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		<title>SiefarWikiFr - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Elena_Virginia_Balletti</id>
		<title>Elena Virginia Balletti</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Aurore : /* Notice de Aurore Evain, 2003 (mise à  jour : oct. 2008) */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = Luigi Riccoboni&lt;br /&gt;
| dénominations = La Flaminia&amp;lt;br/&amp;gt;Madame Riccoboni&lt;br /&gt;
| naissance = 1686&lt;br /&gt;
| décès = 1771&lt;br /&gt;
| boudier = oui&lt;br /&gt;
| mouhy = oui&lt;br /&gt;
| briquet = oui&lt;br /&gt;
| enligne = [http://cesar.org.uk/cesar2/people/people.php?fct=edit&amp;amp;person_UOID=100046 Dictionnaire CESAR - Calendrier électronique des spectacles sous l'Ancien Régime et sous la Révolution.]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Aurore Evain]], 2003 (mise à  jour : oct. 2008) ==&lt;br /&gt;
Hélène-Virginie (Elena-Virginia) Riccoboni, connue sous son nom de scène Flaminia, naît à Ferrare en 1686. Elle appartient à une célèbre famille d'acteurs italiens, les Balletti. Son père, Francesco Balletti, et sa mère, Giovanna Benozzi, lui donnent une éducation soignée, apte à la faire distinguer dans les cours et les académies italiennes où elle brille par ses talents de comédienne, d'improvisatrice et de poétesse. Elle connaît les langues anciennes, l'espagnol, le français et est très tôt remarquée pour ses dons littéraires. Académicienne chez les Difettosi de Bologne, elle est louée par ses contemporains sous le nom de «Mirtinda Parasside [Parraside]» à l'académie des Arcades à Rome. Elle grandit dans cette culture arcadienne, produisant de nombreux sonnets. Son mariage en 1706 avec Louis (Luigi) Riccoboni, dit Lélio, dont elle a un fils l'année suivante (François Riccoboni, futur acteur et époux de Marie-Jeanne Laboras de Mézière ), marque un tournant dans sa carrière. La complémentarité des deux artistes permet au couple de mener une vie consacrée à la réforme du théâtre italien. De 1706 à 1715, la «compagnie de Lélio et Flaminia» met en place un nouveau répertoire plus littéraire, bien éloigné de la commedia dell'arte populaire, où Mme Riccoboni interprète les tragédies d'auteurs anciens puis contemporains. Elle trouve également ses emplois du côté de la comédie moliéresque et de la comédie italienne écrite. L'année 1713 voit son triomphe dans ''Mérope'' de Mafféi, dont elle est l'inspiratrice. Bien qu'à la tête d'une des compagnies les plus réputées d'Italie, l'échec de leur tentative de réforme déçoit le couple Riccoboni. En 1716, à l'invitation du régent Philippe d'Orléans, Lélio et Flaminia arrivent à Paris et reconstituent la troupe des Comédiens Italiens chassée à la fin du XVIIe siècle par Louis XIV. Flaminia interprète avec succès les premières amoureuses, les soubrettes et les rôles travestis. A partir de 1718, le nouveau répertoire en langue française annonce le déclin de la comédienne Flaminia au profit de sa jeune cousine Silvia, égérie de Marivaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mme Riccoboni, à la fibre plus tragique et peu satisfaite de l'état d'actrice, reprend la plume. Sa maison devient le lieu de rencontre de nombreux lettrés français et italiens. Elle développe dans une lettre sur le comédien Baron des réflexions sur le jeu de l'acteur et le naturel au théâtre. En 1724, elle se fait un nom dans la République des Lettres avec sa première production littéraire en français, une épître sur la traduction de ''La Jérusalem délivrée'' du Tasse par Mirabaud. Elle fait également ses débuts de dramaturge avec ''Le Naufrage'', comédie à intrigue en cinq actes inspirée de Plaute, représentée et applaudie le 14 février 1726. En 1729, le couple Riccoboni et leur fils se retirent du Théâtre Italien à l'appel de leur protecteur, le duc Antoine Farnèse, qui leur offre la direction du Théâtre de Parme. Avant son départ, Flaminia co-écrit avec le dramaturge De Lisle ''Abdili, roi de Grenade'', qui échoue à la première représentation (20 décembre 1729). Les projets du couple sont brutalement interrompus par la mort du duc. En 1731, Hélène-Virginie Riccoboni, de retour en France, reprend donc la place de Violette, la soubrette de la troupe récemment décédée. Les fêtes royales données pour le mariage du Dauphin sont l'occasion d'une dernière production littéraire; elle seconde son mari dans l'écriture de ses ouvrages théoriques sur l'histoire du théâtre et l'art du jeu avant de prendre sa retraite le 27 mars 1752. Louis Riccoboni meurt l'année suivante. Hélène-Virginie Riccoboni s'éteint le 29 décembre 1771 à Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'histoire du théâtre n'a retenu que l'actrice Flaminia. Sa carrière révèle pourtant une femme aux multiples activités: poétesse, dramaturge, théoricienne, mais également directrice de troupe, chorégraphe, danseuse et chanteuse. Son érudition, ainsi que ses réflexions sur le théâtre, l'art du jeu et la langue française ont inspiré les écrits de Louis Riccoboni. Prenant comme modèle la célèbre actrice du XVIe siècle, Isabelle Andreini, elle a tenté de réaliser cette figure d'actrice lettrée et érudite qui lui a valu les accusations de pédanterie reprises par ses biographes jusqu'au XXe siècle. La volonté réformatrice dont témoignent ses écrits et ses choix d'interprète a été méconnue par la postérité qui a retenu le seul nom de Louis Riccoboni, la reléguant dans la classe des comédiennes, muses et autres femmes d'acteur.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Oeuvres ==&lt;br /&gt;
- avant 1716 : ''Sonetti di Mirtinda Parasside'', in [Giovanni Battista Recanati] ''Poesie italiane di rimatrici viventi raccolte da Teleste Ciparissiano'', Venise, Sebastiano Coleti, 1716, p.30-48.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1720? : ''Lettera della signora Elena Balletti Riccoboni al signor Abate Antonio Conti gentiluomo veneziano sopre la maniera di M. Baron nel rappresentare le Tragedie francesi'', in Don Angelo Calogera, ''Raccolta d'Opuscoli scientifici e filologici'', Venise, Cristoforo Zane, 1736, t.XIII, p.495-510 -- éd. Valentina Gallo, IRPMF, «Les savoirs des acteurs italiens» (coll. numérique), 2006, [http://www.irpmf.cnrs.fr/IMG/pdf/Elenia_virginia_riccoboni.pdf en ligne].&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1720 : ''Canzone per le Nozze del Principe di Modena'', in ''Componimenti poetici delle più illustri rimatrici d'ogni secolo, raccolti da Luisa Bergalli'', Venise, A. Mora, 1726 -- A. Ademollo, ''Una famiglia...'', voir ''infra'', p.111-113.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1722 : ''Compliment de rentrée de la Comédie Italienne après Pâques'', in ''Mercure'', mai 1722, p.142-145.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1722 : ''Alma Lutetia mia...'' [sonnet adressé à Paris], in ''Mercure'', mai 1722, p.145.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1725 : ''Compliment de clôture de la Comédie Italienne, 10 avril 1725'', in ''Mercure'', avril 1725, p.826.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1725 : ''Lettre de Mlle B... à M. l'abbé C*** au sujet de la nouvelle traduction du poème de la Jérusalem délivrée du Tasse'', Paris, Cottin et Chaubert.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1726 : ''Le Naufrage'', Paris, Noël Pissot et Fr. Flahaut.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1728 : ''[Canzone] della Signora Elena Riccoboni ferrarese'', in ''Poesie per le acclamatissime nozze delle altesse serenissime il serenissimo Antonio Farnese duca di Parma... colla serenissima principessa Enrichetta d'Este duchessa regnante, raccolte ed umiliate al serenissimo duca Padrone, da Carlo Innocenzio Frugoni Genovese C. R. S. Istorico e poeta di S.A.S'', Parme, Stamp. di S. A. S., 1729, p.153.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1728 : ''Di Mirtinda Pastorella a Comante Eginetico'' [sonnet], voir supra, ''Poesie per le acclamatissime nozze...'', p.570.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1729 : ''Abdili, roi de Grenade ou les maris embarrassés'', inédit.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1747 : ''Per le reali nozze del delfino e della principessa Maria Giuseppa di Sassonia, canzone di E[lena] R[iccoboni] F[laminia]'', [chanson avec la trad. française], Paris, impr. de la Veuve Delormel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix bibliographique ==&lt;br /&gt;
- Ademollo, Alessandro. ''Una famiglia di comici italiani nel secolo decimottavo''. Florence, Ademollo, 1885.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Courville, Xavier de. ''Un Apôtre de l'art du théâtre au XVIIIe siècle: Luigi Riccoboni dit Lélio''. Paris, Droz, 3 vol., 1943-1958.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Jugements ==&lt;br /&gt;
- «Flaminia, épouse de Lélio, est bien faite, mais fort maigre. C'est une femme de beaucoup d'esprit et grande Comédienne. Une preuve de son bel esprit, c'est qu'elle est des Académies de Rome, de Ferrare, de Boulogne et de Venise. Elle a plusieurs belles connaissances acquises; et celle de son mérite semble ne lui être pas échappée. Elle joue ses rôles en perfection: on ne peut pas mieux entrer qu'elle, dans les sentiments qu'ils exigent. [...] Comme il n'est point d'Acteurs parfaits, Flaminia n'est pas sans défauts. Par exemple, elle a la voix aigre, et par conséquent désagréable; et je voudrais qu'elle pût se défaire d'un air de capacité qui ne plaît pas; il serait encore à souhaiter qu'elle parlât moins vite, en faveur de ceux qui ne savent que médiocrement l'Italien, dont le nombre est assurément le plus grand entre les spectateurs.» (Nicolas Boindin, ''Lettres historiques à Mr D*** sur la nouvelle comédie italienne'', Paris, Prault, 1717, p.14-15).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- «Elle joue les rôles de premières amoureuses excellemment bien et avec tout l'esprit possible. [...] C'est une femme d'un génie supérieur et très grande actrice, surtout en italien» (Thomas-Simon Gueullette, ''Notes et souvenirs sur le Théâtre-Italien au XVIIIe siècle'' [18e s.], J.-E. Gueullette (éd.), Paris, Droz, 1938, p.57 et p.63)&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- (à propos du ''Naufrage'') «Mlle Riccoboni, femme de Lélio, et Flaminia dans son nom de théâtre, est une muse qui compose aussi purement en français comme en italien. Elle a composé cette pièce dans le goût de Plaute, en mettant à son théâtre la pièce intitulée ''Le Naufrage''; véritablement elle a pris tout ce qu'elle a pu, et l'a rendu beaucoup plus honnête, car Plaute et Térence ne mettaient souvent que du concubinage pour intrigue de leurs pièces, des vieillards amoureux qui voulaient encore jouir de jeunes courtisanes et les enlever à leurs fils; puis ces courtisanes se trouvaient d'honnête famille... Ici, cette intrigue est toute vraisemblable, toute honnête.» (D'Argenson, ''Notices sur les oeuvres de théâtre''[18e s.], H. Lagrave (éd.), ''Studies on Voltaire and Eighteenth Century'', 43, 1966, p.699).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- «Elle joue ses rôles avec précipitation mais avec intelligence, entrant admirablement dans les différents caractères, dont elle exprime non seulement les sentiments, mais en produit encore d'autres d'elle-même très convenables au sujet; son esprit et ses talents lui ont mérité d'être admise en quatre académies d'Italie, qui sont celles de Rome, de Ferrare, de Boulogne et de Venise; entre toutes ses connaissances celle de son mérite semble ne lui être pas échappée.» (Maupoint, ''Bibliothèque des théâtres,'' Paris, Prault,1733, p.219).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- «A joué pendant près de trente-six ans sur le Théâtre Italien les rôles de première Amoureuse, ceux de Soubrettes, et les travestissements en hommes, avec un égal applaudissement, tant dans le Français que dans l'Italien, qu'elle dialoguait avec une intelligence et une vivacité admirable; peu de femmes sont aussi instruites que cette estimable Actrice.» (Jean-Auguste Jullien dit Desboulmiers, ''Histoire anecdotique et raisonnée du théâtre italien'', Paris, Lacombe, 1769, t.VI, p.53).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- (à propos du ''Naufrage'') «L'intrigue de cette Pièce [...] est bien conduite et bien développée. Les scènes en sont bien liées, les caractères bien soutenus, et le comique est plus dans la situation que dans les mots; mais le Public accoutumé aux dialogues brillants et spirituels de M. de Marivaux, ne rendit pas à cette Pièce toute la justice qu'elle méritait. Elle fut cependant jouée dix fois et fort applaudie» (''Ibidem'', t.II, p.431).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- «Etant annoncé à Flaminia pour candidat dans la république des Lettres, cette femme crut de devoir m'honorer du colloque. Je l'ai trouvée désagréable dans sa figure, dans son ton, dans son style, et jusque dans sa voix; elle ne me le dit pas, mais elle me fit comprendre qu'elle savait qu'illustre dans la république des Lettres elle parlait à un insecte; elle avait l'air de dicter, et elle croyait d'en avoir le droit à 70 ans et vis à vis d'un garçon de 25 qui n'avait enrichi aucune bibliothèque.» (Casanova, ''Mémoires'' [1792], Paris, Robert Laffont, 1993, t.1, p.559-60).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- «Les critiques du temps ne lui reprochent d'autre défaut qu'un organe désagréable. Si l'on en croit Voisenon, quoiqu'elle n'en fût ni belle ni aimable, elle était sans cesse entourée d'une foule d'adorateurs et passait pour ne pas haïr la galanterie. On doit ajouter que c'est le seul écrivain qui se soit permis de laisser planer quelques soupçons sur les moeurs de cette actrice.» (Michaud, ''Biographie universelle'', 1816-19, t.35, p.568).&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Balletti, Elena Virginia}}&lt;br /&gt;
[[en:Elena Virginia Balletti]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Aurore</name></author>	</entry>

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		<title>Elena Virginia Balletti</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Aurore : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = Luigi Riccoboni&lt;br /&gt;
| dénominations = La Flaminia&amp;lt;br/&amp;gt;Madame Riccoboni&lt;br /&gt;
| naissance = 1686&lt;br /&gt;
| décès = 1771&lt;br /&gt;
| boudier = oui&lt;br /&gt;
| mouhy = oui&lt;br /&gt;
| briquet = oui&lt;br /&gt;
| enligne = [http://cesar.org.uk/cesar2/people/people.php?fct=edit&amp;amp;person_UOID=100046 Dictionnaire CESAR - Calendrier électronique des spectacles sous l'Ancien Régime et sous la Révolution.]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Aurore Evain]], 2003 (mise à  jour : oct. 2008) ==&lt;br /&gt;
Hélène-Virginie (Elena-Virginia) Riccoboni, connue sous son nom de scène Flaminia, naît à Ferrare en 1686. Elle appartient à une célèbre famille d'acteurs italiens, les Balletti. Son père, Francesco Balletti, et sa mère, Giovanna Benozzi, lui donnent une éducation soignée, apte à la faire distinguer dans les cours et les académies italiennes où elle brille par ses talents de comédienne, d'improvisatrice et de poétesse. Elle connaît les langues anciennes, l'espagnol, le français et est très tôt remarquée pour ses dons littéraires. Académicienne chez les Difettosi de Bologne, elle est louée par ses contemporains sous le nom de «Mirtinda Parasside [Parraside]» à l'académie des Arcades à Rome. Elle grandit dans cette culture arcadienne, produisant de nombreux sonnets. Son mariage en 1706 avec Louis (Luigi) Riccoboni, dit Lélio, dont elle a un fils l'année suivante (François Riccoboni, futur acteur et époux de Marie-Jeanne Laboras de Mézière ), marque un tournant dans sa carrière. La complémentarité des deux artistes permet au couple de mener une vie consacrée à la réforme du théâtre italien. De 1706 à 1715, la «compagnie de Lélio et Flaminia» met en place un nouveau répertoire plus littéraire, bien éloigné de la commedia dell'arte populaire, où Mme Riccoboni interprète les tragédies d'auteurs anciens puis contemporains. Elle trouve également ses emplois du côté de la comédie moliéresque et de la comédie italienne écrite. L'année 1713 voit son triomphe dans Mérope de Mafféi, dont elle est l'inspiratrice. Bien qu'à la tête d'une des compagnies les plus réputées d'Italie, l'échec de leur tentative de réforme déçoit le couple Riccoboni. En 1716, à l'invitation du régent Philippe d'Orléans, Lélio et Flaminia arrivent à Paris et reconstituent la troupe des Comédiens Italiens chassée à la fin du XVIIe siècle par Louis XIV. Flaminia interprète avec succès les premières amoureuses, les soubrettes et les rôles travestis. A partir de 1718, le nouveau répertoire en langue française annonce le déclin de la comédienne Flaminia au profit de sa jeune cousine Silvia, égérie de Marivaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mme Riccoboni, à la fibre plus tragique et peu satisfaite de l'état d'actrice, reprend la plume. Sa maison devient le lieu de rencontre de nombreux lettrés français et italiens. Elle développe dans une lettre sur le comédien Baron des réflexions sur le jeu de l'acteur et le naturel au théâtre. En 1724, elle se fait un nom dans la République des Lettres avec sa première production littéraire en français, une épître sur la traduction de La Jérusalem délivrée du Tasse par Mirabaud. Elle fait également ses débuts de dramaturge avec Le Naufrage, comédie à intrigue en cinq actes inspirée de Plaute, représentée et applaudie le 14 février 1726. En 1729, le couple Riccoboni et leur fils se retirent du Théâtre Italien à l'appel de leur protecteur, le duc Antoine Farnèse, qui leur offre la direction du Théâtre de Parme. Avant son départ, Flaminia co-écrit avec le dramaturge De Lisle Abdili, roi de Grenade, qui échoue à la première représentation (20 décembre 1729). Les projets du couple sont brutalement interrompus par la mort du duc. En 1731, Hélène-Virginie Riccoboni, de retour en France, reprend donc la place de Violette, la soubrette de la troupe récemment décédée. Les fêtes royales données pour le mariage du Dauphin sont l'occasion d'une dernière production littéraire; elle seconde son mari dans l'écriture de ses ouvrages théoriques sur l'histoire du théâtre et l'art du jeu avant de prendre sa retraite le 27 mars 1752. Louis Riccoboni meurt l'année suivante. Hélène-Virginie Riccoboni s'éteint le 29 décembre 1771 à Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'histoire du théâtre n'a retenu que l'actrice Flaminia. Sa carrière révèle pourtant une femme aux multiples activités: poétesse, dramaturge, théoricienne, mais également directrice de troupe, chorégraphe, danseuse et chanteuse. Son érudition, ainsi que ses réflexions sur le théâtre, l'art du jeu et la langue française ont inspiré les écrits de Louis Riccoboni. Prenant comme modèle la célèbre actrice du XVIe siècle, Isabelle Andreini, elle a tenté de réaliser cette figure d'actrice lettrée et érudite qui lui a valu les accusations de pédanterie reprises par ses biographes jusqu'au XXe siècle. La volonté réformatrice dont témoignent ses écrits et ses choix d'interprète a été méconnue par la postérité qui a retenu le seul nom de Louis Riccoboni, la reléguant dans la classe des comédiennes, muses et autres femmes d'acteur.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Oeuvres ==&lt;br /&gt;
- avant 1716 : ''Sonetti di Mirtinda Parasside'', in [Giovanni Battista Recanati] ''Poesie italiane di rimatrici viventi raccolte da Teleste Ciparissiano'', Venise, Sebastiano Coleti, 1716, p.30-48.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1720? : ''Lettera della signora Elena Balletti Riccoboni al signor Abate Antonio Conti gentiluomo veneziano sopre la maniera di M. Baron nel rappresentare le Tragedie francesi'', in Don Angelo Calogera, ''Raccolta d'Opuscoli scientifici e filologici'', Venise, Cristoforo Zane, 1736, t.XIII, p.495-510 -- éd. Valentina Gallo, IRPMF, «Les savoirs des acteurs italiens» (coll. numérique), 2006, [http://www.irpmf.cnrs.fr/IMG/pdf/Elenia_virginia_riccoboni.pdf en ligne].&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1720 : ''Canzone per le Nozze del Principe di Modena'', in ''Componimenti poetici delle più illustri rimatrici d'ogni secolo, raccolti da Luisa Bergalli'', Venise, A. Mora, 1726 -- A. Ademollo, ''Una famiglia...'', voir ''infra'', p.111-113.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1722 : ''Compliment de rentrée de la Comédie Italienne après Pâques'', in ''Mercure'', mai 1722, p.142-145.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1722 : ''Alma Lutetia mia...'' [sonnet adressé à Paris], in ''Mercure'', mai 1722, p.145.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1725 : ''Compliment de clôture de la Comédie Italienne, 10 avril 1725'', in ''Mercure'', avril 1725, p.826.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1725 : ''Lettre de Mlle B... à M. l'abbé C*** au sujet de la nouvelle traduction du poème de la Jérusalem délivrée du Tasse'', Paris, Cottin et Chaubert.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1726 : ''Le Naufrage'', Paris, Noël Pissot et Fr. Flahaut.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1728 : ''[Canzone] della Signora Elena Riccoboni ferrarese'', in ''Poesie per le acclamatissime nozze delle altesse serenissime il serenissimo Antonio Farnese duca di Parma... colla serenissima principessa Enrichetta d'Este duchessa regnante, raccolte ed umiliate al serenissimo duca Padrone, da Carlo Innocenzio Frugoni Genovese C. R. S. Istorico e poeta di S.A.S'', Parme, Stamp. di S. A. S., 1729, p.153.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1728 : ''Di Mirtinda Pastorella a Comante Eginetico'' [sonnet], voir supra, ''Poesie per le acclamatissime nozze...'', p.570.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1729 : ''Abdili, roi de Grenade ou les maris embarrassés'', inédit.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1747 : ''Per le reali nozze del delfino e della principessa Maria Giuseppa di Sassonia, canzone di E[lena] R[iccoboni] F[laminia]'', [chanson avec la trad. française], Paris, impr. de la Veuve Delormel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix bibliographique ==&lt;br /&gt;
- Ademollo, Alessandro. ''Una famiglia di comici italiani nel secolo decimottavo''. Florence, Ademollo, 1885.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Courville, Xavier de. ''Un Apôtre de l'art du théâtre au XVIIIe siècle: Luigi Riccoboni dit Lélio''. Paris, Droz, 3 vol., 1943-1958.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Jugements ==&lt;br /&gt;
- «Flaminia, épouse de Lélio, est bien faite, mais fort maigre. C'est une femme de beaucoup d'esprit et grande Comédienne. Une preuve de son bel esprit, c'est qu'elle est des Académies de Rome, de Ferrare, de Boulogne et de Venise. Elle a plusieurs belles connaissances acquises; et celle de son mérite semble ne lui être pas échappée. Elle joue ses rôles en perfection: on ne peut pas mieux entrer qu'elle, dans les sentiments qu'ils exigent. [...] Comme il n'est point d'Acteurs parfaits, Flaminia n'est pas sans défauts. Par exemple, elle a la voix aigre, et par conséquent désagréable; et je voudrais qu'elle pût se défaire d'un air de capacité qui ne plaît pas; il serait encore à souhaiter qu'elle parlât moins vite, en faveur de ceux qui ne savent que médiocrement l'Italien, dont le nombre est assurément le plus grand entre les spectateurs.» (Nicolas Boindin, ''Lettres historiques à Mr D*** sur la nouvelle comédie italienne'', Paris, Prault, 1717, p.14-15).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- «Elle joue les rôles de premières amoureuses excellemment bien et avec tout l'esprit possible. [...] C'est une femme d'un génie supérieur et très grande actrice, surtout en italien» (Thomas-Simon Gueullette, ''Notes et souvenirs sur le Théâtre-Italien au XVIIIe siècle'' [18e s.], J.-E. Gueullette (éd.), Paris, Droz, 1938, p.57 et p.63)&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- (à propos du ''Naufrage'') «Mlle Riccoboni, femme de Lélio, et Flaminia dans son nom de théâtre, est une muse qui compose aussi purement en français comme en italien. Elle a composé cette pièce dans le goût de Plaute, en mettant à son théâtre la pièce intitulée ''Le Naufrage''; véritablement elle a pris tout ce qu'elle a pu, et l'a rendu beaucoup plus honnête, car Plaute et Térence ne mettaient souvent que du concubinage pour intrigue de leurs pièces, des vieillards amoureux qui voulaient encore jouir de jeunes courtisanes et les enlever à leurs fils; puis ces courtisanes se trouvaient d'honnête famille... Ici, cette intrigue est toute vraisemblable, toute honnête.» (D'Argenson, ''Notices sur les oeuvres de théâtre''[18e s.], H. Lagrave (éd.), ''Studies on Voltaire and Eighteenth Century'', 43, 1966, p.699).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- «Elle joue ses rôles avec précipitation mais avec intelligence, entrant admirablement dans les différents caractères, dont elle exprime non seulement les sentiments, mais en produit encore d'autres d'elle-même très convenables au sujet; son esprit et ses talents lui ont mérité d'être admise en quatre académies d'Italie, qui sont celles de Rome, de Ferrare, de Boulogne et de Venise; entre toutes ses connaissances celle de son mérite semble ne lui être pas échappée.» (Maupoint, ''Bibliothèque des théâtres,'' Paris, Prault,1733, p.219).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- «A joué pendant près de trente-six ans sur le Théâtre Italien les rôles de première Amoureuse, ceux de Soubrettes, et les travestissements en hommes, avec un égal applaudissement, tant dans le Français que dans l'Italien, qu'elle dialoguait avec une intelligence et une vivacité admirable; peu de femmes sont aussi instruites que cette estimable Actrice.» (Jean-Auguste Jullien dit Desboulmiers, ''Histoire anecdotique et raisonnée du théâtre italien'', Paris, Lacombe, 1769, t.VI, p.53).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- (à propos du ''Naufrage'') «L'intrigue de cette Pièce [...] est bien conduite et bien développée. Les scènes en sont bien liées, les caractères bien soutenus, et le comique est plus dans la situation que dans les mots; mais le Public accoutumé aux dialogues brillants et spirituels de M. de Marivaux, ne rendit pas à cette Pièce toute la justice qu'elle méritait. Elle fut cependant jouée dix fois et fort applaudie» (''Ibidem'', t.II, p.431).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- «Etant annoncé à Flaminia pour candidat dans la république des Lettres, cette femme crut de devoir m'honorer du colloque. Je l'ai trouvée désagréable dans sa figure, dans son ton, dans son style, et jusque dans sa voix; elle ne me le dit pas, mais elle me fit comprendre qu'elle savait qu'illustre dans la république des Lettres elle parlait à un insecte; elle avait l'air de dicter, et elle croyait d'en avoir le droit à 70 ans et vis à vis d'un garçon de 25 qui n'avait enrichi aucune bibliothèque.» (Casanova, ''Mémoires'' [1792], Paris, Robert Laffont, 1993, t.1, p.559-60).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- «Les critiques du temps ne lui reprochent d'autre défaut qu'un organe désagréable. Si l'on en croit Voisenon, quoiqu'elle n'en fût ni belle ni aimable, elle était sans cesse entourée d'une foule d'adorateurs et passait pour ne pas haïr la galanterie. On doit ajouter que c'est le seul écrivain qui se soit permis de laisser planer quelques soupçons sur les moeurs de cette actrice.» (Michaud, ''Biographie universelle'', 1816-19, t.35, p.568).&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Balletti, Elena Virginia}}&lt;br /&gt;
[[en:Elena Virginia Balletti]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Aurore</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Suzanne_Curchod</id>
		<title>Suzanne Curchod</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Aurore : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = Jacques Necker&lt;br /&gt;
| dénominations = &lt;br /&gt;
| naissance = 1737&lt;br /&gt;
| décès = 1794&lt;br /&gt;
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| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Catherine Dubeau]], 2008 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fille unique de Louis-Antoine Curchod, pasteur suisse de confession calviniste, et de Magdelaine d’Albert de Nasse, Française dont la famille a émigré de Montélimar à Lausanne pour échapper aux persécutions menées contre les protestants, Suzanne Curchod naît dans la commune vaudoise de Crassier. Elle y est baptisée le 2 juin 1737. De son père, elle reçoit une éducation rigoureuse incluant sciences, musique et belles-lettres. Son savoir et sa beauté sont reconnus jusqu’à la ville d’adoption de sa mère, où elle fréquente et préside de jeunes cercles littéraires. Elle y fait la connaissance de son premier soupirant, Edward Gibbon (1757). Bientôt confrontée à la perte de ses parents, Suzanne voit sa vie changer radicalement en l’espace de quelques années. Le décès de M. Curchod en janvier 1760 l’oblige à donner des leçons à Genève pour subvenir aux besoins de la famille; trois ans plus tard, la mort de sa mère la plonge dans un deuil dont elle ne se remettra jamais entièrement. Démunie, elle hésite entre se marier et trouver une place comme dame de compagnie. Le hasard des rencontres décide pour elle: en juin 1764, elle accompagne à Paris Anne Germaine de Vermenoux, une jeune veuve française connue à Genève. Auprès de sa protectrice, elle fait l’apprentissage exigeant (et onéreux) des moeurs parisiennes. C’est par ailleurs dans sa maison qu’elle est présentée à Jacques Necker, alors occupé à courtiser sa bienfaitrice. Le financier genevois épouse finalement la jeune Vaudoise en 1764. A la demande de son mari, elle renonce à ses velléités littéraires et inaugure rapidement son célèbre salon où seront reçus, entre autres personnalités, Buffon, Diderot, Morellet, d’Alembert, Thomas, Grimm et Marmontel. Le 22 avril 1766 naît Anne-Louise-Germaine Necker, future baronne de Staël. Les relations tendues entre mère et fille deviendront, chez l’une et l’autre, sujet d’écriture. Suzanne assume elle-même l’éducation de sa fille et partage son temps entre ses activités sociales, caritatives et intellectuelles. Elle fonde notamment l’Hospice de charité (futur hôpital Necker) en 1778. Après la démission de Necker du poste de ministre des finances (3 septembre 1790), le couple se réfugie définitivement en Suisse, au château de Coppet acquis en 1784. De constitution fragile, Suzanne Necker voit sa santé se détériorer. Atteinte d’hydropisie, elle s’éteint au château de Beaulieu (Lausanne) le 15 mai 1794, non sans avoir préalablement rédigé d’étonnantes instructions sur la construction de son tombeau et sur les soins à apporter à sa dépouille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement à ses activités d’hôtesse et à ses œuvres de bienfaisance, Suzanne Necker s’est consacrée en privé à une pratique assidue de la lecture et de l’écriture. Elle a entretenu d’importantes correspondances et accumulé un nombre considérable de journaux intimes, dont elle a détruit la plus grande part. Elle avait pris très tôt l’habitude de noter ses pensées et, par la suite, d’opérer un tri afin d’en retranscrire l’essentiel dans de grands cahiers, heureusement conservés. Elle a également laissé une traduction (Thomas Gray), quelques essais, portraits et textes d’utilité publique (''Hospice de charité'', 1780 ; ''Des inhumations précipitées'', 1790). Ces deux courts ouvrages sont les seuls qu’elle se soit autorisée à faire paraître sous son nom de son vivant. La publication posthume des ''Réflexions sur le divorce''(1794) et des écrits intimes (fragments de pensées, d’essais et de lettres) rassemblés dans les ''Mélanges''(1798) et les ''Nouveaux mélanges''(1801) relève entièrement de l’initiative de Jacques Necker, responsable de l’édition dans les trois cas. Nous savons pour l’instant assez peu de choses sur la réception initiale de ces écrits (des recherches sont en cours). Dans le domaine français, la presse se révèle très sévère: obscurité, désordre, manque de goût et méconnaissance des sujets traités sont les critiques qui reviennent le plus souvent. Les nombreux éloges de son époux, et surtout le fait qu’il les ait publiés, attirent également les reproches. Il demeure cependant une frange de lecteurs admiratifs, et rares sont ceux qui ne concèdent à Suzanne Necker un esprit supérieur et quelques morceaux éloquents. Pratiquement oubliées par l’histoire littéraire, ses œuvres font depuis les années 1980 l’objet de nouvelles études, grâce entre autres à l’intérêt des chercheurs pour les écrits féminins et l’histoire de la sociabilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Oeuvres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- 1765? : «Elégie écrite sur un Cimetiere de Campagne; traduite de l’Anglois de M. Gray», G''azette littéraire de l’Europe, tome cinquième comprenant les mois de mars, avril &amp;amp;amp; mai 1765'', Paris, Imprimerie de la Gazette de France, 1765, p.217-223 -- traduction rééditée dans les ''Variétés littéraires ou Recueil de Pieces tant originales que traduites, concernant la Philosophie, la Littérature &amp;amp;amp; les Arts'', éd. Antoine Arnaud et Jean-Baptiste-François Suard, Paris, Lacombe, 1769, t.4, p.486-494 et dans les Nouveaux mélanges…, voir ''infra'', t.2, p.231-241 (anonymat conservé dans les deux premières éditions).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1765? : «Portrait de mon Ami [Paul Moultou]», Gazette littéraire de l’Europe..., voir ''supra'', p.269-273 -- texte réédité dans les ''Variétés littéraires...'', voir ''supra'', p.495-501 et dans les ''Nouveaux mélanges''..., voir ''infra'', t.2, p.242-249 (anonymat conservé dans les deux premières éditions).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1765?-1794? : ''Mélanges extraits des manuscrits de Madame Necker'', éd. Jacques Necker, Paris, Charles Pougens, An VI [1798], 3 tomes -- des extraits ont été réédités dans ''Esprit de Madame Necker, extrait des cinq volumes des Mélanges tirés de ses manuscrits'', publiés en 1798 et en 1801, par M. B. de V., éd. Bertrand Barère de Vieuzac, Paris, L. Collin, 1808 (dates de rédaction inconnues pour la majorité des textes).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1765?-1794? : ''Nouveaux mélanges extraits des manuscrits de Madame Necker,'' éd. Jacques Necker, Paris, Charles Pougens/Genets, An X [1801], 2 tomes -- des extraits ont été réédités dans ''Esprit de Madame Necker...'', voir ''supra''(dates de rédaction inconnues pour la majorité des textes).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1765?-1794? : ''Lettres diverses, recueillies en Suisse, par le Cte Fédor Golowkin; accompagnées de notes et'' ''d’éclaircissemens'', Genève/Paris, J.J. Paschoud, 1821 (contient plusieurs lettres de Suzanne Necker).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1780 : ''Hospice de charité: institution, règles et usages de cette maison, par Mme Necker'', Paris, Imprimerie royale (voir aussi «Introduction Au premier compte rendu de l’Hospice de Charité, en 1780», «Introduction aux deux derniers comptes (Année 1789)» et «Introduction Année 1790», dans les ''Nouveaux mélanges...'', voir ''supra'', t.2, p.301-316).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1790 : ''Des inhumations précipitées'', Paris, Imprimerie royale.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1792-1794? : ''Réflexions sur le divorce,'' Lausanne, Durand Ravanel, 1794 -- Paris/Lausanne, P.F. Aubin/Desenne, sd [1794?] (on trouve un extrait des ''Réflexions'' dans les ''Nouveaux mélanges''..., voir ''supra'', t.2, p.250-261).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Divers manuscrits (en particulier des correspondances) sont conservés à la Bibliothèque publique et universitaire (BPU) de Genève, à la Bibliothèque cantonale et universitaire (BCU) de Lausanne et au château de Coppet. L’inventaire des manuscrits de la BPU et de la BCU est en cours de réalisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix bibliographique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Baecque, Antoine de, «Madame Necker ou la poésie du cadavre», dans ''La gloire et l’effroi: sept morts sous la Terreur'', Paris, Grasset, 1997, p.215-251.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Bredin, Jean-Denis, ''Une singulière famille: Jacques Necker, Suzanne Necker et Germaine de Staël'', Paris, Fayard, 1999.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Corbaz, André, ''Madame Necker: humble Vaudoise et grande Dame'', Lausanne, Payot, 1945.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Goodman, Dena, «Suzanne Necker’s Mélanges: Gender, Writing, and Publicity», dans ''Going Public: Women and Publishing in Early Modern France'', dir. Elizabeth C. Goldsmith et Dena Goodman, Ithaca/London, Cornell University Press, 1995, p.210-223.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Haussonville, Gabriel Paul Othenin de Cléron, comte d’, ''Le salon de Madame Necker: d’après des documents tirés des archives de Coppet'', Genève, Slatkine Reprints, 1970 [réimpression en fac-similé de l’édition de 1882], 2 tomes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
__FORCETOC__&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Curchod, Suzanne}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Aurore</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Anne-Marguerite_Petit</id>
		<title>Anne-Marguerite Petit</title>
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				<updated>2012-04-09T13:41:53Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Aurore : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = Guillaume Du Noyer&lt;br /&gt;
| dénominations = Madame Dunoyer&amp;lt;br/&amp;gt;Madame Du Noyer&amp;lt;br/&amp;gt;Madame Desnoyers&amp;lt;br/&amp;gt;Madame Du Noier&lt;br /&gt;
| naissance = 1663&lt;br /&gt;
| décès = 1719&lt;br /&gt;
| boudier = oui&lt;br /&gt;
| briquet = oui&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Henriette Goldwyn]], 2004 ==&lt;br /&gt;
Née à Nîmes le 12 juin 1663, Anne-Marguerite Petit est issue d'une famille bourgeoise calviniste. Sa mère, Catherine Cotton, meurt peu après sa naissance. Abandonnée par son père, Jacques Petit, elle est adoptée par sa tante maternelle, Mme Saporta, qui l'élève dans la religion protestante à Orange et lui donne une éducation très soignée. Après la révocation de l'édit de Nantes, elle assiste aux dragonnades à Nîmes et résiste à toutes les tentatives de conversion, avant de fuir la France une première fois, déguisée en marmiton, le 1er janvier 1686. Après maintes aventures scabreuses et rocambolesques qu'elle raconte dans ses ''Mémoires'', elle se retrouve à La Haye chez un de ses oncles paternels. Maltraitée et sans ressources, elle succombe aux prières conjuguées de sa tante et de son oncle maternel, Gaspard Cotton, riche protestant converti dont elle est l'unique héritière: elle revient en France et découvre que pendant son absence sa tante aussi a abjuré entre les mains de son parent et célèbre convertisseur, le père La Chaise. Elle tente de fuir une deuxième fois en emmenant sa tante. Elles sont arrêtées à Dieppe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un effort de catéchisation, son oncle l'envoie aux Nouvelles catholiques puis à l'Union chrétienne de la rue Saint-Denis. Finalement, elle abjure en épousant Guillaume Du Noyer, catholique issu d'une famille de robe sans fortune, capitaine au régiment de Toulouse, coureur et joueur invétéré, qui ne s'intéresse qu'à l'héritage et aux biens de sa femme, sans compter la pension royale qu'on lui octroie pour avoir épousé une huguenote.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant, en 1701, ruinée par les dépenses de son volage mari, engagée par la promesse faite à sa tante sur son lit de mort de n'unir sa fille aînée qu'à un protestant et profondément touchée par la mort du ministre Claude Brousson, elle décide de tourner «le dos à la tyrannie»; elle reprend le chemin de la Hollande avec ses filles, ses bijoux et le peu d'argent qui lui reste, tout en abandonnant son fils, promis au Père la Chaise. Elle réside six mois à la Société de «Schiedam» sollicitant une pension qui ne lui sera jamais accordée. Après un bref séjour à Londres où elle devient la cible de la calomnie des réfugiés, elle revient en Hollande et s'établit dans le village de Voorburg mettant sa plume au profit d'un bi-hebdomadaire en vogue, ''La Quintessence des Nouvelles'', dont elle devient l'éditrice en chef en décembre 1710, ce qu'elle restera jusqu'à sa mort, en 1719. Grâce à l'écriture, elle peut alors subvenir aux besoins de ses filles. «C'est le Refuge qui m'a érigée en auteur» déclare-t-elle dans l'une des ''Lettres historiques et galantes (LHG)'', oeuvre qui la rend célèbre et où elle fait la chronique des principaux événements arrivés à la fin du règne de Louis XIV et au début de la Régence; cette «anatomie de la France», qui s'articule autour d'une correspondance fictive entre deux dames de condition (l'une habitant Paris et l'autre en province), deviendra un succès de librairie aussi bien qu'un succès de scandale. Autre grand succès, ses ''Mémoires'', qui rompent avec la tradition du genre: on y est plongé dans un univers picaresque, où les individus sont aux prises avec des difficultés matérielles, sociales, politiques et religieuses; le texte revêt une valeur hautement historique éclairant l'évolution des mentalités et des pratiques en cours pendant une époque charnière, la fin du grand siècle. Elle y revendique les droits de la conscience, les droits de la mère et accorde une place de choix à la tolérance. Nouvelliste, gazetière, épistolière, éditrice et mémorialiste de la dispersion et du Refuge, Mme Du Noyer écrit en français pour un lectorat majoritairement français. Sa plume acérée porte aussi bien sur la mode, les maladies féminines, la condition des galériens, l'obsession de l'argent, le goût du jeu, la calomnie des «faux frères» trouvés au Refuge, les mariages désastreux de ses filles, la cupidité de ses gendres, que sur les mesures de marginalisation et d'exclusion employées contre ses coreligionnaires en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle a connu une certaine notoriété jusqu'à la fin du XVIIIe siècle; une partie de ses ''LHG'' a même été traduite en anglais. Citée par les historiens du protestantisme, en partie à cause des références à Jean Cavalier et Voltaire, ce n'est que depuis les années 1980 que l'ensemble de son oeuvre a suscité des recherches sérieuses parmi les historiens du journalisme de l'Ancien régime, les spécialistes de l'histoire des coutumes et les critiques féministes.&lt;br /&gt;
== Oeuvres ==&lt;br /&gt;
- 1698? [attribué à Mme Du Noyer] : ''Sentiments d'une âme pénitente sur le pseaume «Miserere mei Deus» et le retour d'une âme à Dieu sur le pseaume «Benedic anima mea», accompagné de réflexions chrétiennes par Madame D***''. Paris, J.A. Fischer-Joly, 1829.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- à partir de 1703? : ''Mémoires de Mme du N**,'' écrits par elle-même, Cologne, Pierre Marteau, 5 vols, 1710-1711.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- à partir de 1704? : ''Lettres historiques et galantes'', Cologne, Pierre Marteau, 2 vols, 1707 (une édition antérieure est signalée par certains auteurs mais elle n'a jamais été localisée).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1711 : ''Oeuvres meslées, par Mme Du N*** [Du Noyer], qui peuvent servir de supplément à ses mémoires'', Cologne, chez les héritiers du défunt.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1713 : ''Lettres nouvelles, galantes, historiques, morales, critiques, satyriques, et comiques''de Madame D. Ouvrage beaucoup plus curieux que les précédents, et très utile pour bien comprendre les premiers, Nîmes, sur le pont au change, chez Claude Bon Ami (cinq lettres avec des réponses et deux dialogues entre Mme Du Noyer et sa fille Pimpette).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1714 : ''Lettres historiques et galantes''. Cologne, chez Pierre Marteau, (4e édition, revue et corrigée), 7 vols.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1720 : ''Lettres historiques et Galantes de deux dames de condition dont l'une était à Paris et l'autre en Province''. Ouvrage curieux, revu, corrigé, augmenté et enrichi en Figures par Madame de C***. Amsterdam, Brunet, 9 vol. (comprend les lettres sur le traité d'Utrecht, la mort de Louis XIV, les débuts de la Régence, les''Mémoires'' de son époux, M. Du Noyer [Paris, Jérôme Sincère, 1713] et les deux premiers volumes des ''Mémoires'' de Mme Du Noyer).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1711-1719 : ''La Quintessence des Nouvelles'' (le premier volume de sa plume est daté du 29 décembre 1710, et le dernier du 29 mai 1719).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix bibliographique ==&lt;br /&gt;
- Arnelle [Mme de Clauzade]. ''Mémoires''et des ''Lettres galantes'' de Mme Du Noyer (1663-1720) avec un avant-propos et des notes, Paris, Louis Michaud, 1910; (suite:) ''Les Filles de Madame Du Noyer''. Fontemoing, 1921.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Van Dijk, Suzan. «Madame Dunoyer, auteur de la Quintessence des Nouvelles, 1711-1719», in ''Traces de femmes. Présence féminine dans le journalisme français du XVIIIe siècle''. Amsterdam/Maarssen, Holland University Press, 1988.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Reynolds-Cornell, Régine. ''Fiction and Reality in the Mémoires of the Notorious Anne-Marguerite Petit Du Noyer.''Biblio 17, Tubingen, 1999.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Goldwyn, Henriette, «Journalisme polémique à la fin du XVIIe siècle: le cas de Mme Du Noyer», in Colette Nativel (dir.), ''Femmes savantes, savoirs de femmes''. Genève'',''Droz, 2000.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Nabarra, Alain. «Correspondances réelles, correspondance fictive: les ''Lettres historiques et galantes'' de Mme Dunoyer ou &amp;amp;quot;la rocambole&amp;amp;quot; d'un &amp;amp;quot;petit badinage établi d'abord pour le plaisir&amp;amp;quot;», in Marie-France Silver et Marie-Laure Girou Swiderski (dir.), ''Femmes en toutes lettres'', ''Les Epistolières du XVIIIe siècle.'' Oxford, Voltaire Foundation, 2000.&lt;br /&gt;
== Liens électroniques ==&lt;br /&gt;
Mémoires du temps, de témoins, d'acteurs, d'historiens contemporains traitant accessoirement de la guerre des camisards [http://www.camisards.net/memoires-accessoires_fr.htm]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Casimir Freschot, ''Histoire amoureuse et badine de la Ville et du congrès d’Utrecht'' [http://books.google.fr/books?id=ies5AAAAcAAJ&amp;amp;pg=PP9&amp;amp;lpg=PP9&amp;amp;dq=%22Histoire+amoureuse+et+badine+de+la+Ville+et+du+congr%C3%A8s+d%E2%80%99Utrecht+%22&amp;amp;source=bl&amp;amp;ots=kcP-AbaRtj&amp;amp;sig=Iyn1cdnNNaOi2hNha3qDFfSe-wc&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;ei=JOSCT5iINoeXhQfl-8ypBw&amp;amp;ved=0CDgQ6AEwAw#v=onepage&amp;amp;q&amp;amp;f=true], Liège, chez Jacob Le Doux, 1714 [la Lettre XI, p.243-274, concerne Mme Dunoyer et ses écrits publiés dans la ''Quintessence des Nouvelles'']&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Jugements ==&lt;br /&gt;
- «Vous ne trouverez pas mauvais que je vous dise, que nous avons lu vos Mémoires [...] avec tout le plaisir, le contentement et la satisfaction possible. Vous avez trouvé le grand art d'engager le lecteur à lire plus qu'il ne voudrait [...]. Je ne vous dirai rien du bon arrangement des matières, de la concision avec laquelle elles sont couchées, ni des traits d'esprit qui y brillent de toutes parts.» (lettre de Monsieur le V***, ''Mémoires''de Madame Du Noyer [1710, vol. 3], Avant-propos).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- «Je ne saurai blâmer M. du Noier, qui toujours trop généreux, a été contraint de supporter les malignités de cette Diabolique Xantippe [...] sa punition est d'être obligée à faire une misérable Quintessence, par laquelle elle se charge de plus en plus de la haine des honnêtes gens [...]. Servez-vous utilement de celui-ci [livre], comme étant la clé pour pénétrer dans les Mémoires que Madame du Noier, assistée d'un moine défroqué, a jugé à propos de donner au public» ([M. Du Noyer], ''Mémoires'' ''de''Monsieur Du N**, Paris, Jérôme Sincère, 1713, Avis au lecteur).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- «Mme Du Noyer avait de l'esprit, de la vivacité et de l'enjouement; elle possédait plus de connaissances que n'en ont d'ordinaire les personnes de son sexe; elle conçut le projet de tirer parti de ses talents et de demander à sa plume des moyens d'existence [...]. Elle n'était pas belle, de fort petite taille et chaque année prenait un peu plus d'embonpoint [...] ses manières avaient quelque chose de masculin qui n'était pas fait pour plaire.» (Michel Nicolas, ''Histoire littéraire de Nîmes et des localités voisines qui forment actuellement le département du Gard,'' vol. 2, Paris, Cherbuliez, 1854, p.47-8).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- «Mme Du Noyer, une des femmes assez rares du XVIIe siècle qui écrivaient pour le public, n'est cependant guère connue que des bibliophiles et de quelques érudits» (Arnelle, ''Mémoires et Lettres Galantes''... voir ''supra'' [1910], Avant-propos, p.5).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Elle «rédigea une gazette libelle: ''La'' ''Quintessence des Nouvelles''. Une publication qui ne pouvait amuser le lecteur qu'en piquant sa curiosité était condamnée à un succès de scandale et devait créer à son auteur de nombreuses inimitiés [...] Ce fut pour répondre à des calomnies qu'elle publia les mémoires de sa vie surchargés d'une foule de détails qu'on lui a reprochés. Ses ''Mémoires'' sont un plaidoyer. Ils soulèvent de nombreux orages.» (M. Nicolas, ''Histoire littéraire de Nîmes''... voir ''supra'', p.49).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- (Mme Du Noyer réussit à redonner à la ''Quintessence des Nouvelles'') «toute sa réputation [et à en faire] l'un des journaux les plus importants, les plus influents et les plus lus du début du XVIIIe siècle [...]. Les feuilles [très recherchées circulaient de main en main, on se les arrachait] avec empressement [et on les lisait] avec avidité». (Alain Nabarra, in Jean Sgard, ''Dictionnaire des journaux (1600-1789)'', Paris, Universitas, 1991, p.362).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- «Constamment rééditées, les ''Lettres historiques et galante''s sont l'un des plus grands succès de librairie dans la première partie du XVIIIe siècle» (Jean Sgard, ''Dictionnaire des journaux 1600-1789'', Paris, Universitats 1991, p.824).&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Petit, Anne-Marguerite}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Aurore</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Marie-Catherine_Desjardins</id>
		<title>Marie-Catherine Desjardins</title>
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				<updated>2010-12-21T13:26:53Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Aurore : /* Oeuvres */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = image:Frontispice1.jpg&lt;br /&gt;
| titres = &lt;br /&gt;
| conjoints = Claude-Nicolas de Chaste&lt;br /&gt;
| dénominations = Madame de Villedieu&lt;br /&gt;
| naissance = Vers 1640&lt;br /&gt;
| décès = 1683&lt;br /&gt;
| boudier = oui&lt;br /&gt;
| mouhy = oui&lt;br /&gt;
| briquet = oui&lt;br /&gt;
| buffet = oui&lt;br /&gt;
| riballiercosson = oui&lt;br /&gt;
| enligne = [http://cesar.org.uk/cesar2/books/parfaict_1767/display.php?volume=6&amp;amp;index=231  Dictionnaire CESAR - Calendrier électronique des spectacles sous l'Ancien Régime et sous la Révolution.]&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de [[Donna Kuizenga]], 2004. ==&lt;br /&gt;
Marie-Catherine Desjardins est probablement née à Alençon en 1640, d'une famille de la petite noblesse. Vers 1655 ou 1656, ses parents se séparent et sa mère s'établit à Paris avec ses deux filles. En 1658, Desjardins rencontre Antoine de Boësset, sieur de Villedieu, jeune homme issu d'une importante famille de musiciens de cour, dont elle tombe amoureuse et avec lequel elle entame une relation qui sera passionnée. Son sonnet ''Jouissance'', qui circule en manuscrit avant sa publication en 1660, constitue pour elle un premier succès littéraire teinté de scandale. Elle commence alors à vivre ''sous sa bonne foi'' (libérée de la tutelle de ses parents). Son''Récit de la farce des Précieuses ''conforte également sa réputation littéraire dans le milieu mondain et, en 1661, elle publie son premier roman (inachevé) ainsi qu'un''Recueil de poesies''. Desjardins se met alors à écrire pour le théâtre. Sa tragi-comédie ''Manlius Torquatus'', jouée avec succès par la troupe de l'Hôtel de Bourgogne en 1662, suscite une fameuse querelle entre Donneau de Visé et d'Aubignac, ennemi de Corneille et mentor de Desjardins, à qui l'on reproche les transformations historiques de la pièce. Prise en otage par des cabales qui ne la concernent pas, Desjardins écrit seule la tragédie ''Nitétis''. Après l'échec de la pièce en 1664, elle s'adresse cette fois à la troupe de Molière pour représenter sa troisième pièce, la tragi-comédie du ''Favory'', qui connaît un certain succès et sera jouée à Versailles devant le roi en 1665.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la même époque, de ruptures en retrouvailles, d'infidélités en promesses de mariage, la relation passionnelle de Boësset et Desjardins suit un cours orageux jusqu'en 1667, où Boësset épouse une autre femme et part pour la guerre. Criblé de dettes, il vend toutes les lettres amoureuses de son ancienne compagne à l'éditeur Claude Barbin. Desjardins voyage aux Pays-Bas et publie ''Anaxandre''. L'année suivante, elle apprend la mort de Boësset devant Lille. Elle décide alors de signer désormais ses publications du nom de Madame de Villedieu, qu'elle avait déjà utilisé sporadiquement. Incapable d'empêcher la publication de ses lettres par Barbin, Villedieu publie de son côté un roman, ''Carmente'', puis, à son retour à Paris, un second, ''Cléonice.'' Entre 1669 et 1672, elle travaille d'arrache-pied, poussée par ses problèmes d'argent et par son éditeur. Nous ne savons rien de sa vie pendant ces années où elle publie des ouvrages qui marqueront l'histoire du roman. Elle séjourne probablement dans un couvent en 1672. À sa sortie, elle mène une vie plus retirée et publie ''Le Portefeuille'' et ''Les Désordres de l'amour''. En 1676, elle reçoit une pension du roi; en 1677, elle épouse Claude-Nicolas de Chaste et l'année suivante, elle donne naissance à un fils. Peu de temps après le décès de son mari, Villedieu, devenue Mme de Chaste, se retire à Clinchemore (Sarthe) auprès de sa mère, son frère et sa soeur. Elle y demeure jusqu'à sa mort en 1683.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pionnière de la scène théâtrale professionnelle à Paris, Villedieu a joué un rôle important dans l'évolution du roman. Avec ''Cléonice'' (1669), elle a inauguré la nouvelle galante qui se distingue non seulement par sa brièveté, mais aussi par son respect de la vraisemblance, selon une vision de l'histoire exposée plus tard dans sa préface aux ''Annales galantes'': les grands événements sont motivés autant, si ce n'est plus, par les sentiments que par les principes, ce qui donne l'occasion aux femmes d'y jouer un rôle central. Avec son ''Portefeuille'', elle a approfondi le modèle du roman épistolaire naissant donné par ''Les Lettres portugaises''. Enfin, dans les'' Mémoires de Henriette-Sylvie de Molière'', roman para-autobiographique issu de la vogue des mémoires apocryphes, elle a interrogé le statut du texte littéraire féminin et exploré le rôle de l'auteure à travers un savant mélange de réalité et de fiction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Villedieu a connu le succès à son époque et au dix-huitième siècle grâce à deux éditions de ses oeuvres complètes en 1720-21 et en 1740-41, mais elle a disparu du canon des auteurs français constitué après la Révolution. C'est à partir de l'étude magistrale de Micheline Cuénin que les critiques se sont intéressés de nouveau à elle. L'essor des études qui lui sont consacrées depuis les années 1980 est redevable à la critique féministe.&lt;br /&gt;
== Oeuvres ==&lt;br /&gt;
- 1658 : «Etre dans une maison charmante et solitaire» (poème), in François Coletet fils (éd.), ''Les Muses illustres'', Paris, P. David et L. Champhoudry, p.288.&lt;br /&gt;
- 1659 : «Portraits de Daphnis, de Melle Gaboury et d'elle-même», ''Recueil des portraits et éloges en vers et en prose dédié à Son Altesse Royale Mademoiselle'', Paris, C. de Sercy et C. Barbin, p.265, 436, 444.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1659 : ''Récit en prose et en vers de la Farce des Précieuses'', Paris, Luyne [édition authorisée, Paris, C. Barbin, 1660] -- Facsimile Genève, Slatkine Reprints, 1969.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1660 : «Jouissance» (et 10 autres poèmes), in Charles de Sercy (éd.), ''Poésies choisies de MM. Corneille, Boisrobert, de Marigny, Desmarests, Combaultet plusieurs autres: Cinquième partie'', Paris, C. de Sercy, p.55-67 -- Éd. Nancy Deighton Klein, ''Selected Writings of Madame de Villedieu'', New York, Peter Lang, 1995.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1661 : ''Alcidamie'', Paris, C. Barbin.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1662 : ''Le Carousel de Mgr le Dauphin'', Paris, Mille de Beaujeu. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1662 : ''Manlius'', Paris, C. Barbin -- N. Klein, ''Selected Writings''..., voir ''supra''.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1662 : ''Recueil des poésies de Mademoiselle Desjardins'', Paris, C. Barbin [édition augmentée, ''OEuvres de Mademoiselle Des Jardins'', Paris, G. Quinet, 1664].&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1663 : ''Lisandre'', Paris, C. Barbin -- N. Klein, ''Selected Writings''... voir ''supra''.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1664 : ''Nitétis'', Paris, C. Barbin -- Éd. Perry Gethner, ''Femmes dramaturges en France (1650-1750)'', t.II, Tübingen, G. Narr, 2002.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1665 : ''Le Favory'', Paris, L. Billaine -- Éd. Perry Gethner, ''Femmes dramaturges en France (1650-1750)'', Paris, Seattle, Papers on French Seventeenth Century Literature, 1993.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1667 : ''Anaxandre'', Paris, C. Barbin.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1668 : ''Carmente'', Paris, C. Barbin. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1668 : ''Lettres et billets galants'', Paris, C. Barbin -- Éd. Micheline Cuénin, Société d'étude du XVIIe siècle, 1975.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1668 : ''Recueil de quelques lettres, ou relations galantes'', Paris, C. Barbin.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1668 : ''Relation d'une Revue des troupes d'Amour'', Fribourg, P. Bontemps.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1669 : ''Cléonice ou le Roman galant'', Paris, C. Barbin -- Facsimile, avec introduction de R. Godenne, Genève, Slatkine Reprints, 1979. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1669 : ''Nouveau Recueil de pièces galantes'', Paris, J. Ribou. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1669-1671 : ''Le Journal Amoureux'', 6 vol., Paris, C. Barbin (seules les parties 1, 2, 5 et 6 sont de Villedieu).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1670 : ''Fables ou Histoires allégoriques'', Paris, C. Barbin -- Extraits in N. Klein, ''Selected Writings''..., voir ''supra''.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1670 : ''Les Annales galantes'', 4 parties en 2 vol., Paris, C. Barbin (anonymes) -- 2 vol., facsimile, avec introduction de R. Godenne, Genève, Slatkine Reprints, 1979.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1671 : ''Les Amours des Grands Hommes'', 4 vol., Paris, C. Barbin -- Extraits in N. Klein, ''Selected Writings''..., voir ''supra''.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1672-1673 : ''Les Exilés de la Cour d'Auguste'', 6 vol., Paris, C. Barbin.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1672-1674 : ''Les Mémoires de la vie de Henriette-Sylvie de Molière'', 6 vol., Paris, C. Barbin -- Éd. René Démoris, Paris, Desjonquères, 2003.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1673 : ''Les Nouvelles Afriquaines'', Paris, C. Barbin.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1673 : ''Les Galanteries Grenadines'', 2 vol., Paris, C. Barbin -- [http://www.siefar.org/publications-articles/madame-de-villedieu-les-galanteries-grenadines.html Éd. Edwige Keller-Rahbé], Saint-Etienne, Publications de l'Université, 2006.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1674 : ''Le Portefeuille'', in ''OEuvres mêlées''...,voir ''infra'' -- Éd. J-P. Homand et M-Th. Hipp, Exeter, Univ. of Exeter, 1979.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1674 : ''OEuvres mêlées'', Rouen, Macherel. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1675 : ''Les Désordres de l'Amour'', Paris, C. Barbin -- Éd. M. Cuénin, Textes littéraires français, vol.174, Genève, Droz, 1970.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1685 : ''Portrait des foiblesses humaines'', Paris, C. Barbin.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1687 : ''Annales galantes de Grèce'', 2 vol., Paris, C. Barbin.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- ''OEuvres de Mme de Ville-Dieu'', 12 vol., Paris, Compagnie des Libraires, 1720-1721. -- Facsimile en 3 vol., sous le titre ''OEuvres complètes'', Genève, Slatkine Reprints, 1971.&lt;br /&gt;
Traductions anglaises modernes:&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Beaucoup d'oeuvres de Mme de Villedieu ont été traduites en anglais au cours du XVIIe siècle. Deux ouvrages sont disponibles en anglais dans une édition moderne:&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- ''Le Favory ''(1664)'','' traduit par Perry Gethner, sous le titre ''The Favorite Minister,'' in ''The Lunatic Lover and Other Plays by French Women of the 17th and 18th Centuries, ''éd. P. Gethner, Portsmouth (N.H.), Heinemann, 1994, p.27-88.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- ''Les Mémoires de la vie de Henriette-Sylvie de Molière''(1672-74), traduit et édité par Donna Kuizenga sous le titre ''The Memoirs of Henriette-Sylvie de Molière'', Chicago, University of Chicago Press, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix bibliographique ==&lt;br /&gt;
- Cuénin, Micheline. ''Roman et société sous Louis XIV: Madame de Villedieu (Marie-Catherine Desjardins 1640-1683)''. Paris, Honoré Champion, 1979. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Keller-Rahbé, Edwige. ''Madame de Villedieu romancière. Nouvelles perspectives de recherches''. Lyon, PUL (à paraître en 2004).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Kuizenga, Donna. «La Généricité dans les ''Mémoires de la vie de Henriette-Sylvie de Molière''», in Suzan van Dijk et Madeleine van Strien (dir.), ''Féminités et masculinités dans le texte narratif''. Louvain, Peeters, 2002, p.43-54.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Kuizenga, Donna. «&amp;amp;quot;La Lecture d'une si ennuyeuse histoire&amp;amp;quot;: topoï de la lecture et du livre dans les ''Mémoires de la vie de Henriette-Sylvie de Molière''», in Jan Herman et Paul Pelckmans (dir), ''L'Épreuve du lecteur'':'' livres et lectures dans le roman d'Ancien Régime''. Louvain, Paris, Peeters, 1995, p.120-28. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Lalande, Roxanne Decker (dir.). ''A Labor of Love'':'' Critical Reflections on the Writings of Marie-Catherine Desjardins (Madame de Villedieu)''. Madison, NJ, Fairleigh Dickinson University Press/ London, Associated University Presses, 2000.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Jugements ==&lt;br /&gt;
- «Pour mon esprit, je peux dire qu'il est assez agréable et même assez universel. Je sais assez le monde et me tire assez bien d'une conversation. J'ai de l'inclination pour la poésie, et quand il m'est arrivé de faire des vers, j'y ai passablement réussi, mais je ne m'en veux pas prévaloir, car ce qui s'acquiert sans peine ne mérite pas beaucoup de louanges.» (Marie-Catherine Desjardins, «Portrait d'elle-même,» in ''Recueil des portraits''... voir ''supra'', p.265, cité dans Cuénin, ''op. cit'', t.2, p.24).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- «Elle a une facilité estrange à produire; les choses ne luy coustent rien, et quelquefois elle rencontre heureusement. Tous les gens emportez y ont donné teste baissée, et d'abord ils l'ont mise au-dessus de Mlle de Scudéry et de tout le reste des femelles.» (Tallemant des Réaux, ''Historiettes'' [2e moitié du XVIIe siècle], Paris, Gallimard, 1961, t.2, p.900).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- «Elle est fameuse par ses Romans''. ''Le premier, ou l'un des premiers qu'elle fit, devoit contenir plusieurs volumes ''in ''8, selon la coutume de ce tems-la. Mais elle ne le poussa point aussi loin que son projet. [...] Mais elle n'enfouït pas son talent; car au contraire s'étant fait un nouveau goût de Narrations Romanesques, elle en publia un fort grand nombre, et y réussit très-heureusement. Elle mit à la mode ces petites Historiettes Galantes, qui font voir bientôt le mauvais ou le bon succès de la tendresse, et fit tomber ces longs et vastes récits d'Avantures héroïques guerrieres, et amoureuses, qui avoient fait gagner tant d'argent aux Imprimeurs de Cassandre, de Cleopatre, de Cyrus, et de Clelie, etc. Le nouveau goût qu'elle créa subsiste encore: et quoi que cette espece d'Ouvrages perde promptement la grace de la nouveauté, on lit encore avec plaisir les prémiers Romans qu'elle composa selon sa nouvelle idée.» (Pierre Bayle, ''Dictionnaire historique et critique'' [1697], Paris, Desoer, 1820, t.8, p.833).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- «Nous voyons tous les jours éclore de nouvelles et admirables Productions et Tragiques et Comiques, et un nombre considérable d'excellents Poëtes et de grands Ouvrages. Messieurs Corneille le jeune, Desmarets, Molière, Quinault, Gilbert, Boyer, Racine, et Mademoiselle Desjardins ont droit aux plus justes louanges qu'on ait jamais données.» (Michel De Pure, ''Idée des spectacles anciens et nouveaux,'' Paris, Brunet, 1668, Livre 2, chap.II, p.165).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- «C'est elle qui, par ses petites historiettes, a fait perdre le goût des longs romans à huit ou dix tomes. Elle écrivait d'un style fort vif, mais beaucoup trop libre et il fallait savoir la galanterie par expérience pour en parler si pertinemment. Sa prose paraît meilleure que ses vers.» (Louis Moréri, ''Le Grand dictionnaire historique''[1759, nouv. éd], Genève, Slatkine reprints, 1995, t.6).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- «À l'égard de ses pièces de théâtre, vous avez dû voir qu'elles manquent de ce degré de force et de chaleur, sans lequel on ne l'élève jamais à la perfection de l'art. Aussi y chercherait-on inutilement ces grands traits, ces touches fortes, qui caractérisent le génie. On y remarque seulement une affectation singulière d'abaisser notre sexe. Ainsi, pour apprécier le mérite de Mme de Villedieu, il ne faut la considérer que comme Auteur de Romans. Elle avait une manière d'écrire tendre, galante, intéressante; beaucoup de coquetterie dans l'esprit: une expression vive et voluptueuse. C'est elle, dit M. de Voltaire, qui a fait perdre le goût des longs Romans.» (Joseph La Porte, ''Histoire littéraire des femmes françaises, ou lettres historiques et critiques contenant un précis de la vie des femmes qui se sont distinguées dans la littérature française, par une société de gens de lettres'' [par L. et J-Fr. de La Croix], Paris, Lacombe, 1769, vol.2, lettres I-III).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
'''- '''«Son style, dit Voltaire, est vif et léger, ses images animées; elle a fait perdre le goût des longs romans. Ajoutons que ses ouvrages se ressentent un peu de sa vie galante, et qu'elle se plaît surtout à peindre les faiblesses de son sexe; disons aussi que dans ses romans historiques, elle a impitoyablement défiguré l'histoire.» (Joseph-Marie Quérard, ''La France littéraire'', Paris, Firmin Didot, 1827-57, t.X).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- «Comme auteur, Mme de Villedieu eut une réputation, tout à fait éteinte aujourd'hui, mais qui ne fut pas entièrement imméritée. Sa prose a de l'élégance; ses poésies fugitives, quelquefois trop libres, sont gaies, faciles et naturelles; ses pièces de théâtre présentent de bons vers; ses romans, qui pour la plupart font partie de la révolution opérée contre les ouvrages de Mlle de Scudéry, sont vifs, passionnés, souvent bien conduits.» (Ferdinand Hoefer, ''Nouvelle biographie générale''[1866], Paris, Firmin Didot frères, 1866).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Desjardins, Marie-Catherine}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
[[en:Marie-Catherine Desjardins]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Aurore</name></author>	</entry>

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		<title>Renée d'Anjou</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Aurore : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = Marquise de Mézières&amp;lt;br/&amp;gt;[[Maison de Montpensier|Duchesse de Montpensier]]&lt;br /&gt;
| conjoints = François de Bourbon, duc de Montpensier&lt;br /&gt;
| dénominations = Princesse de Montpensier&lt;br /&gt;
| naissance = 1550&lt;br /&gt;
| décès = 1590&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Ce personnage n'a pas encore de notice moderne.) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mlle de Mézières, héritière de la maison d'Anjou, épouse le prince de Montpensier, appelé dauphin d'Auvergne du fait de l'héritage de son grand-oncle, le connétable de Bourbon.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Aurore</name></author>	</entry>

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}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Ce personnage n'a pas encore de notice moderne.) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mlle de Mézières,héritière de la maison d'Anjou, épouse le prince de Montpensier, appelé dauphin d'Auvergne du fait de l'héritage de son grand-oncle, le connétable de Bourbon.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Aurore</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Ren%C3%A9e_d%27Anjou</id>
		<title>Renée d'Anjou</title>
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				<updated>2010-11-02T13:45:31Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Aurore : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = Marquise de Mézières&amp;lt;br/&amp;gt;[[Maison de Montpensier|Duchesse de Montpensier]]&lt;br /&gt;
| conjoints = François de Bourbon, duc de Montpensier&lt;br /&gt;
| dénominations = Princesse de Montpensier&lt;br /&gt;
| naissance = 1550&lt;br /&gt;
| décès = 1590&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Ce personnage n'a pas encore de notice moderne.) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Anjou, Renée}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnage]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dictionnaire Siefar]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mlle de Mézières,héritière de la maison d'Anjou, épouse le prince de Montpensier,appelé dauphin d'Auvergne du fait de l'héritage de son grand-oncle, le connétable de Bourbon.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Aurore</name></author>	</entry>

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		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Discussion:Louise-Emmanuelle_de_Chatillon</id>
		<title>Discussion:Louise-Emmanuelle de Chatillon</title>
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				<updated>2010-10-13T09:01:05Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Aurore : Page blanchie&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Aurore</name></author>	</entry>

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		<title>Discussion:Louise-Emmanuelle de Chatillon</title>
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				<updated>2010-10-08T10:18:06Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Aurore : A protégé « Discussion:Louise-Emmanuelle de Chatillon » ([edit=sysop] (infini) [move=sysop] (infini))&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Remarque de l'autrice : &lt;br /&gt;
Je vous prierais de bien vouloir faire rectifier deux fautes, survenues sans doute lors de la revision de ma notice sur Tarente, Louise-Emmanuelle: elle est morte le 22 juin/4 juillet 1814, c'etait ainsi dans la notice, la Russie avait le calendrier julien qui retardait de 12 jours par rapport a celui de l'Europe. Si cela demande des precisions on pourrait mettre: le 22 juin vieux style/4 juillet nouveau style (mais pas &amp;quot;entre le 22.. et le 4..).&lt;br /&gt;
A la fin de la notice: &amp;quot;la princesse retourne en Russie&amp;quot; avant de mourir. Elle a eu seulement l'intention de rejoindre la duchesse d'Angouleme, mais elle n'est pas partie de la Russie a cause de sa mort. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réponse de Aurore : &lt;br /&gt;
Chère collègue,&lt;br /&gt;
Je n'ai pas la première version de votre notice. Je viens d'apporter les modifications demandées, mais je souhaiterais que vous me confirmiez la phrase concernant sa mort, que j'ai modifiée ainsi : &lt;br /&gt;
Mme de Tarente maintient des relations avec la fille de Marie-Antoinette, la duchesse d'Angoulême, et après la chute de Napoléo''', '''s'apprête''' à la rejoindre. Mais peu '''de temps''' après l'entrée des troupes alliées à Paris, la princesse, gravement malade, meurt''' dans la maison de campagne des Golovine aux environs de Pétersbourg. &lt;br /&gt;
http://www.siefar.org/dictionnaire/fr/Louise-Emmanuelle_de_Chatillon&lt;br /&gt;
Bien cordialement,&lt;br /&gt;
Aurore Evain&lt;br /&gt;
Secrétariat de la SIEFAR - Société Internationale pour l'Etude des Femmes de l'Ancien Régime&lt;br /&gt;
www.siefar.org&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Aurore</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Discussion:Louise-Emmanuelle_de_Chatillon</id>
		<title>Discussion:Louise-Emmanuelle de Chatillon</title>
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				<updated>2010-10-08T10:17:00Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Aurore : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Remarque de l'autrice : &lt;br /&gt;
Je vous prierais de bien vouloir faire rectifier deux fautes, survenues sans doute lors de la revision de ma notice sur Tarente, Louise-Emmanuelle: elle est morte le 22 juin/4 juillet 1814, c'etait ainsi dans la notice, la Russie avait le calendrier julien qui retardait de 12 jours par rapport a celui de l'Europe. Si cela demande des precisions on pourrait mettre: le 22 juin vieux style/4 juillet nouveau style (mais pas &amp;quot;entre le 22.. et le 4..).&lt;br /&gt;
A la fin de la notice: &amp;quot;la princesse retourne en Russie&amp;quot; avant de mourir. Elle a eu seulement l'intention de rejoindre la duchesse d'Angouleme, mais elle n'est pas partie de la Russie a cause de sa mort. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réponse de Aurore : &lt;br /&gt;
Chère collègue,&lt;br /&gt;
Je n'ai pas la première version de votre notice. Je viens d'apporter les modifications demandées, mais je souhaiterais que vous me confirmiez la phrase concernant sa mort, que j'ai modifiée ainsi : &lt;br /&gt;
Mme de Tarente maintient des relations avec la fille de Marie-Antoinette, la duchesse d'Angoulême, et après la chute de Napoléo''', '''s'apprête''' à la rejoindre. Mais peu '''de temps''' après l'entrée des troupes alliées à Paris, la princesse, gravement malade, meurt''' dans la maison de campagne des Golovine aux environs de Pétersbourg. &lt;br /&gt;
http://www.siefar.org/dictionnaire/fr/Louise-Emmanuelle_de_Chatillon&lt;br /&gt;
Bien cordialement,&lt;br /&gt;
Aurore Evain&lt;br /&gt;
Secrétariat de la SIEFAR - Société Internationale pour l'Etude des Femmes de l'Ancien Régime&lt;br /&gt;
www.siefar.org&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Aurore</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://ancien.siefar.org/dictionnaire/fr/Louise-Emmanuelle_de_Chatillon</id>
		<title>Louise-Emmanuelle de Chatillon</title>
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				<updated>2010-10-08T10:14:52Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Aurore : /* Notice de Elena Gretchanaia, 2003. */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = Princesse de Tarente&lt;br /&gt;
| conjoints = Charles-Bretagne-Marie-Joseph prince de Tarente, duc de la Trémouille, pair de France&lt;br /&gt;
| dénominations = &lt;br /&gt;
| naissance = 1763&lt;br /&gt;
| décès = 1814&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de Elena Gretchanaia, 2003. ==&lt;br /&gt;
Louise Emmanuelle de Tarente''' '''est née''' '''le 23 juillet 1763 à Paris, et est morte le 22 juin (ancien style) / 4 juillet (nouveau style) 1814 à Saint-Pétersbourg. Fille''' '''de Louis Gaucher duc de Châtillon (dernier duc de ce nom) et d'Adrienne-Emélie-Félicité de la Baume le Blanc de La Vallière, elle est mariée en 1781 à Charles-Bretagne-Marie-Joseph prince de Tarente, plus tard duc de la Trémouille, pair de France. Leur fille unique meurt en bas âge. En mai 1'''7'''85, Mme de Tarente est nommée dame du palais de la reine Marie-Antoinette qui &amp;amp;quot;l'aimait et estimait infiniment&amp;amp;quot; (Mme Campan. ''Mémoires'', Paris, Mercure de France, 1998, p.332). Malgré la Révolution française, la princesse de Tarente refuse de quitter la famille royale et devient témoin de la prise des Tuileries le 10 août 1792. Elle est arrêtée quelques jours plus tard et incarcérée dans la prison de l'Abbaye après avoir refusé de déposer contre la reine. Lors des massacres de septembre 1792, elle réussit à cacher son identité et recouvre la liberté. Elle émigre en Angleterre et vit à Londres sur la pension payée par la soeur de Marie-Antoinette, Marie-Caroline de Naples. Elle y écrit ses''Souvenirs ''où elle retrace les premières années de la Révolution et sa détention. Par leur style sobre et laconique ils se rapprochent du genre de la chronique. La fidélité parfaite de l'auteure à la reine en est le sujet principal. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
En mars 1797 la princesse de Tarente est invitée en Russie par l'empereur Paul Ier et sa femme Marie Fedorovna qui ont fait sa connaissance lors de leurs voyage en France en 1782. En juillet, elle arrive à Saint-Pétersbourg en compagnie de son beau-frère le duc de Crussol. Elle est nommée dame d'honneur de l'impératrice russe mais tombe bientôt en défaveur auprès de Paul Ier, d'humeur très changeante. Cependant elle continue à prendre part à la vie de la cour comme dame d'honneur. Elle est accueillie dans la famille de la comtesse Varvara Golovina à laquelle sont adressées ses nombreuses lettres écrites lors de leurs séparations provisoires. Elle apporte en Russie le manuscrit des ''Souvenirs'' qui est lu par la comtesse Golovina, les membres de sa famille et son entourage. Pendant l'automne 1801, Mme de Tarente part en France et vit chez sa mère à Paris et à Wideville (à une trentaine km de Paris''')'''. Elle ne veut plus renouer avec son mari. Elle n'est pas rayée de la liste des émigrés et ne le sera jamais. Elle rentre en Russie en 1804 avec la famille des Golovine venue à Paris en 1802. Là-bas, elle continue à vivre avec eux et rencontre dans leur maison plusieurs émigrés français parmi lesquels le fervent royaliste et catholique chevalier J.-D. Bassinet d'Augard et le jésuite, le Père Rozaven. Le comte Joseph de Maistre figure aussi dans le salon de Golovina. On attribue à ce cercle catholique un rôle important dans la conversion au catholicisme de la comtesse Golovina, de ses deux filles et de quelques autres dames russes (y compris la célèbre Sophia Svetchina). Mme de Tarente maintient des relations avec la fille de Marie-Antoinette, la duchesse d'Angoulême, et après la chute de Napoléon, s'apprête à la rejoindre. Mais peu de temps après l'entrée des troupes alliées à Paris, la princesse, gravement malade, meurt dans la maison de campagne des Golovine aux environs de Pétersbourg. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Elle était fort estimée par l'épouse d'Alexandre Ier, l'impératrice Elisabeth Alexeïevna et plusieurs Russes, surtout des femmes de la haute société qui l'appellaient après sa mort &amp;amp;quot;la bienheureuse&amp;amp;quot;. Jacques Delille chante sa conduite héroïque lors de la Révolution dans son poème ''Le Malheur et la Pitié ''(première édition, sous le titre ''La Pitié, ''1803). Mme Golovina parle d'elle dans ses ''Souvenirs'' écrits entre 1813 et 1817 et publiés en 1899.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(dernière actualisation : octobre 2010)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Oeuvres ==&lt;br /&gt;
- 1792-1797 : ''Souvenirs''. Éd. Louis de La Trémoïlle, Nantes, E.Grimaud''' '''et fils''',''' 1897.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1798-1799, 1801-1803, 1805-1806 : Lettres à la comtesse Golovina, inédites sauf trois. -- &amp;amp;quot;Deux lettres de la princesse de Tarente à la comtesse Golovina&amp;amp;quot;, éd. E.Gretchanaia, ''Dix-huitième siècle'', 31, 1999, p.331-343; &amp;amp;quot;Lettres de la princesse de Tarente à la comtesse Golovina&amp;amp;quot;, in Elena Gretchanaia, ''Interaction littéraire russo-française et le contexte religieux (1797-1825)''. Moscou, IMLI RAN, 2002, p.248-262 (en français et en russe).&lt;br /&gt;
== Choix bibliographique ==&lt;br /&gt;
- Pingaud, Léonce. &amp;amp;quot;Les Russes à Paris (1800-1830)&amp;amp;quot;.'' Le Correspondant'', 25 juillet 1904, p.205-209.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Gretchanaia, Elena. &amp;amp;quot;Deux lettres de la princesse de Tarente à la comtesse Golovina&amp;amp;quot;. ''Dix-huitième siècle'', 31, 1999, p.331-343.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Gretchanaia, Elena. &amp;amp;quot;Du Petit Trianon aux bords de la Volga: Lettres de l'émigrée française la princesse de Tarente et le problème de l'identité culturelle&amp;amp;quot;, in Elena Gretchanaia, ''Interaction littéraire russo-française et le contexte religieux(1797-1825)''. Moscou, IMLI RAN, 2002, p.16-46 (en russe).&lt;br /&gt;
== Choix iconographique ==&lt;br /&gt;
- Anonyme. Portrait ovale de la princesse de Tarente (peinture) -- ''Souvenirs de la princesse de Tarente. ''Nantes, 1897.&lt;br /&gt;
== Jugements ==&lt;br /&gt;
- &amp;amp;quot;Quels prodiges de foi, de constance et d'amour!&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Tarente, que te veut cet assassin farouche?&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
A trahir ton amie, il veut forcer ta bouche.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
En vain s'offre à tes yeux le sanglant échafaud;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Ta reine, dans les fers, te parle encor plus haut.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Chaque âge, chaque peuple ont eu leur héroïne;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Thèbe'''s''' (?) eut une Antigone, et Rome une Epponine [...]»&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
(J. Delille, ''La Pitié'', Paris, Giguet et Michaud, 1803, p.93).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- «La princesse de Tarente, dit M.Bertrand de Moleville, se sauva à force d'héroïsme. Traduite devant les juges-bourreaux du 2 septembre, après avoir attendu son tour pendant quarante heures, sans fermer l'oeil, au milieu des cris des victimes qu'on immolait, et des angoisses de celles qui allaient être massacrés, elle retrouva toute son énergie, lorsqu'elle vit que les interrogatoires qu'on lui faisait tendaient à obtenir d'elle des déclarations qui inculpassent la reine. Elle réfuta si victorieusement toutes les calomnies sur lesquelles elle était interrogée, que l'opinion de tout auditoire, hautement prononcé, força ses juges à la déclarer innocente&amp;amp;quot; (''Ibid''., p.184-185. J. Delille cite l'''Histoire de la Révolution de France ''de Bertrand de Moleville, parue en 1801-1803).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- &amp;amp;quot;Son âme ardente et belle est susceptible d'apprécier l'amitié. Tous les jours je voyais la sienne s'accroître pour moi. Son caractère altier et ferme repose et calme par l'appui qu'il semble offrir&amp;amp;quot; (''Souvenirs de la Comtesse Golovine'', Ed. K.Waliszewski, Paris, Plon, 1910, p.194).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- &amp;amp;quot;Cette singulière femme avait quelque chose de repoussant dans l'extérieur et les manières, et cependant son âme était susceptible des affections les plus profondes. Jamais je n'ai rencontré un plus grand caractère et un esprit plus rétréci. Elle ne jugeait rien qu'à travers la lunette de ses préjugés. [...] La princesse de Tarente [...] se flattait en même temps de trouver un jour en moi une prosélyte catholique, semblable à la comtesse Golovine et à plusieurs autres personnes de la même société&amp;amp;quot; (Comtesse Edling, ''Mémoires'', Moscou, imprimerie du Saint-Synode, 1888, p.46, en français).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
''-'' &amp;amp;quot;Mme de Tarente, pour tous ceux qui n'avaient avec elle que des relations indifférentes, avait des défauts; mais je conçois bien que dans la famille où elle avait concentré ses plus chères affections, on n'ait senti que ses vertus, ou du moins on ne se souvienne que d'elles et de ce dévouement rempli d'âme qui l'identifiait à tous les intérêts de sa famille d'adoption&amp;amp;quot; (''Lettres de Madame Swetchine, ''éd. le comte de Falloux, Paris, Didier, 1881, t.1, p.173).&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Chatillon, Louise-Emmanuelle de}}[[Catégorie:Personnage]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Aurore</name></author>	</entry>

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		<title>Discussion:Louise-Emmanuelle de Chatillon</title>
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				<updated>2010-10-08T10:13:02Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Aurore : Page créée avec « Remarque de l'autrice :  Je vous prierais de bien vouloir faire rectifier deux fautes, survenues sans doute lors de la revision de ma notice sur Tarente, Louise-Emmanuelle: e… »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Remarque de l'autrice : &lt;br /&gt;
Je vous prierais de bien vouloir faire rectifier deux fautes, survenues sans doute lors de la revision de ma notice sur Tarente, Louise-Emmanuelle: elle est morte le 22 juin/4 juillet 1814, c'etait ainsi dans la notice, la Russie avait le calendrier julien qui retardait de 12 jours par rapport a celui de l'Europe. Si cela demande des precisions on pourrait mettre: le 22 juin vieux style/4 juillet nouveau style (mais pas &amp;quot;entre le 22.. et le 4..).&lt;br /&gt;
A la fin de la notice: &amp;quot;la princesse retourne en Russie&amp;quot; avant de mourir. Elle a eu seulement l'intention de rejoindre la duchesse d'Angouleme, mais elle n'est pas partie de la Russie a cause de sa mort. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réponse de Aurore : &lt;br /&gt;
Chère collègue,&lt;br /&gt;
Je n'ai pas la première version de votre notice. Je viens d'apporter les modifications demandées, mais je souhaiterais que vous me confirmiez la phrase concernant sa mort, que j'ai modifiée ainsi : &lt;br /&gt;
Mme de Tarente maintient des relations avec la fille de Marie-Antoinette, la duchesse d'Angoulême, et après la chute de Napoléo''', '''s'apprête''' à la rejoindre. Mais peu '''de temps''' après l'entrée des troupes alliées à Paris, la princesse, gravement malade, meurt''' dans la maison de campagne des Golovine aux environs de Pétersbourg. &lt;br /&gt;
http://www.siefar.org/dictionnaire/fr/Louise-Emmanuelle_de_Chatillon&lt;br /&gt;
Bien cordialement,&lt;br /&gt;
Aurore Evain&lt;br /&gt;
Secrétariat de la SIEFAR - Société Internationale pour l'Etude des Femmes de l'Ancien Régime&lt;br /&gt;
www.siefar.org&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(ancienne version : Mme de Tarente maintient des relations avec la fille de Marie-Antoinette, la duchesse d'Angoulême, et après la chute de Napoléon se voit obligée de la rejoindre. Mais peu après l'entrée des troupes alliées à Paris la princesse retourne en Russie et, gravement malade, elle meurt dans la maison de campagne des Golovine aux environs de Pétersbourg. )&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Aurore</name></author>	</entry>

	<entry>
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		<title>Louise-Emmanuelle de Chatillon</title>
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				<updated>2010-10-08T09:59:48Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Aurore : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Siefar&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| titres = Princesse de Tarente&lt;br /&gt;
| conjoints = Charles-Bretagne-Marie-Joseph prince de Tarente, duc de la Trémouille, pair de France&lt;br /&gt;
| dénominations = &lt;br /&gt;
| naissance = 1763&lt;br /&gt;
| décès = 1814&lt;br /&gt;
| enligne = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Notice de Elena Gretchanaia, 2003. ==&lt;br /&gt;
Louise Emmanuelle de Tarente''' '''est née''' '''le 23 juillet 1763 à Paris, et est morte le 22 juin (ancien style) / 4 juillet (nouveau style) 1814 à Saint-Pétersbourg. Fille''' '''de Louis Gaucher duc de Châtillon (dernier duc de ce nom) et d'Adrienne-Emélie-Félicité de la Baume le Blanc de La Vallière, elle est mariée en 1781 à Charles-Bretagne-Marie-Joseph prince de Tarente, plus tard duc de la Trémouille, pair de France. Leur fille unique meurt en bas âge. En mai 1'''7'''85, Mme de Tarente est nommée dame du palais de la reine Marie-Antoinette qui &amp;amp;quot;l'aimait et estimait infiniment&amp;amp;quot; (Mme Campan. ''Mémoires'', Paris, Mercure de France, 1998, p.332). Malgré la Révolution française, la princesse de Tarente refuse de quitter la famille royale et devient témoin de la prise des Tuileries le 10 août 1792. Elle est arrêtée quelques jours plus tard et incarcérée dans la prison de l'Abbaye après avoir refusé de déposer contre la reine. Lors des massacres de septembre 1792, elle réussit à cacher son identité et recouvre la liberté. Elle émigre en Angleterre et vit à Londres sur la pension payée par la soeur de Marie-Antoinette, Marie-Caroline de Naples. Elle y écrit ses''Souvenirs ''où elle retrace les premières années de la Révolution et sa détention. Par leur style sobre et laconique ils se rapprochent du genre de la chronique. La fidélité parfaite de l'auteure à la reine en est le sujet principal. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
En mars 1797 la princesse de Tarente est invitée en Russie par l'empereur Paul Ier et sa femme Marie Fedorovna qui ont fait sa connaissance lors de leurs voyage en France en 1782. En juillet, elle arrive à Saint-Pétersbourg en compagnie de son beau-frère le duc de Crussol. Elle est nommée dame d'honneur de l'impératrice russe mais tombe bientôt en défaveur auprès de Paul Ier, d'humeur très changeante. Cependant elle continue à prendre part à la vie de la cour comme dame d'honneur. Elle est accueillie dans la famille de la comtesse Varvara Golovina à laquelle sont adressées ses nombreuses lettres écrites lors de leurs séparations provisoires. Elle apporte en Russie le manuscrit des ''Souvenirs'' qui est lu par la comtesse Golovina, les membres de sa famille et son entourage. Pendant l'automne 1801, Mme de Tarente part en France et vit chez sa mère à Paris et à Wideville (à une trentaine km de Paris''')'''. Elle ne veut plus renouer avec son mari. Elle n'est pas rayée de la liste des émigrés et ne le sera jamais. Elle rentre en Russie en 1804 avec la famille des Golovine venue à Paris en 1802. Là-bas, elle continue à vivre avec eux et rencontre dans leur maison plusieurs émigrés français parmi lesquels le fervent royaliste et catholique chevalier J.-D. Bassinet d'Augard et le jésuite, le Père Rozaven. Le comte Joseph de Maistre figure aussi dans le salon de Golovina. On attribue à ce cercle catholique un rôle important dans la conversion au catholicisme de la comtesse Golovina, de ses deux filles et de quelques autres dames russes (y compris la célèbre Sophia Svetchina). Mme de Tarente maintient des relations avec la fille de Marie-Antoinette, la duchesse d'Angoulême, et après la chute de Napoléon, s'apprête à la rejoindre. Mais peu de temps après l'entrée des troupes alliées à Paris, la princesse, gravement malade, meurt dans la maison de campagne des Golovine aux environs de Pétersbourg. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Elle était fort estimée par l'épouse d'Alexandre Ier, l'impératrice Elisabeth Alexeïevna et plusieurs Russes, surtout des femmes de la haute société qui l'appellaient après sa mort &amp;amp;quot;la bienheureuse&amp;amp;quot;. Jacques Delille chante sa conduite héroïque lors de la Révolution dans son poème ''Le Malheur et la Pitié ''(première édition, sous le titre ''La Pitié, ''1803). Mme Golovina parle d'elle dans ses ''Souvenirs'' écrits entre 1813 et 1817 et publiés en 1899.&lt;br /&gt;
== Oeuvres ==&lt;br /&gt;
- 1792-1797 : ''Souvenirs''. Éd. Louis de La Trémoïlle, Nantes, E.Grimaud''' '''et fils''',''' 1897.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- 1798-1799, 1801-1803, 1805-1806 : Lettres à la comtesse Golovina, inédites sauf trois. -- &amp;amp;quot;Deux lettres de la princesse de Tarente à la comtesse Golovina&amp;amp;quot;, éd. E.Gretchanaia, ''Dix-huitième siècle'', 31, 1999, p.331-343; &amp;amp;quot;Lettres de la princesse de Tarente à la comtesse Golovina&amp;amp;quot;, in Elena Gretchanaia, ''Interaction littéraire russo-française et le contexte religieux (1797-1825)''. Moscou, IMLI RAN, 2002, p.248-262 (en français et en russe).&lt;br /&gt;
== Choix bibliographique ==&lt;br /&gt;
- Pingaud, Léonce. &amp;amp;quot;Les Russes à Paris (1800-1830)&amp;amp;quot;.'' Le Correspondant'', 25 juillet 1904, p.205-209.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Gretchanaia, Elena. &amp;amp;quot;Deux lettres de la princesse de Tarente à la comtesse Golovina&amp;amp;quot;. ''Dix-huitième siècle'', 31, 1999, p.331-343.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Gretchanaia, Elena. &amp;amp;quot;Du Petit Trianon aux bords de la Volga: Lettres de l'émigrée française la princesse de Tarente et le problème de l'identité culturelle&amp;amp;quot;, in Elena Gretchanaia, ''Interaction littéraire russo-française et le contexte religieux(1797-1825)''. Moscou, IMLI RAN, 2002, p.16-46 (en russe).&lt;br /&gt;
== Choix iconographique ==&lt;br /&gt;
- Anonyme. Portrait ovale de la princesse de Tarente (peinture) -- ''Souvenirs de la princesse de Tarente. ''Nantes, 1897.&lt;br /&gt;
== Jugements ==&lt;br /&gt;
- &amp;amp;quot;Quels prodiges de foi, de constance et d'amour!&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Tarente, que te veut cet assassin farouche?&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
A trahir ton amie, il veut forcer ta bouche.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
En vain s'offre à tes yeux le sanglant échafaud;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Ta reine, dans les fers, te parle encor plus haut.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Chaque âge, chaque peuple ont eu leur héroïne;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Thèbe'''s''' (?) eut une Antigone, et Rome une Epponine [...]»&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
(J. Delille, ''La Pitié'', Paris, Giguet et Michaud, 1803, p.93).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- «La princesse de Tarente, dit M.Bertrand de Moleville, se sauva à force d'héroïsme. Traduite devant les juges-bourreaux du 2 septembre, après avoir attendu son tour pendant quarante heures, sans fermer l'oeil, au milieu des cris des victimes qu'on immolait, et des angoisses de celles qui allaient être massacrés, elle retrouva toute son énergie, lorsqu'elle vit que les interrogatoires qu'on lui faisait tendaient à obtenir d'elle des déclarations qui inculpassent la reine. Elle réfuta si victorieusement toutes les calomnies sur lesquelles elle était interrogée, que l'opinion de tout auditoire, hautement prononcé, força ses juges à la déclarer innocente&amp;amp;quot; (''Ibid''., p.184-185. J. Delille cite l'''Histoire de la Révolution de France ''de Bertrand de Moleville, parue en 1801-1803).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- &amp;amp;quot;Son âme ardente et belle est susceptible d'apprécier l'amitié. Tous les jours je voyais la sienne s'accroître pour moi. Son caractère altier et ferme repose et calme par l'appui qu'il semble offrir&amp;amp;quot; (''Souvenirs de la Comtesse Golovine'', Ed. K.Waliszewski, Paris, Plon, 1910, p.194).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- &amp;amp;quot;Cette singulière femme avait quelque chose de repoussant dans l'extérieur et les manières, et cependant son âme était susceptible des affections les plus profondes. Jamais je n'ai rencontré un plus grand caractère et un esprit plus rétréci. Elle ne jugeait rien qu'à travers la lunette de ses préjugés. [...] La princesse de Tarente [...] se flattait en même temps de trouver un jour en moi une prosélyte catholique, semblable à la comtesse Golovine et à plusieurs autres personnes de la même société&amp;amp;quot; (Comtesse Edling, ''Mémoires'', Moscou, imprimerie du Saint-Synode, 1888, p.46, en français).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
''-'' &amp;amp;quot;Mme de Tarente, pour tous ceux qui n'avaient avec elle que des relations indifférentes, avait des défauts; mais je conçois bien que dans la famille où elle avait concentré ses plus chères affections, on n'ait senti que ses vertus, ou du moins on ne se souvienne que d'elles et de ce dévouement rempli d'âme qui l'identifiait à tous les intérêts de sa famille d'adoption&amp;amp;quot; (''Lettres de Madame Swetchine, ''éd. le comte de Falloux, Paris, Didier, 1881, t.1, p.173).&lt;br /&gt;
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		<author><name>Aurore</name></author>	</entry>

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