la Grèce. // Vous consacrez votre loisir // Par des vers dignes de mémoire ; // Le Louvre en fait tout son plaisir, // Et le Parnasse en fait sa gloire. // Sappho par son esprit charmant, // S’acquit une gloire immortelle ; // Mais rien, que le tems seulement, // Ne vous fit aller après elle. […]'' » (Titon du Tillet, ''Le Parnasse françois'', Paris, Jean-Baptiste Coignard, 1732, p. 324-327).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « HENRIETTE DE COLIGNY, si connuë sous le nom de Comtesse de la Suze, étoit fille de Gaspard de Coligny, Seigneur de Châtillon, Maréchal de France, mort en 1646. Elle épousa en premieres nôces par Contrat du 8 Août 1643 Thomas Hamilton, Comte de Hadington ; &amp;amp; en secondes nôces, Gaspard de Champagne, Comte de la Suze, élevé comme elle dans les principes de la Réformation. Livrée successivement à ces deux Epoux, elle n’eut pour eux que de l’aversion &amp;amp; de l’horreur : soit qu’elle fût inconstante dans ses affections, ou qu’elle eut un penchant naturel pour la galanterie : du moins est-il certain que ses Elegies ne respirent que la passion. Quoiqu’il en soit, le Comte de la Suze devenu jaloux, prit la résolution d’emmener son épouse dans une de ses Terres. Il n’en fallut pas davantage pour inspirer à celle-ci le dessein d’une séparation entiere. Pour y mieux réussir, elle abjura l’Hérésie le vingt juillet 1653 ce qu’elle fit, dit la Reine de Suede, ''afin de ne se trouver avec son mari, ni dans ce monde, ni dans l’autre''. Elle conçut encore le dessein de rompre son mariage ; &amp;amp; pour avoir le consentement de M. de la Suze, elle lui fit offrir vingt cinq mille écus. La somme fut acceptée, &amp;amp; le mariage cassé par Arrêt du Parlement, après plusieurs Jugemens rendus en différens Tribunaux. On dit alors que l’Ami qui s’étoit mêlé de cette affaire, avoit fait perdre à Madame de la Suze cinquante mille écus ; parce que non seulement elle auroit conservé les vingt cinq mille qu’elle avoit donnez à son mari ; mais que son mari lui en auroit donné vingt cinq mille autres pour se défaire d’elle. Elle mourut à Paris le 10 mars 1673 &amp;amp; fut enterrée dans l’Eglise de Saint Paul. Malheureuse en amour, elle a dû tourner du côté de l’Elégie, ainsi qu’elle a fait, le talent qu’elle avoit reçu pour la Poësie. Si par ce même talent elle effaça la réputation de Sapho, comme l’assure Maurier dans ses Mémoires, il faut avoüer que Sapho l’emporte infiniment sur elle par le tour &amp;amp; la beauté du vers. Quoique née ''avec'' ''un génie si puissant pour la Poësie'', Madame de la Suze ne pût jamais enchaîner la rime. Elle digeroit ses pensées, elle les exprimoit poëtiquement ; mais pour les rimer, il falloit qu’elle employât un secours étranger. Elle s’adressa donc tantôt à M. de Montplaisir, l’objet de plusieurs de ses Elégies, &amp;amp; tantôt à M. de Subligny, à qui on attribuë la vie de Henriette Silvie de Moliere [de Mme de Villedieu]. Dans Clelie, Hésiode endormi sur le Parnasse voit les Muses en songe, &amp;amp; Calliope lui montre les Poëtes qui naîtront dans la suite des temps. […] Cette partie de la prédiction qui lui promet tant de loüanges, a eu son entier accomplissement. On peut dire que jamais personne ne fut plus loüée que la Comtesse de la Suze. C’étoit, disent les Panégyristes, c’étoit l’Amour même qui lui avoit appris à écrire avec tendresse : seule elle avoit tout l’esprit des neuf doctes Sœurs. Ses vers étoient les délices du Louvre, &amp;amp; la gloire du Parnasse ; &amp;amp; rien que le tems seulement ne la faisoit aller après Sapho. Je défierois, dit ''Gueret'', dans sa Carte de la Cour, je défierois le Dieu des vers, d’entendre mieux qu’elle la galanterie ; ''il pouvoit aussi défier la Déesse de Cithere'', si je ne sçavois parfaitement qu’ils sont aussi galans l’un que l’autre ; mais j’ose dire à la honte du Dieu d’Amour, qu’il a fait moins de conquêtes illustres avec ses fléches, qu’elle en a fait jusqu’ici avec ses vers. Enfin c’est pour elle que furent faits ces quatre vers attribués à M. de Fieubet : ''Quae Dea sublimi rapitur per inania curru ? // An Juno ? an Pallas, num Venus ipsa venit ?  // Si genus inspicias, Juno ; si scripta, Minerva ; // Si spectes oculos, mater Amoris erit.'' » (''Recueil de pieces galantes, en prose et en vers, de Madame la Comtesse de La Suze, et de Monsieur Pellisson'', nouvelle Edition […], t. I, Trévoux, 1748, vie de la comtesse de la Suze rédigée dans la préface p. XIV-XXII).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Mme de la Suze était d’une grande beauté et possédait une physionomie charmante. Ses poésies sont presque toutes rimées par Pellisson. Elles sont d’une douceur que l’on pourrait appeler fade ; le monde littéraire qui constituait sa petite cour les admirait aveuglément. » (Louise d’Alq, ''Anthologie des femmes écrivains, poètes, prosateurs depuis l’origine de la langue française jusqu’à nos jours'', Paris, Bureau des causes familières, 1893, p. 66-67). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- « Elle écrit pour se distraire, parce que la mode ou parce que l’amour lui commande d’écrire. Mais, dans la société qui l’environne, elle exerce une influence bienfaisante. Sa ruelle perpétue l’atmosphère de Rambouillet. […] Elle est un centre d’émulation poétique. Les plus délicats esprits s’y conjoignent. Molière l’excepte des vindictes de la raison et de la clarté. Elle se différencie totalement des alcôves où vivent en communauté des péronnelles façonnières. Il en demeure, à travers le temps, un rayon de grâce et de politesse » (Émile Magne, ''Madame de La Suze (Henriette de Coligny) et la Société précieuse'', Paris, Société du Mercure de France, 1908, p. 257).&lt;br /&gt;
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		<title>Henriette de Coligny, comtesse de La Suze</title>
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| image = &lt;br /&gt;
| titres = Henriette de Coligny, comtesse d’Haddington, comtesse de La Suze &lt;br /&gt;
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| dénominations = Henriette de Coligny, madame de La Suze, la comtesse de La Suze&lt;br /&gt;
| naissance = 17 janvier 1623&lt;br /&gt;
| décès = 9 ou 10 mars 1673&lt;br /&gt;
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}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Élise Legendre]], 2025 ==&lt;br /&gt;
Henriette de Coligny naît le 17 janvier 1623 à Châtillon (Loiret) dans une famille protestante d’une grande noblesse. Fille de Gaspard III de Coligny, maréchal de Châtillon et de France, et d’Anne de Polignac, elle est aussi l’arrière-petite-fille de l’amiral de Coligny assassiné lors de la Saint-Barthélemy. Elle se marie en 1643 avec Thomas Hamilton, comte de Haddington et le suit jusqu’en Écosse. Devenue veuve en 1645, elle revient en France. Lors de son second mariage en 1647 avec Gaspard de Champagne, comte de La Suze, elle prend ce nom qui deviendra son nom d’autrice. Son mari, qu’elle répète ne pas avoir choisi, s’avère borgne, ivrogne et endetté (Tallemant, ''Historiettes''). Elle séjourne alors à Paris, à Lumigny ou encore à Belfort, Gaspard de Champagne étant le seigneur de cette ville de 1640 à 1658. Avant la fin de l’année 1651, Henriette quitte Belfort pour Paris, où elle se convertit au catholicisme deux ans plus tard, ''afin de ne se trouver avec son mari, ni dans ce monde, ni dans l’autre'', selon les mots de Christine de Suède régulièrement repris dans les jugements et notices biographiques à son sujet (voir exemple ''infra''). Ajoutons que cette conversion est avant tout une manière de se fondre dans la société catholique, alors dominante, au vu de la situation des protestants en France à cette période. Un acte notarié du 27 août 1661 déclare la séparation des époux, à la demande de la comtesse. Son époux fait appel et Henriette utilise l’ultime argument pour obtenir gain de cause : celui de l’impuissance dudit mari. Elle ne souhaite pas se remarier et consacre sa vie aux lettres. Elle meurt le 9 ou le 10 mars 1673.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Connue en littérature sous le nom de « comtesse de La Suze », elle est considérée comme l’une des poétesses les plus marquantes du siècle. Elle est en effet à la tête d’un salon parisien très fréquenté où se rendent ses amies, [[Ninon de Lenclos]], Mme de Villedieu, [[Madeleine de Scudéry]]. Elle compte un grand nombre d’émules. Ses premiers vers sont publiés en 1653 dans le recueil Sercy (''Poésies choisies''), mais ils circulaient déjà sous forme manuscrite. L’histoire littéraire associe son nom à une forme poétique dans laquelle elle s’est illustrée : l’élégie. C’est elle qui a remis en vogue cette forme antique en l’adaptant au goût du temps. Si son corpus est souvent réduit à cette forme, elle s’est aussi illustrée par la composition de chansons et dans d’autres petits genres poétiques mondains. Son style, souvent décrit par ses éditeurs et commentateurs comme ''tendre, délicat ou passionné'', se distingue par ses accents élégiaques ou discrètement érotiques, notamment dans ses chansons. Ses élégies, véritables « tubes » (M. Speyer, voir ''infra''), sont éditées et rééditées dans les recueils collectifs les plus célèbres de son époque. Ses pièces sont notamment diffusées dans le recueil La Suze-Pellisson (G. Quinet, 1663) qui connaîtra de multiples rééditions et augmentations jusqu’en 1748. Elle obtient également un privilège pour imprimer un recueil personnel qui paraît en 1666 chez C. de Sercy. Elle fait ainsi partie des rares poétesses du XVIIe à publier une édition personnelle de ses vers. Son œuvre reste en vogue dans la première partie du siècle suivant. Toutefois, si certains lui attribuent la fameuse élégie « Tristesse, ennui, chagrin », cette attribution est discutable : l’élégie apparaît dans le recueil Lauvergne (1680) et non dans son recueil personnel ; de plus la comtesse n’a jamais signé cette élégie, alors qu’elle avait l’habitude de signer ses poèmes de son nom complet ou de ses initiales M. L. C. D. L. S. – ce qui va contre l’usage du temps pour une femme de son rang.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Si l’œuvre de la comtesse de La Suze a mérité les éloges de Boileau, puis a été reçue au XVIIIe siècle comme le pendant moderne des élégiaques latins, nombreux sont ceux qui répètent que la comtesse aurait été aidée par Subligny et Montplaisir. De même, après la publication du recueil Barbin (''Recueil des plus belles pièces des Poètes français, tant anciens que modernes'', 1692), les anthologies ne citent plus ses vers sans les altérer (M. Cuénin, ''infra'', p. 284-289). Son œuvre est donc malmenée au fil des siècles, l’aspect sentimental (voire immoral : on lui prête de nombreux amants) de sa vie étant davantage commenté. Quand ses vers sont mentionnés, ils sont jugés tantôt trop efféminés tantôt trop vigoureux pour être ceux d’une femme. Il faut ainsi réhabiliter la grande modernité de cette autrice qui a revendiqué le droit de choisir librement un mari tout comme celui d’écrire des vers, ce que son œuvre rappelle régulièrement en filigrane. L’édition complète de M. Cuénin-Lieber (2017) permet d’aborder pour la première fois son corpus dans sa totalité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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== Notice de [[Élise Legendre]], 2025 ==&lt;br /&gt;
Ce personnage n'a pas encore de notice moderne.&lt;br /&gt;
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== Notice ==&lt;br /&gt;
Ce personnage n'a pas encore de notice moderne.&lt;br /&gt;
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		<title>Élisabeth d'Aliès de Mondonville, présidente Du Bourg</title>
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| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = Du Bourg, Valentin (1720-1778)&lt;br /&gt;
| dénominations = présidente Du Bourg, présidente du Bourg, présidente Dubourg&lt;br /&gt;
| naissance = 28 décembre 1721&lt;br /&gt;
| décès = 19 novembre 1794&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
__FORCETOC__&lt;br /&gt;
== Notice d' [[Isabelle Havelange]], 2025 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Née le 28 décembre 1721 à Toulouse, Élisabeth est la fille de François d’Aliès, seigneur de Mondonville, conseiller au parlement de Toulouse, et de Jeanne de Brunet de Pujols de Castelpers, dont la propre mère est née La Croix de Castries.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1745, Élisabeth épouse Valentin Du Bourg, conseiller au parlement de Toulouse, issu comme elle de la vieille noblesse catholique languedocienne. En 1764, son époux devient président à mortier de la troisième chambre des enquêtes. En 1771, l’opposition de ce dernier à la réforme de la justice et des parlements du chancelier Maupeou entraîne son exil et celui de sa famille dans leur château de Rochemontès sis dans la commune de Seilh, proche de Toulouse. En 1775, après la disgrâce du ministre Maupeou et le retour des parlements, Valentin Du Bourg quitte sa charge et devient conseiller d’honneur.&lt;br /&gt;
Quatorze enfants au moins sont attestés au sein du couple Du Bourg, dont six seulement atteindront l’âge adulte.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Élisabeth, essentiellement connue par sa correspondance, en partie inédite, est représentative de la passion des Lumières pour la pédagogie. Après la parution de l’''Émile'' en 1762, elle choisit d’éduquer son cadet, Bruno, né en 1761, « à la Jean-Jacques ». Favorable aux idées nouvelles, elle milite en 1763 pour l’inoculation contre la variole.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Sa foi profonde guide son œuvre philanthropique qu’elle déploie auprès des prisonniers, des pauvres, des malades, comme de ses « bons paysans » de Seilh, à qui elle dédie en 1773 des traductions en gascon d’œuvres morales et religieuses. &lt;br /&gt;
Ouverte aux Lumières, la présidente Du Bourg est aussi une âme mystique, bientôt séduite par les théories des Élus Coën, branche ésotérique chrétienne de la franc-maçonnerie, qualifiée d’illuministe. Elle y est introduite en 1776 par Bernard Mazade de Percin, son futur gendre, alors à la tête du temple de Toulouse et par ailleurs avocat. Bientôt initiée, comme ses fils Mathias et Joseph, elle devient l’une des rares femmes admises au sein de cette société secrète. Louis-Claude de Saint-Martin, l’une des figures centrales de la société, par ailleurs théosophe célèbre, devient son guide spirituel.&lt;br /&gt;
Valentin Du Bourg meurt inopinément en juillet 1778. Fortement éprouvée, la présidente continue à vivre dans l’hôtel familial avec Mathias, désormais marié et père de famille, qui a succédé à son père en 1775 dans la charge de conseiller du Parlement, ainsi qu’avec Philippe, l’ecclésiastique. Joseph et Bruno, depuis peu chevaliers de Malte, entament une carrière militaire, respectivement dans l’infanterie et dans la marine. Jeanne a convolé en novembre 1776 avec Mazade de Percin. En avril 1779, Élisabeth épouse Guillaume-Joseph d’Omézon, président des trésoriers de France à Toulouse. En 1780, Mazade de Percin et sa famille partent pour les Antilles. La conduite du temple Coën de Toulouse passe à Mathias.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;br /&gt;
De la vaste correspondance de la présidente se dégagent les remarquables échanges poursuivis pendant trente ans avec son amie parisienne la marquise de Livry, veuve d’un premier maître d’hôtel du roi. S’y lit notamment la passion du public des années 1780 pour les aérostats et montgolfières d’abord, puis pour le magnétisme animal introduit par Mesmer en 1778. Les épistolières offrent ici une véritable tribune scientifique, la marquise manifestant son scepticisme, tandis que Mme Du Bourg, enthousiaste, cherche à s’investir activement dans cette pratique thérapeutique qui rejoint son intérêt pour les questions médicales, autant que son souci de faire œuvre charitable. Mathias et Joseph partagent ses convictions. Depuis Paris, la marquise transmet toutes les nouvelles et les ouvrages circulant sur le sujet, devenant de facto passeuse de savoir. Mathias de son côté se forme au magnétisme à la Société de la Concorde de Lyon dont font partie plusieurs Élus Coën adeptes d’Amand de Puységur : ce neveu d’une des amies proches de la marquise de Livry, disciple de Mesmer, a découvert en 1784 comment induire le somnambulisme magnétique, prémices de l’hypnose. La présidente, bravant une fois de plus le préjugé, magnétise bientôt à Toulouse avec ses deux fils, utilisant le baquet comme Mesmer autant que le somnambulisme magnétique comme Puységur. L’agentivité des épistolières fait ainsi de leurs lettres une source précieuse pour l’histoire du magnétisme au féminin.&lt;br /&gt;
La Révolution bouleverse rapidement la vie familiale. L’abbé Philippe devient le chef de file du clergé réfractaire de toute la région toulousaine. Joseph et Bruno émigrent en Espagne où ils rejoignent l’armée des princes. La présidente assiste à l’emprisonnement des parlementaires toulousains parmi lesquels se trouve son fils Mathias. Il meurt guillotiné à Paris le 14 juin 1794, âgé de 48 ans. Élisabeth décède le 19 novembre de la même année.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Correspondance inédite de la présidente Du Bourg (Archives municipales de Toulouse, fonds Du Bourg, sous-série 5 S).&lt;br /&gt;
* Clément Tournier, ''Le mesmérisme à Toulouse, suivi de Lettres inédites sur le XVIIIe siècle, d’après les archives de l’hôtel Du Bourg'', Toulouse, Imprimerie Saint-Cyprien, 1911, 194 p. L’étude sur le magnétisme s’arrête à la page 26. La publication des lettres couvre les pages 27 à 170.&lt;br /&gt;
* Saint-Martin, Louis-Claude de, ''Lettres aux Du Bourg : 1776-1785'', éd. Robert Amadou, Boulogne-Billancourt, L'Initiation, 1977, 89 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « La Présidente du Bourg : diffuser et mettre en pratique ses lectures. Réflexions à partir d’un exemple toulousain », dans Plagnol-Diéval, M.-E. et Brouard-Arends I. (dir)., ''Femmes éducatrices au siècle des Lumières'', Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2007, p. 75-92.&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « De la gazette à l'intime : les lettres de Madame de Livry à la présidente Dubourg (1763-1792) », dans Mouysset, S., Bardet J.-P. et Ruggiu F.-J. (dir.), ''&amp;quot;Car c'est moy que je peins&amp;quot; : écritures de soi, individu et liens sociaux (Europe, XVe-XXe siècle)'', Toulouse, CNRS : Université de Toulouse-Le Mirail, 2011, p. 163-174.&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « Une Mère et ses fils dans la seconde moitié du XVIIIe siècle : la correspondance familiale de la présidente Dubourg », dans Daumas, M. (dir.), ''Thèmes et figures du for privé'', Presses universitaires de Pau et des Pays de l’Adour, 2012, p. 125-140.&lt;br /&gt;
* Havelange, Isabelle, « De Paris à Toulouse : le magnétisme animal dans les lettres de la marquise de Livry à la présidente du bourg, 1779-1788 », ''Annales historiques de la Révolution française'', 2023, n° 2 (412), p. 3-26.&lt;br /&gt;
* Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg (1779-1792). De Paris à Toulouse'', édition d’Isabelle Havelange. Paris, Classiques Garnier, 2023, 623 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix iconographique==&lt;br /&gt;
* Portrait de la présidente Du Bourg. Peinture anonyme (vers 1750), conservée au château familial de Rochemontès&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix de liens électroniques==&lt;br /&gt;
* Numérisation des 733 lettres envoyées de 1763 à 1792 à la présidente Du Bourg par son amie parisienne la marquise de Livry &lt;br /&gt;
[https://basededonnees.archives.toulouse.fr/4DCGI/Web_RegistreArt5S457/ILUMP9999]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* « On juge de tout par comparaison, ma chère Présidente. Par rapport a moi, vous êtes fort dévote, et vous pas, pour toutes les personnes qui courent vêpres et les sermons. » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg (1779-1792). De Paris à Toulouse'', édition d’Isabelle Havelange. Paris, Classiques Garnier, 2023, p. 195 ; 17 mars 1782).&lt;br /&gt;
* « M. l’évêque de Vabres […] prétend que l’on va chez vous pour savoir les nouvelles et que vous les debitez avec toute la grace possible […]. Mandez-moi si cela est vrai et si vous êtes la nouvelliste d’une partie de la ville de Toulouse » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg…'', ''idem'', p. 201 ; 6 avril 1782).&lt;br /&gt;
* « Je suis bien aise que Madame votre belle fille se soit tirée heureusement de sa fausse couche. Je suis persuadée que vous luy avez été plus utile que toutes les sages femmes et les accoucheurs. » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg…'', ''idem'', p. 247 ; 28 décembre 1783).&lt;br /&gt;
* « Si vous continuez à guérir radicalement des cancers, vous donnerez plus de vogue au magnétisme que les Deslong et les Mesmer. » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg…, idem'', p. 349 ; 18 novembre 1785).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Aliès de Mondonville, présidente Du Bourg, Élisabeth d'}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Correspondance]] [[Catégorie:Mystique, prophétisme, spiritualité]] [[Catégorie:Santé]] [[Catégorie:Sciences]] [[Catégorie:Charité]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/SiefarWikiFr:Actualit%C3%A9s</id>
		<title>SiefarWikiFr:Actualités</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/SiefarWikiFr:Actualit%C3%A9s"/>
				<updated>2025-03-24T17:41:03Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : /* 2025 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Les nouvelles notices du Dictionnaire de la Siefar ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==2025==&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Béville]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Véronique Nicole Guéniveau]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Louise Marot]]&lt;br /&gt;
* [[Élisabeth d'Aliès de Mondonville, présidente Du Bourg]]&lt;br /&gt;
* [[Victoire-Françoise Poisson]]&lt;br /&gt;
* [[Nicole Gassot]]&lt;br /&gt;
* [[Alix Faviot]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Le Moyne]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Raguenau]] &lt;br /&gt;
* [[Claude le Hain]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise Scelles de la Varengère]]&lt;br /&gt;
* [[Marie de Cadrels]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise Jacob de Montfleury]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Jacob]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Du Pouget]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine de Lyée/de Liée]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Dumont]]&lt;br /&gt;
* [[Suzanne de Terson]]&lt;br /&gt;
* [[Mademoiselle Certain]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2024===&lt;br /&gt;
* [[Catherine Desurlis]]&lt;br /&gt;
* [[Etiennette Desurlis]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2023===&lt;br /&gt;
* [[Henriette Fitz-James]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Jourdan]]&lt;br /&gt;
* [[Madame Ulrich]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2022===&lt;br /&gt;
* [[Catherine Leclerc du Rosé]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne-Olivier Bourguignon]]&lt;br /&gt;
* [[Thérèse Marquise de Gorla]]&lt;br /&gt;
* [[Antoinette de Bourbon-Vendôme]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Marie Madeleine Fontaine]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Charlotte Françoise Marlin]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Noble]]&lt;br /&gt;
* [[Gabrielle Suchon]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite de Jousserand]]&lt;br /&gt;
* [[Gerberge de Saxe]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Béjart]]&lt;br /&gt;
* [[Geneviève Béjart]]&lt;br /&gt;
* [[Esprit-Madeleine Pocquelin]]&lt;br /&gt;
* [[Armande Béjart]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2021===&lt;br /&gt;
* [[Médée]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Chaussé]]&lt;br /&gt;
* [[Claire-Thérèse d'Aguesseau]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Charlotte Émilie Le Fèvre de Caumartin]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Anne-Catherine d'Amoressan de Pressigny]]&lt;br /&gt;
* [[Anne-Josèphe Bonnier de la Mosson]]&lt;br /&gt;
* [[Émilie]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Delanoue]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Laigle]]&lt;br /&gt;
* [[Marianne Chatain]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Seguin]]&lt;br /&gt;
* [[Isabelle Péna]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2020===&lt;br /&gt;
* [[Marguerite de Provence]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite de Bourgogne (vers 1290-1315)]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne de Bourgogne (vers 1290-1330)]]&lt;br /&gt;
* [[Blanche de Bourgogne (1296-ca 1325-1326)]]&lt;br /&gt;
* [[Suzanne Habert]]&lt;br /&gt;
* [[Marie de la Troche de Savonnières]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Anne Laurent]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise Lecocq]]&lt;br /&gt;
* [[Élisabeth de Bohême]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite ou Geneviève Blanchot]]&lt;br /&gt;
* [[Louise de Stolberg-Gedern]]&lt;br /&gt;
* [[Louise de Bossigny, comtesse d'Auneuil]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite d'York]]&lt;br /&gt;
* [[Catherine Michelle Chauchat]]&lt;br /&gt;
* [[Louise-Françoise de La Baume Le Blanc de La Vallière]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise dite Athénaïs de Rochechouart de Mortemart]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Angélique de Scorailles de Roussille]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Gouze, dite Olympe de Gouges]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2019===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Marie Antoinette Cailleau]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Madeleine du Moncel de Martinvast]]&lt;br /&gt;
* [[Antoinette-Adrienne de Rabaudy]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Louise Ladoux]]&lt;br /&gt;
* [[Renée-Françoise Le Vacher]]&lt;br /&gt;
* [[Clémence Richard]]&lt;br /&gt;
* [[Elisabeth Julienne Pommereul]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Julie Careau]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Jeanne Chastenet de la Brunetière]]&lt;br /&gt;
* [[Angélique Séraphine de Ferrières]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Anne Lambillion]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Élisabeth de La Rochefoucauld]]&lt;br /&gt;
* [[Marthe Jobart]]&lt;br /&gt;
* [[Clémence Richard]]&lt;br /&gt;
* [[Élisabeth Geneviève Gaudin]]&lt;br /&gt;
* [[Isabella Agneta Elisabeth van Tuyll van Serooskerken]] revue en 2019&lt;br /&gt;
* [[Marie-Louise Trichet]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise d'Aubigné]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Élisabeth Boué, dite Mme de La Fite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2018===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Marie d’Avaugour]]&lt;br /&gt;
*[[Anne Depoirieux]]&lt;br /&gt;
*[[Marie de Hautefort]]&lt;br /&gt;
*[[Antoinette Desmoulins]]&lt;br /&gt;
*[[Philippe de Gueldre]]&lt;br /&gt;
*[[Rosalie Ducrollay]]&lt;br /&gt;
*[[Jacqueline Arnauld]]&lt;br /&gt;
*[[Marguerite de Lussan]]&lt;br /&gt;
*[[Élisabeth-Charlotte Huguet de Sémonville]]&lt;br /&gt;
*[[Charlotte-Flandrine d'Orange-Nassau]]&lt;br /&gt;
*[[Giustiniana Wynne]]&lt;br /&gt;
*[[Adélaïde Billet]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2017===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Sophie-Rose de Rosen-Kleinroop]]&lt;br /&gt;
* [[Anne Larcher de Pocancy]]&lt;br /&gt;
* [[Étiennette Delizet]]&lt;br /&gt;
* [[Julie de Lespinasse]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Catherine Peuvret]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Anne Peuvret de Gaudarville]]&lt;br /&gt;
* [[Constance-Marie de Théis]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Anne Magnan]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise de Blacas de Robert d’Escragnolle]] &lt;br /&gt;
* [[Marie-Madeleine de Castille]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Frémiot]]&lt;br /&gt;
* [[Catherine de la Croix de Chevrières]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine de Franc]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise de La Caille]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Fontaine]]&lt;br /&gt;
* [[Honorine Crozat du Châtel]]&lt;br /&gt;
* [[Julienne de Cornillon]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne-Agnès Berthelot de Pléneuf]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2016===&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Pinczon du Hazay]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne-Renée Estièvre]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite Delamarre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2015===&lt;br /&gt;
* [[Marie de Vichy-Chamrond]]&lt;br /&gt;
* [[Charlotte-Rose de Caumont de La Force]]&lt;br /&gt;
* [[Elisabeth-Charlotte d'Orléans]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite Louise d'Orléans]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Séguier]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Louise Élisabeth Félicité Pourrat de la Madelaine]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Anne Christine de Foix de La Valette d'Épernon]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Courillaud]]&lt;br /&gt;
* [[Christine de France]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Bourgeois]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Barré]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise-Marie Jacquelin]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Poussepin]]&lt;br /&gt;
* [[Renée Diveau]]&lt;br /&gt;
* [[Emma de Blois]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2014===&lt;br /&gt;
* [[Jacqueline Bouette de Blémur]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine de Brou]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne de Belcier]]&lt;br /&gt;
* [[Antoinette de Salvan]]&lt;br /&gt;
* [[Mademoiselle Poulain de Nogent]]&lt;br /&gt;
* [[Henriette Marie Françoise Edme]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Leprince]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Moillon]]&lt;br /&gt;
* [[Amélie Louise de Berckheim]]&lt;br /&gt;
* [[Henriette de Berckheim]]&lt;br /&gt;
* [[Octavie de Berckheim]]&lt;br /&gt;
* [[Amélie Anne Dorothée de Dietrich]]&lt;br /&gt;
* [[Amélie Louise Sophie de Dietrich]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Philippine Frédérique Dorothée d’Oberkirch]]&lt;br /&gt;
* [[Frédérique Pfeffel]]&lt;br /&gt;
* [[Suzanne Élisabeth d’Orville]]&lt;br /&gt;
* [[Anne-Elisabeth Schoenemann]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Anne Suzanne de Rathsammhausen]]&lt;br /&gt;
* [[Cercle de Schoppenwihr]]&lt;br /&gt;
* [[Idéologie]]&lt;br /&gt;
* [[Noblesse immémoriale]]&lt;br /&gt;
* [[Trotula]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Flore]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite-Françoise-Lucie Messageot]]&lt;br /&gt;
* [[Anne-Louise Boyvin d'Hardancourt]]&lt;br /&gt;
* [[Didon]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2013 ===&lt;br /&gt;
* [[Ide de Gorsleeuw]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Louise Auget de Monthyon]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise Odeau]]&lt;br /&gt;
* [[Louise de Marillac (?-1629)]]&lt;br /&gt;
* [[Louise -Blanche-Thérèse Perrucard de Ballon]]&lt;br /&gt;
* [[Anne de Pons]]&lt;br /&gt;
* [[Jane Barker]]&lt;br /&gt;
* [[Anne Le Fèvre]]&lt;br /&gt;
* [[Geneviève-Françoise Randon de Malboissière]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Agouet]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Amable Petiteau]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite d'Autriche (1522-1586)]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Perraud]]&lt;br /&gt;
* [[Yolande Bonhomme]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Anne de La Trémoille]]&lt;br /&gt;
* [[Ève de Saint-Martin]]&lt;br /&gt;
* [[Hedwig Margrethe Elisabeth von Ranzau]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Françoise Gay]]&lt;br /&gt;
* [[Sappho]]&lt;br /&gt;
* [[Anne de Lenclos]]&lt;br /&gt;
* [[Marie d'Angleterre]]&lt;br /&gt;
* [[Georgette de Montenay]]&lt;br /&gt;
* [[Henriette de Monbielle d'Hus]]&lt;br /&gt;
* [[Elisabeth-Angélique de Boutteville-Montmorency]]&lt;br /&gt;
* [[Perrine Testu]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Barbe]]&lt;br /&gt;
* [[Marthe d'Oraison]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise d'Aguillenqui]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise de Coëtquen]]&lt;br /&gt;
* [[Anne Boger]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Jeanne Constance de Mailly d’Haucourt]]&lt;br /&gt;
* [[Catherine de Francheville]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne de Lestonnac]]&lt;br /&gt;
* [[Annonciades célestes]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2012 ===&lt;br /&gt;
* [[Clytemnestre]]&lt;br /&gt;
* [[Électre]]&lt;br /&gt;
* [[Proba Falconia]]&lt;br /&gt;
* [[Corinne]]&lt;br /&gt;
* [[Érinna]]&lt;br /&gt;
* [[Télésilla]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne d'Arc]]&lt;br /&gt;
* [[Ségolène]]&lt;br /&gt;
* [[Aliénor d'Aquitaine]]&lt;br /&gt;
* [[Rose Chamois]]&lt;br /&gt;
* [[Marie de Pech]]&lt;br /&gt;
* [[Geneviève]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite Ménard]]&lt;br /&gt;
* [[Clôture]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2011 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Ide de Nivelles]] &lt;br /&gt;
* [[Ide de Louvain]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Bonneau]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Chatillon]]&lt;br /&gt;
* [[Rose Chatillon]]&lt;br /&gt;
* [[Thérèse Chatillon]]&lt;br /&gt;
* [[Jacqueline de Chaugy]]&lt;br /&gt;
* [[Diane de France]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite d'Autriche (1480-1532)]]&lt;br /&gt;
* [[Claudine-Alexandrine Guérin de Tencin]]&lt;br /&gt;
* [[Helen Maria Williams]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne de France (1464-1505)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Evénements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En 2013 ===&lt;br /&gt;
* A partir de février 2013, indexation des personnages selon leurs domaines de notoriété [[Marie-Elisabeth Henneau]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En 2012 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* A partir de mai 2012, mise en ligne des Femmes antiques et légendaires par [[Anne Debrosse]].&lt;br /&gt;
* A partir de mai 2012, mise en ligne des images par [[Anne Debrosse]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En 2011 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* A partir du 25 septembre 2011, mise en ligne du dictionnaire Delacoux.&lt;br /&gt;
* A partir du 1er juin 2011, 150 nouveaux personnages seront créés.&lt;br /&gt;
* Le site français a fini sa migration en août 2010. Fin mai 2011, le contrôle des 1500 personnages est terminé.&lt;br /&gt;
* Démarrage du site anglais depuis décembre 2010 : des nouvelles bientôt ici et sur la version anglaise !&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Pascal_H%C3%A9rault</id>
		<title>Pascal Hérault</title>
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				<updated>2025-03-24T17:40:45Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Pascal Hérault a rédigé des notices modernes pour le dictionnaire de la Siefar :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Béville]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Louise Marot]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Véronique Nicole Guéniveau]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Hérault, Pascal}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Auteur(e)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Madeleine_B%C3%A9ville</id>
		<title>Madeleine Béville</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Madeleine_B%C3%A9ville"/>
				<updated>2025-03-24T17:40:11Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : /* Principales sources */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = Charles François de Gissey&lt;br /&gt;
| dénominations = Madame de Chizé, dame de Cissé, madame de Cisset &lt;br /&gt;
| naissance = 1761 ?&lt;br /&gt;
| décès = 11 août 1841&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Pascal Hérault]], 2025 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madeleine Béville est née à Paris vers 1761. Son père Louis Pierre Béville est sans doute avocat au Parlement, conseiller du roi et contrôleur des domaines et bois d’Alençon. De l’enfance et de la jeunesse de Madeleine, nous ne savons rien. Elle a moins de vingt ans lorsqu’elle épouse, en 1779, Charles François de Gissey qui est alors trésorier de France. De cette union naissent deux enfants : Adélaïde à Paris en 1783 et Marie François de La Salle en 1785. En mai 1792, le couple achète le domaine de Montplaisir à Ligugé, près de Poitiers, une belle bâtisse et des terres valant 81 000 livres.&lt;br /&gt;
Les temps de la République et du Premier Empire sont pour Madeleine une période extrêmement difficile. Elle est emprisonnée pendant la Terreur. Pour éviter le pire, elle doit se plier à la cérémonie fictive d’un nouveau mariage (l’autre étant ignoré) avec Jean-Pierre Labour, un prêtre réfractaire originaire du Montmorillonnais qui émigre ensuite en Suisse. Sous l’Empire, les drames se succèdent et déciment sa famille. À Ligugé, sa fille Adélaïde meurt le 27 août 1805 et son mari décède le 11 mai 1811 ; à Paris, son père disparaît au début de l’année 1812 ;  le 31 mai suivant, son fils trépasse en Poitou. Madeleine Béville se retrouve seule. Ces disparitions en chaîne ont peut-être rapproché Madeleine et le prêtre Labour qui, revenu d’exil, refuse les innovations du Concordat de 1801 passé entre Bonaparte, alors Premier consul, et le Pape Pie VII. Avec d’autres rebelles, ils forment ce que l’on a appelé la Petite Église, constituée de 30 500 fidèles vers 1820, des « dissidents » surtout présents dans le nord des Deux-Sèvres et particulièrement dans cette partie de l’ex-Vendée militaire où l’on retrouve Jean-Pierre Labour dès 1814. Ce dernier est frappé d’interdit le 21 juillet 1820 par l’évêque de Poitiers Jean-Baptiste de Bouillé.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le 21 septembre 1821, Madeleine Béville vend son domaine de Montplaisir pour venir s’installer dans le Bressuirais, où elle afferme ou achète le logis de La Crépelle à Cerizay (nord des Deux-Sèvres). Mais elle semble résider non loin, à Cirières, avec Jean-Pierre Labour qui se présente comme son « aumônier ». Malgré l’interdit qui le concerne, le prêtre élargit plus ou moins clandestinement son ministère à plusieurs paroisses des environs, surtout à partir de la disparition en 1826 du curé « dissident » Texier de Courlay, l’épicentre de la Petite Église. Mais en 1830, dans le contexte des Trois Glorieuses qui préludent à l’instauration de la Monarchie de Juillet, alors que la région s’agite pour cause de conscription, Madeleine Béville et son aumônier s’enfuient du Bressuirais, craignant une résurgence des guerres de Vendée, pour gagner peut-être le Montmorillonnais.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Une fois le danger écarté, ils reviennent dans le nord des Deux-Sèvres où Jean-Pierre Labour meurt le 27 mai 1835. Retirée à La Crépelle, Madeleine Béville vit entourée de sa domesticité : un homme et cinq femmes. En mai 1840, à près de 80 ans et songeant à faire rédiger son testament, Madeleine retourne une dernière fois à Poitiers, où elle loge au numéro 10 de la rue des Carmes, chez Anne Labour, la sœur aînée de son ancien aumônier. L’acte notarié signé, elle repart pour La Crépelle où elle meurt le 11 août 1841. Son absence sur le registre de catholicité de Cerizay montre qu’elle est restée fidèle à la Petite Église. Dans son testament, elle lègue ses biens à des membres de sa famille et à ses proches, notamment une nièce de Jean-Pierre Labour, sa filleule habitant à Courlay, ou bien encore sa cuisinière et sa « femme de peine » ; plus intéressant, elle donne quatre cent francs à Marie Lavau, « connue sous le nom de Sœur Marie ». Cette dernière, comme d’autres religieuses dissidentes du Bressuirais, va entretenir la flamme de la Petite Église dans le  nord des Deux-Sèvres jusqu’à l’avènement de la Troisième République.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Madeleine Béville se range dans le groupe des riches protectrices de la Petite Église, avec Anne Henriette de La Rochejaquelein à Saint-Aubin-de-Baubigné, Catherine de La Faye-Montbault à Beaulieu-sous-Bressuire ou Thérèse Cossin de Belle-Touche à Saint-Martin-des-Tilleuls (en Vendée). Ces femmes aisées mais vivant seules, devenues veuves ou restées célibataires, mettent leur fortune au service du culte « dissident », recherchant et protégeant des prêtres ou des religieuses rebelles, créant ici des écoles, contribuant là à l’édification de petites chapelles qui deviennent les points d’ancrage d’une Petite Église du Poitou, dont il reste encore des héritiers aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Arch. Évêché de Poitiers : S 8-2, Mémoire sur le schisme de la Petite Église en France spécialement dans le diocèse de Poitiers, 183 pages manuscrites rédigées entre 1851 et 1865 par curé Jacques Pacreau. L’original serait à l’abbaye de Ligugé (Vienne).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Billaud, (Abbé) Auguste, ''La Petite Église dans la Vendée et les Deux-Sèvres (1800-1830)'', Paris, Nouvelles Éditions Latines, 1962, 654 p.&lt;br /&gt;
* Cabantous, Alain, ''Une histoire de la Petite Église en France, XIXe-XXIe siècle'', Paris, Cerf, 2023, 258 p.&lt;br /&gt;
* Drochon, (Père) Jean-Emmanuel, ''La Petite Église. Essai historique sur le schisme anticoncordataire'', Paris, Maison de la Bonne Presse, 1894, 416 p. &lt;br /&gt;
* Hérault, Pascal et Kinder, Delphine, « Les tribulations du curé Labour (1759-1835), l’aumônier dissident de Madeleine Béville », ''Histoire et Patrimoine du Bressuirais'', 2022, bulletin 87, p. 31-54.&lt;br /&gt;
* Hérault, Pascal, « Marie Lavau (1788-1874). La religieuse de Breuil-Chaussée et la dissidence ¨vendômiste¨», ''Histoire et Patrimoine du Bressuirais'', 2023, bulletin 89, p. 51-74.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* Jean-Pierre Labour « dut son salut et sa liberté à une dame de Gisset qui selon les dires de quelques uns l’avait racheté à prix d’argent. Selon d’autres et particulièrement d’après les assertions du frère de Monsieur Labour Madame de Gisset étant emprisonnée elle-même comme noble et condamnée à mort en même temps que le prêtre son coprisonnier avait imploré la protection d’un républicain de sa connaissance. Cet homme influent promit le salut du prêtre et de la dame à condition qu’ils contracteraient mariage ensemble. La proposition fut acceptée et un mariage simulé fut contracté à la municipalité de Poitiers [… ]. Tous deux se retirèrent dans une propriété […] et embrassèrent la dissidence », (''Mémoire sur le schisme de la Petite Église…'', Jacques Pacreau, 1851-1865, p.150).&lt;br /&gt;
* « Mme de Chizé promène son aumônier à travers le diocèse, et s’en montre si coiffée que les rumeurs les plus calomnieuses courent sur son compte » (Billaud, Auguste, ''La Petite Église dans la Vendée et les Deux-Sèvres...'', voir ''supra'', choix bibliographique, p.552).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Béville, Madeleine}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
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[[Catégorie:Dissidences religieuses]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<title>Madeleine Béville</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : Page créée avec « {{Infobox Siefar | image =  | titres =  | conjoints = Charles François de Gissey | dénominations = Madame de Chizé, dame de Cissé, madame de Cisset  | naissance = 1761... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = Charles François de Gissey&lt;br /&gt;
| dénominations = Madame de Chizé, dame de Cissé, madame de Cisset &lt;br /&gt;
| naissance = 1761 ?&lt;br /&gt;
| décès = 11 août 1841&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Pascal Hérault]], 2025 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madeleine Béville est née à Paris vers 1761. Son père Louis Pierre Béville est sans doute avocat au Parlement, conseiller du roi et contrôleur des domaines et bois d’Alençon. De l’enfance et de la jeunesse de Madeleine, nous ne savons rien. Elle a moins de vingt ans lorsqu’elle épouse, en 1779, Charles François de Gissey qui est alors trésorier de France. De cette union naissent deux enfants : Adélaïde à Paris en 1783 et Marie François de La Salle en 1785. En mai 1792, le couple achète le domaine de Montplaisir à Ligugé, près de Poitiers, une belle bâtisse et des terres valant 81 000 livres.&lt;br /&gt;
Les temps de la République et du Premier Empire sont pour Madeleine une période extrêmement difficile. Elle est emprisonnée pendant la Terreur. Pour éviter le pire, elle doit se plier à la cérémonie fictive d’un nouveau mariage (l’autre étant ignoré) avec Jean-Pierre Labour, un prêtre réfractaire originaire du Montmorillonnais qui émigre ensuite en Suisse. Sous l’Empire, les drames se succèdent et déciment sa famille. À Ligugé, sa fille Adélaïde meurt le 27 août 1805 et son mari décède le 11 mai 1811 ; à Paris, son père disparaît au début de l’année 1812 ;  le 31 mai suivant, son fils trépasse en Poitou. Madeleine Béville se retrouve seule. Ces disparitions en chaîne ont peut-être rapproché Madeleine et le prêtre Labour qui, revenu d’exil, refuse les innovations du Concordat de 1801 passé entre Bonaparte, alors Premier consul, et le Pape Pie VII. Avec d’autres rebelles, ils forment ce que l’on a appelé la Petite Église, constituée de 30 500 fidèles vers 1820, des « dissidents » surtout présents dans le nord des Deux-Sèvres et particulièrement dans cette partie de l’ex-Vendée militaire où l’on retrouve Jean-Pierre Labour dès 1814. Ce dernier est frappé d’interdit le 21 juillet 1820 par l’évêque de Poitiers Jean-Baptiste de Bouillé.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le 21 septembre 1821, Madeleine Béville vend son domaine de Montplaisir pour venir s’installer dans le Bressuirais, où elle afferme ou achète le logis de La Crépelle à Cerizay (nord des Deux-Sèvres). Mais elle semble résider non loin, à Cirières, avec Jean-Pierre Labour qui se présente comme son « aumônier ». Malgré l’interdit qui le concerne, le prêtre élargit plus ou moins clandestinement son ministère à plusieurs paroisses des environs, surtout à partir de la disparition en 1826 du curé « dissident » Texier de Courlay, l’épicentre de la Petite Église. Mais en 1830, dans le contexte des Trois Glorieuses qui préludent à l’instauration de la Monarchie de Juillet, alors que la région s’agite pour cause de conscription, Madeleine Béville et son aumônier s’enfuient du Bressuirais, craignant une résurgence des guerres de Vendée, pour gagner peut-être le Montmorillonnais.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Une fois le danger écarté, ils reviennent dans le nord des Deux-Sèvres où Jean-Pierre Labour meurt le 27 mai 1835. Retirée à La Crépelle, Madeleine Béville vit entourée de sa domesticité : un homme et cinq femmes. En mai 1840, à près de 80 ans et songeant à faire rédiger son testament, Madeleine retourne une dernière fois à Poitiers, où elle loge au numéro 10 de la rue des Carmes, chez Anne Labour, la sœur aînée de son ancien aumônier. L’acte notarié signé, elle repart pour La Crépelle où elle meurt le 11 août 1841. Son absence sur le registre de catholicité de Cerizay montre qu’elle est restée fidèle à la Petite Église. Dans son testament, elle lègue ses biens à des membres de sa famille et à ses proches, notamment une nièce de Jean-Pierre Labour, sa filleule habitant à Courlay, ou bien encore sa cuisinière et sa « femme de peine » ; plus intéressant, elle donne quatre cent francs à Marie Lavau, « connue sous le nom de Sœur Marie ». Cette dernière, comme d’autres religieuses dissidentes du Bressuirais, va entretenir la flamme de la Petite Église dans le  nord des Deux-Sèvres jusqu’à l’avènement de la Troisième République.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Madeleine Béville se range dans le groupe des riches protectrices de la Petite Église, avec Anne Henriette de La Rochejaquelein à Saint-Aubin-de-Baubigné, Catherine de La Faye-Montbault à Beaulieu-sous-Bressuire ou Thérèse Cossin de Belle-Touche à Saint-Martin-des-Tilleuls (en Vendée). Ces femmes aisées mais vivant seules, devenues veuves ou restées célibataires, mettent leur fortune au service du culte « dissident », recherchant et protégeant des prêtres ou des religieuses rebelles, créant ici des écoles, contribuant là à l’édification de petites chapelles qui deviennent les points d’ancrage d’une Petite Église du Poitou, dont il reste encore des héritiers aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
- Arch. Évêché de Poitiers : S 8-2, Mémoire sur le schisme de la Petite Église en France spécialement dans le diocèse de Poitiers, 183 pages manuscrites rédigées entre 1851 et 1865 par curé Jacques Pacreau. L’original serait à l’abbaye de Ligugé (Vienne). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Billaud, (Abbé) Auguste, ''La Petite Église dans la Vendée et les Deux-Sèvres (1800-1830)'', Paris, Nouvelles Éditions Latines, 1962, 654 p.&lt;br /&gt;
* Cabantous, Alain, ''Une histoire de la Petite Église en France, XIXe-XXIe siècle'', Paris, Cerf, 2023, 258 p.&lt;br /&gt;
* Drochon, (Père) Jean-Emmanuel, ''La Petite Église. Essai historique sur le schisme anticoncordataire'', Paris, Maison de la Bonne Presse, 1894, 416 p. &lt;br /&gt;
* Hérault, Pascal et Kinder, Delphine, « Les tribulations du curé Labour (1759-1835), l’aumônier dissident de Madeleine Béville », ''Histoire et Patrimoine du Bressuirais'', 2022, bulletin 87, p. 31-54.&lt;br /&gt;
* Hérault, Pascal, « Marie Lavau (1788-1874). La religieuse de Breuil-Chaussée et la dissidence ¨vendômiste¨», ''Histoire et Patrimoine du Bressuirais'', 2023, bulletin 89, p. 51-74.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* Jean-Pierre Labour « dut son salut et sa liberté à une dame de Gisset qui selon les dires de quelques uns l’avait racheté à prix d’argent. Selon d’autres et particulièrement d’après les assertions du frère de Monsieur Labour Madame de Gisset étant emprisonnée elle-même comme noble et condamnée à mort en même temps que le prêtre son coprisonnier avait imploré la protection d’un républicain de sa connaissance. Cet homme influent promit le salut du prêtre et de la dame à condition qu’ils contracteraient mariage ensemble. La proposition fut acceptée et un mariage simulé fut contracté à la municipalité de Poitiers [… ]. Tous deux se retirèrent dans une propriété […] et embrassèrent la dissidence », (''Mémoire sur le schisme de la Petite Église…'', Jacques Pacreau, 1851-1865, p.150).&lt;br /&gt;
* « Mme de Chizé promène son aumônier à travers le diocèse, et s’en montre si coiffée que les rumeurs les plus calomnieuses courent sur son compte » (Billaud, Auguste, ''La Petite Église dans la Vendée et les Deux-Sèvres...'', voir ''supra'', choix bibliographique, p.552).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Béville, Madeleine}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dissidences religieuses]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/SiefarWikiFr:Actualit%C3%A9s</id>
		<title>SiefarWikiFr:Actualités</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : /* 2025 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Les nouvelles notices du Dictionnaire de la Siefar ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==2025==&lt;br /&gt;
* [[Louise Véronique Nicole Guéniveau]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Louise Marot]]&lt;br /&gt;
* [[Élisabeth d'Aliès de Mondonville, présidente Du Bourg]]&lt;br /&gt;
* [[Victoire-Françoise Poisson]]&lt;br /&gt;
* [[Nicole Gassot]]&lt;br /&gt;
* [[Alix Faviot]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Le Moyne]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Raguenau]] &lt;br /&gt;
* [[Claude le Hain]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise Scelles de la Varengère]]&lt;br /&gt;
* [[Marie de Cadrels]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise Jacob de Montfleury]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Jacob]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Du Pouget]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine de Lyée/de Liée]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Dumont]]&lt;br /&gt;
* [[Suzanne de Terson]]&lt;br /&gt;
* [[Mademoiselle Certain]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2024===&lt;br /&gt;
* [[Catherine Desurlis]]&lt;br /&gt;
* [[Etiennette Desurlis]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2023===&lt;br /&gt;
* [[Henriette Fitz-James]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Jourdan]]&lt;br /&gt;
* [[Madame Ulrich]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2022===&lt;br /&gt;
* [[Catherine Leclerc du Rosé]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne-Olivier Bourguignon]]&lt;br /&gt;
* [[Thérèse Marquise de Gorla]]&lt;br /&gt;
* [[Antoinette de Bourbon-Vendôme]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Marie Madeleine Fontaine]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Charlotte Françoise Marlin]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Noble]]&lt;br /&gt;
* [[Gabrielle Suchon]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite de Jousserand]]&lt;br /&gt;
* [[Gerberge de Saxe]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Béjart]]&lt;br /&gt;
* [[Geneviève Béjart]]&lt;br /&gt;
* [[Esprit-Madeleine Pocquelin]]&lt;br /&gt;
* [[Armande Béjart]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2021===&lt;br /&gt;
* [[Médée]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Chaussé]]&lt;br /&gt;
* [[Claire-Thérèse d'Aguesseau]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Charlotte Émilie Le Fèvre de Caumartin]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Anne-Catherine d'Amoressan de Pressigny]]&lt;br /&gt;
* [[Anne-Josèphe Bonnier de la Mosson]]&lt;br /&gt;
* [[Émilie]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Delanoue]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Laigle]]&lt;br /&gt;
* [[Marianne Chatain]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Seguin]]&lt;br /&gt;
* [[Isabelle Péna]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2020===&lt;br /&gt;
* [[Marguerite de Provence]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite de Bourgogne (vers 1290-1315)]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne de Bourgogne (vers 1290-1330)]]&lt;br /&gt;
* [[Blanche de Bourgogne (1296-ca 1325-1326)]]&lt;br /&gt;
* [[Suzanne Habert]]&lt;br /&gt;
* [[Marie de la Troche de Savonnières]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Anne Laurent]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise Lecocq]]&lt;br /&gt;
* [[Élisabeth de Bohême]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite ou Geneviève Blanchot]]&lt;br /&gt;
* [[Louise de Stolberg-Gedern]]&lt;br /&gt;
* [[Louise de Bossigny, comtesse d'Auneuil]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite d'York]]&lt;br /&gt;
* [[Catherine Michelle Chauchat]]&lt;br /&gt;
* [[Louise-Françoise de La Baume Le Blanc de La Vallière]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise dite Athénaïs de Rochechouart de Mortemart]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Angélique de Scorailles de Roussille]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Gouze, dite Olympe de Gouges]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2019===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Marie Antoinette Cailleau]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Madeleine du Moncel de Martinvast]]&lt;br /&gt;
* [[Antoinette-Adrienne de Rabaudy]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Louise Ladoux]]&lt;br /&gt;
* [[Renée-Françoise Le Vacher]]&lt;br /&gt;
* [[Clémence Richard]]&lt;br /&gt;
* [[Elisabeth Julienne Pommereul]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Julie Careau]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Jeanne Chastenet de la Brunetière]]&lt;br /&gt;
* [[Angélique Séraphine de Ferrières]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Anne Lambillion]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Élisabeth de La Rochefoucauld]]&lt;br /&gt;
* [[Marthe Jobart]]&lt;br /&gt;
* [[Clémence Richard]]&lt;br /&gt;
* [[Élisabeth Geneviève Gaudin]]&lt;br /&gt;
* [[Isabella Agneta Elisabeth van Tuyll van Serooskerken]] revue en 2019&lt;br /&gt;
* [[Marie-Louise Trichet]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise d'Aubigné]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Élisabeth Boué, dite Mme de La Fite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2018===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Marie d’Avaugour]]&lt;br /&gt;
*[[Anne Depoirieux]]&lt;br /&gt;
*[[Marie de Hautefort]]&lt;br /&gt;
*[[Antoinette Desmoulins]]&lt;br /&gt;
*[[Philippe de Gueldre]]&lt;br /&gt;
*[[Rosalie Ducrollay]]&lt;br /&gt;
*[[Jacqueline Arnauld]]&lt;br /&gt;
*[[Marguerite de Lussan]]&lt;br /&gt;
*[[Élisabeth-Charlotte Huguet de Sémonville]]&lt;br /&gt;
*[[Charlotte-Flandrine d'Orange-Nassau]]&lt;br /&gt;
*[[Giustiniana Wynne]]&lt;br /&gt;
*[[Adélaïde Billet]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2017===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Sophie-Rose de Rosen-Kleinroop]]&lt;br /&gt;
* [[Anne Larcher de Pocancy]]&lt;br /&gt;
* [[Étiennette Delizet]]&lt;br /&gt;
* [[Julie de Lespinasse]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Catherine Peuvret]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Anne Peuvret de Gaudarville]]&lt;br /&gt;
* [[Constance-Marie de Théis]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Anne Magnan]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise de Blacas de Robert d’Escragnolle]] &lt;br /&gt;
* [[Marie-Madeleine de Castille]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Frémiot]]&lt;br /&gt;
* [[Catherine de la Croix de Chevrières]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine de Franc]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise de La Caille]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Fontaine]]&lt;br /&gt;
* [[Honorine Crozat du Châtel]]&lt;br /&gt;
* [[Julienne de Cornillon]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne-Agnès Berthelot de Pléneuf]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2016===&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Pinczon du Hazay]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne-Renée Estièvre]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite Delamarre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2015===&lt;br /&gt;
* [[Marie de Vichy-Chamrond]]&lt;br /&gt;
* [[Charlotte-Rose de Caumont de La Force]]&lt;br /&gt;
* [[Elisabeth-Charlotte d'Orléans]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite Louise d'Orléans]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Séguier]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Louise Élisabeth Félicité Pourrat de la Madelaine]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Anne Christine de Foix de La Valette d'Épernon]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Courillaud]]&lt;br /&gt;
* [[Christine de France]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Bourgeois]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Barré]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise-Marie Jacquelin]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Poussepin]]&lt;br /&gt;
* [[Renée Diveau]]&lt;br /&gt;
* [[Emma de Blois]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2014===&lt;br /&gt;
* [[Jacqueline Bouette de Blémur]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine de Brou]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne de Belcier]]&lt;br /&gt;
* [[Antoinette de Salvan]]&lt;br /&gt;
* [[Mademoiselle Poulain de Nogent]]&lt;br /&gt;
* [[Henriette Marie Françoise Edme]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Leprince]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Moillon]]&lt;br /&gt;
* [[Amélie Louise de Berckheim]]&lt;br /&gt;
* [[Henriette de Berckheim]]&lt;br /&gt;
* [[Octavie de Berckheim]]&lt;br /&gt;
* [[Amélie Anne Dorothée de Dietrich]]&lt;br /&gt;
* [[Amélie Louise Sophie de Dietrich]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Philippine Frédérique Dorothée d’Oberkirch]]&lt;br /&gt;
* [[Frédérique Pfeffel]]&lt;br /&gt;
* [[Suzanne Élisabeth d’Orville]]&lt;br /&gt;
* [[Anne-Elisabeth Schoenemann]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Anne Suzanne de Rathsammhausen]]&lt;br /&gt;
* [[Cercle de Schoppenwihr]]&lt;br /&gt;
* [[Idéologie]]&lt;br /&gt;
* [[Noblesse immémoriale]]&lt;br /&gt;
* [[Trotula]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Flore]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite-Françoise-Lucie Messageot]]&lt;br /&gt;
* [[Anne-Louise Boyvin d'Hardancourt]]&lt;br /&gt;
* [[Didon]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2013 ===&lt;br /&gt;
* [[Ide de Gorsleeuw]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Louise Auget de Monthyon]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise Odeau]]&lt;br /&gt;
* [[Louise de Marillac (?-1629)]]&lt;br /&gt;
* [[Louise -Blanche-Thérèse Perrucard de Ballon]]&lt;br /&gt;
* [[Anne de Pons]]&lt;br /&gt;
* [[Jane Barker]]&lt;br /&gt;
* [[Anne Le Fèvre]]&lt;br /&gt;
* [[Geneviève-Françoise Randon de Malboissière]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Agouet]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Amable Petiteau]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite d'Autriche (1522-1586)]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Perraud]]&lt;br /&gt;
* [[Yolande Bonhomme]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Anne de La Trémoille]]&lt;br /&gt;
* [[Ève de Saint-Martin]]&lt;br /&gt;
* [[Hedwig Margrethe Elisabeth von Ranzau]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Françoise Gay]]&lt;br /&gt;
* [[Sappho]]&lt;br /&gt;
* [[Anne de Lenclos]]&lt;br /&gt;
* [[Marie d'Angleterre]]&lt;br /&gt;
* [[Georgette de Montenay]]&lt;br /&gt;
* [[Henriette de Monbielle d'Hus]]&lt;br /&gt;
* [[Elisabeth-Angélique de Boutteville-Montmorency]]&lt;br /&gt;
* [[Perrine Testu]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Barbe]]&lt;br /&gt;
* [[Marthe d'Oraison]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise d'Aguillenqui]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise de Coëtquen]]&lt;br /&gt;
* [[Anne Boger]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Jeanne Constance de Mailly d’Haucourt]]&lt;br /&gt;
* [[Catherine de Francheville]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne de Lestonnac]]&lt;br /&gt;
* [[Annonciades célestes]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2012 ===&lt;br /&gt;
* [[Clytemnestre]]&lt;br /&gt;
* [[Électre]]&lt;br /&gt;
* [[Proba Falconia]]&lt;br /&gt;
* [[Corinne]]&lt;br /&gt;
* [[Érinna]]&lt;br /&gt;
* [[Télésilla]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne d'Arc]]&lt;br /&gt;
* [[Ségolène]]&lt;br /&gt;
* [[Aliénor d'Aquitaine]]&lt;br /&gt;
* [[Rose Chamois]]&lt;br /&gt;
* [[Marie de Pech]]&lt;br /&gt;
* [[Geneviève]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite Ménard]]&lt;br /&gt;
* [[Clôture]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2011 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Ide de Nivelles]] &lt;br /&gt;
* [[Ide de Louvain]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Bonneau]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Chatillon]]&lt;br /&gt;
* [[Rose Chatillon]]&lt;br /&gt;
* [[Thérèse Chatillon]]&lt;br /&gt;
* [[Jacqueline de Chaugy]]&lt;br /&gt;
* [[Diane de France]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite d'Autriche (1480-1532)]]&lt;br /&gt;
* [[Claudine-Alexandrine Guérin de Tencin]]&lt;br /&gt;
* [[Helen Maria Williams]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne de France (1464-1505)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Evénements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En 2013 ===&lt;br /&gt;
* A partir de février 2013, indexation des personnages selon leurs domaines de notoriété [[Marie-Elisabeth Henneau]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En 2012 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* A partir de mai 2012, mise en ligne des Femmes antiques et légendaires par [[Anne Debrosse]].&lt;br /&gt;
* A partir de mai 2012, mise en ligne des images par [[Anne Debrosse]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En 2011 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* A partir du 25 septembre 2011, mise en ligne du dictionnaire Delacoux.&lt;br /&gt;
* A partir du 1er juin 2011, 150 nouveaux personnages seront créés.&lt;br /&gt;
* Le site français a fini sa migration en août 2010. Fin mai 2011, le contrôle des 1500 personnages est terminé.&lt;br /&gt;
* Démarrage du site anglais depuis décembre 2010 : des nouvelles bientôt ici et sur la version anglaise !&lt;/div&gt;</summary>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Pascal Hérault a rédigé des notices modernes pour le dictionnaire de la Siefar :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Louise Marot]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Véronique Nicole Guéniveau]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Hérault, Pascal}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Auteur(e)]]&lt;/div&gt;</summary>
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		<title>Louise Véronique Nicole Guéniveau</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : Page créée avec « {{Infobox Siefar | image =  | titres =  | conjoints =  | dénominations = Mademoiselle Gueniveau  | naissance = 9 décembre 1767 | décès = 25 avril 1844 | enligne =  }}... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = &lt;br /&gt;
| dénominations = Mademoiselle Gueniveau &lt;br /&gt;
| naissance = 9 décembre 1767&lt;br /&gt;
| décès = 25 avril 1844&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
__FORCETOC__&lt;br /&gt;
== Notice de [[Pascal Hérault]], 2025 ==&lt;br /&gt;
Louise Véronique Nicole Guéniveau est née et baptisée à Vihiers, dans les Mauges en Anjou (actuel département du Maine-et-Loire) le 9 décembre 1767. Elle est issue de l’union en février 1754 d’Anne Marie Renou et de Claude Guéniveau, un huissier au Châtelet de Paris, qu’on dit « résidant en cette paroisse » de Saint-Nicolas de Vihiers. Le couple a huit enfants, Louise est la dernière de la fratrie.&lt;br /&gt;
Au décès de ses parents en 1810 à Saint-Hilaire-du-Bois, deux frères de Louise sont mentionnés : Augustin, notaire à Thouars, et Pierre, huissier à Martigné. À cette même époque, un autre frère, Louis, qui se cache probablement, est décrit par le préfet des Deux-Sèvres comme un prêtre « d’une exaltation d’esprit qui le rend dangereux ». Baptisé le 16 juin 1761, puis ordonné vers 1785, il a d’abord été vicaire à Courlay (dans le nord des Deux-Sèvres) entre janvier 1786 et juillet 1791, tout en ayant rejeté le serment à la Constitution civile du clergé. Après un passage rapide à Brétignolles, Louis Guéniveau s’installe à Combrand en 1800. Il suit l’exemple de nombreux curés du Bressuirais qui, obéissant à Monseigneur de Coucy, l’évêque rebelle de La Rochelle, refusent les innovations du Concordat de 1801. Ainsi naît la Petite Église du Poitou, dont les fidèles – ils seront 30 500 à son apogée vers 1820 – sont appelés « dissidents ». C’est dans ce contexte qu’est évoquée l’action déterminante de Louise Guéniveau, devenue gouvernante de son frère à une date inconnue.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;br /&gt;
Selon le prêtre Jacques Pacreau (1798-1871), fervent adversaire de la Petite Église (il est desservant concordataire de Courlay, puis curé-doyen de Cerizay), Louise Guéniveau manifeste avec la dernière énergie sa volonté de rester fidèle à la communauté dissidente. Ainsi, à la fin de l’année 1819, quand les prêtres rebelles Vion de La Chapelle-Largeau et Joubert de Boismé décident de « se rendre », c’est-à-dire d’accepter l’autorité de l’évêque de Poitiers, ils font douter leurs collègues dissidents Texier de Courlay et Pierrière de Saint-André-sur-Sèvre, lesquels viennent consulter Louis Guéniveau à Combrand. Jacques Pacreau, qui a reçu ultérieurement les confidences de Joubert, raconte ainsi l’entrevue : « ils penchaient à se rendre [...], mais malheureusement on avait admis dans le conseil Mademoiselle Gueniveau, sœur du prêtre. Celle-ci, voyant leur ébranlement prit la parole : “Messieurs, leur dit-elle, si vous vous rendez, que dira le peuple après le langage et la conduite que vous avez tenus jusqu’à ce jour ?” Il n’en fallut pas d’avantage, et la résolution fut prise définitivement par ces trois prêtres de persévérer dans leur dissidence ».&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Deux ans plus tard, la sœur du curé se montre toujours aussi intransigeante. L’évêché ayant nommé un curé légitime à Combrand, Louise Guéniveau et son frère doivent se réfugier au hameau de La Galardière, où le prêtre entreprend d’édifier une chapelle. Mais il se blesse gravement à la tête. Comme il demande les secours spirituels d’un desservant concordataire, sa sœur Louise lui refuse cette consolation et il meurt le 19 novembre 1821. Trois jours plus tôt, comme le montre son testament, il a pourtant été assisté par le curé dissident Étienne Couillaud de Pierrefitte.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Ayant rejoint Pierrefitte en 1826, Louise Guéniveau aide financièrement un prêtre étranger de passage. Peut-être suit-elle le curé Couillaud à Courlay (Deux-Sèvres), puis à Fontenay-le-Comte (Vendée) où ce dernier meurt en 1830. En tout cas, les premiers historiens de la Petite Église, tous favorables à l’Église concordataire, ont eu beau jeu de signaler le « changement » postérieur de cette femme qui, au dire de Jacques Pacreau, « a fini par reconnaître son erreur et se rendre très sincèrement à la religion catholique dans laquelle elle est morte ». En 1836, selon les recensements, elle ne se trouve ni à Fontenay, ni dans le nord des Deux-Sèvres. Mais on sait qu’elle est revenue dans le Maine-et-Loire, à Saint-Hilaire-du-Bois près de Vihiers, pour y mourir le 25 avril 1844. &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Au-delà du conflit entre la communauté dissidente persécutée et la puissante Église concordataire, les prises de position de Louise Guéniveau soulèvent la question du pouvoir féminin et de l’influence des femmes au sein du presbytère, car si on y tolère la présence de servantes soumises, le profil de la « gouvernante » dominatrice y est décrié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Archives de l'Évêché de Poitiers : S 8-2, Mémoire sur le schisme de la Petite Église en France spécialement dans le diocèse de Poitiers , 183 pages manuscrites rédigées entre 1851 et 1865 par curé Jacques Pacreau. L’original serait à l’abbaye de Ligugé (Vienne). &lt;br /&gt;
* Archives Départementales des Deux-Sèvres : 3 E 16486, testament du curé Louis Guéniveau du 16 novembre 1821 ; E dépôt 140 / 2 E 99-6, registre paroissial de Courlay ; 4 E 98/8, état civil de Combrand.&lt;br /&gt;
* Archives Départementales du Maine-et-Loire : 6 E 373/7, registre paroissial de Saint-Nicolas de Vihiers ; 6 E 286/10 et 14, état civil de Saint-Hilaire-du-Bois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Billaud, abbé Auguste, ''La Petite Église dans la Vendée et les Deux-Sèvres (1800-1830)'', Paris, Nouvelles Éditions Latines, 1962, 654 p.&lt;br /&gt;
* Cabantous, Alain, ''Une histoire de la Petite Église en France, XIXe-XXIe siècle'', Paris, Cerf, 2023, 258 p.&lt;br /&gt;
* Hérault, Pascal, « Le premier historien de la Petite Église du Poitou : le curé Jacques Pacreau (1798-1871). Sa vie et sa famille, son sacerdoce et ses écrits» , ''Écrits d’Ouest'', vol.31, 2023, p.99-123.&lt;br /&gt;
* Hérault, Pascal, « Les « exaltées » des Aubiers. Des femmes au service des curés dissidents dans la première moitié du XIXe siècle », ''Histoire et Patrimoine du Bressuirai''s, 2025, bulletin n°92. &lt;br /&gt;
* Hérault, Pascal, « Louise Guéniveau (1767-1844 ) : la sœur &amp;quot;opiniâtre&amp;quot; d’un curé de la Petite Église du Poitou », ''Écrits d’Ouest'', vol.32, 2024, p.103-111.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* Cette « triste conseillère retirée à Fontenay a fini par reconnaître son erreur et se rendre très sincèrement à la religion catholique dans laquelle elle est morte avec joie, mais emportant le regret de n’avoir pas pu faire passer ses convictions dans l’esprit de quelques amies haut placées dans la secte», (Jacques Pacreau, ''Mémoire sur le schisme de la Petite Église'' […], voir ''supra'', choix bibliographique ; 1851-1865, p. 69).&lt;br /&gt;
* « Mlle Guéniveau, sœur du desservant [dissident] de Combrand, appartenait à cette race de gouvernantes, aujourd’hui en voie d’extinction, qui, non contentes de régir avec autorité la cuisine et la basse-cour, prennent aussi un soin particulier des âmes. La gouvernante […] avait sur la question des idées arrêtées […]. Mlle Guéniveau, sœur du défunt curé de Combrand, multiplie les démarches pour attirer et fixer dans le Bocage des prêtres étrangers. Elle paye leurs voyages, les accueille avec des soins maternels, se fait duper par des individus peu recommandables, et, sans se rebuter, recommence » (Auguste Billaud, ''La Petite Église dans la Vendée et les Deux-Sèvres'' […], voir ''supra'', choix bibliographique, p. 497 et 552).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Guéniveau, Louise Véronique Nicole}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dissidences religieuses]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : Page créée avec « Pascal Hérault a rédigé des notices modernes pour le dictionnaire de la Siefar :  * Jeanne Louise Marot  {{DEFAULTSORT:Hérault, Pascal}} Catégorie:Auteur(e) »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Pascal Hérault a rédigé des notices modernes pour le dictionnaire de la Siefar :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Louise Marot]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Hérault, Pascal}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Auteur(e)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<title>Élisabeth d'Aliès de Mondonville, présidente Du Bourg</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = Du Bourg, Valentin (1720-1778)&lt;br /&gt;
| dénominations = présidente Du Bourg, présidente du Bourg, présidente Dubourg&lt;br /&gt;
| naissance = 28 décembre 1721&lt;br /&gt;
| décès = 19 novembre 1794&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
__FORCETOC__&lt;br /&gt;
== Notice d' [[Isabelle Havelange]], 2025 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Née le 28 décembre 1721 à Toulouse, Élisabeth est la fille de François d’Aliès, seigneur de Mondonville, conseiller au parlement de Toulouse, et de Jeanne de Brunet de Pujols de Castelpers, dont la propre mère est née La Croix de Castries.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1745, Élisabeth épouse Valentin Du Bourg, conseiller au parlement de Toulouse, issu comme elle de la vieille noblesse catholique languedocienne. En 1764, son époux devient président à mortier de la troisième chambre des enquêtes. En 1771, l’opposition de ce dernier à la réforme de la justice et des parlements du chancelier Maupeou entraîne son exil et celui de sa famille dans leur château de Rochemontès sis dans la commune de Seilh, proche de Toulouse. En 1775, après la disgrâce du ministre Maupeou et le retour des parlements, Valentin Du Bourg quitte sa charge et devient conseiller d’honneur.&lt;br /&gt;
Quatorze enfants au moins sont attestés au sein du couple Du Bourg, dont six seulement atteindront l’âge adulte.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Élisabeth, essentiellement connue par sa correspondance, en partie inédite, est représentative de la passion des Lumières pour la pédagogie. Après la parution de l’''Émile'' en 1762, elle choisit d’éduquer son cadet, Bruno, né en 1761, « à la Jean-Jacques ». Favorable aux idées nouvelles, elle milite en 1763 pour l’inoculation contre la variole.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Sa foi profonde guide son œuvre philanthropique qu’elle déploie auprès des prisonniers, des pauvres, des malades, comme de ses « bons paysans » de Seilh, à qui elle dédie en 1773 des traductions en gascon d’œuvres morales et religieuses. &lt;br /&gt;
Ouverte aux Lumières, la présidente Du Bourg est aussi une âme mystique, bientôt séduite par les théories des Élus Coën, branche ésotérique chrétienne de la franc-maçonnerie, qualifiée d’illuministe. Elle y est introduite en 1776 par Bernard Mazade de Percin, son futur gendre, alors à la tête du temple de Toulouse et par ailleurs avocat. Bientôt initiée, comme ses fils Mathias et Joseph, elle devient l’une des rares femmes admises au sein de cette société secrète. Louis-Claude de Saint-Martin, l’une des figures centrales de la société, par ailleurs théosophe célèbre, devient son guide spirituel.&lt;br /&gt;
Valentin Du Bourg meurt inopinément en juillet 1778. Fortement éprouvée, la présidente continue à vivre dans l’hôtel familial avec Mathias, désormais marié et père de famille, qui a succédé à son père en 1775 dans la charge de conseiller du Parlement, ainsi qu’avec Philippe, l’ecclésiastique. Joseph et Bruno, depuis peu chevaliers de Malte, entament une carrière militaire, respectivement dans l’infanterie et dans la marine. Jeanne a convolé en novembre 1776 avec Mazade de Percin. En avril 1779, Élisabeth épouse Guillaume-Joseph d’Omézon, président des trésoriers de France à Toulouse. En 1780, Mazade de Percin et sa famille partent pour les Antilles. La conduite du temple Coën de Toulouse passe à Mathias.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;br /&gt;
De la vaste correspondance de la présidente se dégagent les remarquables échanges poursuivis pendant trente ans avec son amie parisienne la marquise de Livry, veuve d’un premier maître d’hôtel du roi. S’y lit notamment la passion du public des années 1780 pour les aérostats et montgolfières d’abord, puis pour le magnétisme animal introduit par Mesmer en 1778. Les épistolières offrent ici une véritable tribune scientifique, la marquise manifestant son scepticisme, tandis que Mme Du Bourg, enthousiaste, cherche à s’investir activement dans cette pratique thérapeutique qui rejoint son intérêt pour les questions médicales, autant que son souci de faire œuvre charitable. Mathias et Joseph partagent ses convictions. Depuis Paris, la marquise transmet toutes les nouvelles et les ouvrages circulant sur le sujet, devenant de facto passeuse de savoir. Mathias de son côté se forme au magnétisme à la Société de la Concorde de Lyon dont font partie plusieurs Élus Coën adeptes d’Amand de Puységur : ce neveu d’une des amies proches de la marquise de Livry, disciple de Mesmer, a découvert en 1784 comment induire le somnambulisme magnétique, prémices de l’hypnose. La présidente, bravant une fois de plus le préjugé, magnétise bientôt à Toulouse avec ses deux fils, utilisant le baquet comme Mesmer autant que le somnambulisme magnétique comme Puységur. L’agentivité des épistolières fait ainsi de leurs lettres une source précieuse pour l’histoire du magnétisme au féminin.&lt;br /&gt;
La Révolution bouleverse rapidement la vie familiale. L’abbé Philippe devient le chef de file du clergé réfractaire de toute la région toulousaine. Joseph et Bruno émigrent en Espagne où ils rejoignent l’armée des princes. La présidente assiste à l’emprisonnement des parlementaires toulousains parmi lesquels se trouve son fils Mathias. Il meurt guillotiné à Paris le 14 juin 1794, âgé de 48 ans. Élisabeth décède le 19 novembre de la même année.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Correspondance inédite de la présidente Du Bourg (Archives municipales de Toulouse, fonds Du Bourg, sous-série 5 S).&lt;br /&gt;
* Clément Tournier, ''Le mesmérisme à Toulouse, suivi de Lettres inédites sur le XVIIIe siècle, d’après les archives de l’hôtel Du Bourg'', Toulouse, Imprimerie Saint-Cyprien, 1911, 194 p. L’étude sur le magnétisme s’arrête à la page 26. La publication des lettres couvre les pages 27 à 170.&lt;br /&gt;
* Saint-Martin, Louis-Claude de, ''Lettres aux Du Bourg : 1776-1785'', éd. Robert Amadou, Boulogne-Billancourt, L'Initiation, 1977, 89 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « La Présidente du Bourg : diffuser et mettre en pratique ses lectures. Réflexions à partir d’un exemple toulousain », dans Plagnol-Diéval, M.-E. et Brouard-Arends I. (dir)., ''Femmes éducatrices au siècle des Lumières'', Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2007, p. 75-92.&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « De la gazette à l'intime : les lettres de Madame de Livry à la présidente Dubourg (1763-1792) », dans Mouysset, S., Bardet J.-P. et Ruggiu F.-J. (dir.), ''&amp;quot;Car c'est moy que je peins&amp;quot; : écritures de soi, individu et liens sociaux (Europe, XVe-XXe siècle)'', Toulouse, CNRS : Université de Toulouse-Le Mirail, 2011, p. 163-174.&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « Une Mère et ses fils dans la seconde moitié du XVIIIe siècle : la correspondance familiale de la présidente Dubourg », dans Daumas, M. (dir.), ''Thèmes et figures du for privé'', Presses universitaires de Pau et des Pays de l’Adour, 2012, p. 125-140.&lt;br /&gt;
* Havelange, Isabelle, « De Paris à Toulouse : le magnétisme animal dans les lettres de la marquise de Livry à la présidente du bourg, 1779-1788 », ''Annales historiques de la Révolution française'', 2023, n° 2 (412), p. 3-26.&lt;br /&gt;
* Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg (1779-1792). De Paris à Toulouse'', édition d’Isabelle Havelange. Paris, Classiques Garnier, 2023, 623 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix iconographique==&lt;br /&gt;
* Portrait de la présidente Du Bourg. Peinture anonyme (vers 1750), conservée au château familial de Rochemontès&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix de liens électroniques==&lt;br /&gt;
* Numérisation des 733 lettres envoyées de 1763 à 1792 à la présidente Du Bourg par son amie parisienne la marquise de Livry &lt;br /&gt;
[https://basededonnees.archives.toulouse.fr/4DCGI/Web_GT_Call_Selection/19427_3/ILUMP4274]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* « On juge de tout par comparaison, ma chère Présidente. Par rapport a moi, vous êtes fort dévote, et vous pas, pour toutes les personnes qui courent vêpres et les sermons. » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg (1779-1792). De Paris à Toulouse'', édition d’Isabelle Havelange. Paris, Classiques Garnier, 2023, p. 195 ; 17 mars 1782).&lt;br /&gt;
* « M. l’évêque de Vabres […] prétend que l’on va chez vous pour savoir les nouvelles et que vous les debitez avec toute la grace possible […]. Mandez-moi si cela est vrai et si vous êtes la nouvelliste d’une partie de la ville de Toulouse » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg…'', ''idem'', p. 201 ; 6 avril 1782).&lt;br /&gt;
* « Je suis bien aise que Madame votre belle fille se soit tirée heureusement de sa fausse couche. Je suis persuadée que vous luy avez été plus utile que toutes les sages femmes et les accoucheurs. » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg…'', ''idem'', p. 247 ; 28 décembre 1783).&lt;br /&gt;
* « Si vous continuez à guérir radicalement des cancers, vous donnerez plus de vogue au magnétisme que les Deslong et les Mesmer. » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg…, idem'', p. 349 ; 18 novembre 1785).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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{{DEFAULTSORT:Aliès de Mondonville, présidente Du Bourg, Élisabeth d'}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Correspondance]] [[Catégorie:Mystique, prophétisme, spiritualité]] [[Catégorie:Santé]] [[Catégorie:Sciences]] [[Catégorie:Charité]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<title>Élisabeth d'Aliès de Mondonville, présidente Du Bourg</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = Du Bourg, Valentin (1720-1778)&lt;br /&gt;
| dénominations = présidente Du Bourg, présidente du Bourg, présidente Dubourg&lt;br /&gt;
| naissance = 28 décembre 1721&lt;br /&gt;
| décès = 19 novembre 1794&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
__FORCETOC__&lt;br /&gt;
== Notice d' [[Isabelle Havelange]], 2025 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Née le 28 décembre 1721 à Toulouse, Élisabeth est la fille de François d’Aliès, seigneur de Mondonville, conseiller au parlement de Toulouse, et de Jeanne de Brunet de Pujols de Castelpers, dont la propre mère est née La Croix de Castries.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1745, Élisabeth épouse Valentin Du Bourg, conseiller au parlement de Toulouse, issu comme elle de la vieille noblesse catholique languedocienne. En 1764, son époux devient président à mortier de la troisième chambre des enquêtes. En 1771, l’opposition de ce dernier à la réforme de la justice et des parlements du chancelier Maupeou entraîne son exil et celui de sa famille dans leur château de Rochemontès sis dans la commune de Seilh, proche de Toulouse. En 1775, après la disgrâce du ministre Maupeou et le retour des parlements, Valentin Du Bourg quitte sa charge et devient conseiller d’honneur.&lt;br /&gt;
Quatorze enfants au moins sont attestés au sein du couple Du Bourg, dont six seulement atteindront l’âge adulte.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Élisabeth, essentiellement connue par sa correspondance, en partie inédite, est représentative de la passion des Lumières pour la pédagogie. Après la parution de l’''Émile'' en 1762, elle choisit d’éduquer son cadet, Bruno, né en 1761, « à la Jean-Jacques ». Favorable aux idées nouvelles, elle milite en 1763 pour l’inoculation contre la variole.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Sa foi profonde guide son œuvre philanthropique qu’elle déploie auprès des prisonniers, des pauvres, des malades, comme de ses « bons paysans » de Seilh, à qui elle dédie en 1773 des traductions en gascon d’œuvres morales et religieuses. &lt;br /&gt;
Ouverte aux Lumières, la présidente Du Bourg est aussi une âme mystique, bientôt séduite par les théories des Élus Coën, branche ésotérique chrétienne de la franc-maçonnerie, qualifiée d’illuministe. Elle y est introduite en 1776 par Bernard Mazade de Percin, son futur gendre, alors à la tête du temple de Toulouse et par ailleurs avocat. Bientôt initiée, comme ses fils Mathias et Joseph, elle devient l’une des rares femmes admises au sein de cette société secrète. Louis-Claude de Saint-Martin, l’une des figures centrales de la société, par ailleurs théosophe célèbre, devient son guide spirituel.&lt;br /&gt;
Valentin Du Bourg meurt inopinément en juillet 1778. Fortement éprouvée, la présidente continue à vivre dans l’hôtel familial avec Mathias, désormais marié et père de famille, qui a succédé à son père en 1775 dans la charge de conseiller du Parlement, ainsi qu’avec Philippe, l’ecclésiastique. Joseph et Bruno, depuis peu chevaliers de Malte, entament une carrière militaire, respectivement dans l’infanterie et dans la marine. Jeanne a convolé en novembre 1776 avec Mazade de Percin. En avril 1779, Élisabeth épouse Guillaume-Joseph d’Omézon, président des trésoriers de France à Toulouse. En 1780, Mazade de Percin et sa famille partent pour les Antilles. La conduite du temple Coën de Toulouse passe à Mathias.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;br /&gt;
De la vaste correspondance de la présidente se dégagent les remarquables échanges poursuivis pendant trente ans avec son amie parisienne la marquise de Livry, veuve d’un premier maître d’hôtel du roi. S’y lit notamment la passion du public des années 1780 pour les aérostats et montgolfières d’abord, puis pour le magnétisme animal introduit par Mesmer en 1778. Les épistolières offrent ici une véritable tribune scientifique, la marquise manifestant son scepticisme, tandis que Mme Du Bourg, enthousiaste, cherche à s’investir activement dans cette pratique thérapeutique qui rejoint son intérêt pour les questions médicales, autant que son souci de faire œuvre charitable. Mathias et Joseph partagent ses convictions. Depuis Paris, la marquise transmet toutes les nouvelles et les ouvrages circulant sur le sujet, devenant de facto passeuse de savoir. Mathias de son côté se forme au magnétisme à la Société de la Concorde de Lyon dont font partie plusieurs Élus Coën adeptes d’Amand de Puységur : ce neveu d’une des amies proches de la marquise de Livry, disciple de Mesmer, a découvert en 1784 comment induire le somnambulisme magnétique, prémices de l’hypnose. La présidente, bravant une fois de plus le préjugé, magnétise bientôt à Toulouse avec ses deux fils, utilisant le baquet comme Mesmer autant que le somnambulisme magnétique comme Puységur. L’agentivité des épistolières fait ainsi de leurs lettres une source précieuse pour l’histoire du magnétisme au féminin.&lt;br /&gt;
La Révolution bouleverse rapidement la vie familiale. L’abbé Philippe devient le chef de file du clergé réfractaire de toute la région toulousaine. Joseph et Bruno émigrent en Espagne où ils rejoignent l’armée des princes. La présidente assiste à l’emprisonnement des parlementaires toulousains parmi lesquels se trouve son fils Mathias. Il meurt guillotiné à Paris le 14 juin 1794, âgé de 48 ans. Élisabeth décède le 19 novembre de la même année.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Correspondance inédite de la présidente Du Bourg (Archives municipales de Toulouse, fonds Du Bourg, sous-série 5 S).&lt;br /&gt;
* Clément Tournier, ''Le mesmérisme à Toulouse, suivi de Lettres inédites sur le XVIIIe siècle, d’après les archives de l’hôtel Du Bourg'', Toulouse, Imprimerie Saint-Cyprien, 1911, 194 p. L’étude sur le magnétisme s’arrête à la page 26. La publication des lettres couvre les pages 27 à 170.&lt;br /&gt;
* Saint-Martin, Louis-Claude de, ''Lettres aux Du Bourg : 1776-1785'', éd. Robert Amadou, Boulogne-Billancourt, L'Initiation, 1977, 89 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « La Présidente du Bourg : diffuser et mettre en pratique ses lectures. Réflexions à partir d’un exemple toulousain », dans Plagnol-Diéval, M.-E. et Brouard-Arends I. (dir)., ''Femmes éducatrices au siècle des Lumières'', Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2007, p. 75-92.&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « De la gazette à l'intime : les lettres de Madame de Livry à la présidente Dubourg (1763-1792) », dans Mouysset, S., Bardet J.-P. et Ruggiu F.-J. (dir.), ''&amp;quot;Car c'est moy que je peins&amp;quot; : écritures de soi, individu et liens sociaux (Europe, XVe-XXe siècle)'', Toulouse, CNRS : Université de Toulouse-Le Mirail, 2011, p. 163-174.&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « Une Mère et ses fils dans la seconde moitié du XVIIIe siècle : la correspondance familiale de la présidente Dubourg », dans Daumas, M. (dir.), ''Thèmes et figures du for privé'', Presses universitaires de Pau et des Pays de l’Adour, 2012, p. 125-140.&lt;br /&gt;
* Havelange, Isabelle, « De Paris à Toulouse : le magnétisme animal dans les lettres de la marquise de Livry à la présidente du bourg, 1779-1788 », ''Annales historiques de la Révolution française'', 2023, n° 2 (412), p. 3-26.&lt;br /&gt;
* Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg (1779-1792). De Paris à Toulouse'', édition d’Isabelle Havelange. Paris, Classiques Garnier, 2023, 623 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix iconographique==&lt;br /&gt;
* Portrait de la présidente Du Bourg. Peinture anonyme (vers 1750), conservée au château familial de Rochemontès&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix de liens électroniques==&lt;br /&gt;
* Numérisation des 733 lettres envoyées de 1763 à 1792 à la présidente Du Bourg par son amie parisienne la marquise de Livry &lt;br /&gt;
[https://basededonnees.archives.toulouse.fr/4DCGI/Web_GT_Call_Selection/19427_3/ILUMP4274]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* « On juge de tout par comparaison, ma chère Présidente. Par rapport a moi, vous êtes fort dévote, et vous pas, pour toutes les personnes qui courent vêpres et les sermons. » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg (1779-1792). De Paris à Toulouse'', édition d’Isabelle Havelange. Paris, Classiques Garnier, 2023, p. 195 ; 17 mars 1782).&lt;br /&gt;
* « M. l’évêque de Vabres […] prétend que l’on va chez vous pour savoir les nouvelles et que vous les debitez avec toute la grace possible […]. Mandez-moi si cela est vrai et si vous êtes la nouvelliste d’une partie de la ville de Toulouse » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg…'', ''idem'', p. 201 ; 6 avril 1782).&lt;br /&gt;
* « Je suis bien aise que Madame votre belle fille se soit tirée heureusement de sa fausse couche. Je suis persuadée que vous luy avez été plus utile que toutes les sages femmes et les accoucheurs. » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg…'', ''idem'', p. 247 ; 28 décembre 1783).&lt;br /&gt;
* « Si vous continuez à guérir radicalement des cancers, vous donnerez plus de vogue au magnétisme que les Deslong et les Mesmer. » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg…, idem'', p. 349 ; 18 novembre 1785).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Aliès de Mondinville, présidente Du Bourg, Élisabeth d'}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Correspondance]] [[Catégorie:Mystique, prophétisme, spiritualité]] [[Catégorie:Santé]] [[Catégorie:Sciences]] [[Catégorie:Charité]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Jeanne_Louise_Marot</id>
		<title>Jeanne Louise Marot</title>
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				<updated>2025-03-24T17:15:35Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : /* Réceptions */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = &lt;br /&gt;
| dénominations = Sœur Louise  &lt;br /&gt;
| naissance = 24 septembre 1766&lt;br /&gt;
| décès = 17 octobre 1866 &lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
__FORCETOC__&lt;br /&gt;
== Notice de [[Pascal Hérault]], 2025 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeanne Louise Marot voit le jour à La Tessoualle (Maine-et-Loire) le 24 septembre 1766. Son père est un simple métayer qui a épousé Perrine Frouin le 29 janvier 1755 à Saint-Pierre-des-Échaubrognes. À l’âge de 18 ans, leur fille vient à Saint-Aubin-de-Baubigné (Deux-Sèvres) ; elle entre dans une communauté religieuse locale obéissant à une règle approuvée par l’évêque de La Rochelle Mgr de Crussol d'Uzès. Ces religieuses surnommées les « Sœurs bleues » », en raison de la couleur de leur habit, sont vouées à l’enseignement des filles et à la pastorale dans leur paroisse. Elles sont ainsi chargées de l’entretien du lieu de culte, de la récitation du chapelet le dimanche, de la prière le soir à l'église ; d’autre part, elles s’occupent d’une école qui reçoit des jeunes filles aisées et des pensionnaires plus pauvres dans une classe séparée. Jeanne Marot prononce ses vœux à l’âge de 20 ans, quelques années avant la Révolution, et prend comme nom de religion, celui de Louise. Au sein de sa communauté, qui compte onze religieuses en 1790, elle semble travailler à la cuisine. Malgré la suppression des ordres religieux, la persécution et la guerre civile qui ravage la région en 1793-1794, elle reste à Saint-Aubin avec ses consœurs, n’hésitant pas à cacher des prêtres et à leur procurer les choses nécessaires à l’administration des sacrements. &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Cette communauté religieuse suit les ecclésiastiques du Bressuirais qui refusent les innovations du Concordat signé en 1801 par Bonaparte, alors Premier consul, et le Pape Pie VII, et adhèrent à ce que l’on a appelé la Petite Église. Ces rebelles, nommés « dissidents » en Poitou, reçoivent à Saint-Aubin le soutien d’Anne Henriette de La Rochejaquelein, tante du généralissime des armées vendéennes Henri de La Rochejaquelein. Exilée en 1806, puis rentrée en avril 1808, celle que l’évêque de Poitiers, Mgr de Pradt, traite de « tête frappée » meurt en 1810. Privées de sa protection, Louise et ses consœurs sont reléguées deux ans à Limoges alors que deux d’entre elles gardent la maison. Revenues à Saint-Aubin, la plupart demeurent fidèles à leurs convictions : si trois religieuses se convertissent, les huit autres persévèrent. &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Commence alors la lente agonie de cette communauté rebelle, conduite à distance par leurs directeurs de conscience : Lucrès depuis Toulouse et Doussin à Dompierre près de La Rochelle. Les sœurs continuent à former des petites filles, comme Marie Drochon, née en 1809, qui prendra plus tard la tête de la communauté dissidente de Cirières sous le nom de Sœur Thérèse. À la suite d’un long procès avec la paroisse, les religieuses sont chassées de chez elles en 1836. À cette date, elles ne sont plus que trois. Sœur Marie meurt le 5 septembre 1839 et Sœur Radegonde le 9 novembre 1844. Quand, dans une lettre adressée en mai 1852 à Mgr Pie, évêque de Poitiers, la comtesse de la Rochejaquelein Félicie de Duras dresse la liste de ses « pauvres chers dissidents » de Saint-Aubin, elle cite au premier rang une « Sœur Louise, ancienne religieuse ». &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Trois ans plus tard, après plus de cinquante ans passés dans la « dissidence », Sœur Louise finit par « se changer » (se convertir), pressée par le curé de Saint-Aubin. Au préalable, elle a écrit deux fois au pape Pie IX. La première réponse rédigée en latin la laisse sceptique, car elle craint une supercherie ; la seconde écrite en français la décide à rentrer dans le giron de l’Église concordataire. Dès lors, Sœur Louise consacre ses dernières années à la conversion des dissidents de sa paroisse. Si la comtesse de La Rochejaquelein en comptait environ 85 en 1852, il n’en reste plus que 15 en 1865. Par ailleurs, Sœur Louise passe de longs moments en prière à l’église qui devient « sa maison des délices ». Mais au début du mois d’octobre 1865, sa santé décline. Le 16, la centenaire se confesse au curé de Saint-Aubin et reçoit l’extrême-onction. Elle meurt le lendemain et est inhumée le 19 octobre 1865 en présence de plusieurs ecclésiastiques et d’une foule de fidèles venus rendre hommage à « sa vertu », associée à une grande pauvreté. Son trousseau est estimé à trente francs qui reviennent par testament à sa servante Adélaïde Drapeau. La pompe de l’enterrement de cette humble religieuse et les deux pages de l’éloge que le desservant de Saint-Aubin lui consacre dans son registre de catholicité mettent en exergue la victoire éclatante de l’Église concordataire et, partant, la faillite de la « dissidence ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Archives Départementales du Maine-et-Loire : 6 E 343/2, registre paroissial de La Tessoualle ;   &lt;br /&gt;
* Archives départementales des Deux-Sèvres : 3 Q 8/154, déclaration de succession, le 18 janvier 1867 ;&lt;br /&gt;
* Archives départementales de la Vienne : 20 J 597, registre de catholicité de Saint-Aubin-de-Baubigné.&lt;br /&gt;
* Archives de l’évêché de Poitiers (Vienne) : S 8-2, lettre de la comtesse de la Rochejaquelein du 25 mai 1852 ; Mémoire sur le schisme de la Petite Église en France spécialement dans le diocèse de Poitiers, 183 pages manuscrites rédigées entre 1851 et 1865 par curé Jacques Pacreau. L’original serait à l’abbaye de Ligugé (Vienne).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliopgraphique== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Billaud, (Abbé) Auguste, ''La Petite Église dans la Vendée et les Deux-Sèvres (1800-1830)'', Paris, Nouvelles Éditions Latines, 1962, 654 p.&lt;br /&gt;
* Coutant de Saisseval, Guy, ''La Petite Église du Bocage vendéen'', Maulévrier, Hérault Édition, 1987, 111 p.&lt;br /&gt;
* Gabard, (Abbé) Théophile, ''Histoire de la paroisse de Saint-Aubin-de-Baubigné (Deux-Sèvres)'', Saint-Maixent, Maison de la bonne presse de l’Ouest, 1908, reproduction en fac-similé par les Éditions du Choletais, Cholet, 1990, 212 p.&lt;br /&gt;
* Hérault, Pascal, « Une figure féminine de la dissidence à Cirières. Marie Drochon, dite « Sœur Thérèse » (1809-1872) », ''Revue d'Histoire du Pays Bressuirais'', 2013, n° 68 p. 43-64.&lt;br /&gt;
* Hérault, Pascal, « Jeanne Louise Marot  (1766-1866). Itinéraire d’une « Sœur bleue » à Saint-Aubin-de-Baubigné », à paraître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* « Le reste de sa vie [après sa « conversion »] a été un exemple continuel des plus belles vertus, d’esprit de foi, de pauvreté, d’humilité, de pénitence et d’amour de Dieu ». (Archives de la Vienne : 20 J 597, registre de catholicité de Saint-Aubin-de-Baubigné tenu par le curé Firmin Ménard, 19 octobre 1866).&lt;br /&gt;
* Après 1835, «  Sœur Louise se retira dans une petite maison, à la place de la chapellenie actuelle. Elle était toujours restée sympathique à la population, qui la plaignait plus qu'elle ne la blâmait. Les dissidents, qui la vénéraient, ne la laissaient manquer de rien ». (Théophile Gabard, ''Histoire de la paroisse de Saint-Aubin-de-Baubigné'' […], voir ''supra'', choix bibliographique, p. 114).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Marot, Jeanne Louise}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dissidences religieuses]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<title>Jeanne Louise Marot</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = &lt;br /&gt;
| dénominations = Sœur Louise  &lt;br /&gt;
| naissance = 24 septembre 1766&lt;br /&gt;
| décès = 17 octobre 1866 &lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
__FORCETOC__&lt;br /&gt;
== Notice de [[Pascal Hérault]], 2025 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeanne Louise Marot voit le jour à La Tessoualle (Maine-et-Loire) le 24 septembre 1766. Son père est un simple métayer qui a épousé Perrine Frouin le 29 janvier 1755 à Saint-Pierre-des-Échaubrognes. À l’âge de 18 ans, leur fille vient à Saint-Aubin-de-Baubigné (Deux-Sèvres) ; elle entre dans une communauté religieuse locale obéissant à une règle approuvée par l’évêque de La Rochelle Mgr de Crussol d'Uzès. Ces religieuses surnommées les « Sœurs bleues » », en raison de la couleur de leur habit, sont vouées à l’enseignement des filles et à la pastorale dans leur paroisse. Elles sont ainsi chargées de l’entretien du lieu de culte, de la récitation du chapelet le dimanche, de la prière le soir à l'église ; d’autre part, elles s’occupent d’une école qui reçoit des jeunes filles aisées et des pensionnaires plus pauvres dans une classe séparée. Jeanne Marot prononce ses vœux à l’âge de 20 ans, quelques années avant la Révolution, et prend comme nom de religion, celui de Louise. Au sein de sa communauté, qui compte onze religieuses en 1790, elle semble travailler à la cuisine. Malgré la suppression des ordres religieux, la persécution et la guerre civile qui ravage la région en 1793-1794, elle reste à Saint-Aubin avec ses consœurs, n’hésitant pas à cacher des prêtres et à leur procurer les choses nécessaires à l’administration des sacrements. &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Cette communauté religieuse suit les ecclésiastiques du Bressuirais qui refusent les innovations du Concordat signé en 1801 par Bonaparte, alors Premier consul, et le Pape Pie VII, et adhèrent à ce que l’on a appelé la Petite Église. Ces rebelles, nommés « dissidents » en Poitou, reçoivent à Saint-Aubin le soutien d’Anne Henriette de La Rochejaquelein, tante du généralissime des armées vendéennes Henri de La Rochejaquelein. Exilée en 1806, puis rentrée en avril 1808, celle que l’évêque de Poitiers, Mgr de Pradt, traite de « tête frappée » meurt en 1810. Privées de sa protection, Louise et ses consœurs sont reléguées deux ans à Limoges alors que deux d’entre elles gardent la maison. Revenues à Saint-Aubin, la plupart demeurent fidèles à leurs convictions : si trois religieuses se convertissent, les huit autres persévèrent. &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Commence alors la lente agonie de cette communauté rebelle, conduite à distance par leurs directeurs de conscience : Lucrès depuis Toulouse et Doussin à Dompierre près de La Rochelle. Les sœurs continuent à former des petites filles, comme Marie Drochon, née en 1809, qui prendra plus tard la tête de la communauté dissidente de Cirières sous le nom de Sœur Thérèse. À la suite d’un long procès avec la paroisse, les religieuses sont chassées de chez elles en 1836. À cette date, elles ne sont plus que trois. Sœur Marie meurt le 5 septembre 1839 et Sœur Radegonde le 9 novembre 1844. Quand, dans une lettre adressée en mai 1852 à Mgr Pie, évêque de Poitiers, la comtesse de la Rochejaquelein Félicie de Duras dresse la liste de ses « pauvres chers dissidents » de Saint-Aubin, elle cite au premier rang une « Sœur Louise, ancienne religieuse ». &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Trois ans plus tard, après plus de cinquante ans passés dans la « dissidence », Sœur Louise finit par « se changer » (se convertir), pressée par le curé de Saint-Aubin. Au préalable, elle a écrit deux fois au pape Pie IX. La première réponse rédigée en latin la laisse sceptique, car elle craint une supercherie ; la seconde écrite en français la décide à rentrer dans le giron de l’Église concordataire. Dès lors, Sœur Louise consacre ses dernières années à la conversion des dissidents de sa paroisse. Si la comtesse de La Rochejaquelein en comptait environ 85 en 1852, il n’en reste plus que 15 en 1865. Par ailleurs, Sœur Louise passe de longs moments en prière à l’église qui devient « sa maison des délices ». Mais au début du mois d’octobre 1865, sa santé décline. Le 16, la centenaire se confesse au curé de Saint-Aubin et reçoit l’extrême-onction. Elle meurt le lendemain et est inhumée le 19 octobre 1865 en présence de plusieurs ecclésiastiques et d’une foule de fidèles venus rendre hommage à « sa vertu », associée à une grande pauvreté. Son trousseau est estimé à trente francs qui reviennent par testament à sa servante Adélaïde Drapeau. La pompe de l’enterrement de cette humble religieuse et les deux pages de l’éloge que le desservant de Saint-Aubin lui consacre dans son registre de catholicité mettent en exergue la victoire éclatante de l’Église concordataire et, partant, la faillite de la « dissidence ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Archives Départementales du Maine-et-Loire : 6 E 343/2, registre paroissial de La Tessoualle ;   &lt;br /&gt;
* Archives départementales des Deux-Sèvres : 3 Q 8/154, déclaration de succession, le 18 janvier 1867 ;&lt;br /&gt;
* Archives départementales de la Vienne : 20 J 597, registre de catholicité de Saint-Aubin-de-Baubigné.&lt;br /&gt;
* Archives de l’évêché de Poitiers (Vienne) : S 8-2, lettre de la comtesse de la Rochejaquelein du 25 mai 1852 ; Mémoire sur le schisme de la Petite Église en France spécialement dans le diocèse de Poitiers, 183 pages manuscrites rédigées entre 1851 et 1865 par curé Jacques Pacreau. L’original serait à l’abbaye de Ligugé (Vienne).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliopgraphique== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Billaud, (Abbé) Auguste, ''La Petite Église dans la Vendée et les Deux-Sèvres (1800-1830)'', Paris, Nouvelles Éditions Latines, 1962, 654 p.&lt;br /&gt;
* Coutant de Saisseval, Guy, ''La Petite Église du Bocage vendéen'', Maulévrier, Hérault Édition, 1987, 111 p.&lt;br /&gt;
* Gabard, (Abbé) Théophile, ''Histoire de la paroisse de Saint-Aubin-de-Baubigné (Deux-Sèvres)'', Saint-Maixent, Maison de la bonne presse de l’Ouest, 1908, reproduction en fac-similé par les Éditions du Choletais, Cholet, 1990, 212 p.&lt;br /&gt;
* Hérault, Pascal, « Une figure féminine de la dissidence à Cirières. Marie Drochon, dite « Sœur Thérèse » (1809-1872) », ''Revue d'Histoire du Pays Bressuirais'', 2013, n° 68 p. 43-64.&lt;br /&gt;
* Hérault, Pascal, « Jeanne Louise Marot  (1766-1866). Itinéraire d’une « Sœur bleue » à Saint-Aubin-de-Baubigné », à paraître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
- « Le reste de sa vie [après sa « conversion »] a été un exemple continuel des plus belles vertus, d’esprit de foi, de pauvreté, d’humilité, de pénitence et d’amour de Dieu ». (Archives de la Vienne : 20 J 597, registre de catholicité de Saint-Aubin-de-Baubigné tenu par le curé Firmin Ménard, 19 octobre 1866).&lt;br /&gt;
- Après 1835, «  Sœur Louise se retira dans une petite maison, à la place de la chapellenie actuelle. Elle était toujours restée sympathique à la population, qui la plaignait plus qu'elle ne la blâmait. Les dissidents, qui la vénéraient, ne la laissaient manquer de rien ». (Théophile Gabard, ''Histoire de la paroisse de Saint-Aubin-de-Baubigné'' […], voir ''supra'', choix bibliographique, p. 114).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Marot, Jeanne Louise}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dissidences religieuses]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
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		<title>Jeanne Louise Marot</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
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| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = &lt;br /&gt;
| dénominations = Sœur Louise  &lt;br /&gt;
| naissance = 24 septembre 1766&lt;br /&gt;
| décès = 17 octobre 1866 &lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
__FORCETOC__&lt;br /&gt;
== Notice de [[Pascal Hérault]], 2025 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeanne Louise Marot voit le jour à La Tessoualle (Maine-et-Loire) le 24 septembre 1766. Son père est un simple métayer qui a épousé Perrine Frouin le 29 janvier 1755 à Saint-Pierre-des-Échaubrognes. À l’âge de 18 ans, leur fille vient à Saint-Aubin-de-Baubigné (Deux-Sèvres) ; elle entre dans une communauté religieuse locale obéissant à une règle approuvée par l’évêque de La Rochelle Mgr de Crussol d'Uzès. Ces religieuses surnommées les « Sœurs bleues » », en raison de la couleur de leur habit, sont vouées à l’enseignement des filles et à la pastorale dans leur paroisse. Elles sont ainsi chargées de l’entretien du lieu de culte, de la récitation du chapelet le dimanche, de la prière le soir à l'église ; d’autre part, elles s’occupent d’une école qui reçoit des jeunes filles aisées et des pensionnaires plus pauvres dans une classe séparée. Jeanne Marot prononce ses vœux à l’âge de 20 ans, quelques années avant la Révolution, et prend comme nom de religion, celui de Louise. Au sein de sa communauté, qui compte onze religieuses en 1790, elle semble travailler à la cuisine. Malgré la suppression des ordres religieux, la persécution et la guerre civile qui ravage la région en 1793-1794, elle reste à Saint-Aubin avec ses consœurs, n’hésitant pas à cacher des prêtres et à leur procurer les choses nécessaires à l’administration des sacrements. &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Cette communauté religieuse suit les ecclésiastiques du Bressuirais qui refusent les innovations du Concordat signé en 1801 par Bonaparte, alors Premier consul, et le Pape Pie VII, et adhèrent à ce que l’on a appelé la Petite Église. Ces rebelles, nommés « dissidents » en Poitou, reçoivent à Saint-Aubin le soutien d’Anne Henriette de La Rochejaquelein, tante du généralissime des armées vendéennes Henri de La Rochejaquelein. Exilée en 1806, puis rentrée en avril 1808, celle que l’évêque de Poitiers, Mgr de Pradt, traite de « tête frappée » meurt en 1810. Privées de sa protection, Louise et ses consœurs sont reléguées deux ans à Limoges alors que deux d’entre elles gardent la maison. Revenues à Saint-Aubin, la plupart demeurent fidèles à leurs convictions : si trois religieuses se convertissent, les huit autres persévèrent. &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Commence alors la lente agonie de cette communauté rebelle, conduite à distance par leurs directeurs de conscience : Lucrès depuis Toulouse et Doussin à Dompierre près de La Rochelle. Les sœurs continuent à former des petites filles, comme Marie Drochon, née en 1809, qui prendra plus tard la tête de la communauté dissidente de Cirières sous le nom de Sœur Thérèse. À la suite d’un long procès avec la paroisse, les religieuses sont chassées de chez elles en 1836. À cette date, elles ne sont plus que trois. Sœur Marie meurt le 5 septembre 1839 et Sœur Radegonde le 9 novembre 1844. Quand, dans une lettre adressée en mai 1852 à Mgr Pie, évêque de Poitiers, la comtesse de la Rochejaquelein Félicie de Duras dresse la liste de ses « pauvres chers dissidents » de Saint-Aubin, elle cite au premier rang une « Sœur Louise, ancienne religieuse ». &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Trois ans plus tard, après plus de cinquante ans passés dans la « dissidence », Sœur Louise finit par « se changer » (se convertir), pressée par le curé de Saint-Aubin. Au préalable, elle a écrit deux fois au pape Pie IX. La première réponse rédigée en latin la laisse sceptique, car elle craint une supercherie ; la seconde écrite en français la décide à rentrer dans le giron de l’Église concordataire. Dès lors, Sœur Louise consacre ses dernières années à la conversion des dissidents de sa paroisse. Si la comtesse de La Rochejaquelein en comptait environ 85 en 1852, il n’en reste plus que 15 en 1865. Par ailleurs, Sœur Louise passe de longs moments en prière à l’église qui devient « sa maison des délices ». Mais au début du mois d’octobre 1865, sa santé décline. Le 16, la centenaire se confesse au curé de Saint-Aubin et reçoit l’extrême-onction. Elle meurt le lendemain et est inhumée le 19 octobre 1865 en présence de plusieurs ecclésiastiques et d’une foule de fidèles venus rendre hommage à « sa vertu », associée à une grande pauvreté. Son trousseau est estimé à trente francs qui reviennent par testament à sa servante Adélaïde Drapeau. La pompe de l’enterrement de cette humble religieuse et les deux pages de l’éloge que le desservant de Saint-Aubin lui consacre dans son registre de catholicité mettent en exergue la victoire éclatante de l’Église concordataire et, partant, la faillite de la « dissidence ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Archives Départementales du Maine-et-Loire : 6 E 343/2, registre paroissial de La Tessoualle ;   &lt;br /&gt;
* Archives départementales des Deux-Sèvres : 3 Q 8/154, déclaration de succession, le 18 janvier 1867 ;&lt;br /&gt;
* Archives départementales de la Vienne : 20 J 597, registre de catholicité de Saint-Aubin-de-Baubigné.&lt;br /&gt;
* Archives de l’évêché de Poitiers (Vienne) : S 8-2, lettre de la comtesse de la Rochejaquelein du 25 mai 1852 ; Mémoire sur le schisme de la Petite Église en France spécialement dans le diocèse de Poitiers, 183 pages manuscrites rédigées entre 1851 et 1865 par curé Jacques Pacreau. L’original serait à l’abbaye de Ligugé (Vienne). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Marot, Jeanne Louise}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dissidences religieuses]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<title>Jeanne Louise Marot</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : Page créée avec « {{Infobox Siefar | image =  | titres =  | conjoints =  | dénominations = Sœur Louise   | naissance = 24 septembre 1766 | décès = 17 octobre 1866  | enligne =  }} == No... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = &lt;br /&gt;
| dénominations = Sœur Louise  &lt;br /&gt;
| naissance = 24 septembre 1766&lt;br /&gt;
| décès = 17 octobre 1866 &lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Pascal Hérault]], 2025 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeanne Louise Marot voit le jour à La Tessoualle (Maine-et-Loire) le 24 septembre 1766. Son père est un simple métayer qui a épousé Perrine Frouin le 29 janvier 1755 à Saint-Pierre-des-Échaubrognes. À l’âge de 18 ans, leur fille vient à Saint-Aubin-de-Baubigné (Deux-Sèvres) ; elle entre dans une communauté religieuse locale obéissant à une règle approuvée par l’évêque de La Rochelle Mgr de Crussol d'Uzès. Ces religieuses surnommées les « Sœurs bleues » », en raison de la couleur de leur habit, sont vouées à l’enseignement des filles et à la pastorale dans leur paroisse. Elles sont ainsi chargées de l’entretien du lieu de culte, de la récitation du chapelet le dimanche, de la prière le soir à l'église ; d’autre part, elles s’occupent d’une école qui reçoit des jeunes filles aisées et des pensionnaires plus pauvres dans une classe séparée. Jeanne Marot prononce ses vœux à l’âge de 20 ans, quelques années avant la Révolution, et prend comme nom de religion, celui de Louise. Au sein de sa communauté, qui compte onze religieuses en 1790, elle semble travailler à la cuisine. Malgré la suppression des ordres religieux, la persécution et la guerre civile qui ravage la région en 1793-1794, elle reste à Saint-Aubin avec ses consœurs, n’hésitant pas à cacher des prêtres et à leur procurer les choses nécessaires à l’administration des sacrements. &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Cette communauté religieuse suit les ecclésiastiques du Bressuirais qui refusent les innovations du Concordat signé en 1801 par Bonaparte, alors Premier consul, et le Pape Pie VII, et adhèrent à ce que l’on a appelé la Petite Église. Ces rebelles, nommés « dissidents » en Poitou, reçoivent à Saint-Aubin le soutien d’Anne Henriette de La Rochejaquelein, tante du généralissime des armées vendéennes Henri de La Rochejaquelein. Exilée en 1806, puis rentrée en avril 1808, celle que l’évêque de Poitiers, Mgr de Pradt, traite de « tête frappée » meurt en 1810. Privées de sa protection, Louise et ses consœurs sont reléguées deux ans à Limoges alors que deux d’entre elles gardent la maison. Revenues à Saint-Aubin, la plupart demeurent fidèles à leurs convictions : si trois religieuses se convertissent, les huit autres persévèrent. &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Commence alors la lente agonie de cette communauté rebelle, conduite à distance par leurs directeurs de conscience : Lucrès depuis Toulouse et Doussin à Dompierre près de La Rochelle. Les sœurs continuent à former des petites filles, comme Marie Drochon, née en 1809, qui prendra plus tard la tête de la communauté dissidente de Cirières sous le nom de Sœur Thérèse. À la suite d’un long procès avec la paroisse, les religieuses sont chassées de chez elles en 1836. À cette date, elles ne sont plus que trois. Sœur Marie meurt le 5 septembre 1839 et Sœur Radegonde le 9 novembre 1844. Quand, dans une lettre adressée en mai 1852 à Mgr Pie, évêque de Poitiers, la comtesse de la Rochejaquelein Félicie de Duras dresse la liste de ses « pauvres chers dissidents » de Saint-Aubin, elle cite au premier rang une « Sœur Louise, ancienne religieuse ». &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Trois ans plus tard, après plus de cinquante ans passés dans la « dissidence », Sœur Louise finit par « se changer » (se convertir), pressée par le curé de Saint-Aubin. Au préalable, elle a écrit deux fois au pape Pie IX. La première réponse rédigée en latin la laisse sceptique, car elle craint une supercherie ; la seconde écrite en français la décide à rentrer dans le giron de l’Église concordataire. Dès lors, Sœur Louise consacre ses dernières années à la conversion des dissidents de sa paroisse. Si la comtesse de La Rochejaquelein en comptait environ 85 en 1852, il n’en reste plus que 15 en 1865. Par ailleurs, Sœur Louise passe de longs moments en prière à l’église qui devient « sa maison des délices ». Mais au début du mois d’octobre 1865, sa santé décline. Le 16, la centenaire se confesse au curé de Saint-Aubin et reçoit l’extrême-onction. Elle meurt le lendemain et est inhumée le 19 octobre 1865 en présence de plusieurs ecclésiastiques et d’une foule de fidèles venus rendre hommage à « sa vertu », associée à une grande pauvreté. Son trousseau est estimé à trente francs qui reviennent par testament à sa servante Adélaïde Drapeau. La pompe de l’enterrement de cette humble religieuse et les deux pages de l’éloge que le desservant de Saint-Aubin lui consacre dans son registre de catholicité mettent en exergue la victoire éclatante de l’Église concordataire et, partant, la faillite de la « dissidence ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!--&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Hérault, Pascal}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dissidences religieuses]]&lt;br /&gt;
--&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/%C3%89lisabeth_d%27Ali%C3%A8s_de_Mondonville,_pr%C3%A9sidente_Du_Bourg</id>
		<title>Élisabeth d'Aliès de Mondonville, présidente Du Bourg</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = Du Bourg, Valentin (1720-1778)&lt;br /&gt;
| dénominations = présidente Du Bourg, présidente du Bourg, présidente Dubourg&lt;br /&gt;
| naissance = 28 décembre 1721&lt;br /&gt;
| décès = 19 novembre 1794&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
__FORCETOC__&lt;br /&gt;
== Notice d' [[Isabelle Havelange]], 2025 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Née le 28 décembre 1721 à Toulouse, Élisabeth est la fille de François d’Aliès, seigneur de Mondonville, conseiller au parlement de Toulouse, et de Jeanne de Brunet de Pujols de Castelpers, dont la propre mère est née La Croix de Castries.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1745, Élisabeth épouse Valentin Du Bourg, conseiller au parlement de Toulouse, issu comme elle de la vieille noblesse catholique languedocienne. En 1764, son époux devient président à mortier de la troisième chambre des enquêtes. En 1771, l’opposition de ce dernier à la réforme de la justice et des parlements du chancelier Maupeou entraîne son exil et celui de sa famille dans leur château de Rochemontès sis dans la commune de Seilh, proche de Toulouse. En 1775, après la disgrâce du ministre Maupeou et le retour des parlements, Valentin Du Bourg quitte sa charge et devient conseiller d’honneur.&lt;br /&gt;
Quatorze enfants au moins sont attestés au sein du couple Du Bourg, dont six seulement atteindront l’âge adulte.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Élisabeth, essentiellement connue par sa correspondance, en partie inédite, est représentative de la passion des Lumières pour la pédagogie. Après la parution de l’''Émile'' en 1762, elle choisit d’éduquer son cadet, Bruno, né en 1761, « à la Jean-Jacques ». Favorable aux idées nouvelles, elle milite en 1763 pour l’inoculation contre la variole.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Sa foi profonde guide son œuvre philanthropique qu’elle déploie auprès des prisonniers, des pauvres, des malades, comme de ses « bons paysans » de Seilh, à qui elle dédie en 1773 des traductions en gascon d’œuvres morales et religieuses. &lt;br /&gt;
Ouverte aux Lumières, la présidente Du Bourg est aussi une âme mystique, bientôt séduite par les théories des Élus Coën, branche ésotérique chrétienne de la franc-maçonnerie, qualifiée d’illuministe. Elle y est introduite en 1776 par Bernard Mazade de Percin, son futur gendre, alors à la tête du temple de Toulouse et par ailleurs avocat. Bientôt initiée, comme ses fils Mathias et Joseph, elle devient l’une des rares femmes admises au sein de cette société secrète. Louis-Claude de Saint-Martin, l’une des figures centrales de la société, par ailleurs théosophe célèbre, devient son guide spirituel.&lt;br /&gt;
Valentin Du Bourg meurt inopinément en juillet 1778. Fortement éprouvée, la présidente continue à vivre dans l’hôtel familial avec Mathias, désormais marié et père de famille, qui a succédé à son père en 1775 dans la charge de conseiller du Parlement, ainsi qu’avec Philippe, l’ecclésiastique. Joseph et Bruno, depuis peu chevaliers de Malte, entament une carrière militaire, respectivement dans l’infanterie et dans la marine. Jeanne a convolé en novembre 1776 avec Mazade de Percin. En avril 1779, Élisabeth épouse Guillaume-Joseph d’Omézon, président des trésoriers de France à Toulouse. En 1780, Mazade de Percin et sa famille partent pour les Antilles. La conduite du temple Coën de Toulouse passe à Mathias.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;br /&gt;
De la vaste correspondance de la présidente se dégagent les remarquables échanges poursuivis pendant trente ans avec son amie parisienne la marquise de Livry, veuve d’un premier maître d’hôtel du roi. S’y lit notamment la passion du public des années 1780 pour les aérostats et montgolfières d’abord, puis pour le magnétisme animal introduit par Mesmer en 1778. Les épistolières offrent ici une véritable tribune scientifique, la marquise manifestant son scepticisme, tandis que Mme Du Bourg, enthousiaste, cherche à s’investir activement dans cette pratique thérapeutique qui rejoint son intérêt pour les questions médicales, autant que son souci de faire œuvre charitable. Mathias et Joseph partagent ses convictions. Depuis Paris, la marquise transmet toutes les nouvelles et les ouvrages circulant sur le sujet, devenant de facto passeuse de savoir. Mathias de son côté se forme au magnétisme à la Société de la Concorde de Lyon dont font partie plusieurs Élus Coën adeptes d’Amand de Puységur : ce neveu d’une des amies proches de la marquise de Livry, disciple de Mesmer, a découvert en 1784 comment induire le somnambulisme magnétique, prémices de l’hypnose. La présidente, bravant une fois de plus le préjugé, magnétise bientôt à Toulouse avec ses deux fils, utilisant le baquet comme Mesmer autant que le somnambulisme magnétique comme Puységur. L’agentivité des épistolières fait ainsi de leurs lettres une source précieuse pour l’histoire du magnétisme au féminin.&lt;br /&gt;
La Révolution bouleverse rapidement la vie familiale. L’abbé Philippe devient le chef de file du clergé réfractaire de toute la région toulousaine. Joseph et Bruno émigrent en Espagne où ils rejoignent l’armée des princes. La présidente assiste à l’emprisonnement des parlementaires toulousains parmi lesquels se trouve son fils Mathias. Il meurt guillotiné à Paris le 14 juin 1794, âgé de 48 ans. Élisabeth décède le 19 novembre de la même année.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Correspondance inédite de la présidente Du Bourg (Archives municipales de Toulouse, fonds Du Bourg, sous-série 5 S).&lt;br /&gt;
* Clément Tournier, ''Le mesmérisme à Toulouse, suivi de Lettres inédites sur le XVIIIe siècle, d’après les archives de l’hôtel Du Bourg'', Toulouse, Imprimerie Saint-Cyprien, 1911, 194 p. L’étude sur le magnétisme s’arrête à la page 26. La publication des lettres couvre les pages 27 à 170.&lt;br /&gt;
* Saint-Martin, Louis-Claude de, ''Lettres aux Du Bourg : 1776-1785'', éd. Robert Amadou, Boulogne-Billancourt, L'Initiation, 1977, 89 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « La Présidente du Bourg : diffuser et mettre en pratique ses lectures. Réflexions à partir d’un exemple toulousain », dans Plagnol-Diéval, M.-E. et Brouard-Arends I. (dir)., ''Femmes éducatrices au siècle des Lumières'', Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2007, p. 75-92.&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « De la gazette à l'intime : les lettres de Madame de Livry à la présidente Dubourg (1763-1792) », dans Mouysset, S., Bardet J.-P. et Ruggiu F.-J. (dir.), ''&amp;quot;Car c'est moy que je peins&amp;quot; : écritures de soi, individu et liens sociaux (Europe, XVe-XXe siècle)'', Toulouse, CNRS : Université de Toulouse-Le Mirail, 2011, p. 163-174.&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « Une Mère et ses fils dans la seconde moitié du XVIIIe siècle : la correspondance familiale de la présidente Dubourg », dans Daumas, M. (dir.), ''Thèmes et figures du for privé'', Presses universitaires de Pau et des Pays de l’Adour, 2012, p. 125-140.&lt;br /&gt;
* Havelange, Isabelle, « De Paris à Toulouse : le magnétisme animal dans les lettres de la marquise de Livry à la présidente du bourg, 1779-1788 », ''Annales historiques de la Révolution française'', 2023, n° 2 (412), p. 3-26.&lt;br /&gt;
* Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg (1779-1792). De Paris à Toulouse'', édition d’Isabelle Havelange. Paris, Classiques Garnier, 2023, 623 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix iconographique==&lt;br /&gt;
* Portrait de la présidente Du Bourg. Peinture anonyme (vers 1750), conservée au château familial de Rochemontès&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix de liens électroniques==&lt;br /&gt;
* Numérisation des 733 lettres envoyées de 1763 à 1792 à la présidente Du Bourg par son amie parisienne la marquise de Livry &lt;br /&gt;
[https://basededonnees.archives.toulouse.fr/4DCGI/Web_GT_Call_Selection/19427_3/ILUMP4274]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* « On juge de tout par comparaison, ma chère Présidente. Par rapport a moi, vous êtes fort dévote, et vous pas, pour toutes les personnes qui courent vêpres et les sermons. » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg (1779-1792). De Paris à Toulouse'', édition d’Isabelle Havelange. Paris, Classiques Garnier, 2023, p. 195 ; 17 mars 1782).&lt;br /&gt;
* « M. l’évêque de Vabres […] prétend que l’on va chez vous pour savoir les nouvelles et que vous les debitez avec toute la grace possible […]. Mandez-moi si cela est vrai et si vous êtes la nouvelliste d’une partie de la ville de Toulouse » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg…'', ''idem'', p. 201 ; 6 avril 1782).&lt;br /&gt;
* « Je suis bien aise que Madame votre belle fille se soit tirée heureusement de sa fausse couche. Je suis persuadée que vous luy avez été plus utile que toutes les sages femmes et les accoucheurs. » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg…'', ''idem'', p. 247 ; 28 décembre 1783).&lt;br /&gt;
* « Si vous continuez à guérir radicalement des cancers, vous donnerez plus de vogue au magnétisme que les Deslong et les Mesmer. » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg…, idem'', p. 349 ; 18 novembre 1785).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Aliès de Mondinville, Élisabeth d'}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Correspondance]] [[Catégorie:Mystique, prophétisme, spiritualité]] [[Catégorie:Santé]] [[Catégorie:Sciences]] [[Catégorie:Charité]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/%C3%89lisabeth_d%27Ali%C3%A8s_de_Mondonville,_pr%C3%A9sidente_Du_Bourg</id>
		<title>Élisabeth d'Aliès de Mondonville, présidente Du Bourg</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = Du Bourg, Valentin (1720-1778)&lt;br /&gt;
| dénominations = présidente Du Bourg, présidente du Bourg, présidente Dubourg&lt;br /&gt;
| naissance = 28 décembre 1721&lt;br /&gt;
| décès = 19 novembre 1794&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
__FORCETOC__&lt;br /&gt;
== Notice d' [[Isabelle Havelange]], 2025 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Née le 28 décembre 1721 à Toulouse, Élisabeth est la fille de François d’Aliès, seigneur de Mondonville, conseiller au parlement de Toulouse, et de Jeanne de Brunet de Pujols de Castelpers, dont la propre mère est née La Croix de Castries.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1745, Élisabeth épouse Valentin Du Bourg, conseiller au parlement de Toulouse, issu comme elle de la vieille noblesse catholique languedocienne. En 1764, son époux devient président à mortier de la troisième chambre des enquêtes. En 1771, l’opposition de ce dernier à la réforme de la justice et des parlements du chancelier Maupeou entraîne son exil et celui de sa famille dans leur château de Rochemontès sis dans la commune de Seilh, proche de Toulouse. En 1775, après la disgrâce du ministre Maupeou et le retour des parlements, Valentin Du Bourg quitte sa charge et devient conseiller d’honneur.&lt;br /&gt;
Quatorze enfants au moins sont attestés au sein du couple Du Bourg, dont six seulement atteindront l’âge adulte.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Élisabeth, essentiellement connue par sa correspondance, en partie inédite, est représentative de la passion des Lumières pour la pédagogie. Après la parution de l’''Émile'' en 1762, elle choisit d’éduquer son cadet, Bruno, né en 1761, « à la Jean-Jacques ». Favorable aux idées nouvelles, elle milite en 1763 pour l’inoculation contre la variole.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Sa foi profonde guide son œuvre philanthropique qu’elle déploie auprès des prisonniers, des pauvres, des malades, comme de ses « bons paysans » de Seilh, à qui elle dédie en 1773 des traductions en gascon d’œuvres morales et religieuses. &lt;br /&gt;
Ouverte aux Lumières, la présidente Du Bourg est aussi une âme mystique, bientôt séduite par les théories des Élus Coën, branche ésotérique chrétienne de la franc-maçonnerie, qualifiée d’illuministe. Elle y est introduite en 1776 par Bernard Mazade de Percin, son futur gendre, alors à la tête du temple de Toulouse et par ailleurs avocat. Bientôt initiée, comme ses fils Mathias et Joseph, elle devient l’une des rares femmes admises au sein de cette société secrète. Louis-Claude de Saint-Martin, l’une des figures centrales de la société, par ailleurs théosophe célèbre, devient son guide spirituel.&lt;br /&gt;
Valentin Du Bourg meurt inopinément en juillet 1778. Fortement éprouvée, la présidente continue à vivre dans l’hôtel familial avec Mathias, désormais marié et père de famille, qui a succédé à son père en 1775 dans la charge de conseiller du Parlement, ainsi qu’avec Philippe, l’ecclésiastique. Joseph et Bruno, depuis peu chevaliers de Malte, entament une carrière militaire, respectivement dans l’infanterie et dans la marine. Jeanne a convolé en novembre 1776 avec Mazade de Percin. En avril 1779, Élisabeth épouse Guillaume-Joseph d’Omézon, président des trésoriers de France à Toulouse. En 1780, Mazade de Percin et sa famille partent pour les Antilles. La conduite du temple Coën de Toulouse passe à Mathias.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;br /&gt;
De la vaste correspondance de la présidente se dégagent les remarquables échanges poursuivis pendant trente ans avec son amie parisienne la marquise de Livry, veuve d’un premier maître d’hôtel du roi. S’y lit notamment la passion du public des années 1780 pour les aérostats et montgolfières d’abord, puis pour le magnétisme animal introduit par Mesmer en 1778. Les épistolières offrent ici une véritable tribune scientifique, la marquise manifestant son scepticisme, tandis que Mme Du Bourg, enthousiaste, cherche à s’investir activement dans cette pratique thérapeutique qui rejoint son intérêt pour les questions médicales, autant que son souci de faire œuvre charitable. Mathias et Joseph partagent ses convictions. Depuis Paris, la marquise transmet toutes les nouvelles et les ouvrages circulant sur le sujet, devenant de facto passeuse de savoir. Mathias de son côté se forme au magnétisme à la Société de la Concorde de Lyon dont font partie plusieurs Élus Coën adeptes d’Amand de Puységur : ce neveu d’une des amies proches de la marquise de Livry, disciple de Mesmer, a découvert en 1784 comment induire le somnambulisme magnétique, prémices de l’hypnose. La présidente, bravant une fois de plus le préjugé, magnétise bientôt à Toulouse avec ses deux fils, utilisant le baquet comme Mesmer autant que le somnambulisme magnétique comme Puységur. L’agentivité des épistolières fait ainsi de leurs lettres une source précieuse pour l’histoire du magnétisme au féminin.&lt;br /&gt;
La Révolution bouleverse rapidement la vie familiale. L’abbé Philippe devient le chef de file du clergé réfractaire de toute la région toulousaine. Joseph et Bruno émigrent en Espagne où ils rejoignent l’armée des princes. La présidente assiste à l’emprisonnement des parlementaires toulousains parmi lesquels se trouve son fils Mathias. Il meurt guillotiné à Paris le 14 juin 1794, âgé de 48 ans. Élisabeth décède le 19 novembre de la même année.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Correspondance inédite de la présidente Du Bourg (Archives municipales de Toulouse, fonds Du Bourg, sous-série 5 S).&lt;br /&gt;
* Clément Tournier, ''Le mesmérisme à Toulouse, suivi de Lettres inédites sur le XVIIIe siècle, d’après les archives de l’hôtel Du Bourg'', Toulouse, Imprimerie Saint-Cyprien, 1911, 194 p. L’étude sur le magnétisme s’arrête à la page 26. La publication des lettres couvre les pages 27 à 170.&lt;br /&gt;
* Saint-Martin, Louis-Claude de, ''Lettres aux Du Bourg : 1776-1785'', éd. Robert Amadou, Boulogne-Billancourt, L'Initiation, 1977, 89 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « La Présidente du Bourg : diffuser et mettre en pratique ses lectures. Réflexions à partir d’un exemple toulousain », dans Plagnol-Diéval, M.-E. et Brouard-Arends I. (dir)., ''Femmes éducatrices au siècle des Lumières'', Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2007, p. 75-92.&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « De la gazette à l'intime : les lettres de Madame de Livry à la présidente Dubourg (1763-1792) », dans Mouysset, S., Bardet J.-P. et Ruggiu F.-J. (dir.), ''&amp;quot;Car c'est moy que je peins&amp;quot; : écritures de soi, individu et liens sociaux (Europe, XVe-XXe siècle)'', Toulouse, CNRS : Université de Toulouse-Le Mirail, 2011, p. 163-174.&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « Une Mère et ses fils dans la seconde moitié du XVIIIe siècle : la correspondance familiale de la présidente Dubourg », dans Daumas, M. (dir.), ''Thèmes et figures du for privé'', Presses universitaires de Pau et des Pays de l’Adour, 2012, p. 125-140.&lt;br /&gt;
* Havelange, Isabelle, « De Paris à Toulouse : le magnétisme animal dans les lettres de la marquise de Livry à la présidente du bourg, 1779-1788 », ''Annales historiques de la Révolution française'', 2023, n° 2 (412), p. 3-26.&lt;br /&gt;
* Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg (1779-1792). De Paris à Toulouse'', édition d’Isabelle Havelange. Paris, Classiques Garnier, 2023, 623 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix iconographique==&lt;br /&gt;
* Portrait de la présidente Du Bourg. Peinture anonyme (vers 1750), conservée au château familial de Rochemontès&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix de liens électroniques==&lt;br /&gt;
* Numérisation des 733 lettres envoyées de 1763 à 1792 à la présidente Du Bourg par son amie parisienne la marquise de Livry &lt;br /&gt;
[https://basededonnees.archives.toulouse.fr/4DCGI/WEB_ArticlesResultRechGT/ILUMP21724]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* « On juge de tout par comparaison, ma chère Présidente. Par rapport a moi, vous êtes fort dévote, et vous pas, pour toutes les personnes qui courent vêpres et les sermons. » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg (1779-1792). De Paris à Toulouse'', édition d’Isabelle Havelange. Paris, Classiques Garnier, 2023, p. 195 ; 17 mars 1782).&lt;br /&gt;
* « M. l’évêque de Vabres […] prétend que l’on va chez vous pour savoir les nouvelles et que vous les debitez avec toute la grace possible […]. Mandez-moi si cela est vrai et si vous êtes la nouvelliste d’une partie de la ville de Toulouse » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg…'', ''idem'', p. 201 ; 6 avril 1782).&lt;br /&gt;
* « Je suis bien aise que Madame votre belle fille se soit tirée heureusement de sa fausse couche. Je suis persuadée que vous luy avez été plus utile que toutes les sages femmes et les accoucheurs. » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg…'', ''idem'', p. 247 ; 28 décembre 1783).&lt;br /&gt;
* « Si vous continuez à guérir radicalement des cancers, vous donnerez plus de vogue au magnétisme que les Deslong et les Mesmer. » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg…, idem'', p. 349 ; 18 novembre 1785).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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{{DEFAULTSORT:Aliès de Mondinville, Élisabeth d'}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Correspondance]] [[Catégorie:Mystique, prophétisme, spiritualité]] [[Catégorie:Santé]] [[Catégorie:Sciences]] [[Catégorie:Charité]]&lt;/div&gt;</summary>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Isabelle Havelange a rédigé des notices modernes pour le dictionnaire de la Siefar :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Élisabeth d'Aliès de Mondonville, présidente Du Bourg]]&lt;br /&gt;
* [[Mélanie de Boileau]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Élisabeth Boué, dite Mme de La Fite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Havelange, Isabelle}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Auteur(e)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Les nouvelles notices du Dictionnaire de la Siefar ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==2025==&lt;br /&gt;
* [[Élisabeth d'Aliès de Mondonville, présidente Du Bourg]]&lt;br /&gt;
* [[Victoire-Françoise Poisson]]&lt;br /&gt;
* [[Nicole Gassot]]&lt;br /&gt;
* [[Alix Faviot]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Le Moyne]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Raguenau]] &lt;br /&gt;
* [[Claude le Hain]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise Scelles de la Varengère]]&lt;br /&gt;
* [[Marie de Cadrels]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise Jacob de Montfleury]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Jacob]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Du Pouget]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine de Lyée/de Liée]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Dumont]]&lt;br /&gt;
* [[Suzanne de Terson]]&lt;br /&gt;
* [[Mademoiselle Certain]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2024===&lt;br /&gt;
* [[Catherine Desurlis]]&lt;br /&gt;
* [[Etiennette Desurlis]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2023===&lt;br /&gt;
* [[Henriette Fitz-James]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Jourdan]]&lt;br /&gt;
* [[Madame Ulrich]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2022===&lt;br /&gt;
* [[Catherine Leclerc du Rosé]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne-Olivier Bourguignon]]&lt;br /&gt;
* [[Thérèse Marquise de Gorla]]&lt;br /&gt;
* [[Antoinette de Bourbon-Vendôme]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Marie Madeleine Fontaine]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Charlotte Françoise Marlin]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Noble]]&lt;br /&gt;
* [[Gabrielle Suchon]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite de Jousserand]]&lt;br /&gt;
* [[Gerberge de Saxe]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Béjart]]&lt;br /&gt;
* [[Geneviève Béjart]]&lt;br /&gt;
* [[Esprit-Madeleine Pocquelin]]&lt;br /&gt;
* [[Armande Béjart]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2021===&lt;br /&gt;
* [[Médée]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Chaussé]]&lt;br /&gt;
* [[Claire-Thérèse d'Aguesseau]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Charlotte Émilie Le Fèvre de Caumartin]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Anne-Catherine d'Amoressan de Pressigny]]&lt;br /&gt;
* [[Anne-Josèphe Bonnier de la Mosson]]&lt;br /&gt;
* [[Émilie]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Delanoue]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Laigle]]&lt;br /&gt;
* [[Marianne Chatain]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Seguin]]&lt;br /&gt;
* [[Isabelle Péna]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2020===&lt;br /&gt;
* [[Marguerite de Provence]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite de Bourgogne (vers 1290-1315)]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne de Bourgogne (vers 1290-1330)]]&lt;br /&gt;
* [[Blanche de Bourgogne (1296-ca 1325-1326)]]&lt;br /&gt;
* [[Suzanne Habert]]&lt;br /&gt;
* [[Marie de la Troche de Savonnières]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Anne Laurent]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise Lecocq]]&lt;br /&gt;
* [[Élisabeth de Bohême]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite ou Geneviève Blanchot]]&lt;br /&gt;
* [[Louise de Stolberg-Gedern]]&lt;br /&gt;
* [[Louise de Bossigny, comtesse d'Auneuil]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite d'York]]&lt;br /&gt;
* [[Catherine Michelle Chauchat]]&lt;br /&gt;
* [[Louise-Françoise de La Baume Le Blanc de La Vallière]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise dite Athénaïs de Rochechouart de Mortemart]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Angélique de Scorailles de Roussille]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Gouze, dite Olympe de Gouges]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2019===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Marie Antoinette Cailleau]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Madeleine du Moncel de Martinvast]]&lt;br /&gt;
* [[Antoinette-Adrienne de Rabaudy]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Louise Ladoux]]&lt;br /&gt;
* [[Renée-Françoise Le Vacher]]&lt;br /&gt;
* [[Clémence Richard]]&lt;br /&gt;
* [[Elisabeth Julienne Pommereul]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Julie Careau]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Jeanne Chastenet de la Brunetière]]&lt;br /&gt;
* [[Angélique Séraphine de Ferrières]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Anne Lambillion]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Élisabeth de La Rochefoucauld]]&lt;br /&gt;
* [[Marthe Jobart]]&lt;br /&gt;
* [[Clémence Richard]]&lt;br /&gt;
* [[Élisabeth Geneviève Gaudin]]&lt;br /&gt;
* [[Isabella Agneta Elisabeth van Tuyll van Serooskerken]] revue en 2019&lt;br /&gt;
* [[Marie-Louise Trichet]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise d'Aubigné]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Élisabeth Boué, dite Mme de La Fite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2018===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Marie d’Avaugour]]&lt;br /&gt;
*[[Anne Depoirieux]]&lt;br /&gt;
*[[Marie de Hautefort]]&lt;br /&gt;
*[[Antoinette Desmoulins]]&lt;br /&gt;
*[[Philippe de Gueldre]]&lt;br /&gt;
*[[Rosalie Ducrollay]]&lt;br /&gt;
*[[Jacqueline Arnauld]]&lt;br /&gt;
*[[Marguerite de Lussan]]&lt;br /&gt;
*[[Élisabeth-Charlotte Huguet de Sémonville]]&lt;br /&gt;
*[[Charlotte-Flandrine d'Orange-Nassau]]&lt;br /&gt;
*[[Giustiniana Wynne]]&lt;br /&gt;
*[[Adélaïde Billet]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2017===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Sophie-Rose de Rosen-Kleinroop]]&lt;br /&gt;
* [[Anne Larcher de Pocancy]]&lt;br /&gt;
* [[Étiennette Delizet]]&lt;br /&gt;
* [[Julie de Lespinasse]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Catherine Peuvret]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Anne Peuvret de Gaudarville]]&lt;br /&gt;
* [[Constance-Marie de Théis]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Anne Magnan]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise de Blacas de Robert d’Escragnolle]] &lt;br /&gt;
* [[Marie-Madeleine de Castille]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Frémiot]]&lt;br /&gt;
* [[Catherine de la Croix de Chevrières]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine de Franc]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise de La Caille]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Fontaine]]&lt;br /&gt;
* [[Honorine Crozat du Châtel]]&lt;br /&gt;
* [[Julienne de Cornillon]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne-Agnès Berthelot de Pléneuf]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2016===&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Pinczon du Hazay]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne-Renée Estièvre]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite Delamarre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2015===&lt;br /&gt;
* [[Marie de Vichy-Chamrond]]&lt;br /&gt;
* [[Charlotte-Rose de Caumont de La Force]]&lt;br /&gt;
* [[Elisabeth-Charlotte d'Orléans]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite Louise d'Orléans]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Séguier]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Louise Élisabeth Félicité Pourrat de la Madelaine]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Anne Christine de Foix de La Valette d'Épernon]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Courillaud]]&lt;br /&gt;
* [[Christine de France]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Bourgeois]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Barré]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise-Marie Jacquelin]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Poussepin]]&lt;br /&gt;
* [[Renée Diveau]]&lt;br /&gt;
* [[Emma de Blois]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2014===&lt;br /&gt;
* [[Jacqueline Bouette de Blémur]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine de Brou]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne de Belcier]]&lt;br /&gt;
* [[Antoinette de Salvan]]&lt;br /&gt;
* [[Mademoiselle Poulain de Nogent]]&lt;br /&gt;
* [[Henriette Marie Françoise Edme]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Leprince]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Moillon]]&lt;br /&gt;
* [[Amélie Louise de Berckheim]]&lt;br /&gt;
* [[Henriette de Berckheim]]&lt;br /&gt;
* [[Octavie de Berckheim]]&lt;br /&gt;
* [[Amélie Anne Dorothée de Dietrich]]&lt;br /&gt;
* [[Amélie Louise Sophie de Dietrich]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Philippine Frédérique Dorothée d’Oberkirch]]&lt;br /&gt;
* [[Frédérique Pfeffel]]&lt;br /&gt;
* [[Suzanne Élisabeth d’Orville]]&lt;br /&gt;
* [[Anne-Elisabeth Schoenemann]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Anne Suzanne de Rathsammhausen]]&lt;br /&gt;
* [[Cercle de Schoppenwihr]]&lt;br /&gt;
* [[Idéologie]]&lt;br /&gt;
* [[Noblesse immémoriale]]&lt;br /&gt;
* [[Trotula]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Flore]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite-Françoise-Lucie Messageot]]&lt;br /&gt;
* [[Anne-Louise Boyvin d'Hardancourt]]&lt;br /&gt;
* [[Didon]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2013 ===&lt;br /&gt;
* [[Ide de Gorsleeuw]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Louise Auget de Monthyon]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise Odeau]]&lt;br /&gt;
* [[Louise de Marillac (?-1629)]]&lt;br /&gt;
* [[Louise -Blanche-Thérèse Perrucard de Ballon]]&lt;br /&gt;
* [[Anne de Pons]]&lt;br /&gt;
* [[Jane Barker]]&lt;br /&gt;
* [[Anne Le Fèvre]]&lt;br /&gt;
* [[Geneviève-Françoise Randon de Malboissière]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Agouet]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Amable Petiteau]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite d'Autriche (1522-1586)]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Perraud]]&lt;br /&gt;
* [[Yolande Bonhomme]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Anne de La Trémoille]]&lt;br /&gt;
* [[Ève de Saint-Martin]]&lt;br /&gt;
* [[Hedwig Margrethe Elisabeth von Ranzau]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Françoise Gay]]&lt;br /&gt;
* [[Sappho]]&lt;br /&gt;
* [[Anne de Lenclos]]&lt;br /&gt;
* [[Marie d'Angleterre]]&lt;br /&gt;
* [[Georgette de Montenay]]&lt;br /&gt;
* [[Henriette de Monbielle d'Hus]]&lt;br /&gt;
* [[Elisabeth-Angélique de Boutteville-Montmorency]]&lt;br /&gt;
* [[Perrine Testu]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Barbe]]&lt;br /&gt;
* [[Marthe d'Oraison]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise d'Aguillenqui]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise de Coëtquen]]&lt;br /&gt;
* [[Anne Boger]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Jeanne Constance de Mailly d’Haucourt]]&lt;br /&gt;
* [[Catherine de Francheville]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne de Lestonnac]]&lt;br /&gt;
* [[Annonciades célestes]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2012 ===&lt;br /&gt;
* [[Clytemnestre]]&lt;br /&gt;
* [[Électre]]&lt;br /&gt;
* [[Proba Falconia]]&lt;br /&gt;
* [[Corinne]]&lt;br /&gt;
* [[Érinna]]&lt;br /&gt;
* [[Télésilla]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne d'Arc]]&lt;br /&gt;
* [[Ségolène]]&lt;br /&gt;
* [[Aliénor d'Aquitaine]]&lt;br /&gt;
* [[Rose Chamois]]&lt;br /&gt;
* [[Marie de Pech]]&lt;br /&gt;
* [[Geneviève]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite Ménard]]&lt;br /&gt;
* [[Clôture]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2011 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Ide de Nivelles]] &lt;br /&gt;
* [[Ide de Louvain]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Bonneau]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Chatillon]]&lt;br /&gt;
* [[Rose Chatillon]]&lt;br /&gt;
* [[Thérèse Chatillon]]&lt;br /&gt;
* [[Jacqueline de Chaugy]]&lt;br /&gt;
* [[Diane de France]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite d'Autriche (1480-1532)]]&lt;br /&gt;
* [[Claudine-Alexandrine Guérin de Tencin]]&lt;br /&gt;
* [[Helen Maria Williams]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne de France (1464-1505)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Evénements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En 2013 ===&lt;br /&gt;
* A partir de février 2013, indexation des personnages selon leurs domaines de notoriété [[Marie-Elisabeth Henneau]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En 2012 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* A partir de mai 2012, mise en ligne des Femmes antiques et légendaires par [[Anne Debrosse]].&lt;br /&gt;
* A partir de mai 2012, mise en ligne des images par [[Anne Debrosse]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En 2011 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* A partir du 25 septembre 2011, mise en ligne du dictionnaire Delacoux.&lt;br /&gt;
* A partir du 1er juin 2011, 150 nouveaux personnages seront créés.&lt;br /&gt;
* Le site français a fini sa migration en août 2010. Fin mai 2011, le contrôle des 1500 personnages est terminé.&lt;br /&gt;
* Démarrage du site anglais depuis décembre 2010 : des nouvelles bientôt ici et sur la version anglaise !&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/%C3%89lisabeth_d%27Ali%C3%A8s_de_Mondonville,_pr%C3%A9sidente_Du_Bourg</id>
		<title>Élisabeth d'Aliès de Mondonville, présidente Du Bourg</title>
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				<updated>2025-03-22T15:07:49Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : Henneau a déplacé la page Élisabeth d'Aliès de Mondonville vers Élisabeth d'Aliès de Mondonville, présidente Du Bourg&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = Du Bourg, Valentin (1720-1778)&lt;br /&gt;
| dénominations = présidente Du Bourg, présidente du Bourg, présidente Dubourg&lt;br /&gt;
| naissance = 28 décembre 1721&lt;br /&gt;
| décès = 19 novembre 1794&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
__FORCETOC__&lt;br /&gt;
== Notice d' [[Isabelle Havelange]], 2025 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Née le 28 décembre 1721 à Toulouse, Élisabeth est la fille de François d’Aliès, seigneur de Mondonville, conseiller au parlement de Toulouse, et de Jeanne de Brunet de Pujols de Castelpers, dont la propre mère est née La Croix de Castries.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1745, Élisabeth épouse Valentin Du Bourg, conseiller au parlement de Toulouse, issu comme elle de la vieille noblesse catholique languedocienne. En 1764, son époux devient président à mortier de la troisième chambre des enquêtes. En 1771, l’opposition de ce dernier à la réforme de la justice et des parlements du chancelier Maupeou entraîne son exil et celui de sa famille dans leur château de Rochemontès sis dans la commune de Seilh, proche de Toulouse. En 1775, après la disgrâce du ministre Maupeou et le retour des parlements, Valentin Du Bourg quitte sa charge et devient conseiller d’honneur.&lt;br /&gt;
Quatorze enfants au moins sont attestés au sein du couple Du Bourg, dont six seulement atteindront l’âge adulte.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Élisabeth, essentiellement connue par sa correspondance, en partie inédite, est représentative de la passion des Lumières pour la pédagogie. Après la parution de l’''Émile'' en 1762, elle choisit d’éduquer son cadet, Bruno, né en 1761, « à la Jean-Jacques ». Favorable aux idées nouvelles, elle milite en 1763 pour l’inoculation contre la variole.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Sa foi profonde guide son œuvre philanthropique qu’elle déploie auprès des prisonniers, des pauvres, des malades, comme de ses « bons paysans » de Seilh, à qui elle dédie en 1773 des traductions en gascon d’œuvres morales et religieuses. &lt;br /&gt;
Ouverte aux Lumières, la présidente Du Bourg est aussi une âme mystique, bientôt séduite par les théories des Élus Coën, branche ésotérique chrétienne de la franc-maçonnerie, qualifiée d’illuministe. Elle y est introduite en 1776 par Bernard Mazade de Percin, son futur gendre, alors à la tête du temple de Toulouse et par ailleurs avocat. Bientôt initiée, comme ses fils Mathias et Joseph, elle devient l’une des rares femmes admises au sein de cette société secrète. Louis-Claude de Saint-Martin, l’une des figures centrales de la société, par ailleurs théosophe célèbre, devient son guide spirituel.&lt;br /&gt;
Valentin Du Bourg meurt inopinément en juillet 1778. Fortement éprouvée, la présidente continue à vivre dans l’hôtel familial avec Mathias, désormais marié et père de famille, qui a succédé à son père en 1775 dans la charge de conseiller du Parlement, ainsi qu’avec Philippe, l’ecclésiastique. Joseph et Bruno, depuis peu chevaliers de Malte, entament une carrière militaire, respectivement dans l’infanterie et dans la marine. Jeanne a convolé en novembre 1776 avec Mazade de Percin. En avril 1779, Élisabeth épouse Guillaume-Joseph d’Omézon, président des trésoriers de France à Toulouse. En 1780, Mazade de Percin et sa famille partent pour les Antilles. La conduite du temple Coën de Toulouse passe à Mathias.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;br /&gt;
De la vaste correspondance de la présidente se dégagent les remarquables échanges poursuivis pendant trente ans avec son amie parisienne la marquise de Livry, veuve d’un premier maître d’hôtel du roi. S’y lit notamment la passion du public des années 1780 pour les aérostats et montgolfières d’abord, puis pour le magnétisme animal introduit par Mesmer en 1778. Les épistolières offrent ici une véritable tribune scientifique, la marquise manifestant son scepticisme, tandis que Mme Du Bourg, enthousiaste, cherche à s’investir activement dans cette pratique thérapeutique qui rejoint son intérêt pour les questions médicales, autant que son souci de faire œuvre charitable. Mathias et Joseph partagent ses convictions. Depuis Paris, la marquise transmet toutes les nouvelles et les ouvrages circulant sur le sujet, devenant de facto passeuse de savoir. Mathias de son côté se forme au magnétisme à la Société de la Concorde de Lyon dont font partie plusieurs Élus Coën adeptes d’Amand de Puységur : ce neveu d’une des amies proches de la marquise de Livry, disciple de Mesmer, a découvert en 1784 comment induire le somnambulisme magnétique, prémices de l’hypnose. La présidente, bravant une fois de plus le préjugé, magnétise bientôt à Toulouse avec ses deux fils, utilisant le baquet comme Mesmer autant que le somnambulisme magnétique comme Puységur. L’agentivité des épistolières fait ainsi de leurs lettres une source précieuse pour l’histoire du magnétisme au féminin.&lt;br /&gt;
La Révolution bouleverse rapidement la vie familiale. L’abbé Philippe devient le chef de file du clergé réfractaire de toute la région toulousaine. Joseph et Bruno émigrent en Espagne où ils rejoignent l’armée des princes. La présidente assiste à l’emprisonnement des parlementaires toulousains parmi lesquels se trouve son fils Mathias. Il meurt guillotiné à Paris le 14 juin 1794, âgé de 48 ans. Élisabeth décède le 19 novembre de la même année.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Correspondance inédite de la présidente Du Bourg (Archives municipales de Toulouse, fonds Du Bourg, sous-série 5 S).&lt;br /&gt;
* Clément Tournier, ''Le mesmérisme à Toulouse, suivi de Lettres inédites sur le XVIIIe siècle, d’après les archives de l’hôtel Du Bourg'', Toulouse, Imprimerie Saint-Cyprien, 1911, 194 p. L’étude sur le magnétisme s’arrête à la page 26. La publication des lettres couvre les pages 27 à 170.&lt;br /&gt;
* Saint-Martin, Louis-Claude de, ''Lettres aux Du Bourg : 1776-1785'', éd. Robert Amadou, Boulogne-Billancourt, L'Initiation, 1977, 89 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « La Présidente du Bourg : diffuser et mettre en pratique ses lectures. Réflexions à partir d’un exemple toulousain », dans Plagnol-Diéval, M.-E. et Brouard-Arends I. (dir)., ''Femmes éducatrices au siècle des Lumières'', Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2007, p. 75-92.&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « De la gazette à l'intime : les lettres de Madame de Livry à la présidente Dubourg (1763-1792) », dans Mouysset, S., Bardet J.-P. et Ruggiu F.-J. (dir.), ''&amp;quot;Car c'est moy que je peins&amp;quot; : écritures de soi, individu et liens sociaux (Europe, XVe-XXe siècle)'', Toulouse, CNRS : Université de Toulouse-Le Mirail, 2011, p. 163-174.&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « Une Mère et ses fils dans la seconde moitié du XVIIIe siècle : la correspondance familiale de la présidente Dubourg », dans Daumas, M. (dir.), ''Thèmes et figures du for privé'', Presses universitaires de Pau et des Pays de l’Adour, 2012, p. 125-140.&lt;br /&gt;
* Havelange, Isabelle, « De Paris à Toulouse : le magnétisme animal dans les lettres de la marquise de Livry à la présidente du bourg, 1779-1788 », ''Annales historiques de la Révolution française'', 2023, n° 2 (412), p. 3-26.&lt;br /&gt;
* Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg (1779-1792). De Paris à Toulouse'', édition d’Isabelle Havelange. Paris, Classiques Garnier, 2023, 623 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix iconographique==&lt;br /&gt;
* Portrait de la présidente Du Bourg. Peinture anonyme (vers 1750), conservée au château familial de Rochemontès&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix de liens électroniques==&lt;br /&gt;
* Numérisation des 733 lettres envoyées de 1763 à 1792 à la présidente Du Bourg par son amie parisienne la marquise de Livry &lt;br /&gt;
[https://basededonnees.archives.toulouse.fr/4DCGI/WEB_ArticlesResultRechGT/ILUMP276]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* « On juge de tout par comparaison, ma chère Présidente. Par rapport a moi, vous êtes fort dévote, et vous pas, pour toutes les personnes qui courent vêpres et les sermons. » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg (1779-1792). De Paris à Toulouse'', édition d’Isabelle Havelange. Paris, Classiques Garnier, 2023, p. 195 ; 17 mars 1782).&lt;br /&gt;
* « M. l’évêque de Vabres […] prétend que l’on va chez vous pour savoir les nouvelles et que vous les debitez avec toute la grace possible […]. Mandez-moi si cela est vrai et si vous êtes la nouvelliste d’une partie de la ville de Toulouse » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg…'', ''idem'', p. 201 ; 6 avril 1782).&lt;br /&gt;
* « Je suis bien aise que Madame votre belle fille se soit tirée heureusement de sa fausse couche. Je suis persuadée que vous luy avez été plus utile que toutes les sages femmes et les accoucheurs. » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg…'', ''idem'', p. 247 ; 28 décembre 1783).&lt;br /&gt;
* « Si vous continuez à guérir radicalement des cancers, vous donnerez plus de vogue au magnétisme que les Deslong et les Mesmer. » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg…, idem'', p. 349 ; 18 novembre 1785).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Aliès de Mondinville, Élisabeth d'}}&lt;br /&gt;
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[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Correspondance]] [[Catégorie:Mystique, prophétisme, spiritualité]] [[Catégorie:Santé]] [[Catégorie:Sciences]] [[Catégorie:Charité]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECTION [[Élisabeth d'Aliès de Mondonville, présidente Du Bourg]]&lt;/div&gt;</summary>
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		<title>SiefarWikiFr:Actualités</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : /* 2025 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Les nouvelles notices du Dictionnaire de la Siefar ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==2025==&lt;br /&gt;
* [[Élisabeth d'Aliès de Mondonville]]&lt;br /&gt;
* [[Victoire-Françoise Poisson]]&lt;br /&gt;
* [[Nicole Gassot]]&lt;br /&gt;
* [[Alix Faviot]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Le Moyne]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Raguenau]] &lt;br /&gt;
* [[Claude le Hain]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise Scelles de la Varengère]]&lt;br /&gt;
* [[Marie de Cadrels]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise Jacob de Montfleury]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Jacob]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Du Pouget]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine de Lyée/de Liée]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Dumont]]&lt;br /&gt;
* [[Suzanne de Terson]]&lt;br /&gt;
* [[Mademoiselle Certain]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2024===&lt;br /&gt;
* [[Catherine Desurlis]]&lt;br /&gt;
* [[Etiennette Desurlis]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2023===&lt;br /&gt;
* [[Henriette Fitz-James]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Jourdan]]&lt;br /&gt;
* [[Madame Ulrich]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2022===&lt;br /&gt;
* [[Catherine Leclerc du Rosé]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne-Olivier Bourguignon]]&lt;br /&gt;
* [[Thérèse Marquise de Gorla]]&lt;br /&gt;
* [[Antoinette de Bourbon-Vendôme]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Marie Madeleine Fontaine]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Charlotte Françoise Marlin]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Noble]]&lt;br /&gt;
* [[Gabrielle Suchon]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite de Jousserand]]&lt;br /&gt;
* [[Gerberge de Saxe]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Béjart]]&lt;br /&gt;
* [[Geneviève Béjart]]&lt;br /&gt;
* [[Esprit-Madeleine Pocquelin]]&lt;br /&gt;
* [[Armande Béjart]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2021===&lt;br /&gt;
* [[Médée]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Chaussé]]&lt;br /&gt;
* [[Claire-Thérèse d'Aguesseau]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine Charlotte Émilie Le Fèvre de Caumartin]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Anne-Catherine d'Amoressan de Pressigny]]&lt;br /&gt;
* [[Anne-Josèphe Bonnier de la Mosson]]&lt;br /&gt;
* [[Émilie]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Delanoue]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Laigle]]&lt;br /&gt;
* [[Marianne Chatain]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Seguin]]&lt;br /&gt;
* [[Isabelle Péna]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2020===&lt;br /&gt;
* [[Marguerite de Provence]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite de Bourgogne (vers 1290-1315)]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne de Bourgogne (vers 1290-1330)]]&lt;br /&gt;
* [[Blanche de Bourgogne (1296-ca 1325-1326)]]&lt;br /&gt;
* [[Suzanne Habert]]&lt;br /&gt;
* [[Marie de la Troche de Savonnières]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Anne Laurent]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise Lecocq]]&lt;br /&gt;
* [[Élisabeth de Bohême]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite ou Geneviève Blanchot]]&lt;br /&gt;
* [[Louise de Stolberg-Gedern]]&lt;br /&gt;
* [[Louise de Bossigny, comtesse d'Auneuil]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite d'York]]&lt;br /&gt;
* [[Catherine Michelle Chauchat]]&lt;br /&gt;
* [[Louise-Françoise de La Baume Le Blanc de La Vallière]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise dite Athénaïs de Rochechouart de Mortemart]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Angélique de Scorailles de Roussille]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Gouze, dite Olympe de Gouges]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2019===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Marie Antoinette Cailleau]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Madeleine du Moncel de Martinvast]]&lt;br /&gt;
* [[Antoinette-Adrienne de Rabaudy]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Louise Ladoux]]&lt;br /&gt;
* [[Renée-Françoise Le Vacher]]&lt;br /&gt;
* [[Clémence Richard]]&lt;br /&gt;
* [[Elisabeth Julienne Pommereul]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Julie Careau]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Jeanne Chastenet de la Brunetière]]&lt;br /&gt;
* [[Angélique Séraphine de Ferrières]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Anne Lambillion]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Élisabeth de La Rochefoucauld]]&lt;br /&gt;
* [[Marthe Jobart]]&lt;br /&gt;
* [[Clémence Richard]]&lt;br /&gt;
* [[Élisabeth Geneviève Gaudin]]&lt;br /&gt;
* [[Isabella Agneta Elisabeth van Tuyll van Serooskerken]] revue en 2019&lt;br /&gt;
* [[Marie-Louise Trichet]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise d'Aubigné]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Élisabeth Boué, dite Mme de La Fite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2018===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Marie d’Avaugour]]&lt;br /&gt;
*[[Anne Depoirieux]]&lt;br /&gt;
*[[Marie de Hautefort]]&lt;br /&gt;
*[[Antoinette Desmoulins]]&lt;br /&gt;
*[[Philippe de Gueldre]]&lt;br /&gt;
*[[Rosalie Ducrollay]]&lt;br /&gt;
*[[Jacqueline Arnauld]]&lt;br /&gt;
*[[Marguerite de Lussan]]&lt;br /&gt;
*[[Élisabeth-Charlotte Huguet de Sémonville]]&lt;br /&gt;
*[[Charlotte-Flandrine d'Orange-Nassau]]&lt;br /&gt;
*[[Giustiniana Wynne]]&lt;br /&gt;
*[[Adélaïde Billet]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2017===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Sophie-Rose de Rosen-Kleinroop]]&lt;br /&gt;
* [[Anne Larcher de Pocancy]]&lt;br /&gt;
* [[Étiennette Delizet]]&lt;br /&gt;
* [[Julie de Lespinasse]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Catherine Peuvret]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Anne Peuvret de Gaudarville]]&lt;br /&gt;
* [[Constance-Marie de Théis]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Anne Magnan]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise de Blacas de Robert d’Escragnolle]] &lt;br /&gt;
* [[Marie-Madeleine de Castille]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Frémiot]]&lt;br /&gt;
* [[Catherine de la Croix de Chevrières]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine de Franc]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise de La Caille]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Fontaine]]&lt;br /&gt;
* [[Honorine Crozat du Châtel]]&lt;br /&gt;
* [[Julienne de Cornillon]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne-Agnès Berthelot de Pléneuf]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2016===&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Pinczon du Hazay]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne-Renée Estièvre]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite Delamarre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2015===&lt;br /&gt;
* [[Marie de Vichy-Chamrond]]&lt;br /&gt;
* [[Charlotte-Rose de Caumont de La Force]]&lt;br /&gt;
* [[Elisabeth-Charlotte d'Orléans]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite Louise d'Orléans]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Séguier]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Louise Élisabeth Félicité Pourrat de la Madelaine]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Anne Christine de Foix de La Valette d'Épernon]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Courillaud]]&lt;br /&gt;
* [[Christine de France]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Bourgeois]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Barré]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise-Marie Jacquelin]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Poussepin]]&lt;br /&gt;
* [[Renée Diveau]]&lt;br /&gt;
* [[Emma de Blois]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2014===&lt;br /&gt;
* [[Jacqueline Bouette de Blémur]]&lt;br /&gt;
* [[Madeleine de Brou]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne de Belcier]]&lt;br /&gt;
* [[Antoinette de Salvan]]&lt;br /&gt;
* [[Mademoiselle Poulain de Nogent]]&lt;br /&gt;
* [[Henriette Marie Françoise Edme]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Leprince]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Moillon]]&lt;br /&gt;
* [[Amélie Louise de Berckheim]]&lt;br /&gt;
* [[Henriette de Berckheim]]&lt;br /&gt;
* [[Octavie de Berckheim]]&lt;br /&gt;
* [[Amélie Anne Dorothée de Dietrich]]&lt;br /&gt;
* [[Amélie Louise Sophie de Dietrich]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Philippine Frédérique Dorothée d’Oberkirch]]&lt;br /&gt;
* [[Frédérique Pfeffel]]&lt;br /&gt;
* [[Suzanne Élisabeth d’Orville]]&lt;br /&gt;
* [[Anne-Elisabeth Schoenemann]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Anne Suzanne de Rathsammhausen]]&lt;br /&gt;
* [[Cercle de Schoppenwihr]]&lt;br /&gt;
* [[Idéologie]]&lt;br /&gt;
* [[Noblesse immémoriale]]&lt;br /&gt;
* [[Trotula]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Flore]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite-Françoise-Lucie Messageot]]&lt;br /&gt;
* [[Anne-Louise Boyvin d'Hardancourt]]&lt;br /&gt;
* [[Didon]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2013 ===&lt;br /&gt;
* [[Ide de Gorsleeuw]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Louise Auget de Monthyon]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise Odeau]]&lt;br /&gt;
* [[Louise de Marillac (?-1629)]]&lt;br /&gt;
* [[Louise -Blanche-Thérèse Perrucard de Ballon]]&lt;br /&gt;
* [[Anne de Pons]]&lt;br /&gt;
* [[Jane Barker]]&lt;br /&gt;
* [[Anne Le Fèvre]]&lt;br /&gt;
* [[Geneviève-Françoise Randon de Malboissière]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Agouet]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Amable Petiteau]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite d'Autriche (1522-1586)]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne Perraud]]&lt;br /&gt;
* [[Yolande Bonhomme]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Anne de La Trémoille]]&lt;br /&gt;
* [[Ève de Saint-Martin]]&lt;br /&gt;
* [[Hedwig Margrethe Elisabeth von Ranzau]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Françoise Gay]]&lt;br /&gt;
* [[Sappho]]&lt;br /&gt;
* [[Anne de Lenclos]]&lt;br /&gt;
* [[Marie d'Angleterre]]&lt;br /&gt;
* [[Georgette de Montenay]]&lt;br /&gt;
* [[Henriette de Monbielle d'Hus]]&lt;br /&gt;
* [[Elisabeth-Angélique de Boutteville-Montmorency]]&lt;br /&gt;
* [[Perrine Testu]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Barbe]]&lt;br /&gt;
* [[Marthe d'Oraison]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise d'Aguillenqui]]&lt;br /&gt;
* [[Françoise de Coëtquen]]&lt;br /&gt;
* [[Anne Boger]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Jeanne Constance de Mailly d’Haucourt]]&lt;br /&gt;
* [[Catherine de Francheville]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne de Lestonnac]]&lt;br /&gt;
* [[Annonciades célestes]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2012 ===&lt;br /&gt;
* [[Clytemnestre]]&lt;br /&gt;
* [[Électre]]&lt;br /&gt;
* [[Proba Falconia]]&lt;br /&gt;
* [[Corinne]]&lt;br /&gt;
* [[Érinna]]&lt;br /&gt;
* [[Télésilla]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne d'Arc]]&lt;br /&gt;
* [[Ségolène]]&lt;br /&gt;
* [[Aliénor d'Aquitaine]]&lt;br /&gt;
* [[Rose Chamois]]&lt;br /&gt;
* [[Marie de Pech]]&lt;br /&gt;
* [[Geneviève]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite Ménard]]&lt;br /&gt;
* [[Clôture]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2011 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Ide de Nivelles]] &lt;br /&gt;
* [[Ide de Louvain]]&lt;br /&gt;
* [[Marie Bonneau]]&lt;br /&gt;
* [[Louise Chatillon]]&lt;br /&gt;
* [[Rose Chatillon]]&lt;br /&gt;
* [[Thérèse Chatillon]]&lt;br /&gt;
* [[Jacqueline de Chaugy]]&lt;br /&gt;
* [[Diane de France]]&lt;br /&gt;
* [[Marguerite d'Autriche (1480-1532)]]&lt;br /&gt;
* [[Claudine-Alexandrine Guérin de Tencin]]&lt;br /&gt;
* [[Helen Maria Williams]]&lt;br /&gt;
* [[Jeanne de France (1464-1505)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Evénements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En 2013 ===&lt;br /&gt;
* A partir de février 2013, indexation des personnages selon leurs domaines de notoriété [[Marie-Elisabeth Henneau]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En 2012 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* A partir de mai 2012, mise en ligne des Femmes antiques et légendaires par [[Anne Debrosse]].&lt;br /&gt;
* A partir de mai 2012, mise en ligne des images par [[Anne Debrosse]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En 2011 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* A partir du 25 septembre 2011, mise en ligne du dictionnaire Delacoux.&lt;br /&gt;
* A partir du 1er juin 2011, 150 nouveaux personnages seront créés.&lt;br /&gt;
* Le site français a fini sa migration en août 2010. Fin mai 2011, le contrôle des 1500 personnages est terminé.&lt;br /&gt;
* Démarrage du site anglais depuis décembre 2010 : des nouvelles bientôt ici et sur la version anglaise !&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Isabelle_Havelange</id>
		<title>Isabelle Havelange</title>
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				<updated>2025-03-22T15:04:46Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Isabelle Havelange a rédigé des notices modernes pour le dictionnaire de la Siefar :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Élisabeth d'Aliès de Mondonville]]&lt;br /&gt;
* [[Mélanie de Boileau]]&lt;br /&gt;
* [[Marie-Élisabeth Boué, dite Mme de La Fite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Havelange, Isabelle}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Auteur(e)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/%C3%89lisabeth_d%27Ali%C3%A8s_de_Mondonville,_pr%C3%A9sidente_Du_Bourg</id>
		<title>Élisabeth d'Aliès de Mondonville, présidente Du Bourg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/%C3%89lisabeth_d%27Ali%C3%A8s_de_Mondonville,_pr%C3%A9sidente_Du_Bourg"/>
				<updated>2025-03-22T15:03:51Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = Du Bourg, Valentin (1720-1778)&lt;br /&gt;
| dénominations = présidente Du Bourg, présidente du Bourg, présidente Dubourg&lt;br /&gt;
| naissance = 28 décembre 1721&lt;br /&gt;
| décès = 19 novembre 1794&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
__FORCETOC__&lt;br /&gt;
== Notice d' [[Isabelle Havelange]], 2025 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Née le 28 décembre 1721 à Toulouse, Élisabeth est la fille de François d’Aliès, seigneur de Mondonville, conseiller au parlement de Toulouse, et de Jeanne de Brunet de Pujols de Castelpers, dont la propre mère est née La Croix de Castries.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1745, Élisabeth épouse Valentin Du Bourg, conseiller au parlement de Toulouse, issu comme elle de la vieille noblesse catholique languedocienne. En 1764, son époux devient président à mortier de la troisième chambre des enquêtes. En 1771, l’opposition de ce dernier à la réforme de la justice et des parlements du chancelier Maupeou entraîne son exil et celui de sa famille dans leur château de Rochemontès sis dans la commune de Seilh, proche de Toulouse. En 1775, après la disgrâce du ministre Maupeou et le retour des parlements, Valentin Du Bourg quitte sa charge et devient conseiller d’honneur.&lt;br /&gt;
Quatorze enfants au moins sont attestés au sein du couple Du Bourg, dont six seulement atteindront l’âge adulte.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Élisabeth, essentiellement connue par sa correspondance, en partie inédite, est représentative de la passion des Lumières pour la pédagogie. Après la parution de l’''Émile'' en 1762, elle choisit d’éduquer son cadet, Bruno, né en 1761, « à la Jean-Jacques ». Favorable aux idées nouvelles, elle milite en 1763 pour l’inoculation contre la variole.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Sa foi profonde guide son œuvre philanthropique qu’elle déploie auprès des prisonniers, des pauvres, des malades, comme de ses « bons paysans » de Seilh, à qui elle dédie en 1773 des traductions en gascon d’œuvres morales et religieuses. &lt;br /&gt;
Ouverte aux Lumières, la présidente Du Bourg est aussi une âme mystique, bientôt séduite par les théories des Élus Coën, branche ésotérique chrétienne de la franc-maçonnerie, qualifiée d’illuministe. Elle y est introduite en 1776 par Bernard Mazade de Percin, son futur gendre, alors à la tête du temple de Toulouse et par ailleurs avocat. Bientôt initiée, comme ses fils Mathias et Joseph, elle devient l’une des rares femmes admises au sein de cette société secrète. Louis-Claude de Saint-Martin, l’une des figures centrales de la société, par ailleurs théosophe célèbre, devient son guide spirituel.&lt;br /&gt;
Valentin Du Bourg meurt inopinément en juillet 1778. Fortement éprouvée, la présidente continue à vivre dans l’hôtel familial avec Mathias, désormais marié et père de famille, qui a succédé à son père en 1775 dans la charge de conseiller du Parlement, ainsi qu’avec Philippe, l’ecclésiastique. Joseph et Bruno, depuis peu chevaliers de Malte, entament une carrière militaire, respectivement dans l’infanterie et dans la marine. Jeanne a convolé en novembre 1776 avec Mazade de Percin. En avril 1779, Élisabeth épouse Guillaume-Joseph d’Omézon, président des trésoriers de France à Toulouse. En 1780, Mazade de Percin et sa famille partent pour les Antilles. La conduite du temple Coën de Toulouse passe à Mathias.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;br /&gt;
De la vaste correspondance de la présidente se dégagent les remarquables échanges poursuivis pendant trente ans avec son amie parisienne la marquise de Livry, veuve d’un premier maître d’hôtel du roi. S’y lit notamment la passion du public des années 1780 pour les aérostats et montgolfières d’abord, puis pour le magnétisme animal introduit par Mesmer en 1778. Les épistolières offrent ici une véritable tribune scientifique, la marquise manifestant son scepticisme, tandis que Mme Du Bourg, enthousiaste, cherche à s’investir activement dans cette pratique thérapeutique qui rejoint son intérêt pour les questions médicales, autant que son souci de faire œuvre charitable. Mathias et Joseph partagent ses convictions. Depuis Paris, la marquise transmet toutes les nouvelles et les ouvrages circulant sur le sujet, devenant de facto passeuse de savoir. Mathias de son côté se forme au magnétisme à la Société de la Concorde de Lyon dont font partie plusieurs Élus Coën adeptes d’Amand de Puységur : ce neveu d’une des amies proches de la marquise de Livry, disciple de Mesmer, a découvert en 1784 comment induire le somnambulisme magnétique, prémices de l’hypnose. La présidente, bravant une fois de plus le préjugé, magnétise bientôt à Toulouse avec ses deux fils, utilisant le baquet comme Mesmer autant que le somnambulisme magnétique comme Puységur. L’agentivité des épistolières fait ainsi de leurs lettres une source précieuse pour l’histoire du magnétisme au féminin.&lt;br /&gt;
La Révolution bouleverse rapidement la vie familiale. L’abbé Philippe devient le chef de file du clergé réfractaire de toute la région toulousaine. Joseph et Bruno émigrent en Espagne où ils rejoignent l’armée des princes. La présidente assiste à l’emprisonnement des parlementaires toulousains parmi lesquels se trouve son fils Mathias. Il meurt guillotiné à Paris le 14 juin 1794, âgé de 48 ans. Élisabeth décède le 19 novembre de la même année.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Correspondance inédite de la présidente Du Bourg (Archives municipales de Toulouse, fonds Du Bourg, sous-série 5 S).&lt;br /&gt;
* Clément Tournier, ''Le mesmérisme à Toulouse, suivi de Lettres inédites sur le XVIIIe siècle, d’après les archives de l’hôtel Du Bourg'', Toulouse, Imprimerie Saint-Cyprien, 1911, 194 p. L’étude sur le magnétisme s’arrête à la page 26. La publication des lettres couvre les pages 27 à 170.&lt;br /&gt;
* Saint-Martin, Louis-Claude de, ''Lettres aux Du Bourg : 1776-1785'', éd. Robert Amadou, Boulogne-Billancourt, L'Initiation, 1977, 89 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « La Présidente du Bourg : diffuser et mettre en pratique ses lectures. Réflexions à partir d’un exemple toulousain », dans Plagnol-Diéval, M.-E. et Brouard-Arends I. (dir)., ''Femmes éducatrices au siècle des Lumières'', Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2007, p. 75-92.&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « De la gazette à l'intime : les lettres de Madame de Livry à la présidente Dubourg (1763-1792) », dans Mouysset, S., Bardet J.-P. et Ruggiu F.-J. (dir.), ''&amp;quot;Car c'est moy que je peins&amp;quot; : écritures de soi, individu et liens sociaux (Europe, XVe-XXe siècle)'', Toulouse, CNRS : Université de Toulouse-Le Mirail, 2011, p. 163-174.&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « Une Mère et ses fils dans la seconde moitié du XVIIIe siècle : la correspondance familiale de la présidente Dubourg », dans Daumas, M. (dir.), ''Thèmes et figures du for privé'', Presses universitaires de Pau et des Pays de l’Adour, 2012, p. 125-140.&lt;br /&gt;
* Havelange, Isabelle, « De Paris à Toulouse : le magnétisme animal dans les lettres de la marquise de Livry à la présidente du bourg, 1779-1788 », ''Annales historiques de la Révolution française'', 2023, n° 2 (412), p. 3-26.&lt;br /&gt;
* Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg (1779-1792). De Paris à Toulouse'', édition d’Isabelle Havelange. Paris, Classiques Garnier, 2023, 623 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix iconographique==&lt;br /&gt;
* Portrait de la présidente Du Bourg. Peinture anonyme (vers 1750), conservée au château familial de Rochemontès&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix de liens électroniques==&lt;br /&gt;
* Numérisation des 733 lettres envoyées de 1763 à 1792 à la présidente Du Bourg par son amie parisienne la marquise de Livry &lt;br /&gt;
[https://basededonnees.archives.toulouse.fr/4DCGI/WEB_ArticlesResultRechGT/ILUMP276]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réceptions==&lt;br /&gt;
* « On juge de tout par comparaison, ma chère Présidente. Par rapport a moi, vous êtes fort dévote, et vous pas, pour toutes les personnes qui courent vêpres et les sermons. » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg (1779-1792). De Paris à Toulouse'', édition d’Isabelle Havelange. Paris, Classiques Garnier, 2023, p. 195 ; 17 mars 1782).&lt;br /&gt;
* « M. l’évêque de Vabres […] prétend que l’on va chez vous pour savoir les nouvelles et que vous les debitez avec toute la grace possible […]. Mandez-moi si cela est vrai et si vous êtes la nouvelliste d’une partie de la ville de Toulouse » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg…'', ''idem'', p. 201 ; 6 avril 1782).&lt;br /&gt;
* « Je suis bien aise que Madame votre belle fille se soit tirée heureusement de sa fausse couche. Je suis persuadée que vous luy avez été plus utile que toutes les sages femmes et les accoucheurs. » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg…'', ''idem'', p. 247 ; 28 décembre 1783).&lt;br /&gt;
* « Si vous continuez à guérir radicalement des cancers, vous donnerez plus de vogue au magnétisme que les Deslong et les Mesmer. » (Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg…, idem'', p. 349 ; 18 novembre 1785).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Aliès de Mondinville, Élisabeth d'}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Correspondance]] [[Catégorie:Mystique, prophétisme, spiritualité]] [[Catégorie:Santé]] [[Catégorie:Sciences]] [[Catégorie:Charité]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/%C3%89lisabeth_d%27Ali%C3%A8s_de_Mondonville,_pr%C3%A9sidente_Du_Bourg</id>
		<title>Élisabeth d'Aliès de Mondonville, présidente Du Bourg</title>
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				<updated>2025-03-22T15:01:06Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henneau : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = Du Bourg, Valentin (1720-1778)&lt;br /&gt;
| dénominations = présidente Du Bourg, présidente du Bourg, présidente Dubourg&lt;br /&gt;
| naissance = 28 décembre 1721&lt;br /&gt;
| décès = 19 novembre 1794&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
__FORCETOC__&lt;br /&gt;
== Notice d' [[Isabelle Havelange]], 2025 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Née le 28 décembre 1721 à Toulouse, Élisabeth est la fille de François d’Aliès, seigneur de Mondonville, conseiller au parlement de Toulouse, et de Jeanne de Brunet de Pujols de Castelpers, dont la propre mère est née La Croix de Castries.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1745, Élisabeth épouse Valentin Du Bourg, conseiller au parlement de Toulouse, issu comme elle de la vieille noblesse catholique languedocienne. En 1764, son époux devient président à mortier de la troisième chambre des enquêtes. En 1771, l’opposition de ce dernier à la réforme de la justice et des parlements du chancelier Maupeou entraîne son exil et celui de sa famille dans leur château de Rochemontès sis dans la commune de Seilh, proche de Toulouse. En 1775, après la disgrâce du ministre Maupeou et le retour des parlements, Valentin Du Bourg quitte sa charge et devient conseiller d’honneur.&lt;br /&gt;
Quatorze enfants au moins sont attestés au sein du couple Du Bourg, dont six seulement atteindront l’âge adulte.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Élisabeth, essentiellement connue par sa correspondance, en partie inédite, est représentative de la passion des Lumières pour la pédagogie. Après la parution de l’''Émile'' en 1762, elle choisit d’éduquer son cadet, Bruno, né en 1761, « à la Jean-Jacques ». Favorable aux idées nouvelles, elle milite en 1763 pour l’inoculation contre la variole.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Sa foi profonde guide son œuvre philanthropique qu’elle déploie auprès des prisonniers, des pauvres, des malades, comme de ses « bons paysans » de Seilh, à qui elle dédie en 1773 des traductions en gascon d’œuvres morales et religieuses. &lt;br /&gt;
Ouverte aux Lumières, la présidente Du Bourg est aussi une âme mystique, bientôt séduite par les théories des Élus Coën, branche ésotérique chrétienne de la franc-maçonnerie, qualifiée d’illuministe. Elle y est introduite en 1776 par Bernard Mazade de Percin, son futur gendre, alors à la tête du temple de Toulouse et par ailleurs avocat. Bientôt initiée, comme ses fils Mathias et Joseph, elle devient l’une des rares femmes admises au sein de cette société secrète. Louis-Claude de Saint-Martin, l’une des figures centrales de la société, par ailleurs théosophe célèbre, devient son guide spirituel.&lt;br /&gt;
Valentin Du Bourg meurt inopinément en juillet 1778. Fortement éprouvée, la présidente continue à vivre dans l’hôtel familial avec Mathias, désormais marié et père de famille, qui a succédé à son père en 1775 dans la charge de conseiller du Parlement, ainsi qu’avec Philippe, l’ecclésiastique. Joseph et Bruno, depuis peu chevaliers de Malte, entament une carrière militaire, respectivement dans l’infanterie et dans la marine. Jeanne a convolé en novembre 1776 avec Mazade de Percin. En avril 1779, Élisabeth épouse Guillaume-Joseph d’Omézon, président des trésoriers de France à Toulouse. En 1780, Mazade de Percin et sa famille partent pour les Antilles. La conduite du temple Coën de Toulouse passe à Mathias.&amp;lt;br/&amp;gt; &lt;br /&gt;
De la vaste correspondance de la présidente se dégagent les remarquables échanges poursuivis pendant trente ans avec son amie parisienne la marquise de Livry, veuve d’un premier maître d’hôtel du roi. S’y lit notamment la passion du public des années 1780 pour les aérostats et montgolfières d’abord, puis pour le magnétisme animal introduit par Mesmer en 1778. Les épistolières offrent ici une véritable tribune scientifique, la marquise manifestant son scepticisme, tandis que Mme Du Bourg, enthousiaste, cherche à s’investir activement dans cette pratique thérapeutique qui rejoint son intérêt pour les questions médicales, autant que son souci de faire œuvre charitable. Mathias et Joseph partagent ses convictions. Depuis Paris, la marquise transmet toutes les nouvelles et les ouvrages circulant sur le sujet, devenant de facto passeuse de savoir. Mathias de son côté se forme au magnétisme à la Société de la Concorde de Lyon dont font partie plusieurs Élus Coën adeptes d’Amand de Puységur : ce neveu d’une des amies proches de la marquise de Livry, disciple de Mesmer, a découvert en 1784 comment induire le somnambulisme magnétique, prémices de l’hypnose. La présidente, bravant une fois de plus le préjugé, magnétise bientôt à Toulouse avec ses deux fils, utilisant le baquet comme Mesmer autant que le somnambulisme magnétique comme Puységur. L’agentivité des épistolières fait ainsi de leurs lettres une source précieuse pour l’histoire du magnétisme au féminin.&lt;br /&gt;
La Révolution bouleverse rapidement la vie familiale. L’abbé Philippe devient le chef de file du clergé réfractaire de toute la région toulousaine. Joseph et Bruno émigrent en Espagne où ils rejoignent l’armée des princes. La présidente assiste à l’emprisonnement des parlementaires toulousains parmi lesquels se trouve son fils Mathias. Il meurt guillotiné à Paris le 14 juin 1794, âgé de 48 ans. Élisabeth décède le 19 novembre de la même année.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principales sources==&lt;br /&gt;
* Correspondance inédite de la présidente Du Bourg (Archives municipales de Toulouse, fonds Du Bourg, sous-série 5 S).&lt;br /&gt;
* Clément Tournier, ''Le mesmérisme à Toulouse, suivi de Lettres inédites sur le XVIIIe siècle, d’après les archives de l’hôtel Du Bourg'', Toulouse, Imprimerie Saint-Cyprien, 1911, 194 p. L’étude sur le magnétisme s’arrête à la page 26. La publication des lettres couvre les pages 27 à 170.&lt;br /&gt;
* Saint-Martin, Louis-Claude de, ''Lettres aux Du Bourg : 1776-1785'', éd. Robert Amadou, Boulogne-Billancourt, L'Initiation, 1977, 89 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « La Présidente du Bourg : diffuser et mettre en pratique ses lectures. Réflexions à partir d’un exemple toulousain », dans Plagnol-Diéval, M.-E. et Brouard-Arends I. (dir)., ''Femmes éducatrices au siècle des Lumières'', Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2007, p. 75-92.&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « De la gazette à l'intime : les lettres de Madame de Livry à la présidente Dubourg (1763-1792) », dans Mouysset, S., Bardet J.-P. et Ruggiu F.-J. (dir.), ''&amp;quot;Car c'est moy que je peins&amp;quot; : écritures de soi, individu et liens sociaux (Europe, XVe-XXe siècle)'', Toulouse, CNRS : Université de Toulouse-Le Mirail, 2011, p. 163-174.&lt;br /&gt;
* Dousset, Christine, « Une Mère et ses fils dans la seconde moitié du XVIIIe siècle : la correspondance familiale de la présidente Dubourg », dans Daumas, M. (dir.), ''Thèmes et figures du for privé'', Presses universitaires de Pau et des Pays de l’Adour, 2012, p. 125-140.&lt;br /&gt;
* Havelange, Isabelle, « De Paris à Toulouse : le magnétisme animal dans les lettres de la marquise de Livry à la présidente du bourg, 1779-1788 », ''Annales historiques de la Révolution française'', 2023, n° 2 (412), p. 3-26.&lt;br /&gt;
* Marquise de Livry, ''Lettres à la présidente Du Bourg (1779-1792). De Paris à Toulouse'', édition d’Isabelle Havelange. Paris, Classiques Garnier, 2023, 623 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix iconographique==&lt;br /&gt;
* Portrait de la présidente Du Bourg. Peinture anonyme (vers 1750), conservée au château familial de Rochemontès&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix de liens électroniques==&lt;br /&gt;
* Numérisation des 733 lettres envoyées de 1763 à 1792 à la présidente Du Bourg par son amie parisienne la marquise de Livry &lt;br /&gt;
[https://basededonnees.archives.toulouse.fr/4DCGI/WEB_ArticlesResultRechGT/ILUMP276]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Aliès de Mondinville, Élisabeth d'}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Correspondance]] [[Catégorie:Mystique, prophétisme, spiritualité]] [[Catégorie:Santé]] [[Catégorie:Sciences]] [[Catégorie:Charité]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henneau</name></author>	</entry>

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