<?xml version="1.0"?>
<?xml-stylesheet type="text/css" href="https://ancien.siefar.org/mediawiki/fr/skins/common/feed.css?303"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr">
		<id>https://ancien.siefar.org/mediawiki/fr/api.php?action=feedcontributions&amp;feedformat=atom&amp;user=Dubois</id>
		<title>SiefarWikiFr - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="https://ancien.siefar.org/mediawiki/fr/api.php?action=feedcontributions&amp;feedformat=atom&amp;user=Dubois"/>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Sp%C3%A9cial:Contributions/Dubois"/>
		<updated>2026-06-22T22:03:03Z</updated>
		<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
		<generator>MediaWiki 1.23.9</generator>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Marie_de_Vichy-Chamrond</id>
		<title>Marie de Vichy-Chamrond</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Marie_de_Vichy-Chamrond"/>
				<updated>2019-07-12T13:48:16Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Dubois : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = Marquise du Deffand&lt;br /&gt;
| conjoints = Jean Baptiste de la Lande, Marquis du Deffand&lt;br /&gt;
| dénominations = Madame du Deffand&lt;br /&gt;
| naissance = 25 septembre 1696&lt;br /&gt;
| décès = 24 septembre 1780&lt;br /&gt;
| briquet = oui&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
__FORCETOC__&lt;br /&gt;
== Notice de [[Mélinda Caron]] et [[Marianne Charrier-Vozel]], 2015 ==&lt;br /&gt;
Issue d’une famille de vieille noblesse désargentée, Marie de Vichy-Champrond est née à Charolles le 25 septembre 1696. Elle est le troisième enfant de Gaspard II, seigneur de Champrond, comte de Vichy et d’Anne Brûlard, fille du premier Président du Parlement de Bourgogne. Eduquée au couvent réputé de la Madeleine-du-Traisnel à Paris, elle épouse son cousin Jean-Baptiste-Jacques du Deffand, marquis de La Lande (1688-1750), le 2 août 1718. Marie mène dès lors une vie mondaine active, gravitant dans l’entourage du Régent avec lequel elle entretient une liaison qui, quoique très brève, fait beaucoup de bruit. La réputation de légèreté qu’elle acquiert au cours de ces années provoque la séparation de son couple dès 1722. Après la rupture définitive d’avec son mari en1728, commence sa liaison avec le président Jean-Charles-François Hénault (1685-1770), veuf depuis peu, laquelle durera près de vingt ans. Le milieu de Marie est alors celui des festivités orchestrées par la [[Anne-Louise-Bénédicte de Bourbon|duchesse du Maine]] à la cour de Sceaux, milieu dont elle s’éloignera finalement pour s’installer, en 1747, dans l’appartement du couvent &lt;br /&gt;
des Filles orphelines de Saint-Joseph, où elle recevra l’élite sociale et culturelle de Paris jusqu’à la fin de ses jours. Elle jouit désormais d’une tout autre réputation, celle d’une femme à l’esprit vif et mordant, que lui valent notamment ses portraits et bouts-rimés qui circulent dans le monde. À partir de 1750, sa correspondance avec Voltaire, ami et complice de longue date, devient plus abondante et régulière, le philosophe quittant alors la France pour trouver refuge dans les environs de Genève. L’ennui dont Marie souffre de plus en plus la plonge dans des états de mélancolie qui ne la quitteront plus. S’ajoutent à cette «maladie de l’âme» la cécité, qui progresse d’année en année, et l’insomnie qui bouleversera son quotidien pour le reste de sa vie. En 1752, à l’occasion d’un long séjour en province, à Champrond, puis à Mâcon, où elle cherche à se guérir de cette crise, Mme du Deffand fait la connaissance de [[Julie de Lespinasse]] (1732-1776), sa nièce illégitime, qui viendra s’installer avec elle dans le quartier Saint-Germain-des-Prés en 1754 en tant que dame de compagnie. Les deux femmes cohabitent pendant dix ans, avant que, Julie, chassée par Mme du Deffand, ne lui aliène une partie de ses habitués, notamment D’Alembert (1717-1783), auquel Marie avait été très attachée. La rupture est brusque et irrémédiable. L’arrivée de l’auteur anglais Horace Walpole (1727-1803) à Paris à la fin de l’année 1764 entraînera bientôt Mme du Deffand dans une longue relation épistolaire et un amour platonique que la publication posthume de ses lettres ne révèlera au public qu’au début du XIXe siècle, soit près de trente ans après la mort de la marquise, survenue le 24 septembre 1780, veille de son quatre-vingt-quatrième anniversaire. &amp;lt;br/&amp;gt; &lt;br /&gt;
C’est à titre d’épistolière et de maîtresse de maison que Marie du Deffand a pris place dans l’histoire littéraire. L’anecdote de sa rupture avec [[Julie de Lespinasse]] a longtemps entretenu l’image d’une antiphilosophe que sont venues nuancer les nombreuses études et éditions de sa correspondance avec Voltaire, ainsi que les travaux consacrés aux pratiques de sociabilité des femmes des Lumières. Le mal de vivre de la marquise, ses réflexions sur la vieillesse, de même que son amour «coupable» pour Walpole, qui était beaucoup plus jeune qu’elle, ont aussi frappé de nombreux esprits, notamment celui du philosophe E. Cioran qui admirait sa façon de savoir goûter «les agréments de l’amertume». Ces aspects ont en outre nourri plusieurs études à caractère psychologique. La verve de [[Marie de Rabutin-Chantal|Mme de Sévigné]], les amours de vieillesse de [[Anne de Lenclos|Ninon de Lenclos]], le salon de Mme de Lambert ou encore le scepticisme d’[[Isabella Agneta Elisabeth van Tuyll van Serooskerken|Isabelle de Charrière]] ont entrainé maints parallèles entre ces femmes et la marquise, à laquelle on a souvent opposé, à cause de son réseau plus conservateur et aristocratique, la figure de [[Marie-Thérèse Geoffrin|Mme Geoffrin]]. Aujourd’hui, les nombreuses éditions des lettres de Marie du Deffand offrent d’elle des images contrastées que l’édition générale de sa correspondance permettra de nuancer, en nous donnant à lire toute la finesse, l’acuité, la profondeur et la complexité de l’une des plus belles plumes du XVIIIe siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Oeuvres==&lt;br /&gt;
Les lettres de Marie du Deffand ont été publiées de façon posthume. Généralement accompagnés de portraits et de pièces de circonstance, les recueils regroupent des documents rédigés à différentes époques. Aussi nous a-t-il semblé plus approprié de présenter ces éditions de façon chronologique, sans égard aux multiples dates de composition des diverses pièces qu’elles contiennent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* ''Unpublished Correspondence of Mme du Deffand with D’Alembert, Montesquieu, the president Hénault, the duchess du Maine, mesdames de Staal, de Choiseul, the marquis d’Argens, the chevalier d’Aydie, &amp;amp;c.'', éd. Mary Berry, Londres, A.K. Newman &amp;amp; Co, 1809, 2 vol.&lt;br /&gt;
* ''Correspondance inédite de Mme du Deffand avec D’Alembert, Montesquieu, le président Hénault, la duchesse du Maine, mesdames de Choiseul, de Staal, le marquis d'Argens, le chevalier d'Aydie, etc. Suivie des lettres de M. de Voltaire à Mme du Deffand...'', Paris, L. Collin, 1809, 2 vol.&lt;br /&gt;
* ''Letters of the marquise du Deffand to the honourable Horace Walpole, afterwards earl of Orford, from the year 1766 to the year 1780. To which are added letters of Mme du Deffand to Voltaire, from the year 1759 to the year 1775. Published from the originals at Strawberry Hill'', éd. Mary Berry, Londres, Longman/Hurst/Rees/Orme, 1810, 4 vol.&lt;br /&gt;
* ''Correspondance inédite de Mme du Deffand'', précédée d'une notice, par le marquis de Sainte-Aulaire, Paris, Michel Lévy frères, 1859, 2 vol.&lt;br /&gt;
* ''Lettres de la marquise du Deffand à Horace Walpole écrites dans les années 1766 à 1780, auxquelles sont jointes des lettres de Mme du Deffand à Voltaire écrites dans les années 1759 à 1775 et publiées d’après les originaux déposés à Strawberry Hill''. Nouvelle édition augmentée des extraits des lettres d’Horace Walpole (revue et complétée sur l’édition originale de Londres, 1810) et précédée d’une notice sur Mme du Deffand par M. A. Thiers'', Paris, Firmin Didot frères, fils et Cie, 1864.&lt;br /&gt;
* ''Correspondance complète de la marquise du Deffand avec ses amis le président Hénault, Montesquieu, D’Alembert, Voltaire, Horace Walpole''. ''Classée dans l'ordre chronologique et sans suppressions, augmentée des lettres inédites au chevalier de l'Isle, précédée d'une histoire de sa vie, de son salon, de ses amis, suivie de ses œuvres diverses'', notes par M. de Lescure, Genève, Paris, H. Plon, 1865, 2 vol.&lt;br /&gt;
* ''Correspondance complète de Mme du Deffand avec la duchesse de Choiseul, l'abbé Barthélemy et M. Craufurt'', éd. marquis de Sainte-Aulaire, nouvelle éd. revue et considérablement augmentée, Paris, Michel Lévy frères, 1866, 3 vol.&lt;br /&gt;
* ''Lettres de Mlle de Lespinasse, suivies de ses autres œuvres et de lettres de Mme du Deffand, de Turgot, de Bernardin de Saint-Pierre, revues sur les éditions originales, augmentées des variantes, de nombreuses notes, d'un appendice comprenant les écrits de D'Alembert, de Guibert, de Voltaire, de Frédéric II, sur Mlle de Lespinasse; d'un index, et précédées d'une notice biographique et littéraire'', éd. Eugène Asse, Paris, Charpentier, 1876.&lt;br /&gt;
* ''Mémoires de Mme de Staal (Mlle Delaunay) sur la fin du règne de Louis XIV, la cour de Sceaux, la conspiration de Cellamare et la Bastille, suivis des Lettres de Mme de Staal à Mme la marquise du Deffand et des lettres de Chaulieu à Mlle Delaunay'', avec notice historique, notes et table analytique par M. de Lescure, Paris, A. Lemerre, 1877.&lt;br /&gt;
* ''Lettres du XVIIIe siècle. Lettres choisies de Voltaire, Mme du Deffand, Diderot, Mme Roland et de divers auteurs'', éd. Albert Cahen, Paris, A. Colin, 1894.&lt;br /&gt;
* ''The Letters of Horace Walpole, fourth earl of Orford'', éd. Paget Toynbee, Oxford, Clarendon Press, 1904, 12 vol.&lt;br /&gt;
* «Lettres de Mme du Deffand à Maupertuis», éd. Fernand Caussy, ''Correspondant'', 233, 1908, p.33-45.&lt;br /&gt;
* ''Lettres à Horace Walpole, 1766-1780''. Première édition complète augmentée d'environ 500 lettres inédites publiées d'après les originaux, éd. Mrs. Paget Toynbee, Londres, Methuen et Cie, 1912, 3 vol.&lt;br /&gt;
* ''Correspondance de Montesquieu'', éd. François Gébelin avec la coll. d’André Morize, Paris, Champion, 1914, 2 vol.&lt;br /&gt;
* ''Supplement to the letters of Horace Walpole, fourth earl of Orford'', chronologically arranged and edited with notes and indices by Paget Toynbee, Oxford, Clarendon Press, 1918-1925, 3 vol.&lt;br /&gt;
* ''Lettres à Voltaire'', éd. Joseph Trabucco, Paris, Bossard, 1922.&lt;br /&gt;
* «Mme du Deffand and Hume», éd. Paget Toynbee, ''Modern Language Review'', 24, 1929, p.447-451 (2 lettres à Hume).&lt;br /&gt;
* ''Letters to and from Mme du Deffand and Julie de Lespinasse'', éd. Warren Hunting Smith, New Haven/Londres, Yale University Press/Humphrey Milford/Oxford University Press, 1938.&lt;br /&gt;
* ''Horace Walpole’s correspondence with Mme du Deffand and Wiart, dans Horace Walpole's correspondence. The Yale edition of Horace Walpole's correspondence'', éd. Wilmarth Sheldon Lewis, New Haven, Yale University Press, 1939, vol.3-8&lt;br /&gt;
* ''Voltaire’s correspondence'', éd. Theodore Besterman, Genève, Institut et musée Voltaire, 1953-1965.&lt;br /&gt;
* ''Lettres inédites de Mme du Deffand, du président Hénault et du comte de Bulkeley au baron Carl Fredrik Scheffer, 1751-1756, éd. Gunnar von Proschwitz, Studies on Voltaire and the Eighteenth Century'', 10, 1959, p. 267-412.&lt;br /&gt;
* «Lettres inédites de Mme du Deffand à sa famille», éd. Peter R. Bennett, ''Revue d’Histoire Littéraire de France'', 68, 3-4, avril 1968, p.533-557.&lt;br /&gt;
* «Un billet de Mme du Deffand à Robert Liston», éd. Michèle Servien, ''Dix-huitième siècle'', 5, 1973, p.293-295.&lt;br /&gt;
* «La marquise du Deffand», dans ''Choix de lettres du XVIIIe siècle'', éd. Gustave Lanson, Paris, Hachette et Cie, 11e éd., 1918, p. 368-394.&lt;br /&gt;
* ''Lettres à Horace Walpole, Voltaire et quelques autres'', prés. par François Bott et Jean-Claude Renaud, Paris, Plasma, 1979. &lt;br /&gt;
* «Epilogo di un’amicizia. Una lettera inedita di Mme du Deffand a Jean D’Alembert», éd. Benedetta Craveri, ''Studi Francesi'', 29, 1, janvier-avril 1985, p.44-46.&lt;br /&gt;
* ''Cher Voltaire. La Correspondance de Mme du Deffand avec Voltaire'', éd. Isabelle et Jean-Louis Vissière, Paris, Des femmes, 1987. &lt;br /&gt;
* ''George Augustus Selwyn (1719-1791) and France. Unpublished correspondence'', éd. Rex A. Barrell, Lewiston, E. Mellen Press, 1990. &lt;br /&gt;
* ''Lettres à Voltaire. 1759-1775'', préface de Chantal Thomas, notes par M. de Lescure, Paris, Rivages, 1994.&lt;br /&gt;
* ''À Horace Walpole'', préface de Chantal Thomas, Paris, Mercure de France, 1996. &lt;br /&gt;
* ''Lettres de Mme du Deffand, 1742-1780'', préface de Chantal Thomas, Paris, Mercure de France, 2002. &lt;br /&gt;
* ''Lettres inédites de Mme du Deffand à sa famille. 1724-1780'', éd. Pierre E. Richard, revue et augmentée, Nîmes, copyright Pierre E. Richard, 2011 [Paris, Michel de Maule, 2007].&lt;br /&gt;
* ''Correspondance croisée avec la duchesse de Choiseul et l’abbé Barthélemy, augmentée de très nombreux inédits'', éd. Pierre E. Richard, Nîmes, copyright Pierre E. Richard, 2011, 2 vol.&lt;br /&gt;
* ''D’Éros à Agapè ou La Correspondance de Mme du Deffand avec Horace Walpole'', éd. Olivier Deshayes, Paris, L’Harmattan, 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix bibliographique==&lt;br /&gt;
* Craveri, Benedetta, ''Madame du Deffand et son monde'', trad. Sibylle Zavriew, Paris, Seuil, 1987 [Madame du Deffand e il suo mondo, Milano, Adelphi, 1982]. &lt;br /&gt;
* Doscot, Gérard, ''Madame du Deffand ou le monde où l'on s'ennuie'', Lausanne, Rencontre, 1967.&lt;br /&gt;
* Duisit, Lionel, ''Madame du Deffand. Épistolière'', Genève, Droz, 1963.&lt;br /&gt;
* Lilti Antoine, ''Le monde des salons. Sociabilité et mondanité à Paris au XVIIIe siècle'', Paris, Fayard, 2005.&lt;br /&gt;
* Murat, Inès, ''Madame du Deffand, 1696-1780. La Lettre et l'esprit'', Paris, Perrin, 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Choix iconographique==&lt;br /&gt;
* 1760 : Louis Carrogis de Carmontelle, ''Portrait de Mme du Deffand'', Epinal, Musée départemental des Vosges et Musée international de l'imagerie (Bal-68143).&lt;br /&gt;
* [1768] : Louis Carrogis de Carmontelle, ''Madame du Deffand, portrait en frontispice gravé par Forshel d’après le portrait de Carmontelle'', Paris, Bibliothèque nationale de France (N-2 DU DEFFAND) -- Lettres de la marquise du Deffand à Horace Walpole, Paris, Treuttel et Würtz, 1812, vol.1 (Arsenal, 8-BL-32118).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Jugements==&lt;br /&gt;
* «Du reste, elle est dure envers ceux dont elle n’a pas besoin, sans humanité, sans charité, sans compassion, n’ayant même pas l’idée de ces vertus et toujours les ridiculisant chez les autres. Conséquente même à son préjudice dans son aversion pour l’égalité, elle est ventre à terre devant tout ce qui s’appelle gens de cour, surtout s’ils sont en crédit; elle est toute surprise de n’éprouver de la part de presque personne aucune marque d’amitié ni de confiance, car sa folie est de croire qu’elle mérite des amis, quoiqu’elle ait précisément tout ce qui les éloigne; inconsidérée, indiscrète, personnelle et jalouse, voilà son caractère en quatre mots. […] Telle est Mme du Deffand; son esprit doit faire désirer de la connaître, il la fait rechercher et c’est à son esprit seul qu’elle doit l'espèce de considération dont elle jouit. La connaissance de son caractère fait qu’on s’en éloigne et doit empêcher qu’on s’y attache. Basse avec ceux qui sont au-dessus d’elle, assez juste avec les inférieurs, insupportable et tyrannique avec ses égaux. Ne pouvant pas se flatter d’avoir un véritable ami parmi le grand nombre de ses connaissances, pleine d’esprit, de préventions, d’humeur et d’injustice; enfin, c’est un méchant enfant qui n’a cependant point été gâté, car son caractère a fait le malheur de sa vie.» (Julie de Lespinasse, «Portrait de Mme du Deffand», tel que cité par Lucien Perey [Luce Herpin], ''Le président Hénault et Mme du Deffand. La Cour du Régent, la cour de Louis XV et de Marie Leczinska'', Paris, Calmann-Lévy, 1893, p.391, 394)&lt;br /&gt;
* «Mme de Lalande, marquise du Deffand, née de Vichy-Chamrond, vient de mourir à Paris, le 24 du mois dernier, âgée de quatre-vingt-quatre ans. Ce fut sans contredit une des femmes de ce siècle les plus célèbres par leur esprit; elle l’avait été longtemps par sa beauté. Ayant perdu la vue encore assez jeune, elle tâcha de s’en consoler en rassemblant autour d’elle la société la plus choisie de la ville et de la cour; mais la malignité de son esprit, dont il lui était impossible de réprimer les saillies, en éloigna souvent les personnes avec qui il lui convenait le moins de se brouiller. […] À quatre-vingts ans passés, elle allait souper encore presque tous les jours en ville, souvent à la campagne, et veillait habituellement jusqu’à trois ou quatre heures du matin. Il nous reste d’elle plusieurs lettres charmantes à M. de Voltaire, un portrait de Mme du Châtelet, quelques poésies fugitives imprimées dans différents recueils, et beaucoup de couplets pleins de sel et de méchanceté.» (Jacques-Henri Meister, [Mort de Marie de Vichy-Chamrond, marquise du Deffand], dans Friedrich Melchior Grimm et al., ''Correspondance littéraire, philosophique et critique'', éd. Maurice Tourneux, Nendeln, Kraus reprint, 1968 [Paris, Garnier frères, 1880], vol.XII, p.447)&lt;br /&gt;
* «Il y a deux traditions sur Mme du Deffand: la tradition purement française, qui nous est arrivée à travers ceux qu’elle avait jugés si sévèrement, à travers les gens de Lettres et les Encyclopédistes; il y a autre chose encore, la tradition directe et plus vraie, plus intime, et c’est chez Walpole qu’il faut l’aller puiser comme à sa source. On y trouve avec surprise une femme ardente, passionnée, capable de dévouement et même bonne» (Charles-Augustin Sainte-Beuve, «La marquise du Deffand.» [''Causeries du lundi'', 11 mars 1850], dans ''Madame du Deffand et autres portraits'', Paris, Payot &amp;amp; Rivages, 2008, p.68)&lt;br /&gt;
* «Toute la vie intérieure de Mme du Deffand se réduit à deux états élémentaires, dont le contrôle lui échappe complètement: ennui, plaisir. Elle ne connaît que ces deux façons d’être présente au monde. […] Dans presque toutes ses lettres, elle proclame une méfiance où il n’est pas très difficile de reconnaître la conjuration magique d’un échec. Cette méfiance joue, en réalité, moins à l’égard des autres qu’envers elle-même. C’est par un acte volontaire que Mme du Deffand se prive d’imagination. Toute sa vie, elle soutient contre ses correspondants une étrange querelle: elle veut démontrer qu’elle est la personne la moins romanesque du monde. […] Une telle vivacité à se défendre paraît suspecte. Le refus acharné de toute vie imaginaire, d’une compensation idéale est, à coup sûr, la vraie raison de l’ennui de Mme du Deffand. Et ce refus lui-même n’est que la forme inversée d’un besoin d’amour et de bonheur proche de l’absolu. […] L’“injure” qu’on lui fait en la croyant romanesque ne consiste-t-elle pas en la découverte de son secret?» (Robert Mauzi, «Les Maladies de l’âme au XVIIIe siècle», ''Revue des sciences humaines'', 100, octobre-décembre 1960, p.464-466)&lt;br /&gt;
* «“Vous avez bien de l'expérience, écrivait la marquise du Deffand à la duchesse de Choiseul, mais il vous en manque une que j'espère vous n'aurez jamais: c'est la privation du sentiment, avec la douleur de ne s'en pouvoir passer.” L'âge, à l'apogée de l'artifice, avait la nostalgie de la naïveté, de l'état qui lui faisait le plus défaut. En même temps, les sentiments naïfs, les sentiments vrais, il les réservait au sauvage, à l'ingénu ou au sot, modèles inaccessibles à des esprits mal équipés pour se rouler dans la “bêtise”, dans la simplicité sans plus. Une fois souveraine, l'intelligence se dresse contre toutes les valeurs étrangères à son exercice et n'offre aucun semblant de réalité à quoi on puisse s'accrocher. Qui s'y attache par culte ou manie en arrive infailliblement à la “privation du sentiment” et au regret de s'être voué à une idole qui ne dispense que le vide, comme en témoignent les lettres de Mme du Deffand, document sans pareil sur le fléau de la lucidité, exaspération de la conscience, débauche d'interrogations et de perplexités où aboutit l'homme coupé de tout, l'homme qui a cessé d'être nature. Le malheur veut qu'une fois lucide, on le devienne toujours davantage: nul moyen de tricher ou de reculer. Et ce progrès s'accomplit au détriment de la vitalité, de l'instinct. “Ni roman ni tempérament”, disait d'elle-même la marquise.» (Emil Cioran, ''Écartèlement'', Paris, Gallimard, 1980 [1979], p. 30-31)&lt;br /&gt;
* «Cette femme qu’on n’imagine plus que vieille, immobilisée dans la prison de la cécité et comme ensevelie toute vive dans son salon rouge et or, avait pourtant été jeune et belle; galante même, si l’on en croit Marmontel. […] Pour s’établir reine d’un grand salon, avec des “jours marqués”, un flot régulier de visiteurs et la considération publique, il lui fallut donc retourner l’opinion: opération malaisée, menée avec une adroite ténacité, et à laquelle la liaison avec l’affable président Hénault fut chargée de contribuer. Opération pleinement réussit: aujourd’hui encore, nous enveloppons la marquise du Deffand dans le manteau de décence et de régularité où elle a souhaité se draper elle-même. La postérité semble avoir tout à fait oublié le premier versant de sa vie, le plus court il est vrai, puisqu’elle est morte à quatre-vingt-quatre ans et qu’à trente ans déjà tous les lampions de la fête galante s’étaient éteints pour elle.» (Mona Ozouf, «Madame du Deffand. Marie ou la fixité», dans Les ''Mots des femmes. Essai sur la singularité française'', Paris, Gallimard, 1999 [Fayard, 1995], p.30-31)&lt;br /&gt;
* «Si l’esprit, l’élégance, la culture, le bon goût faisaient de Mme du Deffand un spécimen parfait de la tradition aristocratique, son style était unique. Comme tous les vrais mondains, la marquise avait un sens inné de la scène qu’elle n’hésitait pas à occuper seule, au mépris de toutes les règles. Elle avait une trop piètre considération de son prochain pour se soucier de le mettre en valeur et trop peu de patience pour savoir l’écouter. Son aptitude à concentrer sur elle l’attention, à imposer son soliloque, ses histoires enlevées et irrésistibles, ses traits fulgurants, ses engouements passagers, ses terribles sarcasmes, ses jugements sans appel la distinguaient de toutes les autres maîtresses de maison de l’époque et valurent à son salon au moins trois décennies de succès. […] C’est surtout dans sa correspondance avec Voltaire que l’intelligence de Mme du Deffand nous émerveille aujourd’hui encore. Leur dialogue épistolaire savait marier la simplicité du ton et la perfection de la langue et du style, car ces virtuoses de la conversation, tous deux habitués à dicter leurs lettres, restaient fidèles sur le papier à la technique de l’improvisation orale.» (Benedetta Craveri, «Sous le signe de l’émulation», dans ''L’Âge de la conversation'' [''La Civilità della conversazione'', 2001], trad. Éliane Deschamps-Pria, Paris, Gallimard, 2002, p.484-485)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Vichy-Chamrond, Marie de}}[[Catégorie:Personnage]][[Catégorie:Dictionnaire Siefar]] [[Catégorie: Correspondance]] [[Catégorie: Salon, cour, cercle]] [[Catégorie: Mondanité]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Dubois</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Helen_Maria_Williams</id>
		<title>Helen Maria Williams</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Helen_Maria_Williams"/>
				<updated>2019-07-12T12:47:50Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Dubois : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = &lt;br /&gt;
| dénominations = &lt;br /&gt;
| naissance = 1761&lt;br /&gt;
| décès = 1827&lt;br /&gt;
| briquet = oui&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
| eng = Helen Maria Williams&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notice de [[Julia Milena Drumm]] et [[Nicole Pellegrin]], 2009 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Née le 17 juin 1761 à Londres, Helen Maria Williams est la fille d’un officier gallois, mort dès 1769, et d’une Écossaise presbytérienne, Helen Hay. Élevée avec deux de ses sœurs par sa mère, à Berwick-upon-Tweed, dans le nord de l’Angleterre, Helen Maria Williams acquiert très tôt une vaste culture. À l’âge de vingt ans, elle déménage à Londres avec sa famille. Elle y fait la connaissance du pasteur et homme de lettres, Andrew Kippis, qui l’aide à publier un long poème, pathétique et médiévalisant (''Edwin and Eltruda''). Il la met aussi en contact avec des intellectuels comme Samuel Johnson, Richard Price, Joseph Priestley, William Wordsworth, et le cercle des « Bluestockings » : Elisabeth Robinson Montagu, Charlotte Smith, etc. Peu de temps après, Helen Maria Williams ouvre son propre salon qui réunit des auteurs comme Thomas Holcroft, Fanny Burney et le Dr. John Moore. Ses poèmes -fort appréciés par la critique- ont pour thèmes la louange de Dieu, la critique de l’esclavage et de l’exploitation coloniale, les charmes de la nature. L’histoire sentimentale d’une héroïne vertueuse est au cœur de son unique roman ''Julia'' (1790) mais elle y intercale un poème, « The Bastille », qui révèle son enthousiasme pour les idées révolutionnaires. Elle s’installe à Paris en juillet 1790 et elle entreprend alors la description des bouleversements en cours. Formant des séries de plusieurs volumes, échelonnées entre 1790 et 1819, ces ''Letters'' sont publiées à Londres et, bientôt traduites en diverses langues, elles suscitent force controverses. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Définitivement installée en 1791 en France où la rejoignent sa mère et ses sœurs, Helen Maria Williams y partage la vie d’un homme marié, l’homme d’affaires John Hurford Stone, connu pour son radicalisme politique et ses activités d’éditeur (il devint peut-être son mari après avoir divorcé). Elle tient un salon que fréquentent Britanniques, Américains et Français dont Mary Wollstonecraft, Thomas Paine, etc. Elle est en relation avec Brissot, Pétion, Buzot, Robespierre, l’abbé Grégoire, La Harpe, Rouget de L’Isle, Manon Roland, ainsi qu’avec Mme de Genlis. Après les Massacres de septembre 1792, elle se range du côté des Girondins et assiste, avec horreur, à l’exécution de ceux-ci et à la montée des violences populaires. Le 12 octobre 1793, elle est emprisonnée, comme tou(te)s ses compatriotes, pendant quelques semaines et part en Suisse de juin à décembre 1794 (elle en ramènera un récit de voyage). Revenue en France, elle continue, dans ses écrits, à montrer son attachement aux idéaux de la Révolution mais se refuse à soutenir la politique belliciste de Napoléon. Elle élève les enfants français d’une de ses sœurs, morte en 1798 et mariée au pasteur Coquerel, et elle publie diverses traductions de grande ampleur dont une édition commentée de lettres- apocryphes- de Louis XVI qui mécontentera tous les partis. Après le retour des Bourbons dont elle apprécie le libéralisme initial, elle est naturalisée citoyenne française en 1818 et produit, l’année suivante, son ultime interprétation de l’histoire contemporaine française avant un recueil qui mêle poésie et prose. Des ''Souvenirs'', posthumes, en forme de bilan de vie, paraissent après sa mort, survenue le 14 décembre 1827 à Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Poétesse sensible hostile à toutes les injustices (esclavage, despotisme, peine capitale, infériorisation des femmes), Helen Maria Williams est encore célèbre grâce à ses chroniques de trois décades de vie française. Témoin oculaire et analyste passionnée, elle sait mêler observations objectives, anecdotes révélatrices et sentiments personnels. Objet de nombreux commentaires dans toute la presse britannique de son temps en raison de sa francophilie et de son républicanisme, elle le fut aussi pour avoir, malgré son appartenance de sexe, incorporé des commentaires politiques dans ses récits. Elle joua donc un rôle prééminent d’intermédiaire culturel entre la France et les pays anglo-saxons, Amérique et Allemagne comprises, rôle renforcé par ses activités de traductrice et de codirectrice de l’English Press (maison d’édition établie à Paris par Stone).&lt;br /&gt;
Aujourd’hui l’ensemble des œuvres de Helen Maria Williams suscite l’intérêt des historien-ne-s et des critiques littéraires pour la richesse de ses réflexions sur la Révolution et pour la singularité de son statut de femme de lettres peu favorable aux revendications féministes explicites de son amie Wollstonecraft. Aux yeux de sa compatriote, la romancière et voyageuse francophile, lady Morgan, Williams fut une véritable «citoyenne du monde». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Oeuvres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 1782 : ''Edwin and Eltruda. A Legendary Tale, by a young Lady'', préface par Andrew Kippis, London, T. Cadell.&lt;br /&gt;
* 1783 : ''An Ode on the Peace, by the Author of Edwin and Eltruda'', London, T. Cadell.&lt;br /&gt;
* 1784 : ''Peru, A Poem in Six Cantos'', London, T. Cadell. &lt;br /&gt;
* 1786 : ''Poems, in two volumes'', London, T. Cadell, 2 vol. (un de ces poèmes mis en musique pour devenir l’hymne While thee I seek, Protecting Power; le frontispice est de Maria Cosway; avec une liste de souscripteurs) -- rééd. en facsimile, Oxford, Woodstock Books, 1994.&lt;br /&gt;
* 1788 : ''A Poem on the Bill Lately Passed for Regulating the Slave Trade'', London, T. Cadell. -- éd. Neil Fraistat et Susan S. Lanser, ''Letters Written in France, in the Summer 1790, to a Friend in England'' [...], Peterborough (Canada), Broadview Literary Texts, 2001, p. 194-202.&lt;br /&gt;
* 1788 : «The Morai», dans Andrew Kippis, ''The Life of Captain James Cook'', Londres, G. Nicol et G. G. J. Robinson [appendice] -- Chiswick, Whittingham, 1822.&lt;br /&gt;
* 1790 : ''Julia. A Novel. Interspersed with Some Poetical Pieces'', London, T. Cadell, 2 vol. -- éd. Peter Garside, Londres, Routledge/Thoemmes Press, 1995 (porté sur la scène par lord Bulwer-Lytton sous le titre de ''The Lady of Lyons'', 1798).&lt;br /&gt;
* 1790 : ''Letters Written in France, in the Summer of 1790, to a Friend in England. Containing Various Anecdotes Relative to the French Revolution; and Memoirs of Mons. and Madame du F...'', London, T. Cadell (premier tome de sa première série de ''letters'') -- éd. Neil Fraistat et Susan S. Lanser, ''Letters Written in France...'', voir ''supra'', p.61-150 (un extrait publié sous le titre ''Memoirs of Mons. And Madame Du F. In a Series of Letters'', Boston, sn, 1794 ; une traduction en français par M. de La Montagné, ''Lettres écrites de France à une amie en Angleterre pendant l’été 1790'', Paris, Garnery, 1791 ; des traductions allemandes et hollandaises, dont ''Briefe aus Frankreich an eine freudin in England im Sommer 1790'', Leipzig, 1798, et ''Brieven in dem Zomer 1790'', Haarlem, 1791).&lt;br /&gt;
* 1790 : ''The Unfortunate Young Nobleman''.&lt;br /&gt;
* 1791 : ''A Farewell for Two Years to England. A Poem'', London, T. Cadell.&lt;br /&gt;
* 1791 : «Société des Amis de la Constitution. Extrait du procès-verbal de la séance publique des amis de la Constitution, du 13 juillet 1791», Journal de Rouen, 14 juillet 1791 -- avec la réponse de l’auteure du 13 septembre dans Lionel Woodward, Une Anglaise amie de la Révolution..., voir ''infra'', Choix bibliographique, p. 43-46.&lt;br /&gt;
* 1792 : ''Letters from France. Containing Many New Anecdotes Relative to the French Revolution, and the Present State of French Manners'', Londres, G. &amp;amp; J. Robinson (deuxième tome de sa première série de lettres). Une traduction allemande met en valeur une éventuelle aide rédactionnelle : ''Neue Briefe über franzosische Revolution: aus dem Englischen der helene Marie Williams'', Th. Christie und Hurford Stone, Berlin, sn, 1794-1795.&lt;br /&gt;
* 1793 : ''Letters from France; Containing a Great Variety of Interesting and Original Information concerning the Most Important Events That Have Lately Occurred in that Country in the years 1790, 1791, 1792, and 1793, and Particularly Respecting the Campaign of 1792'', Dublin, J. Chambers, 1794, 2 vol. (troisième et quatrième tomes de la première série de lettres) – Rééd. Caroline Franklin, dans ''Women’s Travel Writings, 1750-1850'', Londres, Routledge, 2006, t.1.&lt;br /&gt;
* 1795 : ''Letters Containing a Sketch of the Politics of France, From the Thirty-first of May 1793, till the Twenty-eighth of July 1794, and of the Scenes Which Have Passed in the Prisons of Paris'', London, G.-G. et J. Robinson, 2 vol. (les deux premiers tomes de la seconde série de lettres). Il y eut, en 1796, une traduction française anonyme du premier tome, dans ''Lettres sur les événemens'' [...], voir ''infra'' ; une traduction en allemand et des éditions irlandaise et américaine.&lt;br /&gt;
* 1795 : ''Letters Containing a Sketch of the Scenes Which Passed in Various Departments of France During the Tyranny of Robespierre, and Of the Events Which Took Place in Paris on the 28th of July 1794'', London, G.-G. et J. Robinson (troisième tome de la seconde série de lettres). Une édition américaine: Philadelphie, Snowden &amp;amp; M’Corkle, 1796. &lt;br /&gt;
* 1795 : ''Lettres sur les événemens qui se sont passés en France, depuis le 31 mai 1793 jusqu’au 10 thermidor, traduit de l’anglois'', Paris, sn -- Autre traduction française partielle, par F. Funck-Brentano, ''Le Règne de Robespierre'', Paris, Fayard, c.1910 (ouvrage retraduit en anglais : ''Memoirs of the Reign of Robespierre'', New York et Londres, John Hamilton, 1929) -- traduction allemande : ''Briefe enthaltend einem Abriss der französischen Angelegenheiten'', Leipzig, 1794-1796.&lt;br /&gt;
* 1796 : «Original Sonnets», dans ''Poems. Moral, Elegant and Pathetic, viz. Essay on Man, by Pope ; The Monk of La Trappe, by Jerningham ; The Grace, by Blair ; An Elegy in a Country Chuchyard, by Gray ; The Hermit of Warkworth, by Percy ; and Original Sonnets, by Helen-Maria Williams'', London, Vernor et Hood, p. 211-220.&lt;br /&gt;
* 1796 : ''Letters Containing a Sketch of the Politics of France, From the Twenty-Eighth of July 1794, to the Establishment of the Constitution of 1795, and Of the Scenes Which Have Passed in the Prisons of Paris'', London, G.-G. et J. Robinson (quatrième tome de la seconde série de lettres). Une édition américaine : Philadelphie, Matthew Carey, 1796.&lt;br /&gt;
* 1796 : «On the Death of the Rev. Dr. Kippis», ''Gentlemen’s Magazine'', 1, janvier 1796, p. 66.  &lt;br /&gt;
* 1797 : «Auguste and Madelaine. A Real History», dans ''Seraphina. A novel. From the French of M. Mercier. To which is added Auguste and Madelaine. A Real History by Miss Helen Maria Williams, Charleston (Mass.)'', John Lamson, 1797 -- dans M. Ducray-Duminil, ''Ambrose and Eleanor, or the Adventures of Two Children Deserted on an Uninhabited Island. To which is added Auguste and Madelaine. A Real History by Miss Helen Maria Williams'', Philadelphie, William W. Woodward, 1799, p. 201-220.&lt;br /&gt;
* 1798 : ''A Tour in Switzerland ; or, A View of the Present State of the Government and Manners of those Cantons: with Comparative Sketches of the Present State of Paris'', Londres, G. G. et J. Robinson, 2 vol. -- éd. Stephen Bending et Stephen Bygrave, ''Women's Travel Writings in Revolutionary France'', Londres, Pickering &amp;amp; Chatto, 2007, vol.1-2. Une traduction hollandaise : ''Reize in Switzerland'', Leyde, A. &amp;amp; J. Honkoop, 1798 ; une traduction française : ''Nouveau voyage en Suisse, contenant une peinture de ce pays, de ses moeurs et de ses gouvernements actuels, avec quelques traits de comparison entre les usages de la Suisse et ceux de Paris moderne'', trad. par J. B. Say, Paris, Charles Pougens, 1798, 2 vol.&lt;br /&gt;
* 1799 : «Memoirs of the Life of Charles Berns Wadstrom», ''Monthly Magazine'', juillet 1799, p.462-465.&lt;br /&gt;
* 1799 : «Lettre de la citoyenne Hélène-Maria William [sic] au citoyen Jean-Baptiste Say sur la mort du philanthrope Wadström», ''La Décade philosophique'', 10 floréal an VII [29 avril 1799].&lt;br /&gt;
* 1801 : «Ode to Peace», ''Morning Chronicle'', 17 novembre 1801.&lt;br /&gt;
* 1801 : ''Sketches of the State of Manners and Opinions in the French Republic, Towards the Close of the Eighteenth Century. In a Series of Letters'', London, G. G. et J. Robinson, 2 vol. Une traduction française : ''Aperçu de l’état des moeurs et des opinions dans la République française vers la fin du XVIIIe siècle'', trad. par Mme Grandchamp, Paris, Levrault, 2 vol.; deux traductions allemandes : ''Skisse von dem Zustande der Sitten und Meinungen in der französischen Republick gegen das ende der 18 jahre hunderts'', Stuttgart, 1801 et Tübingen, 1801-1802 ; une traduction hollandaise: Haarlem, 1801. &lt;br /&gt;
* 1801 : ''The History of Perourou ; or the Bellows-Mender'', Dublin, sn (extrait des Sketches..., voir supra).&lt;br /&gt;
* 1803 : ''Correspondance politique et confidentielle inédite de Louis XVI avec ses frères et plusieurs personnes célèbres, pendant les dernières années de son règne [...], avec des observations'', Paris, Debray, 2 vol. (ouvrage apocryphe, édité simultanément en anglais et en français : Londres, G. et J. Robinson, 1803, 3 vol.). Trois traductions allemandes : Leipzig, 1803 ; Augsburg, 1804 ; et Strasbourg, 1804 ; une hollandaise : Dordrecht, 1804 ; une anglaise : Londres, 1805.&lt;br /&gt;
* 1808 : ''Recueil de Poésies, extraites des ouvrages d’Helena-Maria Williams, traduit par M. Stanislas de Boufflers et M. Esménard'', Paris, J. G. Cocheris. &lt;br /&gt;
* 1809 : ''Verses Addressed by Helena Maria Williams to Her Two Nephews on Saint Helen’s Day'', Paris, sn.&lt;br /&gt;
* 1815 : ''A Narrative of the Events which Have Taken Place in France, from the Landing of Napoleon Bonaparte, on the 1st of March 1815, till the Restoration of Louis XVIII. With an Account of the Present State of Society and Public Opinion'', London, Murray -- Cleveland, Burrows, 1894. Une traduction française : ''Relation des Evénemens qui se sont passés en France depuis le débarquement de Napoléon Buonaparte, au 1er mars 1815, jusqu’au traité du 20 Novembre, par Miss Helen-Maria Williams'', trad. par M. Breton de La Martinière, Paris, J. G. Dentu, 1816.&lt;br /&gt;
* 1816 : ''On the Late Persecution of the Protestants in the South of France'', London, T. et G. Underwood.&lt;br /&gt;
* 1817 : «Letter to Robert Burns, 20 juin 1787», ''The Edinburgh Magazine and Literary Miscellany, a New Series of the Scots Magazine'', 1, [septembre 1817], p.109.&lt;br /&gt;
* 1818 : «Preface», dans ''Personal Narrative of Travels of the Equinoctial Regions of the New Continent During the Years 1799-1804, by Alexander von Humboldt et Aimé Bonpland'', Londres, Longman, Hurst, Rees, Orme et Brown, vol.1-2. &lt;br /&gt;
* 1819 : T''he Charter, Lines Addressed by Helena Maria Williams, to her Nephew Athanase Charles Laurent Coquerel, on his Wedding Day'', Paris, sn.&lt;br /&gt;
* 1819 : ''Letters on the Events which Have Passed in France since the Restoration in 1815'', London, Baldwin, Cradock et Joy (ce texte incorpore celui de 1816 : On the Late Persecution of the Protestants in the South of France).&lt;br /&gt;
* 1819 : ''Evénements arrivés en France depuis la Restauration de 1815'', traduit de l’anglais par M. Moreau père, Paris, Rosa.&lt;br /&gt;
* 1823 : ''Poems on Various Subjects. With Introductory Remarks on the Present State of Science and Literature in France'', Londres, Whittaker.&lt;br /&gt;
* ''Souvenirs de la Révolution française'', traduit par C. C. [Charles Coquerel, neveu de l’auteure], Paris, Dondey-Dupré, 1827 (ce livre comprend le dernier poème qu’elle ait écrit: Lines on the fall of Mussolinghi, 1827.)&lt;br /&gt;
* ''Letters from France'', intr. par Janet Todd, Delmar (New York), Scolars’Facsimiles and Reprints, 1975, 8 vol. (reprise de l’ensemble des Letters).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Traductions du français vers l'anglais ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 1795 : ''Paul and Virginia, translated from the French of Bernardin de Saint Pierre. With Original Sonnets'', by Helen Maria Williams, London, G.-G. Robinson, ill. -- Oxford, Woodstock, 1989. &lt;br /&gt;
* 1803 : ''The Political and Confidential Correspondence of Lewis the Sixteenth [Louis XVI]; with Observations on Each Letter by Helen Maria Williams'', London, G. et J. Robinson, 3 vol. (ouvrage apocryphe).&lt;br /&gt;
* 1814 : ''Researches, Concerning the Institutions &amp;amp; Monuments of the Ancient Inhabitants of America, with Descriptions &amp;amp; Views of Some of the Most Striking Scenes in the Cordilleras! Written in French by Alexander von Humboldt and translated into English by Helen Maria Williams'', London, Longman et Hurst, 2 vol. ill. -- Amsterdam, Theatrum Orbis Terrarum, 1971.&lt;br /&gt;
* 1814-1821 : ''Personal Narrative of Travels of the Equinoctial Regions of the New Continent During the Years 1799-1804, by Alexander von Humboldt et Aimé Bonpland; with Maps, Plans, &amp;amp;c. Written in French and Translated into English by Helen Maria Williams'', Londres, Longman, Hurst, Rees, Orme et Brown, Londres, 5 vol. ill. -- New York, AMS, 1966.&lt;br /&gt;
* 1817 : ''The Leper of the City of Aosta. A Narrative [de Xavier de Maistre]'', Londres, George Cowie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Lettres manuscrites inédites dans plusieurs bibliothèques : Lausanne, Londres, Manchester, Oxford, Princeton, etc. (Deborah Kennedy, Helen Maria Williams…, voir infra, Choix bibliographique). On y trouve de nombreuses références à sa vie et à ses œuvres.&lt;br /&gt;
* Poèmes de circonstances dans la presse britannique et les écrits personnels du temps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix bibliographique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* FRAISTAT, Neil et Susan S. LANSER, «Introduction», dans Helen Maria Williams, ''Letters Written in France''... [voir ''supra'', OEuvres], p. 9-60.&lt;br /&gt;
* FRUCHTMAN, Jack Jr. (éd.), ''An Eye-Witness Account of the French Revolution by Helen Maria Williams. Letters Containing a Sketch of the Politics of France'', New York, Peter Lang Publishing, 1997.&lt;br /&gt;
* KENNEDY, Deborah,'' Helen Maria Williams and the Age of Revolution'', Lewisburg/Londres, Bucknell University Press/Associated University Presses, 2002.&lt;br /&gt;
* «Williams, Helen Maria», ''The Literary Encyclopaedia''. URL: http://www.litencyc.com.&lt;br /&gt;
* WOODWARD, Lionel, ''Une Anglaise amie de la Révolution française, Hélène-Maria Williams et ses amis'', Paris, Champion, 1930 -- Genève, Slatkine Reprints, 1977.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Jugements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* «[1784, Dr. Johnson] had dined that day at Mr Hoole’s, and Miss Helen Maria Williams being expected in the evening, Mr. Hoole put into his hands her beautiful “Ode on the Peace”. Johnson reads it over, and when this elegant, and accomplished young lady was presented to him, he took her by the hand in the most courteous manner, and repeated the finest stanza of her poem. [...] Her respectable friend, Dr. Kippis, from whom I had this anecdote, was standing by, and was not a little gratified.» (Boswell, ''Life of Johnson'' (1791), Londres, Everyman’s Library, 1963, t.1, p. 514-515)&lt;br /&gt;
* «Mesdames [Anna] Seward and Williams, and half a dozen more of those harmonious virgins, have no imagination, no originality. Their thoughts and phrases are like their gowns -old remnants cut and turned.» (Horace Walpole, ''Letters'', 4 novembre 1786, t.13, p. 416)&lt;br /&gt;
* [A propos des ''Letters on the French Revolution'', 1790] «That an English lady should be fond of, or intoxicated with liberty, is no phenomenon in these times; or even that an English lady should be eager for the parade and deception of the French Confederation. Such was Helen Maria Williams. “She saw it, and was glad”, and perhaps rejoices that she has made a profitable book out of it [...]. We, who have bestowed some attention to the calm reasonings of Burke and Calonne, must be permitted to entertain very different notions of the French Revolution, and indeed of the value of liberty [...]. The pathetic tale of M. and Mme du F... is a very seasonable episode in a declamation against tyranny. The writer herself fears it has the air of a romance, and we should perfectly agree with her as she is used to such writing, that every incident is made to tally, did we not know, from undoubted authority, that the tale was true» (''Gentleman’s Magazine'', 61, janvier 1791, p. 62 et suiv.)&lt;br /&gt;
* «Miss Williams has behaved very civilly to me and I shall visit her frequently, because I rather like her, and I meet french company at her house. Her manners are affected, yet the simple goodness of her heart continually breaks through the varnish, so that one would be more inclined, at least I should, to love than admire her. Authorship is a heavy weight for female shoulders especially in the sunshine of prosperity [...].» (Mary Wollstonecraft, ''The Collected Letters, éd. Janet Todd, lettre à Everina Wollstonecraft, 24 décembre 1792'', Londres, Penguin, 2003, p. 215)&lt;br /&gt;
* [A propos de son évocation de la «tyrannie» de Robespierre, 1795] «She must excuse us if we say she has debased her sex, her heart, her feelings, her talents, in recording such a tissue of horror and villainy and we hesitate not to say, daring to insult a regular government and a happy people, with such details, whose result we defy her to show has yet been productive of one single good.» (''Gentlemen's Magazine'', décembre 1795, p. 1030)&lt;br /&gt;
* «Her idea of government, and of its various effects on human affairs, takes a flight far about the common female range. Her language, too, if not always strictly correct, frequently aims at higher excellence. [...] It will seldom fail to interest the feelings of humanity and it will [...] command the approbation of the heart.» (''Monthly Review'', 1796)&lt;br /&gt;
* «L’Aperçu des moeurs des Français, que madame Grandchamp vient de traduire, est propre à soutenir la réputation de l’Auteur [...]. Il est bon de voyager hors de son pays; il est bon de rencontrer d’autres opinions [...]. Elle tempère l’austérité du langage politique par des digressions, des anecdotes, des épisodes [...]. Mademoiselle Williams a su ajouter un nouveau prix à l’intérêt de cette histoire [les 18 et 19 Brumaire], par des détails pleins de sentiment et de vérité, d’où l’on peut conjecturer que si elle ne s’était pas vouée à la poésie et à la politique, elle aurait accru la reputation que les femmes ses compatriotes se sont acquise dans la narration des romans. Nous l’invitons à s’associer dans ce genre où brille avec tant d’avantage la délicatesse des sentimens, si naturelle à son sexe. Ses écrits ont de quoi plaire aux hommes qui pensent fortement, mais elle n’oubliera pas sans doute que les femmes ont aussi quelques droits sur les productions d’une plume qui peut suivre les mouvemens les plus fugitives du coeur, aussi facilement qu’elle sait tracer le tableau des grands bouleversemens politiques et la peinture des moeurs d’une nation» (Jean-Baptiste Say, ''La Décade philosophique'', t. 28, 2e trim. de l’an IX [1801], p. 222-231, 278-288)&lt;br /&gt;
* [À propos des Evénements arrivés en France depuis la Restauration, 1819] «Miss Williams, déjà connue par plusieurs productions distinguées, demeure à Paris depuis 25 ans, et ses relations avec l’église réformée dont elle fait partie, lui ont fourni les moyens de s’instruire d’un grand nombre de faits nouveaux, relativement aux troubles du Midi [...]. Il est beau de voir une étrangère prendre la défense des Français ; c’est un spectacle utile et digne de notre admiration que celui d’un écrivain de la Grande Bretagne plaidant la cause d’une nation qu’un trop grand nombre d’Anglais poursuit encore aujourd’hui de ses invectives. Miss Williams donne un exemple de l’union qui devrait régner entre les peuples; et il est consolant de penser que la religion protestante peut devenir la chaîne commune qui effectuera cette alliance.» (''Annales protestantes'', Paris, sn, 1820, t. 1, p. 48)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Williams, Helen Maria}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Dubois</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Helen_Maria_Williams</id>
		<title>Helen Maria Williams</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Helen_Maria_Williams"/>
				<updated>2019-07-12T12:47:24Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Dubois : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = &lt;br /&gt;
| dénominations = &lt;br /&gt;
| naissance = 1761&lt;br /&gt;
| décès = 1827&lt;br /&gt;
| briquet = oui&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notice de [[Julia Milena Drumm]] et [[Nicole Pellegrin]], 2009 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Née le 17 juin 1761 à Londres, Helen Maria Williams est la fille d’un officier gallois, mort dès 1769, et d’une Écossaise presbytérienne, Helen Hay. Élevée avec deux de ses sœurs par sa mère, à Berwick-upon-Tweed, dans le nord de l’Angleterre, Helen Maria Williams acquiert très tôt une vaste culture. À l’âge de vingt ans, elle déménage à Londres avec sa famille. Elle y fait la connaissance du pasteur et homme de lettres, Andrew Kippis, qui l’aide à publier un long poème, pathétique et médiévalisant (''Edwin and Eltruda''). Il la met aussi en contact avec des intellectuels comme Samuel Johnson, Richard Price, Joseph Priestley, William Wordsworth, et le cercle des « Bluestockings » : Elisabeth Robinson Montagu, Charlotte Smith, etc. Peu de temps après, Helen Maria Williams ouvre son propre salon qui réunit des auteurs comme Thomas Holcroft, Fanny Burney et le Dr. John Moore. Ses poèmes -fort appréciés par la critique- ont pour thèmes la louange de Dieu, la critique de l’esclavage et de l’exploitation coloniale, les charmes de la nature. L’histoire sentimentale d’une héroïne vertueuse est au cœur de son unique roman ''Julia'' (1790) mais elle y intercale un poème, « The Bastille », qui révèle son enthousiasme pour les idées révolutionnaires. Elle s’installe à Paris en juillet 1790 et elle entreprend alors la description des bouleversements en cours. Formant des séries de plusieurs volumes, échelonnées entre 1790 et 1819, ces ''Letters'' sont publiées à Londres et, bientôt traduites en diverses langues, elles suscitent force controverses. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Définitivement installée en 1791 en France où la rejoignent sa mère et ses sœurs, Helen Maria Williams y partage la vie d’un homme marié, l’homme d’affaires John Hurford Stone, connu pour son radicalisme politique et ses activités d’éditeur (il devint peut-être son mari après avoir divorcé). Elle tient un salon que fréquentent Britanniques, Américains et Français dont Mary Wollstonecraft, Thomas Paine, etc. Elle est en relation avec Brissot, Pétion, Buzot, Robespierre, l’abbé Grégoire, La Harpe, Rouget de L’Isle, Manon Roland, ainsi qu’avec Mme de Genlis. Après les Massacres de septembre 1792, elle se range du côté des Girondins et assiste, avec horreur, à l’exécution de ceux-ci et à la montée des violences populaires. Le 12 octobre 1793, elle est emprisonnée, comme tou(te)s ses compatriotes, pendant quelques semaines et part en Suisse de juin à décembre 1794 (elle en ramènera un récit de voyage). Revenue en France, elle continue, dans ses écrits, à montrer son attachement aux idéaux de la Révolution mais se refuse à soutenir la politique belliciste de Napoléon. Elle élève les enfants français d’une de ses sœurs, morte en 1798 et mariée au pasteur Coquerel, et elle publie diverses traductions de grande ampleur dont une édition commentée de lettres- apocryphes- de Louis XVI qui mécontentera tous les partis. Après le retour des Bourbons dont elle apprécie le libéralisme initial, elle est naturalisée citoyenne française en 1818 et produit, l’année suivante, son ultime interprétation de l’histoire contemporaine française avant un recueil qui mêle poésie et prose. Des ''Souvenirs'', posthumes, en forme de bilan de vie, paraissent après sa mort, survenue le 14 décembre 1827 à Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Poétesse sensible hostile à toutes les injustices (esclavage, despotisme, peine capitale, infériorisation des femmes), Helen Maria Williams est encore célèbre grâce à ses chroniques de trois décades de vie française. Témoin oculaire et analyste passionnée, elle sait mêler observations objectives, anecdotes révélatrices et sentiments personnels. Objet de nombreux commentaires dans toute la presse britannique de son temps en raison de sa francophilie et de son républicanisme, elle le fut aussi pour avoir, malgré son appartenance de sexe, incorporé des commentaires politiques dans ses récits. Elle joua donc un rôle prééminent d’intermédiaire culturel entre la France et les pays anglo-saxons, Amérique et Allemagne comprises, rôle renforcé par ses activités de traductrice et de codirectrice de l’English Press (maison d’édition établie à Paris par Stone).&lt;br /&gt;
Aujourd’hui l’ensemble des œuvres de Helen Maria Williams suscite l’intérêt des historien-ne-s et des critiques littéraires pour la richesse de ses réflexions sur la Révolution et pour la singularité de son statut de femme de lettres peu favorable aux revendications féministes explicites de son amie Wollstonecraft. Aux yeux de sa compatriote, la romancière et voyageuse francophile, lady Morgan, Williams fut une véritable «citoyenne du monde». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Oeuvres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 1782 : ''Edwin and Eltruda. A Legendary Tale, by a young Lady'', préface par Andrew Kippis, London, T. Cadell.&lt;br /&gt;
* 1783 : ''An Ode on the Peace, by the Author of Edwin and Eltruda'', London, T. Cadell.&lt;br /&gt;
* 1784 : ''Peru, A Poem in Six Cantos'', London, T. Cadell. &lt;br /&gt;
* 1786 : ''Poems, in two volumes'', London, T. Cadell, 2 vol. (un de ces poèmes mis en musique pour devenir l’hymne While thee I seek, Protecting Power; le frontispice est de Maria Cosway; avec une liste de souscripteurs) -- rééd. en facsimile, Oxford, Woodstock Books, 1994.&lt;br /&gt;
* 1788 : ''A Poem on the Bill Lately Passed for Regulating the Slave Trade'', London, T. Cadell. -- éd. Neil Fraistat et Susan S. Lanser, ''Letters Written in France, in the Summer 1790, to a Friend in England'' [...], Peterborough (Canada), Broadview Literary Texts, 2001, p. 194-202.&lt;br /&gt;
* 1788 : «The Morai», dans Andrew Kippis, ''The Life of Captain James Cook'', Londres, G. Nicol et G. G. J. Robinson [appendice] -- Chiswick, Whittingham, 1822.&lt;br /&gt;
* 1790 : ''Julia. A Novel. Interspersed with Some Poetical Pieces'', London, T. Cadell, 2 vol. -- éd. Peter Garside, Londres, Routledge/Thoemmes Press, 1995 (porté sur la scène par lord Bulwer-Lytton sous le titre de ''The Lady of Lyons'', 1798).&lt;br /&gt;
* 1790 : ''Letters Written in France, in the Summer of 1790, to a Friend in England. Containing Various Anecdotes Relative to the French Revolution; and Memoirs of Mons. and Madame du F...'', London, T. Cadell (premier tome de sa première série de ''letters'') -- éd. Neil Fraistat et Susan S. Lanser, ''Letters Written in France...'', voir ''supra'', p.61-150 (un extrait publié sous le titre ''Memoirs of Mons. And Madame Du F. In a Series of Letters'', Boston, sn, 1794 ; une traduction en français par M. de La Montagné, ''Lettres écrites de France à une amie en Angleterre pendant l’été 1790'', Paris, Garnery, 1791 ; des traductions allemandes et hollandaises, dont ''Briefe aus Frankreich an eine freudin in England im Sommer 1790'', Leipzig, 1798, et ''Brieven in dem Zomer 1790'', Haarlem, 1791).&lt;br /&gt;
* 1790 : ''The Unfortunate Young Nobleman''.&lt;br /&gt;
* 1791 : ''A Farewell for Two Years to England. A Poem'', London, T. Cadell.&lt;br /&gt;
* 1791 : «Société des Amis de la Constitution. Extrait du procès-verbal de la séance publique des amis de la Constitution, du 13 juillet 1791», Journal de Rouen, 14 juillet 1791 -- avec la réponse de l’auteure du 13 septembre dans Lionel Woodward, Une Anglaise amie de la Révolution..., voir ''infra'', Choix bibliographique, p. 43-46.&lt;br /&gt;
* 1792 : ''Letters from France. Containing Many New Anecdotes Relative to the French Revolution, and the Present State of French Manners'', Londres, G. &amp;amp; J. Robinson (deuxième tome de sa première série de lettres). Une traduction allemande met en valeur une éventuelle aide rédactionnelle : ''Neue Briefe über franzosische Revolution: aus dem Englischen der helene Marie Williams'', Th. Christie und Hurford Stone, Berlin, sn, 1794-1795.&lt;br /&gt;
* 1793 : ''Letters from France; Containing a Great Variety of Interesting and Original Information concerning the Most Important Events That Have Lately Occurred in that Country in the years 1790, 1791, 1792, and 1793, and Particularly Respecting the Campaign of 1792'', Dublin, J. Chambers, 1794, 2 vol. (troisième et quatrième tomes de la première série de lettres) – Rééd. Caroline Franklin, dans ''Women’s Travel Writings, 1750-1850'', Londres, Routledge, 2006, t.1.&lt;br /&gt;
* 1795 : ''Letters Containing a Sketch of the Politics of France, From the Thirty-first of May 1793, till the Twenty-eighth of July 1794, and of the Scenes Which Have Passed in the Prisons of Paris'', London, G.-G. et J. Robinson, 2 vol. (les deux premiers tomes de la seconde série de lettres). Il y eut, en 1796, une traduction française anonyme du premier tome, dans ''Lettres sur les événemens'' [...], voir ''infra'' ; une traduction en allemand et des éditions irlandaise et américaine.&lt;br /&gt;
* 1795 : ''Letters Containing a Sketch of the Scenes Which Passed in Various Departments of France During the Tyranny of Robespierre, and Of the Events Which Took Place in Paris on the 28th of July 1794'', London, G.-G. et J. Robinson (troisième tome de la seconde série de lettres). Une édition américaine: Philadelphie, Snowden &amp;amp; M’Corkle, 1796. &lt;br /&gt;
* 1795 : ''Lettres sur les événemens qui se sont passés en France, depuis le 31 mai 1793 jusqu’au 10 thermidor, traduit de l’anglois'', Paris, sn -- Autre traduction française partielle, par F. Funck-Brentano, ''Le Règne de Robespierre'', Paris, Fayard, c.1910 (ouvrage retraduit en anglais : ''Memoirs of the Reign of Robespierre'', New York et Londres, John Hamilton, 1929) -- traduction allemande : ''Briefe enthaltend einem Abriss der französischen Angelegenheiten'', Leipzig, 1794-1796.&lt;br /&gt;
* 1796 : «Original Sonnets», dans ''Poems. Moral, Elegant and Pathetic, viz. Essay on Man, by Pope ; The Monk of La Trappe, by Jerningham ; The Grace, by Blair ; An Elegy in a Country Chuchyard, by Gray ; The Hermit of Warkworth, by Percy ; and Original Sonnets, by Helen-Maria Williams'', London, Vernor et Hood, p. 211-220.&lt;br /&gt;
* 1796 : ''Letters Containing a Sketch of the Politics of France, From the Twenty-Eighth of July 1794, to the Establishment of the Constitution of 1795, and Of the Scenes Which Have Passed in the Prisons of Paris'', London, G.-G. et J. Robinson (quatrième tome de la seconde série de lettres). Une édition américaine : Philadelphie, Matthew Carey, 1796.&lt;br /&gt;
* 1796 : «On the Death of the Rev. Dr. Kippis», ''Gentlemen’s Magazine'', 1, janvier 1796, p. 66.  &lt;br /&gt;
* 1797 : «Auguste and Madelaine. A Real History», dans ''Seraphina. A novel. From the French of M. Mercier. To which is added Auguste and Madelaine. A Real History by Miss Helen Maria Williams, Charleston (Mass.)'', John Lamson, 1797 -- dans M. Ducray-Duminil, ''Ambrose and Eleanor, or the Adventures of Two Children Deserted on an Uninhabited Island. To which is added Auguste and Madelaine. A Real History by Miss Helen Maria Williams'', Philadelphie, William W. Woodward, 1799, p. 201-220.&lt;br /&gt;
* 1798 : ''A Tour in Switzerland ; or, A View of the Present State of the Government and Manners of those Cantons: with Comparative Sketches of the Present State of Paris'', Londres, G. G. et J. Robinson, 2 vol. -- éd. Stephen Bending et Stephen Bygrave, ''Women's Travel Writings in Revolutionary France'', Londres, Pickering &amp;amp; Chatto, 2007, vol.1-2. Une traduction hollandaise : ''Reize in Switzerland'', Leyde, A. &amp;amp; J. Honkoop, 1798 ; une traduction française : ''Nouveau voyage en Suisse, contenant une peinture de ce pays, de ses moeurs et de ses gouvernements actuels, avec quelques traits de comparison entre les usages de la Suisse et ceux de Paris moderne'', trad. par J. B. Say, Paris, Charles Pougens, 1798, 2 vol.&lt;br /&gt;
* 1799 : «Memoirs of the Life of Charles Berns Wadstrom», ''Monthly Magazine'', juillet 1799, p.462-465.&lt;br /&gt;
* 1799 : «Lettre de la citoyenne Hélène-Maria William [sic] au citoyen Jean-Baptiste Say sur la mort du philanthrope Wadström», ''La Décade philosophique'', 10 floréal an VII [29 avril 1799].&lt;br /&gt;
* 1801 : «Ode to Peace», ''Morning Chronicle'', 17 novembre 1801.&lt;br /&gt;
* 1801 : ''Sketches of the State of Manners and Opinions in the French Republic, Towards the Close of the Eighteenth Century. In a Series of Letters'', London, G. G. et J. Robinson, 2 vol. Une traduction française : ''Aperçu de l’état des moeurs et des opinions dans la République française vers la fin du XVIIIe siècle'', trad. par Mme Grandchamp, Paris, Levrault, 2 vol.; deux traductions allemandes : ''Skisse von dem Zustande der Sitten und Meinungen in der französischen Republick gegen das ende der 18 jahre hunderts'', Stuttgart, 1801 et Tübingen, 1801-1802 ; une traduction hollandaise: Haarlem, 1801. &lt;br /&gt;
* 1801 : ''The History of Perourou ; or the Bellows-Mender'', Dublin, sn (extrait des Sketches..., voir supra).&lt;br /&gt;
* 1803 : ''Correspondance politique et confidentielle inédite de Louis XVI avec ses frères et plusieurs personnes célèbres, pendant les dernières années de son règne [...], avec des observations'', Paris, Debray, 2 vol. (ouvrage apocryphe, édité simultanément en anglais et en français : Londres, G. et J. Robinson, 1803, 3 vol.). Trois traductions allemandes : Leipzig, 1803 ; Augsburg, 1804 ; et Strasbourg, 1804 ; une hollandaise : Dordrecht, 1804 ; une anglaise : Londres, 1805.&lt;br /&gt;
* 1808 : ''Recueil de Poésies, extraites des ouvrages d’Helena-Maria Williams, traduit par M. Stanislas de Boufflers et M. Esménard'', Paris, J. G. Cocheris. &lt;br /&gt;
* 1809 : ''Verses Addressed by Helena Maria Williams to Her Two Nephews on Saint Helen’s Day'', Paris, sn.&lt;br /&gt;
* 1815 : ''A Narrative of the Events which Have Taken Place in France, from the Landing of Napoleon Bonaparte, on the 1st of March 1815, till the Restoration of Louis XVIII. With an Account of the Present State of Society and Public Opinion'', London, Murray -- Cleveland, Burrows, 1894. Une traduction française : ''Relation des Evénemens qui se sont passés en France depuis le débarquement de Napoléon Buonaparte, au 1er mars 1815, jusqu’au traité du 20 Novembre, par Miss Helen-Maria Williams'', trad. par M. Breton de La Martinière, Paris, J. G. Dentu, 1816.&lt;br /&gt;
* 1816 : ''On the Late Persecution of the Protestants in the South of France'', London, T. et G. Underwood.&lt;br /&gt;
* 1817 : «Letter to Robert Burns, 20 juin 1787», ''The Edinburgh Magazine and Literary Miscellany, a New Series of the Scots Magazine'', 1, [septembre 1817], p.109.&lt;br /&gt;
* 1818 : «Preface», dans ''Personal Narrative of Travels of the Equinoctial Regions of the New Continent During the Years 1799-1804, by Alexander von Humboldt et Aimé Bonpland'', Londres, Longman, Hurst, Rees, Orme et Brown, vol.1-2. &lt;br /&gt;
* 1819 : T''he Charter, Lines Addressed by Helena Maria Williams, to her Nephew Athanase Charles Laurent Coquerel, on his Wedding Day'', Paris, sn.&lt;br /&gt;
* 1819 : ''Letters on the Events which Have Passed in France since the Restoration in 1815'', London, Baldwin, Cradock et Joy (ce texte incorpore celui de 1816 : On the Late Persecution of the Protestants in the South of France).&lt;br /&gt;
* 1819 : ''Evénements arrivés en France depuis la Restauration de 1815'', traduit de l’anglais par M. Moreau père, Paris, Rosa.&lt;br /&gt;
* 1823 : ''Poems on Various Subjects. With Introductory Remarks on the Present State of Science and Literature in France'', Londres, Whittaker.&lt;br /&gt;
* ''Souvenirs de la Révolution française'', traduit par C. C. [Charles Coquerel, neveu de l’auteure], Paris, Dondey-Dupré, 1827 (ce livre comprend le dernier poème qu’elle ait écrit: Lines on the fall of Mussolinghi, 1827.)&lt;br /&gt;
* ''Letters from France'', intr. par Janet Todd, Delmar (New York), Scolars’Facsimiles and Reprints, 1975, 8 vol. (reprise de l’ensemble des Letters).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Traductions du français vers l'anglais ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 1795 : ''Paul and Virginia, translated from the French of Bernardin de Saint Pierre. With Original Sonnets'', by Helen Maria Williams, London, G.-G. Robinson, ill. -- Oxford, Woodstock, 1989. &lt;br /&gt;
* 1803 : ''The Political and Confidential Correspondence of Lewis the Sixteenth [Louis XVI]; with Observations on Each Letter by Helen Maria Williams'', London, G. et J. Robinson, 3 vol. (ouvrage apocryphe).&lt;br /&gt;
* 1814 : ''Researches, Concerning the Institutions &amp;amp; Monuments of the Ancient Inhabitants of America, with Descriptions &amp;amp; Views of Some of the Most Striking Scenes in the Cordilleras! Written in French by Alexander von Humboldt and translated into English by Helen Maria Williams'', London, Longman et Hurst, 2 vol. ill. -- Amsterdam, Theatrum Orbis Terrarum, 1971.&lt;br /&gt;
* 1814-1821 : ''Personal Narrative of Travels of the Equinoctial Regions of the New Continent During the Years 1799-1804, by Alexander von Humboldt et Aimé Bonpland; with Maps, Plans, &amp;amp;c. Written in French and Translated into English by Helen Maria Williams'', Londres, Longman, Hurst, Rees, Orme et Brown, Londres, 5 vol. ill. -- New York, AMS, 1966.&lt;br /&gt;
* 1817 : ''The Leper of the City of Aosta. A Narrative [de Xavier de Maistre]'', Londres, George Cowie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Lettres manuscrites inédites dans plusieurs bibliothèques : Lausanne, Londres, Manchester, Oxford, Princeton, etc. (Deborah Kennedy, Helen Maria Williams…, voir infra, Choix bibliographique). On y trouve de nombreuses références à sa vie et à ses œuvres.&lt;br /&gt;
* Poèmes de circonstances dans la presse britannique et les écrits personnels du temps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix bibliographique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* FRAISTAT, Neil et Susan S. LANSER, «Introduction», dans Helen Maria Williams, ''Letters Written in France''... [voir ''supra'', OEuvres], p. 9-60.&lt;br /&gt;
* FRUCHTMAN, Jack Jr. (éd.), ''An Eye-Witness Account of the French Revolution by Helen Maria Williams. Letters Containing a Sketch of the Politics of France'', New York, Peter Lang Publishing, 1997.&lt;br /&gt;
* KENNEDY, Deborah,'' Helen Maria Williams and the Age of Revolution'', Lewisburg/Londres, Bucknell University Press/Associated University Presses, 2002.&lt;br /&gt;
* «Williams, Helen Maria», ''The Literary Encyclopaedia''. URL: http://www.litencyc.com.&lt;br /&gt;
* WOODWARD, Lionel, ''Une Anglaise amie de la Révolution française, Hélène-Maria Williams et ses amis'', Paris, Champion, 1930 -- Genève, Slatkine Reprints, 1977.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Jugements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* «[1784, Dr. Johnson] had dined that day at Mr Hoole’s, and Miss Helen Maria Williams being expected in the evening, Mr. Hoole put into his hands her beautiful “Ode on the Peace”. Johnson reads it over, and when this elegant, and accomplished young lady was presented to him, he took her by the hand in the most courteous manner, and repeated the finest stanza of her poem. [...] Her respectable friend, Dr. Kippis, from whom I had this anecdote, was standing by, and was not a little gratified.» (Boswell, ''Life of Johnson'' (1791), Londres, Everyman’s Library, 1963, t.1, p. 514-515)&lt;br /&gt;
* «Mesdames [Anna] Seward and Williams, and half a dozen more of those harmonious virgins, have no imagination, no originality. Their thoughts and phrases are like their gowns -old remnants cut and turned.» (Horace Walpole, ''Letters'', 4 novembre 1786, t.13, p. 416)&lt;br /&gt;
* [A propos des ''Letters on the French Revolution'', 1790] «That an English lady should be fond of, or intoxicated with liberty, is no phenomenon in these times; or even that an English lady should be eager for the parade and deception of the French Confederation. Such was Helen Maria Williams. “She saw it, and was glad”, and perhaps rejoices that she has made a profitable book out of it [...]. We, who have bestowed some attention to the calm reasonings of Burke and Calonne, must be permitted to entertain very different notions of the French Revolution, and indeed of the value of liberty [...]. The pathetic tale of M. and Mme du F... is a very seasonable episode in a declamation against tyranny. The writer herself fears it has the air of a romance, and we should perfectly agree with her as she is used to such writing, that every incident is made to tally, did we not know, from undoubted authority, that the tale was true» (''Gentleman’s Magazine'', 61, janvier 1791, p. 62 et suiv.)&lt;br /&gt;
* «Miss Williams has behaved very civilly to me and I shall visit her frequently, because I rather like her, and I meet french company at her house. Her manners are affected, yet the simple goodness of her heart continually breaks through the varnish, so that one would be more inclined, at least I should, to love than admire her. Authorship is a heavy weight for female shoulders especially in the sunshine of prosperity [...].» (Mary Wollstonecraft, ''The Collected Letters, éd. Janet Todd, lettre à Everina Wollstonecraft, 24 décembre 1792'', Londres, Penguin, 2003, p. 215)&lt;br /&gt;
* [A propos de son évocation de la «tyrannie» de Robespierre, 1795] «She must excuse us if we say she has debased her sex, her heart, her feelings, her talents, in recording such a tissue of horror and villainy and we hesitate not to say, daring to insult a regular government and a happy people, with such details, whose result we defy her to show has yet been productive of one single good.» (''Gentlemen's Magazine'', décembre 1795, p. 1030)&lt;br /&gt;
* «Her idea of government, and of its various effects on human affairs, takes a flight far about the common female range. Her language, too, if not always strictly correct, frequently aims at higher excellence. [...] It will seldom fail to interest the feelings of humanity and it will [...] command the approbation of the heart.» (''Monthly Review'', 1796)&lt;br /&gt;
* «L’Aperçu des moeurs des Français, que madame Grandchamp vient de traduire, est propre à soutenir la réputation de l’Auteur [...]. Il est bon de voyager hors de son pays; il est bon de rencontrer d’autres opinions [...]. Elle tempère l’austérité du langage politique par des digressions, des anecdotes, des épisodes [...]. Mademoiselle Williams a su ajouter un nouveau prix à l’intérêt de cette histoire [les 18 et 19 Brumaire], par des détails pleins de sentiment et de vérité, d’où l’on peut conjecturer que si elle ne s’était pas vouée à la poésie et à la politique, elle aurait accru la reputation que les femmes ses compatriotes se sont acquise dans la narration des romans. Nous l’invitons à s’associer dans ce genre où brille avec tant d’avantage la délicatesse des sentimens, si naturelle à son sexe. Ses écrits ont de quoi plaire aux hommes qui pensent fortement, mais elle n’oubliera pas sans doute que les femmes ont aussi quelques droits sur les productions d’une plume qui peut suivre les mouvemens les plus fugitives du coeur, aussi facilement qu’elle sait tracer le tableau des grands bouleversemens politiques et la peinture des moeurs d’une nation» (Jean-Baptiste Say, ''La Décade philosophique'', t. 28, 2e trim. de l’an IX [1801], p. 222-231, 278-288)&lt;br /&gt;
* [À propos des Evénements arrivés en France depuis la Restauration, 1819] «Miss Williams, déjà connue par plusieurs productions distinguées, demeure à Paris depuis 25 ans, et ses relations avec l’église réformée dont elle fait partie, lui ont fourni les moyens de s’instruire d’un grand nombre de faits nouveaux, relativement aux troubles du Midi [...]. Il est beau de voir une étrangère prendre la défense des Français ; c’est un spectacle utile et digne de notre admiration que celui d’un écrivain de la Grande Bretagne plaidant la cause d’une nation qu’un trop grand nombre d’Anglais poursuit encore aujourd’hui de ses invectives. Miss Williams donne un exemple de l’union qui devrait régner entre les peuples; et il est consolant de penser que la religion protestante peut devenir la chaîne commune qui effectuera cette alliance.» (''Annales protestantes'', Paris, sn, 1820, t. 1, p. 48)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Williams, Helen Maria}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Dubois</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Helen_Maria_Williams</id>
		<title>Helen Maria Williams</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Helen_Maria_Williams"/>
				<updated>2019-07-12T12:46:58Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Dubois : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = &lt;br /&gt;
| dénominations = &lt;br /&gt;
| naissance = 1761&lt;br /&gt;
| décès = 1827&lt;br /&gt;
| briquet = oui&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
| ang = Helen Maria Williams&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notice de [[Julia Milena Drumm]] et [[Nicole Pellegrin]], 2009 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Née le 17 juin 1761 à Londres, Helen Maria Williams est la fille d’un officier gallois, mort dès 1769, et d’une Écossaise presbytérienne, Helen Hay. Élevée avec deux de ses sœurs par sa mère, à Berwick-upon-Tweed, dans le nord de l’Angleterre, Helen Maria Williams acquiert très tôt une vaste culture. À l’âge de vingt ans, elle déménage à Londres avec sa famille. Elle y fait la connaissance du pasteur et homme de lettres, Andrew Kippis, qui l’aide à publier un long poème, pathétique et médiévalisant (''Edwin and Eltruda''). Il la met aussi en contact avec des intellectuels comme Samuel Johnson, Richard Price, Joseph Priestley, William Wordsworth, et le cercle des « Bluestockings » : Elisabeth Robinson Montagu, Charlotte Smith, etc. Peu de temps après, Helen Maria Williams ouvre son propre salon qui réunit des auteurs comme Thomas Holcroft, Fanny Burney et le Dr. John Moore. Ses poèmes -fort appréciés par la critique- ont pour thèmes la louange de Dieu, la critique de l’esclavage et de l’exploitation coloniale, les charmes de la nature. L’histoire sentimentale d’une héroïne vertueuse est au cœur de son unique roman ''Julia'' (1790) mais elle y intercale un poème, « The Bastille », qui révèle son enthousiasme pour les idées révolutionnaires. Elle s’installe à Paris en juillet 1790 et elle entreprend alors la description des bouleversements en cours. Formant des séries de plusieurs volumes, échelonnées entre 1790 et 1819, ces ''Letters'' sont publiées à Londres et, bientôt traduites en diverses langues, elles suscitent force controverses. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Définitivement installée en 1791 en France où la rejoignent sa mère et ses sœurs, Helen Maria Williams y partage la vie d’un homme marié, l’homme d’affaires John Hurford Stone, connu pour son radicalisme politique et ses activités d’éditeur (il devint peut-être son mari après avoir divorcé). Elle tient un salon que fréquentent Britanniques, Américains et Français dont Mary Wollstonecraft, Thomas Paine, etc. Elle est en relation avec Brissot, Pétion, Buzot, Robespierre, l’abbé Grégoire, La Harpe, Rouget de L’Isle, Manon Roland, ainsi qu’avec Mme de Genlis. Après les Massacres de septembre 1792, elle se range du côté des Girondins et assiste, avec horreur, à l’exécution de ceux-ci et à la montée des violences populaires. Le 12 octobre 1793, elle est emprisonnée, comme tou(te)s ses compatriotes, pendant quelques semaines et part en Suisse de juin à décembre 1794 (elle en ramènera un récit de voyage). Revenue en France, elle continue, dans ses écrits, à montrer son attachement aux idéaux de la Révolution mais se refuse à soutenir la politique belliciste de Napoléon. Elle élève les enfants français d’une de ses sœurs, morte en 1798 et mariée au pasteur Coquerel, et elle publie diverses traductions de grande ampleur dont une édition commentée de lettres- apocryphes- de Louis XVI qui mécontentera tous les partis. Après le retour des Bourbons dont elle apprécie le libéralisme initial, elle est naturalisée citoyenne française en 1818 et produit, l’année suivante, son ultime interprétation de l’histoire contemporaine française avant un recueil qui mêle poésie et prose. Des ''Souvenirs'', posthumes, en forme de bilan de vie, paraissent après sa mort, survenue le 14 décembre 1827 à Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Poétesse sensible hostile à toutes les injustices (esclavage, despotisme, peine capitale, infériorisation des femmes), Helen Maria Williams est encore célèbre grâce à ses chroniques de trois décades de vie française. Témoin oculaire et analyste passionnée, elle sait mêler observations objectives, anecdotes révélatrices et sentiments personnels. Objet de nombreux commentaires dans toute la presse britannique de son temps en raison de sa francophilie et de son républicanisme, elle le fut aussi pour avoir, malgré son appartenance de sexe, incorporé des commentaires politiques dans ses récits. Elle joua donc un rôle prééminent d’intermédiaire culturel entre la France et les pays anglo-saxons, Amérique et Allemagne comprises, rôle renforcé par ses activités de traductrice et de codirectrice de l’English Press (maison d’édition établie à Paris par Stone).&lt;br /&gt;
Aujourd’hui l’ensemble des œuvres de Helen Maria Williams suscite l’intérêt des historien-ne-s et des critiques littéraires pour la richesse de ses réflexions sur la Révolution et pour la singularité de son statut de femme de lettres peu favorable aux revendications féministes explicites de son amie Wollstonecraft. Aux yeux de sa compatriote, la romancière et voyageuse francophile, lady Morgan, Williams fut une véritable «citoyenne du monde». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Oeuvres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 1782 : ''Edwin and Eltruda. A Legendary Tale, by a young Lady'', préface par Andrew Kippis, London, T. Cadell.&lt;br /&gt;
* 1783 : ''An Ode on the Peace, by the Author of Edwin and Eltruda'', London, T. Cadell.&lt;br /&gt;
* 1784 : ''Peru, A Poem in Six Cantos'', London, T. Cadell. &lt;br /&gt;
* 1786 : ''Poems, in two volumes'', London, T. Cadell, 2 vol. (un de ces poèmes mis en musique pour devenir l’hymne While thee I seek, Protecting Power; le frontispice est de Maria Cosway; avec une liste de souscripteurs) -- rééd. en facsimile, Oxford, Woodstock Books, 1994.&lt;br /&gt;
* 1788 : ''A Poem on the Bill Lately Passed for Regulating the Slave Trade'', London, T. Cadell. -- éd. Neil Fraistat et Susan S. Lanser, ''Letters Written in France, in the Summer 1790, to a Friend in England'' [...], Peterborough (Canada), Broadview Literary Texts, 2001, p. 194-202.&lt;br /&gt;
* 1788 : «The Morai», dans Andrew Kippis, ''The Life of Captain James Cook'', Londres, G. Nicol et G. G. J. Robinson [appendice] -- Chiswick, Whittingham, 1822.&lt;br /&gt;
* 1790 : ''Julia. A Novel. Interspersed with Some Poetical Pieces'', London, T. Cadell, 2 vol. -- éd. Peter Garside, Londres, Routledge/Thoemmes Press, 1995 (porté sur la scène par lord Bulwer-Lytton sous le titre de ''The Lady of Lyons'', 1798).&lt;br /&gt;
* 1790 : ''Letters Written in France, in the Summer of 1790, to a Friend in England. Containing Various Anecdotes Relative to the French Revolution; and Memoirs of Mons. and Madame du F...'', London, T. Cadell (premier tome de sa première série de ''letters'') -- éd. Neil Fraistat et Susan S. Lanser, ''Letters Written in France...'', voir ''supra'', p.61-150 (un extrait publié sous le titre ''Memoirs of Mons. And Madame Du F. In a Series of Letters'', Boston, sn, 1794 ; une traduction en français par M. de La Montagné, ''Lettres écrites de France à une amie en Angleterre pendant l’été 1790'', Paris, Garnery, 1791 ; des traductions allemandes et hollandaises, dont ''Briefe aus Frankreich an eine freudin in England im Sommer 1790'', Leipzig, 1798, et ''Brieven in dem Zomer 1790'', Haarlem, 1791).&lt;br /&gt;
* 1790 : ''The Unfortunate Young Nobleman''.&lt;br /&gt;
* 1791 : ''A Farewell for Two Years to England. A Poem'', London, T. Cadell.&lt;br /&gt;
* 1791 : «Société des Amis de la Constitution. Extrait du procès-verbal de la séance publique des amis de la Constitution, du 13 juillet 1791», Journal de Rouen, 14 juillet 1791 -- avec la réponse de l’auteure du 13 septembre dans Lionel Woodward, Une Anglaise amie de la Révolution..., voir ''infra'', Choix bibliographique, p. 43-46.&lt;br /&gt;
* 1792 : ''Letters from France. Containing Many New Anecdotes Relative to the French Revolution, and the Present State of French Manners'', Londres, G. &amp;amp; J. Robinson (deuxième tome de sa première série de lettres). Une traduction allemande met en valeur une éventuelle aide rédactionnelle : ''Neue Briefe über franzosische Revolution: aus dem Englischen der helene Marie Williams'', Th. Christie und Hurford Stone, Berlin, sn, 1794-1795.&lt;br /&gt;
* 1793 : ''Letters from France; Containing a Great Variety of Interesting and Original Information concerning the Most Important Events That Have Lately Occurred in that Country in the years 1790, 1791, 1792, and 1793, and Particularly Respecting the Campaign of 1792'', Dublin, J. Chambers, 1794, 2 vol. (troisième et quatrième tomes de la première série de lettres) – Rééd. Caroline Franklin, dans ''Women’s Travel Writings, 1750-1850'', Londres, Routledge, 2006, t.1.&lt;br /&gt;
* 1795 : ''Letters Containing a Sketch of the Politics of France, From the Thirty-first of May 1793, till the Twenty-eighth of July 1794, and of the Scenes Which Have Passed in the Prisons of Paris'', London, G.-G. et J. Robinson, 2 vol. (les deux premiers tomes de la seconde série de lettres). Il y eut, en 1796, une traduction française anonyme du premier tome, dans ''Lettres sur les événemens'' [...], voir ''infra'' ; une traduction en allemand et des éditions irlandaise et américaine.&lt;br /&gt;
* 1795 : ''Letters Containing a Sketch of the Scenes Which Passed in Various Departments of France During the Tyranny of Robespierre, and Of the Events Which Took Place in Paris on the 28th of July 1794'', London, G.-G. et J. Robinson (troisième tome de la seconde série de lettres). Une édition américaine: Philadelphie, Snowden &amp;amp; M’Corkle, 1796. &lt;br /&gt;
* 1795 : ''Lettres sur les événemens qui se sont passés en France, depuis le 31 mai 1793 jusqu’au 10 thermidor, traduit de l’anglois'', Paris, sn -- Autre traduction française partielle, par F. Funck-Brentano, ''Le Règne de Robespierre'', Paris, Fayard, c.1910 (ouvrage retraduit en anglais : ''Memoirs of the Reign of Robespierre'', New York et Londres, John Hamilton, 1929) -- traduction allemande : ''Briefe enthaltend einem Abriss der französischen Angelegenheiten'', Leipzig, 1794-1796.&lt;br /&gt;
* 1796 : «Original Sonnets», dans ''Poems. Moral, Elegant and Pathetic, viz. Essay on Man, by Pope ; The Monk of La Trappe, by Jerningham ; The Grace, by Blair ; An Elegy in a Country Chuchyard, by Gray ; The Hermit of Warkworth, by Percy ; and Original Sonnets, by Helen-Maria Williams'', London, Vernor et Hood, p. 211-220.&lt;br /&gt;
* 1796 : ''Letters Containing a Sketch of the Politics of France, From the Twenty-Eighth of July 1794, to the Establishment of the Constitution of 1795, and Of the Scenes Which Have Passed in the Prisons of Paris'', London, G.-G. et J. Robinson (quatrième tome de la seconde série de lettres). Une édition américaine : Philadelphie, Matthew Carey, 1796.&lt;br /&gt;
* 1796 : «On the Death of the Rev. Dr. Kippis», ''Gentlemen’s Magazine'', 1, janvier 1796, p. 66.  &lt;br /&gt;
* 1797 : «Auguste and Madelaine. A Real History», dans ''Seraphina. A novel. From the French of M. Mercier. To which is added Auguste and Madelaine. A Real History by Miss Helen Maria Williams, Charleston (Mass.)'', John Lamson, 1797 -- dans M. Ducray-Duminil, ''Ambrose and Eleanor, or the Adventures of Two Children Deserted on an Uninhabited Island. To which is added Auguste and Madelaine. A Real History by Miss Helen Maria Williams'', Philadelphie, William W. Woodward, 1799, p. 201-220.&lt;br /&gt;
* 1798 : ''A Tour in Switzerland ; or, A View of the Present State of the Government and Manners of those Cantons: with Comparative Sketches of the Present State of Paris'', Londres, G. G. et J. Robinson, 2 vol. -- éd. Stephen Bending et Stephen Bygrave, ''Women's Travel Writings in Revolutionary France'', Londres, Pickering &amp;amp; Chatto, 2007, vol.1-2. Une traduction hollandaise : ''Reize in Switzerland'', Leyde, A. &amp;amp; J. Honkoop, 1798 ; une traduction française : ''Nouveau voyage en Suisse, contenant une peinture de ce pays, de ses moeurs et de ses gouvernements actuels, avec quelques traits de comparison entre les usages de la Suisse et ceux de Paris moderne'', trad. par J. B. Say, Paris, Charles Pougens, 1798, 2 vol.&lt;br /&gt;
* 1799 : «Memoirs of the Life of Charles Berns Wadstrom», ''Monthly Magazine'', juillet 1799, p.462-465.&lt;br /&gt;
* 1799 : «Lettre de la citoyenne Hélène-Maria William [sic] au citoyen Jean-Baptiste Say sur la mort du philanthrope Wadström», ''La Décade philosophique'', 10 floréal an VII [29 avril 1799].&lt;br /&gt;
* 1801 : «Ode to Peace», ''Morning Chronicle'', 17 novembre 1801.&lt;br /&gt;
* 1801 : ''Sketches of the State of Manners and Opinions in the French Republic, Towards the Close of the Eighteenth Century. In a Series of Letters'', London, G. G. et J. Robinson, 2 vol. Une traduction française : ''Aperçu de l’état des moeurs et des opinions dans la République française vers la fin du XVIIIe siècle'', trad. par Mme Grandchamp, Paris, Levrault, 2 vol.; deux traductions allemandes : ''Skisse von dem Zustande der Sitten und Meinungen in der französischen Republick gegen das ende der 18 jahre hunderts'', Stuttgart, 1801 et Tübingen, 1801-1802 ; une traduction hollandaise: Haarlem, 1801. &lt;br /&gt;
* 1801 : ''The History of Perourou ; or the Bellows-Mender'', Dublin, sn (extrait des Sketches..., voir supra).&lt;br /&gt;
* 1803 : ''Correspondance politique et confidentielle inédite de Louis XVI avec ses frères et plusieurs personnes célèbres, pendant les dernières années de son règne [...], avec des observations'', Paris, Debray, 2 vol. (ouvrage apocryphe, édité simultanément en anglais et en français : Londres, G. et J. Robinson, 1803, 3 vol.). Trois traductions allemandes : Leipzig, 1803 ; Augsburg, 1804 ; et Strasbourg, 1804 ; une hollandaise : Dordrecht, 1804 ; une anglaise : Londres, 1805.&lt;br /&gt;
* 1808 : ''Recueil de Poésies, extraites des ouvrages d’Helena-Maria Williams, traduit par M. Stanislas de Boufflers et M. Esménard'', Paris, J. G. Cocheris. &lt;br /&gt;
* 1809 : ''Verses Addressed by Helena Maria Williams to Her Two Nephews on Saint Helen’s Day'', Paris, sn.&lt;br /&gt;
* 1815 : ''A Narrative of the Events which Have Taken Place in France, from the Landing of Napoleon Bonaparte, on the 1st of March 1815, till the Restoration of Louis XVIII. With an Account of the Present State of Society and Public Opinion'', London, Murray -- Cleveland, Burrows, 1894. Une traduction française : ''Relation des Evénemens qui se sont passés en France depuis le débarquement de Napoléon Buonaparte, au 1er mars 1815, jusqu’au traité du 20 Novembre, par Miss Helen-Maria Williams'', trad. par M. Breton de La Martinière, Paris, J. G. Dentu, 1816.&lt;br /&gt;
* 1816 : ''On the Late Persecution of the Protestants in the South of France'', London, T. et G. Underwood.&lt;br /&gt;
* 1817 : «Letter to Robert Burns, 20 juin 1787», ''The Edinburgh Magazine and Literary Miscellany, a New Series of the Scots Magazine'', 1, [septembre 1817], p.109.&lt;br /&gt;
* 1818 : «Preface», dans ''Personal Narrative of Travels of the Equinoctial Regions of the New Continent During the Years 1799-1804, by Alexander von Humboldt et Aimé Bonpland'', Londres, Longman, Hurst, Rees, Orme et Brown, vol.1-2. &lt;br /&gt;
* 1819 : T''he Charter, Lines Addressed by Helena Maria Williams, to her Nephew Athanase Charles Laurent Coquerel, on his Wedding Day'', Paris, sn.&lt;br /&gt;
* 1819 : ''Letters on the Events which Have Passed in France since the Restoration in 1815'', London, Baldwin, Cradock et Joy (ce texte incorpore celui de 1816 : On the Late Persecution of the Protestants in the South of France).&lt;br /&gt;
* 1819 : ''Evénements arrivés en France depuis la Restauration de 1815'', traduit de l’anglais par M. Moreau père, Paris, Rosa.&lt;br /&gt;
* 1823 : ''Poems on Various Subjects. With Introductory Remarks on the Present State of Science and Literature in France'', Londres, Whittaker.&lt;br /&gt;
* ''Souvenirs de la Révolution française'', traduit par C. C. [Charles Coquerel, neveu de l’auteure], Paris, Dondey-Dupré, 1827 (ce livre comprend le dernier poème qu’elle ait écrit: Lines on the fall of Mussolinghi, 1827.)&lt;br /&gt;
* ''Letters from France'', intr. par Janet Todd, Delmar (New York), Scolars’Facsimiles and Reprints, 1975, 8 vol. (reprise de l’ensemble des Letters).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Traductions du français vers l'anglais ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 1795 : ''Paul and Virginia, translated from the French of Bernardin de Saint Pierre. With Original Sonnets'', by Helen Maria Williams, London, G.-G. Robinson, ill. -- Oxford, Woodstock, 1989. &lt;br /&gt;
* 1803 : ''The Political and Confidential Correspondence of Lewis the Sixteenth [Louis XVI]; with Observations on Each Letter by Helen Maria Williams'', London, G. et J. Robinson, 3 vol. (ouvrage apocryphe).&lt;br /&gt;
* 1814 : ''Researches, Concerning the Institutions &amp;amp; Monuments of the Ancient Inhabitants of America, with Descriptions &amp;amp; Views of Some of the Most Striking Scenes in the Cordilleras! Written in French by Alexander von Humboldt and translated into English by Helen Maria Williams'', London, Longman et Hurst, 2 vol. ill. -- Amsterdam, Theatrum Orbis Terrarum, 1971.&lt;br /&gt;
* 1814-1821 : ''Personal Narrative of Travels of the Equinoctial Regions of the New Continent During the Years 1799-1804, by Alexander von Humboldt et Aimé Bonpland; with Maps, Plans, &amp;amp;c. Written in French and Translated into English by Helen Maria Williams'', Londres, Longman, Hurst, Rees, Orme et Brown, Londres, 5 vol. ill. -- New York, AMS, 1966.&lt;br /&gt;
* 1817 : ''The Leper of the City of Aosta. A Narrative [de Xavier de Maistre]'', Londres, George Cowie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Lettres manuscrites inédites dans plusieurs bibliothèques : Lausanne, Londres, Manchester, Oxford, Princeton, etc. (Deborah Kennedy, Helen Maria Williams…, voir infra, Choix bibliographique). On y trouve de nombreuses références à sa vie et à ses œuvres.&lt;br /&gt;
* Poèmes de circonstances dans la presse britannique et les écrits personnels du temps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix bibliographique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* FRAISTAT, Neil et Susan S. LANSER, «Introduction», dans Helen Maria Williams, ''Letters Written in France''... [voir ''supra'', OEuvres], p. 9-60.&lt;br /&gt;
* FRUCHTMAN, Jack Jr. (éd.), ''An Eye-Witness Account of the French Revolution by Helen Maria Williams. Letters Containing a Sketch of the Politics of France'', New York, Peter Lang Publishing, 1997.&lt;br /&gt;
* KENNEDY, Deborah,'' Helen Maria Williams and the Age of Revolution'', Lewisburg/Londres, Bucknell University Press/Associated University Presses, 2002.&lt;br /&gt;
* «Williams, Helen Maria», ''The Literary Encyclopaedia''. URL: http://www.litencyc.com.&lt;br /&gt;
* WOODWARD, Lionel, ''Une Anglaise amie de la Révolution française, Hélène-Maria Williams et ses amis'', Paris, Champion, 1930 -- Genève, Slatkine Reprints, 1977.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Jugements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* «[1784, Dr. Johnson] had dined that day at Mr Hoole’s, and Miss Helen Maria Williams being expected in the evening, Mr. Hoole put into his hands her beautiful “Ode on the Peace”. Johnson reads it over, and when this elegant, and accomplished young lady was presented to him, he took her by the hand in the most courteous manner, and repeated the finest stanza of her poem. [...] Her respectable friend, Dr. Kippis, from whom I had this anecdote, was standing by, and was not a little gratified.» (Boswell, ''Life of Johnson'' (1791), Londres, Everyman’s Library, 1963, t.1, p. 514-515)&lt;br /&gt;
* «Mesdames [Anna] Seward and Williams, and half a dozen more of those harmonious virgins, have no imagination, no originality. Their thoughts and phrases are like their gowns -old remnants cut and turned.» (Horace Walpole, ''Letters'', 4 novembre 1786, t.13, p. 416)&lt;br /&gt;
* [A propos des ''Letters on the French Revolution'', 1790] «That an English lady should be fond of, or intoxicated with liberty, is no phenomenon in these times; or even that an English lady should be eager for the parade and deception of the French Confederation. Such was Helen Maria Williams. “She saw it, and was glad”, and perhaps rejoices that she has made a profitable book out of it [...]. We, who have bestowed some attention to the calm reasonings of Burke and Calonne, must be permitted to entertain very different notions of the French Revolution, and indeed of the value of liberty [...]. The pathetic tale of M. and Mme du F... is a very seasonable episode in a declamation against tyranny. The writer herself fears it has the air of a romance, and we should perfectly agree with her as she is used to such writing, that every incident is made to tally, did we not know, from undoubted authority, that the tale was true» (''Gentleman’s Magazine'', 61, janvier 1791, p. 62 et suiv.)&lt;br /&gt;
* «Miss Williams has behaved very civilly to me and I shall visit her frequently, because I rather like her, and I meet french company at her house. Her manners are affected, yet the simple goodness of her heart continually breaks through the varnish, so that one would be more inclined, at least I should, to love than admire her. Authorship is a heavy weight for female shoulders especially in the sunshine of prosperity [...].» (Mary Wollstonecraft, ''The Collected Letters, éd. Janet Todd, lettre à Everina Wollstonecraft, 24 décembre 1792'', Londres, Penguin, 2003, p. 215)&lt;br /&gt;
* [A propos de son évocation de la «tyrannie» de Robespierre, 1795] «She must excuse us if we say she has debased her sex, her heart, her feelings, her talents, in recording such a tissue of horror and villainy and we hesitate not to say, daring to insult a regular government and a happy people, with such details, whose result we defy her to show has yet been productive of one single good.» (''Gentlemen's Magazine'', décembre 1795, p. 1030)&lt;br /&gt;
* «Her idea of government, and of its various effects on human affairs, takes a flight far about the common female range. Her language, too, if not always strictly correct, frequently aims at higher excellence. [...] It will seldom fail to interest the feelings of humanity and it will [...] command the approbation of the heart.» (''Monthly Review'', 1796)&lt;br /&gt;
* «L’Aperçu des moeurs des Français, que madame Grandchamp vient de traduire, est propre à soutenir la réputation de l’Auteur [...]. Il est bon de voyager hors de son pays; il est bon de rencontrer d’autres opinions [...]. Elle tempère l’austérité du langage politique par des digressions, des anecdotes, des épisodes [...]. Mademoiselle Williams a su ajouter un nouveau prix à l’intérêt de cette histoire [les 18 et 19 Brumaire], par des détails pleins de sentiment et de vérité, d’où l’on peut conjecturer que si elle ne s’était pas vouée à la poésie et à la politique, elle aurait accru la reputation que les femmes ses compatriotes se sont acquise dans la narration des romans. Nous l’invitons à s’associer dans ce genre où brille avec tant d’avantage la délicatesse des sentimens, si naturelle à son sexe. Ses écrits ont de quoi plaire aux hommes qui pensent fortement, mais elle n’oubliera pas sans doute que les femmes ont aussi quelques droits sur les productions d’une plume qui peut suivre les mouvemens les plus fugitives du coeur, aussi facilement qu’elle sait tracer le tableau des grands bouleversemens politiques et la peinture des moeurs d’une nation» (Jean-Baptiste Say, ''La Décade philosophique'', t. 28, 2e trim. de l’an IX [1801], p. 222-231, 278-288)&lt;br /&gt;
* [À propos des Evénements arrivés en France depuis la Restauration, 1819] «Miss Williams, déjà connue par plusieurs productions distinguées, demeure à Paris depuis 25 ans, et ses relations avec l’église réformée dont elle fait partie, lui ont fourni les moyens de s’instruire d’un grand nombre de faits nouveaux, relativement aux troubles du Midi [...]. Il est beau de voir une étrangère prendre la défense des Français ; c’est un spectacle utile et digne de notre admiration que celui d’un écrivain de la Grande Bretagne plaidant la cause d’une nation qu’un trop grand nombre d’Anglais poursuit encore aujourd’hui de ses invectives. Miss Williams donne un exemple de l’union qui devrait régner entre les peuples; et il est consolant de penser que la religion protestante peut devenir la chaîne commune qui effectuera cette alliance.» (''Annales protestantes'', Paris, sn, 1820, t. 1, p. 48)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Williams, Helen Maria}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Dubois</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Helen_Maria_Williams</id>
		<title>Helen Maria Williams</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Helen_Maria_Williams"/>
				<updated>2019-07-12T12:46:38Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Dubois : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = &lt;br /&gt;
| dénominations = &lt;br /&gt;
| naissance = 1761&lt;br /&gt;
| décès = 1827&lt;br /&gt;
| briquet = oui&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
| eng = Helen Maria Williams&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notice de [[Julia Milena Drumm]] et [[Nicole Pellegrin]], 2009 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Née le 17 juin 1761 à Londres, Helen Maria Williams est la fille d’un officier gallois, mort dès 1769, et d’une Écossaise presbytérienne, Helen Hay. Élevée avec deux de ses sœurs par sa mère, à Berwick-upon-Tweed, dans le nord de l’Angleterre, Helen Maria Williams acquiert très tôt une vaste culture. À l’âge de vingt ans, elle déménage à Londres avec sa famille. Elle y fait la connaissance du pasteur et homme de lettres, Andrew Kippis, qui l’aide à publier un long poème, pathétique et médiévalisant (''Edwin and Eltruda''). Il la met aussi en contact avec des intellectuels comme Samuel Johnson, Richard Price, Joseph Priestley, William Wordsworth, et le cercle des « Bluestockings » : Elisabeth Robinson Montagu, Charlotte Smith, etc. Peu de temps après, Helen Maria Williams ouvre son propre salon qui réunit des auteurs comme Thomas Holcroft, Fanny Burney et le Dr. John Moore. Ses poèmes -fort appréciés par la critique- ont pour thèmes la louange de Dieu, la critique de l’esclavage et de l’exploitation coloniale, les charmes de la nature. L’histoire sentimentale d’une héroïne vertueuse est au cœur de son unique roman ''Julia'' (1790) mais elle y intercale un poème, « The Bastille », qui révèle son enthousiasme pour les idées révolutionnaires. Elle s’installe à Paris en juillet 1790 et elle entreprend alors la description des bouleversements en cours. Formant des séries de plusieurs volumes, échelonnées entre 1790 et 1819, ces ''Letters'' sont publiées à Londres et, bientôt traduites en diverses langues, elles suscitent force controverses. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Définitivement installée en 1791 en France où la rejoignent sa mère et ses sœurs, Helen Maria Williams y partage la vie d’un homme marié, l’homme d’affaires John Hurford Stone, connu pour son radicalisme politique et ses activités d’éditeur (il devint peut-être son mari après avoir divorcé). Elle tient un salon que fréquentent Britanniques, Américains et Français dont Mary Wollstonecraft, Thomas Paine, etc. Elle est en relation avec Brissot, Pétion, Buzot, Robespierre, l’abbé Grégoire, La Harpe, Rouget de L’Isle, Manon Roland, ainsi qu’avec Mme de Genlis. Après les Massacres de septembre 1792, elle se range du côté des Girondins et assiste, avec horreur, à l’exécution de ceux-ci et à la montée des violences populaires. Le 12 octobre 1793, elle est emprisonnée, comme tou(te)s ses compatriotes, pendant quelques semaines et part en Suisse de juin à décembre 1794 (elle en ramènera un récit de voyage). Revenue en France, elle continue, dans ses écrits, à montrer son attachement aux idéaux de la Révolution mais se refuse à soutenir la politique belliciste de Napoléon. Elle élève les enfants français d’une de ses sœurs, morte en 1798 et mariée au pasteur Coquerel, et elle publie diverses traductions de grande ampleur dont une édition commentée de lettres- apocryphes- de Louis XVI qui mécontentera tous les partis. Après le retour des Bourbons dont elle apprécie le libéralisme initial, elle est naturalisée citoyenne française en 1818 et produit, l’année suivante, son ultime interprétation de l’histoire contemporaine française avant un recueil qui mêle poésie et prose. Des ''Souvenirs'', posthumes, en forme de bilan de vie, paraissent après sa mort, survenue le 14 décembre 1827 à Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Poétesse sensible hostile à toutes les injustices (esclavage, despotisme, peine capitale, infériorisation des femmes), Helen Maria Williams est encore célèbre grâce à ses chroniques de trois décades de vie française. Témoin oculaire et analyste passionnée, elle sait mêler observations objectives, anecdotes révélatrices et sentiments personnels. Objet de nombreux commentaires dans toute la presse britannique de son temps en raison de sa francophilie et de son républicanisme, elle le fut aussi pour avoir, malgré son appartenance de sexe, incorporé des commentaires politiques dans ses récits. Elle joua donc un rôle prééminent d’intermédiaire culturel entre la France et les pays anglo-saxons, Amérique et Allemagne comprises, rôle renforcé par ses activités de traductrice et de codirectrice de l’English Press (maison d’édition établie à Paris par Stone).&lt;br /&gt;
Aujourd’hui l’ensemble des œuvres de Helen Maria Williams suscite l’intérêt des historien-ne-s et des critiques littéraires pour la richesse de ses réflexions sur la Révolution et pour la singularité de son statut de femme de lettres peu favorable aux revendications féministes explicites de son amie Wollstonecraft. Aux yeux de sa compatriote, la romancière et voyageuse francophile, lady Morgan, Williams fut une véritable «citoyenne du monde». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Oeuvres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 1782 : ''Edwin and Eltruda. A Legendary Tale, by a young Lady'', préface par Andrew Kippis, London, T. Cadell.&lt;br /&gt;
* 1783 : ''An Ode on the Peace, by the Author of Edwin and Eltruda'', London, T. Cadell.&lt;br /&gt;
* 1784 : ''Peru, A Poem in Six Cantos'', London, T. Cadell. &lt;br /&gt;
* 1786 : ''Poems, in two volumes'', London, T. Cadell, 2 vol. (un de ces poèmes mis en musique pour devenir l’hymne While thee I seek, Protecting Power; le frontispice est de Maria Cosway; avec une liste de souscripteurs) -- rééd. en facsimile, Oxford, Woodstock Books, 1994.&lt;br /&gt;
* 1788 : ''A Poem on the Bill Lately Passed for Regulating the Slave Trade'', London, T. Cadell. -- éd. Neil Fraistat et Susan S. Lanser, ''Letters Written in France, in the Summer 1790, to a Friend in England'' [...], Peterborough (Canada), Broadview Literary Texts, 2001, p. 194-202.&lt;br /&gt;
* 1788 : «The Morai», dans Andrew Kippis, ''The Life of Captain James Cook'', Londres, G. Nicol et G. G. J. Robinson [appendice] -- Chiswick, Whittingham, 1822.&lt;br /&gt;
* 1790 : ''Julia. A Novel. Interspersed with Some Poetical Pieces'', London, T. Cadell, 2 vol. -- éd. Peter Garside, Londres, Routledge/Thoemmes Press, 1995 (porté sur la scène par lord Bulwer-Lytton sous le titre de ''The Lady of Lyons'', 1798).&lt;br /&gt;
* 1790 : ''Letters Written in France, in the Summer of 1790, to a Friend in England. Containing Various Anecdotes Relative to the French Revolution; and Memoirs of Mons. and Madame du F...'', London, T. Cadell (premier tome de sa première série de ''letters'') -- éd. Neil Fraistat et Susan S. Lanser, ''Letters Written in France...'', voir ''supra'', p.61-150 (un extrait publié sous le titre ''Memoirs of Mons. And Madame Du F. In a Series of Letters'', Boston, sn, 1794 ; une traduction en français par M. de La Montagné, ''Lettres écrites de France à une amie en Angleterre pendant l’été 1790'', Paris, Garnery, 1791 ; des traductions allemandes et hollandaises, dont ''Briefe aus Frankreich an eine freudin in England im Sommer 1790'', Leipzig, 1798, et ''Brieven in dem Zomer 1790'', Haarlem, 1791).&lt;br /&gt;
* 1790 : ''The Unfortunate Young Nobleman''.&lt;br /&gt;
* 1791 : ''A Farewell for Two Years to England. A Poem'', London, T. Cadell.&lt;br /&gt;
* 1791 : «Société des Amis de la Constitution. Extrait du procès-verbal de la séance publique des amis de la Constitution, du 13 juillet 1791», Journal de Rouen, 14 juillet 1791 -- avec la réponse de l’auteure du 13 septembre dans Lionel Woodward, Une Anglaise amie de la Révolution..., voir ''infra'', Choix bibliographique, p. 43-46.&lt;br /&gt;
* 1792 : ''Letters from France. Containing Many New Anecdotes Relative to the French Revolution, and the Present State of French Manners'', Londres, G. &amp;amp; J. Robinson (deuxième tome de sa première série de lettres). Une traduction allemande met en valeur une éventuelle aide rédactionnelle : ''Neue Briefe über franzosische Revolution: aus dem Englischen der helene Marie Williams'', Th. Christie und Hurford Stone, Berlin, sn, 1794-1795.&lt;br /&gt;
* 1793 : ''Letters from France; Containing a Great Variety of Interesting and Original Information concerning the Most Important Events That Have Lately Occurred in that Country in the years 1790, 1791, 1792, and 1793, and Particularly Respecting the Campaign of 1792'', Dublin, J. Chambers, 1794, 2 vol. (troisième et quatrième tomes de la première série de lettres) – Rééd. Caroline Franklin, dans ''Women’s Travel Writings, 1750-1850'', Londres, Routledge, 2006, t.1.&lt;br /&gt;
* 1795 : ''Letters Containing a Sketch of the Politics of France, From the Thirty-first of May 1793, till the Twenty-eighth of July 1794, and of the Scenes Which Have Passed in the Prisons of Paris'', London, G.-G. et J. Robinson, 2 vol. (les deux premiers tomes de la seconde série de lettres). Il y eut, en 1796, une traduction française anonyme du premier tome, dans ''Lettres sur les événemens'' [...], voir ''infra'' ; une traduction en allemand et des éditions irlandaise et américaine.&lt;br /&gt;
* 1795 : ''Letters Containing a Sketch of the Scenes Which Passed in Various Departments of France During the Tyranny of Robespierre, and Of the Events Which Took Place in Paris on the 28th of July 1794'', London, G.-G. et J. Robinson (troisième tome de la seconde série de lettres). Une édition américaine: Philadelphie, Snowden &amp;amp; M’Corkle, 1796. &lt;br /&gt;
* 1795 : ''Lettres sur les événemens qui se sont passés en France, depuis le 31 mai 1793 jusqu’au 10 thermidor, traduit de l’anglois'', Paris, sn -- Autre traduction française partielle, par F. Funck-Brentano, ''Le Règne de Robespierre'', Paris, Fayard, c.1910 (ouvrage retraduit en anglais : ''Memoirs of the Reign of Robespierre'', New York et Londres, John Hamilton, 1929) -- traduction allemande : ''Briefe enthaltend einem Abriss der französischen Angelegenheiten'', Leipzig, 1794-1796.&lt;br /&gt;
* 1796 : «Original Sonnets», dans ''Poems. Moral, Elegant and Pathetic, viz. Essay on Man, by Pope ; The Monk of La Trappe, by Jerningham ; The Grace, by Blair ; An Elegy in a Country Chuchyard, by Gray ; The Hermit of Warkworth, by Percy ; and Original Sonnets, by Helen-Maria Williams'', London, Vernor et Hood, p. 211-220.&lt;br /&gt;
* 1796 : ''Letters Containing a Sketch of the Politics of France, From the Twenty-Eighth of July 1794, to the Establishment of the Constitution of 1795, and Of the Scenes Which Have Passed in the Prisons of Paris'', London, G.-G. et J. Robinson (quatrième tome de la seconde série de lettres). Une édition américaine : Philadelphie, Matthew Carey, 1796.&lt;br /&gt;
* 1796 : «On the Death of the Rev. Dr. Kippis», ''Gentlemen’s Magazine'', 1, janvier 1796, p. 66.  &lt;br /&gt;
* 1797 : «Auguste and Madelaine. A Real History», dans ''Seraphina. A novel. From the French of M. Mercier. To which is added Auguste and Madelaine. A Real History by Miss Helen Maria Williams, Charleston (Mass.)'', John Lamson, 1797 -- dans M. Ducray-Duminil, ''Ambrose and Eleanor, or the Adventures of Two Children Deserted on an Uninhabited Island. To which is added Auguste and Madelaine. A Real History by Miss Helen Maria Williams'', Philadelphie, William W. Woodward, 1799, p. 201-220.&lt;br /&gt;
* 1798 : ''A Tour in Switzerland ; or, A View of the Present State of the Government and Manners of those Cantons: with Comparative Sketches of the Present State of Paris'', Londres, G. G. et J. Robinson, 2 vol. -- éd. Stephen Bending et Stephen Bygrave, ''Women's Travel Writings in Revolutionary France'', Londres, Pickering &amp;amp; Chatto, 2007, vol.1-2. Une traduction hollandaise : ''Reize in Switzerland'', Leyde, A. &amp;amp; J. Honkoop, 1798 ; une traduction française : ''Nouveau voyage en Suisse, contenant une peinture de ce pays, de ses moeurs et de ses gouvernements actuels, avec quelques traits de comparison entre les usages de la Suisse et ceux de Paris moderne'', trad. par J. B. Say, Paris, Charles Pougens, 1798, 2 vol.&lt;br /&gt;
* 1799 : «Memoirs of the Life of Charles Berns Wadstrom», ''Monthly Magazine'', juillet 1799, p.462-465.&lt;br /&gt;
* 1799 : «Lettre de la citoyenne Hélène-Maria William [sic] au citoyen Jean-Baptiste Say sur la mort du philanthrope Wadström», ''La Décade philosophique'', 10 floréal an VII [29 avril 1799].&lt;br /&gt;
* 1801 : «Ode to Peace», ''Morning Chronicle'', 17 novembre 1801.&lt;br /&gt;
* 1801 : ''Sketches of the State of Manners and Opinions in the French Republic, Towards the Close of the Eighteenth Century. In a Series of Letters'', London, G. G. et J. Robinson, 2 vol. Une traduction française : ''Aperçu de l’état des moeurs et des opinions dans la République française vers la fin du XVIIIe siècle'', trad. par Mme Grandchamp, Paris, Levrault, 2 vol.; deux traductions allemandes : ''Skisse von dem Zustande der Sitten und Meinungen in der französischen Republick gegen das ende der 18 jahre hunderts'', Stuttgart, 1801 et Tübingen, 1801-1802 ; une traduction hollandaise: Haarlem, 1801. &lt;br /&gt;
* 1801 : ''The History of Perourou ; or the Bellows-Mender'', Dublin, sn (extrait des Sketches..., voir supra).&lt;br /&gt;
* 1803 : ''Correspondance politique et confidentielle inédite de Louis XVI avec ses frères et plusieurs personnes célèbres, pendant les dernières années de son règne [...], avec des observations'', Paris, Debray, 2 vol. (ouvrage apocryphe, édité simultanément en anglais et en français : Londres, G. et J. Robinson, 1803, 3 vol.). Trois traductions allemandes : Leipzig, 1803 ; Augsburg, 1804 ; et Strasbourg, 1804 ; une hollandaise : Dordrecht, 1804 ; une anglaise : Londres, 1805.&lt;br /&gt;
* 1808 : ''Recueil de Poésies, extraites des ouvrages d’Helena-Maria Williams, traduit par M. Stanislas de Boufflers et M. Esménard'', Paris, J. G. Cocheris. &lt;br /&gt;
* 1809 : ''Verses Addressed by Helena Maria Williams to Her Two Nephews on Saint Helen’s Day'', Paris, sn.&lt;br /&gt;
* 1815 : ''A Narrative of the Events which Have Taken Place in France, from the Landing of Napoleon Bonaparte, on the 1st of March 1815, till the Restoration of Louis XVIII. With an Account of the Present State of Society and Public Opinion'', London, Murray -- Cleveland, Burrows, 1894. Une traduction française : ''Relation des Evénemens qui se sont passés en France depuis le débarquement de Napoléon Buonaparte, au 1er mars 1815, jusqu’au traité du 20 Novembre, par Miss Helen-Maria Williams'', trad. par M. Breton de La Martinière, Paris, J. G. Dentu, 1816.&lt;br /&gt;
* 1816 : ''On the Late Persecution of the Protestants in the South of France'', London, T. et G. Underwood.&lt;br /&gt;
* 1817 : «Letter to Robert Burns, 20 juin 1787», ''The Edinburgh Magazine and Literary Miscellany, a New Series of the Scots Magazine'', 1, [septembre 1817], p.109.&lt;br /&gt;
* 1818 : «Preface», dans ''Personal Narrative of Travels of the Equinoctial Regions of the New Continent During the Years 1799-1804, by Alexander von Humboldt et Aimé Bonpland'', Londres, Longman, Hurst, Rees, Orme et Brown, vol.1-2. &lt;br /&gt;
* 1819 : T''he Charter, Lines Addressed by Helena Maria Williams, to her Nephew Athanase Charles Laurent Coquerel, on his Wedding Day'', Paris, sn.&lt;br /&gt;
* 1819 : ''Letters on the Events which Have Passed in France since the Restoration in 1815'', London, Baldwin, Cradock et Joy (ce texte incorpore celui de 1816 : On the Late Persecution of the Protestants in the South of France).&lt;br /&gt;
* 1819 : ''Evénements arrivés en France depuis la Restauration de 1815'', traduit de l’anglais par M. Moreau père, Paris, Rosa.&lt;br /&gt;
* 1823 : ''Poems on Various Subjects. With Introductory Remarks on the Present State of Science and Literature in France'', Londres, Whittaker.&lt;br /&gt;
* ''Souvenirs de la Révolution française'', traduit par C. C. [Charles Coquerel, neveu de l’auteure], Paris, Dondey-Dupré, 1827 (ce livre comprend le dernier poème qu’elle ait écrit: Lines on the fall of Mussolinghi, 1827.)&lt;br /&gt;
* ''Letters from France'', intr. par Janet Todd, Delmar (New York), Scolars’Facsimiles and Reprints, 1975, 8 vol. (reprise de l’ensemble des Letters).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Traductions du français vers l'anglais ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 1795 : ''Paul and Virginia, translated from the French of Bernardin de Saint Pierre. With Original Sonnets'', by Helen Maria Williams, London, G.-G. Robinson, ill. -- Oxford, Woodstock, 1989. &lt;br /&gt;
* 1803 : ''The Political and Confidential Correspondence of Lewis the Sixteenth [Louis XVI]; with Observations on Each Letter by Helen Maria Williams'', London, G. et J. Robinson, 3 vol. (ouvrage apocryphe).&lt;br /&gt;
* 1814 : ''Researches, Concerning the Institutions &amp;amp; Monuments of the Ancient Inhabitants of America, with Descriptions &amp;amp; Views of Some of the Most Striking Scenes in the Cordilleras! Written in French by Alexander von Humboldt and translated into English by Helen Maria Williams'', London, Longman et Hurst, 2 vol. ill. -- Amsterdam, Theatrum Orbis Terrarum, 1971.&lt;br /&gt;
* 1814-1821 : ''Personal Narrative of Travels of the Equinoctial Regions of the New Continent During the Years 1799-1804, by Alexander von Humboldt et Aimé Bonpland; with Maps, Plans, &amp;amp;c. Written in French and Translated into English by Helen Maria Williams'', Londres, Longman, Hurst, Rees, Orme et Brown, Londres, 5 vol. ill. -- New York, AMS, 1966.&lt;br /&gt;
* 1817 : ''The Leper of the City of Aosta. A Narrative [de Xavier de Maistre]'', Londres, George Cowie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Lettres manuscrites inédites dans plusieurs bibliothèques : Lausanne, Londres, Manchester, Oxford, Princeton, etc. (Deborah Kennedy, Helen Maria Williams…, voir infra, Choix bibliographique). On y trouve de nombreuses références à sa vie et à ses œuvres.&lt;br /&gt;
* Poèmes de circonstances dans la presse britannique et les écrits personnels du temps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix bibliographique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* FRAISTAT, Neil et Susan S. LANSER, «Introduction», dans Helen Maria Williams, ''Letters Written in France''... [voir ''supra'', OEuvres], p. 9-60.&lt;br /&gt;
* FRUCHTMAN, Jack Jr. (éd.), ''An Eye-Witness Account of the French Revolution by Helen Maria Williams. Letters Containing a Sketch of the Politics of France'', New York, Peter Lang Publishing, 1997.&lt;br /&gt;
* KENNEDY, Deborah,'' Helen Maria Williams and the Age of Revolution'', Lewisburg/Londres, Bucknell University Press/Associated University Presses, 2002.&lt;br /&gt;
* «Williams, Helen Maria», ''The Literary Encyclopaedia''. URL: http://www.litencyc.com.&lt;br /&gt;
* WOODWARD, Lionel, ''Une Anglaise amie de la Révolution française, Hélène-Maria Williams et ses amis'', Paris, Champion, 1930 -- Genève, Slatkine Reprints, 1977.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Jugements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* «[1784, Dr. Johnson] had dined that day at Mr Hoole’s, and Miss Helen Maria Williams being expected in the evening, Mr. Hoole put into his hands her beautiful “Ode on the Peace”. Johnson reads it over, and when this elegant, and accomplished young lady was presented to him, he took her by the hand in the most courteous manner, and repeated the finest stanza of her poem. [...] Her respectable friend, Dr. Kippis, from whom I had this anecdote, was standing by, and was not a little gratified.» (Boswell, ''Life of Johnson'' (1791), Londres, Everyman’s Library, 1963, t.1, p. 514-515)&lt;br /&gt;
* «Mesdames [Anna] Seward and Williams, and half a dozen more of those harmonious virgins, have no imagination, no originality. Their thoughts and phrases are like their gowns -old remnants cut and turned.» (Horace Walpole, ''Letters'', 4 novembre 1786, t.13, p. 416)&lt;br /&gt;
* [A propos des ''Letters on the French Revolution'', 1790] «That an English lady should be fond of, or intoxicated with liberty, is no phenomenon in these times; or even that an English lady should be eager for the parade and deception of the French Confederation. Such was Helen Maria Williams. “She saw it, and was glad”, and perhaps rejoices that she has made a profitable book out of it [...]. We, who have bestowed some attention to the calm reasonings of Burke and Calonne, must be permitted to entertain very different notions of the French Revolution, and indeed of the value of liberty [...]. The pathetic tale of M. and Mme du F... is a very seasonable episode in a declamation against tyranny. The writer herself fears it has the air of a romance, and we should perfectly agree with her as she is used to such writing, that every incident is made to tally, did we not know, from undoubted authority, that the tale was true» (''Gentleman’s Magazine'', 61, janvier 1791, p. 62 et suiv.)&lt;br /&gt;
* «Miss Williams has behaved very civilly to me and I shall visit her frequently, because I rather like her, and I meet french company at her house. Her manners are affected, yet the simple goodness of her heart continually breaks through the varnish, so that one would be more inclined, at least I should, to love than admire her. Authorship is a heavy weight for female shoulders especially in the sunshine of prosperity [...].» (Mary Wollstonecraft, ''The Collected Letters, éd. Janet Todd, lettre à Everina Wollstonecraft, 24 décembre 1792'', Londres, Penguin, 2003, p. 215)&lt;br /&gt;
* [A propos de son évocation de la «tyrannie» de Robespierre, 1795] «She must excuse us if we say she has debased her sex, her heart, her feelings, her talents, in recording such a tissue of horror and villainy and we hesitate not to say, daring to insult a regular government and a happy people, with such details, whose result we defy her to show has yet been productive of one single good.» (''Gentlemen's Magazine'', décembre 1795, p. 1030)&lt;br /&gt;
* «Her idea of government, and of its various effects on human affairs, takes a flight far about the common female range. Her language, too, if not always strictly correct, frequently aims at higher excellence. [...] It will seldom fail to interest the feelings of humanity and it will [...] command the approbation of the heart.» (''Monthly Review'', 1796)&lt;br /&gt;
* «L’Aperçu des moeurs des Français, que madame Grandchamp vient de traduire, est propre à soutenir la réputation de l’Auteur [...]. Il est bon de voyager hors de son pays; il est bon de rencontrer d’autres opinions [...]. Elle tempère l’austérité du langage politique par des digressions, des anecdotes, des épisodes [...]. Mademoiselle Williams a su ajouter un nouveau prix à l’intérêt de cette histoire [les 18 et 19 Brumaire], par des détails pleins de sentiment et de vérité, d’où l’on peut conjecturer que si elle ne s’était pas vouée à la poésie et à la politique, elle aurait accru la reputation que les femmes ses compatriotes se sont acquise dans la narration des romans. Nous l’invitons à s’associer dans ce genre où brille avec tant d’avantage la délicatesse des sentimens, si naturelle à son sexe. Ses écrits ont de quoi plaire aux hommes qui pensent fortement, mais elle n’oubliera pas sans doute que les femmes ont aussi quelques droits sur les productions d’une plume qui peut suivre les mouvemens les plus fugitives du coeur, aussi facilement qu’elle sait tracer le tableau des grands bouleversemens politiques et la peinture des moeurs d’une nation» (Jean-Baptiste Say, ''La Décade philosophique'', t. 28, 2e trim. de l’an IX [1801], p. 222-231, 278-288)&lt;br /&gt;
* [À propos des Evénements arrivés en France depuis la Restauration, 1819] «Miss Williams, déjà connue par plusieurs productions distinguées, demeure à Paris depuis 25 ans, et ses relations avec l’église réformée dont elle fait partie, lui ont fourni les moyens de s’instruire d’un grand nombre de faits nouveaux, relativement aux troubles du Midi [...]. Il est beau de voir une étrangère prendre la défense des Français ; c’est un spectacle utile et digne de notre admiration que celui d’un écrivain de la Grande Bretagne plaidant la cause d’une nation qu’un trop grand nombre d’Anglais poursuit encore aujourd’hui de ses invectives. Miss Williams donne un exemple de l’union qui devrait régner entre les peuples; et il est consolant de penser que la religion protestante peut devenir la chaîne commune qui effectuera cette alliance.» (''Annales protestantes'', Paris, sn, 1820, t. 1, p. 48)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Williams, Helen Maria}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Dubois</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Helen_Maria_Williams</id>
		<title>Helen Maria Williams</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Helen_Maria_Williams"/>
				<updated>2019-07-12T12:39:54Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Dubois : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = &lt;br /&gt;
| dénominations = &lt;br /&gt;
| naissance = 1761&lt;br /&gt;
| décès = 1827&lt;br /&gt;
| briquet = oui&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notice de [[Julia Milena Drumm]] et [[Nicole Pellegrin]], 2009 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Née le 17 juin 1761 à Londres, Helen Maria Williams est la fille d’un officier gallois, mort dès 1769, et d’une Écossaise presbytérienne, Helen Hay. Élevée avec deux de ses sœurs par sa mère, à Berwick-upon-Tweed, dans le nord de l’Angleterre, Helen Maria Williams acquiert très tôt une vaste culture. À l’âge de vingt ans, elle déménage à Londres avec sa famille. Elle y fait la connaissance du pasteur et homme de lettres, Andrew Kippis, qui l’aide à publier un long poème, pathétique et médiévalisant (''Edwin and Eltruda''). Il la met aussi en contact avec des intellectuels comme Samuel Johnson, Richard Price, Joseph Priestley, William Wordsworth, et le cercle des « Bluestockings » : Elisabeth Robinson Montagu, Charlotte Smith, etc. Peu de temps après, Helen Maria Williams ouvre son propre salon qui réunit des auteurs comme Thomas Holcroft, Fanny Burney et le Dr. John Moore. Ses poèmes -fort appréciés par la critique- ont pour thèmes la louange de Dieu, la critique de l’esclavage et de l’exploitation coloniale, les charmes de la nature. L’histoire sentimentale d’une héroïne vertueuse est au cœur de son unique roman ''Julia'' (1790) mais elle y intercale un poème, « The Bastille », qui révèle son enthousiasme pour les idées révolutionnaires. Elle s’installe à Paris en juillet 1790 et elle entreprend alors la description des bouleversements en cours. Formant des séries de plusieurs volumes, échelonnées entre 1790 et 1819, ces ''Letters'' sont publiées à Londres et, bientôt traduites en diverses langues, elles suscitent force controverses. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Définitivement installée en 1791 en France où la rejoignent sa mère et ses sœurs, Helen Maria Williams y partage la vie d’un homme marié, l’homme d’affaires John Hurford Stone, connu pour son radicalisme politique et ses activités d’éditeur (il devint peut-être son mari après avoir divorcé). Elle tient un salon que fréquentent Britanniques, Américains et Français dont Mary Wollstonecraft, Thomas Paine, etc. Elle est en relation avec Brissot, Pétion, Buzot, Robespierre, l’abbé Grégoire, La Harpe, Rouget de L’Isle, Manon Roland, ainsi qu’avec Mme de Genlis. Après les Massacres de septembre 1792, elle se range du côté des Girondins et assiste, avec horreur, à l’exécution de ceux-ci et à la montée des violences populaires. Le 12 octobre 1793, elle est emprisonnée, comme tou(te)s ses compatriotes, pendant quelques semaines et part en Suisse de juin à décembre 1794 (elle en ramènera un récit de voyage). Revenue en France, elle continue, dans ses écrits, à montrer son attachement aux idéaux de la Révolution mais se refuse à soutenir la politique belliciste de Napoléon. Elle élève les enfants français d’une de ses sœurs, morte en 1798 et mariée au pasteur Coquerel, et elle publie diverses traductions de grande ampleur dont une édition commentée de lettres- apocryphes- de Louis XVI qui mécontentera tous les partis. Après le retour des Bourbons dont elle apprécie le libéralisme initial, elle est naturalisée citoyenne française en 1818 et produit, l’année suivante, son ultime interprétation de l’histoire contemporaine française avant un recueil qui mêle poésie et prose. Des ''Souvenirs'', posthumes, en forme de bilan de vie, paraissent après sa mort, survenue le 14 décembre 1827 à Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Poétesse sensible hostile à toutes les injustices (esclavage, despotisme, peine capitale, infériorisation des femmes), Helen Maria Williams est encore célèbre grâce à ses chroniques de trois décades de vie française. Témoin oculaire et analyste passionnée, elle sait mêler observations objectives, anecdotes révélatrices et sentiments personnels. Objet de nombreux commentaires dans toute la presse britannique de son temps en raison de sa francophilie et de son républicanisme, elle le fut aussi pour avoir, malgré son appartenance de sexe, incorporé des commentaires politiques dans ses récits. Elle joua donc un rôle prééminent d’intermédiaire culturel entre la France et les pays anglo-saxons, Amérique et Allemagne comprises, rôle renforcé par ses activités de traductrice et de codirectrice de l’English Press (maison d’édition établie à Paris par Stone).&lt;br /&gt;
Aujourd’hui l’ensemble des œuvres de Helen Maria Williams suscite l’intérêt des historien-ne-s et des critiques littéraires pour la richesse de ses réflexions sur la Révolution et pour la singularité de son statut de femme de lettres peu favorable aux revendications féministes explicites de son amie Wollstonecraft. Aux yeux de sa compatriote, la romancière et voyageuse francophile, lady Morgan, Williams fut une véritable «citoyenne du monde». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Oeuvres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 1782 : ''Edwin and Eltruda. A Legendary Tale, by a young Lady'', préface par Andrew Kippis, London, T. Cadell.&lt;br /&gt;
* 1783 : ''An Ode on the Peace, by the Author of Edwin and Eltruda'', London, T. Cadell.&lt;br /&gt;
* 1784 : ''Peru, A Poem in Six Cantos'', London, T. Cadell. &lt;br /&gt;
* 1786 : ''Poems, in two volumes'', London, T. Cadell, 2 vol. (un de ces poèmes mis en musique pour devenir l’hymne While thee I seek, Protecting Power; le frontispice est de Maria Cosway; avec une liste de souscripteurs) -- rééd. en facsimile, Oxford, Woodstock Books, 1994.&lt;br /&gt;
* 1788 : ''A Poem on the Bill Lately Passed for Regulating the Slave Trade'', London, T. Cadell. -- éd. Neil Fraistat et Susan S. Lanser, ''Letters Written in France, in the Summer 1790, to a Friend in England'' [...], Peterborough (Canada), Broadview Literary Texts, 2001, p. 194-202.&lt;br /&gt;
* 1788 : «The Morai», dans Andrew Kippis, ''The Life of Captain James Cook'', Londres, G. Nicol et G. G. J. Robinson [appendice] -- Chiswick, Whittingham, 1822.&lt;br /&gt;
* 1790 : ''Julia. A Novel. Interspersed with Some Poetical Pieces'', London, T. Cadell, 2 vol. -- éd. Peter Garside, Londres, Routledge/Thoemmes Press, 1995 (porté sur la scène par lord Bulwer-Lytton sous le titre de ''The Lady of Lyons'', 1798).&lt;br /&gt;
* 1790 : ''Letters Written in France, in the Summer of 1790, to a Friend in England. Containing Various Anecdotes Relative to the French Revolution; and Memoirs of Mons. and Madame du F...'', London, T. Cadell (premier tome de sa première série de ''letters'') -- éd. Neil Fraistat et Susan S. Lanser, ''Letters Written in France...'', voir ''supra'', p.61-150 (un extrait publié sous le titre ''Memoirs of Mons. And Madame Du F. In a Series of Letters'', Boston, sn, 1794 ; une traduction en français par M. de La Montagné, ''Lettres écrites de France à une amie en Angleterre pendant l’été 1790'', Paris, Garnery, 1791 ; des traductions allemandes et hollandaises, dont ''Briefe aus Frankreich an eine freudin in England im Sommer 1790'', Leipzig, 1798, et ''Brieven in dem Zomer 1790'', Haarlem, 1791).&lt;br /&gt;
* 1790 : ''The Unfortunate Young Nobleman''.&lt;br /&gt;
* 1791 : ''A Farewell for Two Years to England. A Poem'', London, T. Cadell.&lt;br /&gt;
* 1791 : «Société des Amis de la Constitution. Extrait du procès-verbal de la séance publique des amis de la Constitution, du 13 juillet 1791», Journal de Rouen, 14 juillet 1791 -- avec la réponse de l’auteure du 13 septembre dans Lionel Woodward, Une Anglaise amie de la Révolution..., voir ''infra'', Choix bibliographique, p. 43-46.&lt;br /&gt;
* 1792 : ''Letters from France. Containing Many New Anecdotes Relative to the French Revolution, and the Present State of French Manners'', Londres, G. &amp;amp; J. Robinson (deuxième tome de sa première série de lettres). Une traduction allemande met en valeur une éventuelle aide rédactionnelle : ''Neue Briefe über franzosische Revolution: aus dem Englischen der helene Marie Williams'', Th. Christie und Hurford Stone, Berlin, sn, 1794-1795.&lt;br /&gt;
* 1793 : ''Letters from France; Containing a Great Variety of Interesting and Original Information concerning the Most Important Events That Have Lately Occurred in that Country in the years 1790, 1791, 1792, and 1793, and Particularly Respecting the Campaign of 1792'', Dublin, J. Chambers, 1794, 2 vol. (troisième et quatrième tomes de la première série de lettres) – Rééd. Caroline Franklin, dans ''Women’s Travel Writings, 1750-1850'', Londres, Routledge, 2006, t.1.&lt;br /&gt;
* 1795 : ''Letters Containing a Sketch of the Politics of France, From the Thirty-first of May 1793, till the Twenty-eighth of July 1794, and of the Scenes Which Have Passed in the Prisons of Paris'', London, G.-G. et J. Robinson, 2 vol. (les deux premiers tomes de la seconde série de lettres). Il y eut, en 1796, une traduction française anonyme du premier tome, dans ''Lettres sur les événemens'' [...], voir ''infra'' ; une traduction en allemand et des éditions irlandaise et américaine.&lt;br /&gt;
* 1795 : ''Letters Containing a Sketch of the Scenes Which Passed in Various Departments of France During the Tyranny of Robespierre, and Of the Events Which Took Place in Paris on the 28th of July 1794'', London, G.-G. et J. Robinson (troisième tome de la seconde série de lettres). Une édition américaine: Philadelphie, Snowden &amp;amp; M’Corkle, 1796. &lt;br /&gt;
* 1795 : ''Lettres sur les événemens qui se sont passés en France, depuis le 31 mai 1793 jusqu’au 10 thermidor, traduit de l’anglois'', Paris, sn -- Autre traduction française partielle, par F. Funck-Brentano, ''Le Règne de Robespierre'', Paris, Fayard, c.1910 (ouvrage retraduit en anglais : ''Memoirs of the Reign of Robespierre'', New York et Londres, John Hamilton, 1929) -- traduction allemande : ''Briefe enthaltend einem Abriss der französischen Angelegenheiten'', Leipzig, 1794-1796.&lt;br /&gt;
* 1796 : «Original Sonnets», dans ''Poems. Moral, Elegant and Pathetic, viz. Essay on Man, by Pope ; The Monk of La Trappe, by Jerningham ; The Grace, by Blair ; An Elegy in a Country Chuchyard, by Gray ; The Hermit of Warkworth, by Percy ; and Original Sonnets, by Helen-Maria Williams'', London, Vernor et Hood, p. 211-220.&lt;br /&gt;
* 1796 : ''Letters Containing a Sketch of the Politics of France, From the Twenty-Eighth of July 1794, to the Establishment of the Constitution of 1795, and Of the Scenes Which Have Passed in the Prisons of Paris'', London, G.-G. et J. Robinson (quatrième tome de la seconde série de lettres). Une édition américaine : Philadelphie, Matthew Carey, 1796.&lt;br /&gt;
* 1796 : «On the Death of the Rev. Dr. Kippis», ''Gentlemen’s Magazine'', 1, janvier 1796, p. 66.  &lt;br /&gt;
* 1797 : «Auguste and Madelaine. A Real History», dans ''Seraphina. A novel. From the French of M. Mercier. To which is added Auguste and Madelaine. A Real History by Miss Helen Maria Williams, Charleston (Mass.)'', John Lamson, 1797 -- dans M. Ducray-Duminil, ''Ambrose and Eleanor, or the Adventures of Two Children Deserted on an Uninhabited Island. To which is added Auguste and Madelaine. A Real History by Miss Helen Maria Williams'', Philadelphie, William W. Woodward, 1799, p. 201-220.&lt;br /&gt;
* 1798 : ''A Tour in Switzerland ; or, A View of the Present State of the Government and Manners of those Cantons: with Comparative Sketches of the Present State of Paris'', Londres, G. G. et J. Robinson, 2 vol. -- éd. Stephen Bending et Stephen Bygrave, ''Women's Travel Writings in Revolutionary France'', Londres, Pickering &amp;amp; Chatto, 2007, vol.1-2. Une traduction hollandaise : ''Reize in Switzerland'', Leyde, A. &amp;amp; J. Honkoop, 1798 ; une traduction française : ''Nouveau voyage en Suisse, contenant une peinture de ce pays, de ses moeurs et de ses gouvernements actuels, avec quelques traits de comparison entre les usages de la Suisse et ceux de Paris moderne'', trad. par J. B. Say, Paris, Charles Pougens, 1798, 2 vol.&lt;br /&gt;
* 1799 : «Memoirs of the Life of Charles Berns Wadstrom», ''Monthly Magazine'', juillet 1799, p.462-465.&lt;br /&gt;
* 1799 : «Lettre de la citoyenne Hélène-Maria William [sic] au citoyen Jean-Baptiste Say sur la mort du philanthrope Wadström», ''La Décade philosophique'', 10 floréal an VII [29 avril 1799].&lt;br /&gt;
* 1801 : «Ode to Peace», ''Morning Chronicle'', 17 novembre 1801.&lt;br /&gt;
* 1801 : ''Sketches of the State of Manners and Opinions in the French Republic, Towards the Close of the Eighteenth Century. In a Series of Letters'', London, G. G. et J. Robinson, 2 vol. Une traduction française : ''Aperçu de l’état des moeurs et des opinions dans la République française vers la fin du XVIIIe siècle'', trad. par Mme Grandchamp, Paris, Levrault, 2 vol.; deux traductions allemandes : ''Skisse von dem Zustande der Sitten und Meinungen in der französischen Republick gegen das ende der 18 jahre hunderts'', Stuttgart, 1801 et Tübingen, 1801-1802 ; une traduction hollandaise: Haarlem, 1801. &lt;br /&gt;
* 1801 : ''The History of Perourou ; or the Bellows-Mender'', Dublin, sn (extrait des Sketches..., voir supra).&lt;br /&gt;
* 1803 : ''Correspondance politique et confidentielle inédite de Louis XVI avec ses frères et plusieurs personnes célèbres, pendant les dernières années de son règne [...], avec des observations'', Paris, Debray, 2 vol. (ouvrage apocryphe, édité simultanément en anglais et en français : Londres, G. et J. Robinson, 1803, 3 vol.). Trois traductions allemandes : Leipzig, 1803 ; Augsburg, 1804 ; et Strasbourg, 1804 ; une hollandaise : Dordrecht, 1804 ; une anglaise : Londres, 1805.&lt;br /&gt;
* 1808 : ''Recueil de Poésies, extraites des ouvrages d’Helena-Maria Williams, traduit par M. Stanislas de Boufflers et M. Esménard'', Paris, J. G. Cocheris. &lt;br /&gt;
* 1809 : ''Verses Addressed by Helena Maria Williams to Her Two Nephews on Saint Helen’s Day'', Paris, sn.&lt;br /&gt;
* 1815 : ''A Narrative of the Events which Have Taken Place in France, from the Landing of Napoleon Bonaparte, on the 1st of March 1815, till the Restoration of Louis XVIII. With an Account of the Present State of Society and Public Opinion'', London, Murray -- Cleveland, Burrows, 1894. Une traduction française : ''Relation des Evénemens qui se sont passés en France depuis le débarquement de Napoléon Buonaparte, au 1er mars 1815, jusqu’au traité du 20 Novembre, par Miss Helen-Maria Williams'', trad. par M. Breton de La Martinière, Paris, J. G. Dentu, 1816.&lt;br /&gt;
* 1816 : ''On the Late Persecution of the Protestants in the South of France'', London, T. et G. Underwood.&lt;br /&gt;
* 1817 : «Letter to Robert Burns, 20 juin 1787», ''The Edinburgh Magazine and Literary Miscellany, a New Series of the Scots Magazine'', 1, [septembre 1817], p.109.&lt;br /&gt;
* 1818 : «Preface», dans ''Personal Narrative of Travels of the Equinoctial Regions of the New Continent During the Years 1799-1804, by Alexander von Humboldt et Aimé Bonpland'', Londres, Longman, Hurst, Rees, Orme et Brown, vol.1-2. &lt;br /&gt;
* 1819 : T''he Charter, Lines Addressed by Helena Maria Williams, to her Nephew Athanase Charles Laurent Coquerel, on his Wedding Day'', Paris, sn.&lt;br /&gt;
* 1819 : ''Letters on the Events which Have Passed in France since the Restoration in 1815'', London, Baldwin, Cradock et Joy (ce texte incorpore celui de 1816 : On the Late Persecution of the Protestants in the South of France).&lt;br /&gt;
* 1819 : ''Evénements arrivés en France depuis la Restauration de 1815'', traduit de l’anglais par M. Moreau père, Paris, Rosa.&lt;br /&gt;
* 1823 : ''Poems on Various Subjects. With Introductory Remarks on the Present State of Science and Literature in France'', Londres, Whittaker.&lt;br /&gt;
* ''Souvenirs de la Révolution française'', traduit par C. C. [Charles Coquerel, neveu de l’auteure], Paris, Dondey-Dupré, 1827 (ce livre comprend le dernier poème qu’elle ait écrit: Lines on the fall of Mussolinghi, 1827.)&lt;br /&gt;
* ''Letters from France'', intr. par Janet Todd, Delmar (New York), Scolars’Facsimiles and Reprints, 1975, 8 vol. (reprise de l’ensemble des Letters).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Traductions du français vers l'anglais ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 1795 : ''Paul and Virginia, translated from the French of Bernardin de Saint Pierre. With Original Sonnets'', by Helen Maria Williams, London, G.-G. Robinson, ill. -- Oxford, Woodstock, 1989. &lt;br /&gt;
* 1803 : ''The Political and Confidential Correspondence of Lewis the Sixteenth [Louis XVI]; with Observations on Each Letter by Helen Maria Williams'', London, G. et J. Robinson, 3 vol. (ouvrage apocryphe).&lt;br /&gt;
* 1814 : ''Researches, Concerning the Institutions &amp;amp; Monuments of the Ancient Inhabitants of America, with Descriptions &amp;amp; Views of Some of the Most Striking Scenes in the Cordilleras! Written in French by Alexander von Humboldt and translated into English by Helen Maria Williams'', London, Longman et Hurst, 2 vol. ill. -- Amsterdam, Theatrum Orbis Terrarum, 1971.&lt;br /&gt;
* 1814-1821 : ''Personal Narrative of Travels of the Equinoctial Regions of the New Continent During the Years 1799-1804, by Alexander von Humboldt et Aimé Bonpland; with Maps, Plans, &amp;amp;c. Written in French and Translated into English by Helen Maria Williams'', Londres, Longman, Hurst, Rees, Orme et Brown, Londres, 5 vol. ill. -- New York, AMS, 1966.&lt;br /&gt;
* 1817 : ''The Leper of the City of Aosta. A Narrative [de Xavier de Maistre]'', Londres, George Cowie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Lettres manuscrites inédites dans plusieurs bibliothèques : Lausanne, Londres, Manchester, Oxford, Princeton, etc. (Deborah Kennedy, Helen Maria Williams…, voir infra, Choix bibliographique). On y trouve de nombreuses références à sa vie et à ses œuvres.&lt;br /&gt;
* Poèmes de circonstances dans la presse britannique et les écrits personnels du temps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix bibliographique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* FRAISTAT, Neil et Susan S. LANSER, «Introduction», dans Helen Maria Williams, ''Letters Written in France''... [voir ''supra'', OEuvres], p. 9-60.&lt;br /&gt;
* FRUCHTMAN, Jack Jr. (éd.), ''An Eye-Witness Account of the French Revolution by Helen Maria Williams. Letters Containing a Sketch of the Politics of France'', New York, Peter Lang Publishing, 1997.&lt;br /&gt;
* KENNEDY, Deborah,'' Helen Maria Williams and the Age of Revolution'', Lewisburg/Londres, Bucknell University Press/Associated University Presses, 2002.&lt;br /&gt;
* «Williams, Helen Maria», ''The Literary Encyclopaedia''. URL: http://www.litencyc.com.&lt;br /&gt;
* WOODWARD, Lionel, ''Une Anglaise amie de la Révolution française, Hélène-Maria Williams et ses amis'', Paris, Champion, 1930 -- Genève, Slatkine Reprints, 1977.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Jugements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* «[1784, Dr. Johnson] had dined that day at Mr Hoole’s, and Miss Helen Maria Williams being expected in the evening, Mr. Hoole put into his hands her beautiful “Ode on the Peace”. Johnson reads it over, and when this elegant, and accomplished young lady was presented to him, he took her by the hand in the most courteous manner, and repeated the finest stanza of her poem. [...] Her respectable friend, Dr. Kippis, from whom I had this anecdote, was standing by, and was not a little gratified.» (Boswell, ''Life of Johnson'' (1791), Londres, Everyman’s Library, 1963, t.1, p. 514-515)&lt;br /&gt;
* «Mesdames [Anna] Seward and Williams, and half a dozen more of those harmonious virgins, have no imagination, no originality. Their thoughts and phrases are like their gowns -old remnants cut and turned.» (Horace Walpole, ''Letters'', 4 novembre 1786, t.13, p. 416)&lt;br /&gt;
* [A propos des ''Letters on the French Revolution'', 1790] «That an English lady should be fond of, or intoxicated with liberty, is no phenomenon in these times; or even that an English lady should be eager for the parade and deception of the French Confederation. Such was Helen Maria Williams. “She saw it, and was glad”, and perhaps rejoices that she has made a profitable book out of it [...]. We, who have bestowed some attention to the calm reasonings of Burke and Calonne, must be permitted to entertain very different notions of the French Revolution, and indeed of the value of liberty [...]. The pathetic tale of M. and Mme du F... is a very seasonable episode in a declamation against tyranny. The writer herself fears it has the air of a romance, and we should perfectly agree with her as she is used to such writing, that every incident is made to tally, did we not know, from undoubted authority, that the tale was true» (''Gentleman’s Magazine'', 61, janvier 1791, p. 62 et suiv.)&lt;br /&gt;
* «Miss Williams has behaved very civilly to me and I shall visit her frequently, because I rather like her, and I meet french company at her house. Her manners are affected, yet the simple goodness of her heart continually breaks through the varnish, so that one would be more inclined, at least I should, to love than admire her. Authorship is a heavy weight for female shoulders especially in the sunshine of prosperity [...].» (Mary Wollstonecraft, ''The Collected Letters, éd. Janet Todd, lettre à Everina Wollstonecraft, 24 décembre 1792'', Londres, Penguin, 2003, p. 215)&lt;br /&gt;
* [A propos de son évocation de la «tyrannie» de Robespierre, 1795] «She must excuse us if we say she has debased her sex, her heart, her feelings, her talents, in recording such a tissue of horror and villainy and we hesitate not to say, daring to insult a regular government and a happy people, with such details, whose result we defy her to show has yet been productive of one single good.» (''Gentlemen's Magazine'', décembre 1795, p. 1030)&lt;br /&gt;
* «Her idea of government, and of its various effects on human affairs, takes a flight far about the common female range. Her language, too, if not always strictly correct, frequently aims at higher excellence. [...] It will seldom fail to interest the feelings of humanity and it will [...] command the approbation of the heart.» (''Monthly Review'', 1796)&lt;br /&gt;
* «L’Aperçu des moeurs des Français, que madame Grandchamp vient de traduire, est propre à soutenir la réputation de l’Auteur [...]. Il est bon de voyager hors de son pays; il est bon de rencontrer d’autres opinions [...]. Elle tempère l’austérité du langage politique par des digressions, des anecdotes, des épisodes [...]. Mademoiselle Williams a su ajouter un nouveau prix à l’intérêt de cette histoire [les 18 et 19 Brumaire], par des détails pleins de sentiment et de vérité, d’où l’on peut conjecturer que si elle ne s’était pas vouée à la poésie et à la politique, elle aurait accru la reputation que les femmes ses compatriotes se sont acquise dans la narration des romans. Nous l’invitons à s’associer dans ce genre où brille avec tant d’avantage la délicatesse des sentimens, si naturelle à son sexe. Ses écrits ont de quoi plaire aux hommes qui pensent fortement, mais elle n’oubliera pas sans doute que les femmes ont aussi quelques droits sur les productions d’une plume qui peut suivre les mouvemens les plus fugitives du coeur, aussi facilement qu’elle sait tracer le tableau des grands bouleversemens politiques et la peinture des moeurs d’une nation» (Jean-Baptiste Say, ''La Décade philosophique'', t. 28, 2e trim. de l’an IX [1801], p. 222-231, 278-288)&lt;br /&gt;
* [À propos des Evénements arrivés en France depuis la Restauration, 1819] «Miss Williams, déjà connue par plusieurs productions distinguées, demeure à Paris depuis 25 ans, et ses relations avec l’église réformée dont elle fait partie, lui ont fourni les moyens de s’instruire d’un grand nombre de faits nouveaux, relativement aux troubles du Midi [...]. Il est beau de voir une étrangère prendre la défense des Français ; c’est un spectacle utile et digne de notre admiration que celui d’un écrivain de la Grande Bretagne plaidant la cause d’une nation qu’un trop grand nombre d’Anglais poursuit encore aujourd’hui de ses invectives. Miss Williams donne un exemple de l’union qui devrait régner entre les peuples; et il est consolant de penser que la religion protestante peut devenir la chaîne commune qui effectuera cette alliance.» (''Annales protestantes'', Paris, sn, 1820, t. 1, p. 48)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Williams, Helen Maria}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Dubois</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Michelle_d%27Aubign%C3%A9</id>
		<title>Michelle d'Aubigné</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Michelle_d%27Aubign%C3%A9"/>
				<updated>2010-12-17T08:52:37Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Dubois : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = Aubin d'Abeville&lt;br /&gt;
| dénominations = Michèle Aubigné&lt;br /&gt;
| naissance = Après 1500&lt;br /&gt;
| décès = Vers 1577&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Gilbert Schrenck]], 2005 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme ses soeurs Andrée et Anne, dont les dates de naissance et de mort sont incertaines, Michèle d'Aubigné (ou Aubigné, sans la particule) est une parente (peut-être une cousine, ou une tante) de Jean d'Aubigné, le père d'Agrippa. Contrairement à une affabulation généalogique imaginée par Madame de Maintenon, la petite-fille d'Agrippa d'Aubigné, au moment de prouver ses quartiers de noblesse, la famille de Jean d'Aubigné appartient au milieu roturier des artisans cordonniers et tanneurs de Loudun. Une proche parente de Jean, peut-être une soeur, épouse Daniel Bécasse, un sergent d'Archiac, près de Pons en Saintonge, où naîtra Agrippa d'Aubigné. Une autre parente, Jeanne d'Aubigné, mariée vers 1520 à François Joly, tanneur et corroyeur à Loudun, donne naissance à cinq enfants, dont Michèle et ses deux soeurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Michèle est l'aînée. Convertie à la Réforme, elle entre comme femme de chambre auprès de Jacquette de Montbron, dame d'Archiac, épouse d'André de Bourdeille, sénéchal de Périgord et frère aîné du célèbre Brantôme. Elle-même épouse, dans cette localité, Aubin d'Abeville, juge d'Archiac et de Matha, qui deviendra curateur d'Agrippa après la mort de son père en 1563. Elle meurt probablement vers 1577 sans laisser de postérité. Sa soeur, Anne Joly, prend du service auprès de Jeanne de Montpezat, douairière d'Archiac, et se marie avec Martial Bernard, receveur de cette même ville, conseiller et secrétaire du roi, audiencier en la chancellerie de Bordeaux. Cet homme fortuné va léguer ses nombreux biens, terres et propriétés à sa femme qui meurt en 1621, au terme d'une longévité exceptionnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Michèle et Andrée Joly, bien implantées dans de puissantes familles d'Archiac, ont donc joué un rôle décisif dans l'ascension sociale de leur parent Jean d'Aubigné. C'est grâce à elles qu'il est introduit d'abord comme intendant et secrétaire chez Jacquette de Montbron vers 1540, puis chez Jeanne de Montpezat. Il accédera à la fonction de juge de Pons et de conseiller d'Antoinette de Pons, chez qui il rencontrera sans doute sa future femme, Catherine de L'Estang.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aucune recherche n'a pour l'instant permis d'en connaître davantage sur ces trois femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix bibliographique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Schrenck, Gilbert, «Les origines d'Agrippa d'Aubigné», ''Bulletin de la Société de l'Histoire du Protestantisme Français'', 1983, p.489-518.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
__FORCETOC__&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Aubigné, Michelle d'}}&lt;br /&gt;
[[en:Michelle d'Aubigné]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Dubois</name></author>	</entry>

	</feed>