{"id":11826,"date":"2025-04-27T12:45:23","date_gmt":"2025-04-27T19:45:23","guid":{"rendered":"https:\/\/siefar.org\/?p=11826"},"modified":"2025-04-27T12:45:23","modified_gmt":"2025-04-27T19:45:23","slug":"creer-et-apres-posterite-et-fortune-critique-des-artistes-europeens-des-xvii%e1%b5%89-et-xviii%e1%b5%89-siecles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ancien.siefar.org\/en\/creer-et-apres-posterite-et-fortune-critique-des-artistes-europeens-des-xvii%e1%b5%89-et-xviii%e1%b5%89-siecles\/","title":{"rendered":"Cr\u00e9er et apr\u00e8s ? Post\u00e9rit\u00e9 et fortune critique des artistes europ\u00e9ens des XVII\u1d49 et XVIII\u1d49 si\u00e8cles"},"content":{"rendered":"<p><strong>Colloque<\/strong>\u00a0: 7 et 8 novembre 2025, \u00a0Salle Vasari, Galerie Colbert, 2 rue Vivienne, 75002 Paris<\/p>\n<p><strong>Argumentaire<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab Aller \u00e0 contre-courant des n\u00e9gligences et de l\u2019oubli \u00bb, telle est, selon Antoine Schnapper, l\u2019une des t\u00e2ches de l\u2019historien de l\u2019art. L\u2019histoire de l\u2019art s\u2019est construite \u00e0 travers une s\u00e9lection d\u2019\u0153uvres et d\u2019\u00e9v\u00e9nements jug\u00e9s dignes de m\u00e9moire. A l\u2019inverse, les artistes, artefacts et autres objets jug\u00e9s indignes d\u2019une \u00e9poque, d\u2019un courant, d\u2019un discours, ont \u00e9t\u00e9 n\u00e9glig\u00e9s ou occult\u00e9s. Les notions de \u00ab fortune critique\u00a0\u00bb, de \u00ab\u00a0post\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb et de \u00ab\u00a0r\u00e9ception\u00a0\u00bb mettent en lumi\u00e8re cette dynamique. Les artistes du XVII<sup>e\u00a0<\/sup>et du XVIII<sup>e\u00a0<\/sup>si\u00e8cle et leurs \u0153uvres qui b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019une reconnaissance durable \u00e9chappent \u00e0 l\u2019oubli, tandis que d\u2019autres, moins valoris\u00e9s, disparaissent des r\u00e9cits.\u00a0Ces destins contrast\u00e9s trouvent leurs racines dans des facteurs divers : l\u2019\u00e9volution des sensibilit\u00e9s esth\u00e9tiques, la nature mat\u00e9rielle des \u0153uvres, les bouleversements historiques ou encore leur visibilit\u00e9 au sein des collections mus\u00e9ales.<\/p>\n<p>L\u2019histoire de l\u2019art europ\u00e9en trouve ses origines, en effet, dans l\u2019\u00e9criture des biographies d\u2019artistes, de Vasari \u00e0 Dezallier d\u2019Argenville en passant par F\u00e9libien. Elle ne repose pas uniquement sur l\u2019appr\u00e9ciation objective des \u0153uvres, mais aussi sur les jugements port\u00e9s par les artistes, le public, les critiques, les historiens et le march\u00e9 de l\u2019art, qui peuvent alt\u00e9rer ou renforcer la place d\u2019un artiste. Depuis la fin du XIX\u1d49 si\u00e8cle et la naissance de l\u2019histoire de l\u2019art comme discipline, des historiens comme Henry Jouin (1878 ; 1888 ; 1890), Jules Guiffrey (1877 ; 1882), Pierre Marcel (1914 ; 1924), ou Jean Locquin (1912\u00a0; 1933) ont entrepris de combler ces lacunes en \u00e9clairant les m\u00e9canismes ayant conduit \u00e0 l\u2019oubli de certains artistes. Cependant, ces premi\u00e8res \u00e9tudes, souvent bas\u00e9es sur des cas sp\u00e9cifiques, n\u2019ont pas permis de d\u00e9velopper une analyse globale de l\u2019oubli ou de la marginalisation d\u2019artistes. Depuis les ann\u00e9es 1960, de nombreux artistes des XVII\u1d49 et XVIII\u1d49 si\u00e8cles ont \u00e9t\u00e9 red\u00e9couverts ou r\u00e9\u00e9valu\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 des monographies accompagn\u00e9es de catalogues raisonn\u00e9s. De nouvelles m\u00e9thodologies et l\u2019acc\u00e8s facilit\u00e9 aux sources ont enrichi ces recherches, notamment gr\u00e2ce aux technologies num\u00e9riques qui permettent de mettre en lumi\u00e8re des informations in\u00e9dites sur les parcours des artistes et leurs influences. L\u2019essor de l\u2019histoire sociale de l\u2019art et des\u00a0<em>gender studies<\/em>\u00a0a permis de replacer l\u2019artiste dans des contextes plus larges, et l\u2019\u00e9tude des mat\u00e9riaux et techniques offre de nouvelles perspectives sur la cr\u00e9ation artistique. Ces outils ont consid\u00e9rablement renouvel\u00e9 l\u2019approche des monographies, apportant une lecture plus nuanc\u00e9e des parcours des artistes. Cependant, la monographie traditionnelle, m\u00eame accompagn\u00e9e d\u2019un catalogue raisonn\u00e9, ne suffit pas toujours \u00e0 \u00e9clairer de mani\u00e8re globale la fortune critique des artistes.<\/p>\n<p>Si les artistes oubli\u00e9s ou n\u00e9glig\u00e9s sont encore nombreux, la richesse des publications des derni\u00e8res d\u00e9cennies offre une mati\u00e8re f\u00e9conde \u00e0 de nouvelles r\u00e9flexions g\u00e9n\u00e9rales, \u00e9toff\u00e9es par les nouvelles approches de la discipline. Ce colloque se propose donc de questionner la notion de post\u00e9rit\u00e9, de r\u00e9ception et de fortune critique, non seulement du point de vue de l\u2019artiste, mais aussi de l\u2019amateur, des institutions culturelles et du grand public aux XVII\u1d49 et XVIII\u1d49 si\u00e8cles. Il s\u2019int\u00e9ressera aux facteurs et m\u00e9canismes ayant contribu\u00e9 \u00e0 l\u2019ascension ou \u00e0 l\u2019oubli de certains artistes. Il se veut donc \u00eatre une r\u00e9flexion autour de l\u2019\u00e9preuve que doivent surmonter tous les artistes : le temps.\u00a0Quel r\u00f4le ont jou\u00e9 les critiques, les acad\u00e9mies, les salons, le public et les institutions culturelles dans cette dynamique\u00a0? Quelle influence le march\u00e9 de l\u2019art et les collectionneurs ont-ils eue sur la reconnaissance des artistes ? En outre, ce colloque s\u2019int\u00e9ressera aux d\u00e9fis rencontr\u00e9s par les historiens de l\u2019art face aux lacunes mat\u00e9rielles : comment traiter un artiste ou une \u0153uvre dont les sources sont rares ou absentes ?<\/p>\n<p>Le premier axe de ce colloque sera concentr\u00e9 sur la notion de post\u00e9rit\u00e9. Dans son\u00a0<em>Salon de 1765<\/em>, Diderot affirmait\u00a0: \u00ab\u00a0Il faut que l\u2019artiste, dans son atelier, sente autour de lui les regards d\u2019une post\u00e9rit\u00e9 s\u00e9v\u00e8re et incorruptible\u00a0\u00bb. Il souligne ainsi la n\u00e9cessit\u00e9 pour l\u2019artiste de ne pas travailler \u00ab\u00a0pour son si\u00e8cle\u00a0\u00bb mais bien pour la constitution d\u2019un h\u00e9ritage futur. Emprunt\u00e9 du latin\u00a0<em>posteritas<\/em>, la post\u00e9rit\u00e9 d\u00e9signe le temps qui vient apr\u00e8s, l\u2019avenir. D\u00e8s le XVII\u1d49 si\u00e8cle, le dictionnaire de Fureti\u00e8re t\u00e9moigne de cette conception selon laquelle il incombe \u00e0 l\u2019artiste de veiller \u00e0 sa post\u00e9rit\u00e9. C\u2019est \u00e0 lui de s\u2019assurer qu\u2019on se souviendra de lui. Nombreux sont les artistes, aux XVII\u1d49 et XVIII\u1d49 si\u00e8cles, qui dirigent leur carri\u00e8re en ce sens. Cet axe du colloque cherchera donc \u00e0 explorer les moyens mis en place par les artistes pour assurer leur post\u00e9rit\u00e9. En quoi les strat\u00e9gies personnelles des artistes \u2014 qu\u2019il s\u2019agisse de la construction de leur image, de leur gestion des relations avec les m\u00e9c\u00e8nes, la critique, ou les institutions \u2014 ont-elles influenc\u00e9 leur post\u00e9rit\u00e9 ? Par ailleurs, nous souhaitons encourager des communications portant sur les moyens mat\u00e9riels qu\u2019ont d\u00e9ploy\u00e9s certains artistes pour garantir la p\u00e9rennit\u00e9 de leurs \u0153uvres. Cela inclut, par exemple, une certaine ma\u00eetrise technique afin de s\u2019assurer de la p\u00e9rennit\u00e9 et de la transmission de leurs \u0153uvres.<\/p>\n<p><em>Axes privil\u00e9gi\u00e9s\u00a0:<\/em><\/p>\n<ul>\n<li><em>Usages des \u00e9crits dans la construction de la post\u00e9rit\u00e9 : analyse des strat\u00e9gies m\u00e9morielles des artistes<\/em><\/li>\n<li><em>Analyse de l\u2019usage de l\u2019estampe dans la promotion et la diffusion d\u2019un \u0153uvre<\/em><\/li>\n<li><em>Construction d\u2019un h\u00e9ritage : transmission au sein des familles et des ateliers d\u2019artiste<\/em><\/li>\n<li><em>Absence, indiff\u00e9rence et refus de la post\u00e9rit\u00e9<\/em><\/li>\n<li><em>Incidence de la mat\u00e9rialit\u00e9 des \u0153uvres d\u2019art sur la post\u00e9rit\u00e9 : cr\u00e9ations \u00e9ph\u00e9m\u00e8res, techniques \u00e0 l\u2019\u00e9preuve du temps<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>Le deuxi\u00e8me axe du colloque sera dirig\u00e9 vers la question de la r\u00e9ception. Ce terme d\u00e9signe la mani\u00e8re dont une \u0153uvre ou un artiste est per\u00e7u et appr\u00e9ci\u00e9 par le public, qui constitue ici l\u2019acteur principal. La r\u00e9ception est subjective, sensible et d\u00e9pendante du go\u00fbt d\u2019une \u00e9poque, ainsi que des influences sociales et politiques du moment. En s\u2019assurant d\u2019\u00eatre bien re\u00e7u de son vivant, l\u2019artiste s\u2019assure un pas vers le succ\u00e8s et l\u2019immortalit\u00e9. Le go\u00fbt \u00e9voluant r\u00e9guli\u00e8rement, les \u0153uvres sont sans cesse r\u00e9\u00e9valu\u00e9es, \u00e0 l\u2019aune du regard d\u2019un artiste, d\u2019un public, d\u2019une \u00e9poque sur une autre. Les crit\u00e8res diff\u00e8rent selon les espaces g\u00e9ographiques et temporels et peuvent ainsi \u00eatre re\u00e7us diff\u00e9remment \u00e0 chaque si\u00e8cle et \u00e0 chaque nouvelle g\u00e9n\u00e9ration. Parfois, ce sont les \u0153uvres elles-m\u00eames qui sont victimes de ce processus notamment lors de restaurations alt\u00e9rant l\u2019aspect original des objets. Cette constante remise en question du go\u00fbt peut donc \u00eatre dommageable pour certains artistes mais profitable \u00e0 d\u2019autres. Ainsi, il s\u2019agira d\u2019\u00e9tudier comment ces contextes ont influenc\u00e9 la critique artistique et la fortune des artistes. De quelle mani\u00e8re les \u00e9v\u00e9nements politiques et sociaux ont-ils modifi\u00e9 les crit\u00e8res de jugement des \u0153uvres ? Comment l\u2019\u00e9tat mat\u00e9riel d\u2019une \u0153uvre est-il susceptible de modifier sa r\u00e9ception ?<\/p>\n<p><em>Axes privil\u00e9gi\u00e9s\u00a0:<\/em><\/p>\n<ul>\n<li><em>Usages et r\u00f4les des \u00e9crits dans la r\u00e9ception des artistes et de leurs \u0153uvres : articles de presse, comptes-rendus critiques des Salons, conf\u00e9rences de l\u2019Acad\u00e9mie, trait\u00e9s\u2026<\/em><\/li>\n<li><em>L\u2019influence du go\u00fbt sur la r\u00e9ception des artistes selon le contexte spatio-temporel<\/em><\/li>\n<li><em>Le d\u00e9sint\u00e9r\u00eat pour un artiste, facteur de destruction des \u0153uvres<\/em><\/li>\n<li><em>La disparition des \u0153uvres, facteur d\u2019oubli des artistes<\/em><\/li>\n<li><em>Cons\u00e9quence de la naissance du concept de g\u00e9nie au XVIII<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle sur la r\u00e9ception des artistes et de leurs \u0153uvres<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>Le dernier axe de ce colloque portera sur la notion de la fortune critique et sur sa nature. Cet examen m\u00e9thodique de la r\u00e9ception d\u2019un artiste permet de refl\u00e9ter non seulement le jugement esth\u00e9tique et intellectuel port\u00e9 sur leurs \u0153uvres, mais aussi l\u2019\u00e9volution de leur r\u00e9putation et de leur influence dans l\u2019histoire de l\u2019art. La fortune critique agit ainsi comme une m\u00e9moire s\u00e9lective, d\u00e9terminant quels artistes sont conserv\u00e9s dans l\u2019histoire et quels autres sombrent dans l\u2019oubli. Elle influence non seulement les trajectoires individuelles des artistes, mais aussi notre compr\u00e9hension de l\u2019\u00e9volution des styles et des d\u00e9bats esth\u00e9tiques \u00e0 travers le temps. En ce sens, la fortune critique devient un filtre essentiel dans l\u2019\u00e9criture de l\u2019histoire de l\u2019art, structur\u00e9e par les choix de ce qui est valoris\u00e9 et de ce qui est omis. Une fortune critique favorable peut propulser un artiste au rang de \u201cma\u00eetre\u201d, tandis qu\u2019une fortune d\u00e9favorable peut le condamner \u00e0 l\u2019indiff\u00e9rence. Toutefois, cette fortune est souvent instable, soumise aux fluctuations des modes, des contextes sociaux et des dynamiques de pouvoir dans le monde de l\u2019art. Cet axe permettra d\u2019explorer les transformations de la perception des artistes<strong>\u00a0:<\/strong>\u00a0comment certains artistes ont-ils \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9valu\u00e9s au XIX\u1d49 si\u00e8cle et au XX\u1d49 si\u00e8cle ? Quelles sont les raisons de ces r\u00e9visions critiques, et comment ces r\u00e9\u00e9valuations ont-elles modifi\u00e9 leur place dans l\u2019histoire de l\u2019art ? \u00c9crire la fortune critique suscite ainsi le renouvellement du discours autour d\u2019un artiste pour les g\u00e9n\u00e9rations \u00e0 venir.<\/p>\n<p><em>Axes privil\u00e9gi\u00e9s\u00a0:<\/em><\/p>\n<ul>\n<li><em>Le r\u00f4le jou\u00e9 par la monographie dans la construction de la fortune critique des artistes hier et aujourd\u2019hui.<\/em><\/li>\n<li><em>L\u2019importance du vocabulaire choisi dans la d\u00e9signation des artistes : \u201cma\u00eetre\u201d, \u201cpetit\u201d, \u201cgrand\u201d, \u201cartiste mineur\u201d, \u201cartiste majeur\u201d\u2026<\/em><\/li>\n<li><em>L\u2019influence des institutions mus\u00e9ales (mus\u00e9ographie, expositions\u2026) et universitaires (colloques, s\u00e9minaires, publications\u2026) et du march\u00e9 de l\u2019art, ainsi que de la presse<\/em><\/li>\n<li><em>Nouvelles m\u00e9thodologies : quel apport pour l\u2019\u00e9criture de la fortune critique ?<\/em><\/li>\n<li><em>Les r\u00e9gimes d\u2019historicit\u00e9 : l\u2019influence du contexte socio-historique sur l\u2019\u00e9criture de l\u2019histoire de l\u2019art et sur les enjeux patrimoniaux.<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Modalit\u00e9s de soumission<\/strong><\/p>\n<p>Les communications, d\u2019une dur\u00e9e de 20 minutes, prendront la forme d\u2019\u00e9tudes de cas individuels et collectifs, portant, entre autres, sur les axes list\u00e9s dans l\u2019appel.<\/p>\n<p>Les propositions de communication (entre 600 et 700 mots) doivent \u00eatre envoy\u00e9es, accompagn\u00e9es d\u2019une courte biographie, \u00e0 l\u2019adresse suivante :<\/p>\n<p><strong>fortunecritique@gmail.com<\/strong><\/p>\n<p>La date limite d\u2019envoi est fix\u00e9e au :\u00a0<strong>28 juin 2025.<\/strong><\/p>\n<p>Une publication sera envisag\u00e9e \u00e0 l\u2019issue du colloque.<\/p>\n<p><strong>Comit\u00e9 organisateur<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>\u00c9lisa B\u00e9rard,\u00a0<em>doctorante en histoire de l\u2019art, Sorbonne Universit\u00e9, Centre Andr\u00e9-Chastel<\/em><\/li>\n<li>Romane Delsinne,\u00a0<em>doctorante en histoire de l\u2019art, Sorbonne Universit\u00e9, Centre Andr\u00e9-Chastel<\/em><\/li>\n<li>Enzo Menuge,\u00a0<em>doctorant en histoire de l\u2019art, Sorbonne Universit\u00e9, CNRS, Centre Andr\u00e9-Chastel<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Comit\u00e9 scientifique<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Christine Gouzi, professeur en histoire de l\u2019art moderne, Sorbonne Universit\u00e9, Centre Andr\u00e9 Chastel.<\/li>\n<li>\u00c9tienne Jollet, professeur en histoire de l\u2019art moderne, Paris I Panth\u00e9on Sorbonne.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Bibliographie indicative<\/strong><\/p>\n<p>BARBILLON, Claire, CHEVILLOT Catherine, MARTIN, Fran\u00e7ois-Ren\u00e9,\u00a0<em>Histoire de l\u2019art du XIXe si\u00e8cle, 1848-1914 : bilans et perspectives<\/em>, actes du colloque \u00c9cole du Louvre-mus\u00e9e d\u2019Orsay, 13-15 septembre 2007, Paris, \u00c9cole du Louvre, 2012.<\/p>\n<p>BARTHES Roland, \u00ab La mort de l\u2019auteur \u00bb, In :\u00a0<em>Manteia<\/em>, n\u00b05, 4e trimestre, 1968, p. 12-17.<\/p>\n<p>BONFAIT Olivier, \u00ab R\u00e9ception et diffusion. Orientations de la recherche sur les artistes de la p\u00e9riode moderne \u00bb, In:\u00a0<em>Histoire de l\u2019art<\/em>, n\u00b035-36, 1996, p. 101-114.<\/p>\n<p>BONFAIT Olivier, \u00ab Conclusion : une g\u00e9n\u00e9ration La Fosse ? Nouveaux lieux et paradigmes de la peinture en France autour de 1700 \u00bb, In :\u00a0<em>Bulletin du Centre de recherche du ch\u00e2teau de Versailles<\/em>\u00a0[en ligne], 15, 2018.<\/p>\n<p>BRISAC Anne-Laure (dir.),\u00a0<em>\u00a0Perspective : la monographie d\u2019artiste. 4\/2006<\/em>, [revue], Paris, Armand Colin \u2013 La revue de l\u2019INHA, 2007.<\/p>\n<p>BOURDIEU Pierre, \u00ab L\u2019illusion biographique \u00bb, In :\u00a0<em>Actes de la recherche en sciences sociales<\/em>, n\u00b066-67, 1987, p. 95-104.<\/p>\n<p>CHASTAGNOL, Karen, \u00ab Charles de La Fosse et la peinture d\u2019histoire autour de 1700 \u00bb, In :\u00a0<em>Bulletin du Centre de recherche du ch\u00e2teau de Versailles<\/em>\u00a0[en ligne], 15, 2018.<\/p>\n<p>DIDEROT Denist,\u00a0<em>Salons<\/em>, vol. 1 (1759-1761-1763), texte \u00e9tabli et pr\u00e9sent\u00e9 par J. Seznec et J. Adh\u00e9mar, 2nde \u00e9dition, Londres, Oxford Clarendon Press, [1957] 1975.<\/p>\n<p>DIMIER Louis,\u00a0<em>Histoire de la peinture fran\u00e7aise du retour de Vouet \u00e0 la mort de Le Brun<\/em>, Paris et Bruxelles, 2 vol., 1926-1927.<\/p>\n<p>DOSSE Fran\u00e7ois,\u00a0<em>Le Pari biographique. \u00c9crire une vie<\/em>, Paris, La D\u00e9couverte, 2005.<\/p>\n<p>FEBVRE Lucien, \u00ab Penser l\u2019histoire de l\u2019art \u00bb, In :<em>\u00a0Annales, \u00e9conomies, soci\u00e9t\u00e9s, civilisations<\/em>, n\u00b05\/1, janvier-mars 1950, p. 134-136.<\/p>\n<p>FEBVRE Lucien, \u00ab R\u00e9surrection d\u2019un peintre : \u00e0 propos de Georges de La Tour \u00bb, In :\u00a0<em>Annales. \u00c9conomies, soci\u00e9t\u00e9s, civilisations<\/em>, t. 5, 1950, n\u00b01, p. 129-134 ; r\u00e9\u00e9d. Par Brigitte Mazon dans\u00a0<em>Lucien Febvre. Vivre l\u2019histoire<\/em>, Paris, R. Lafont\/A. Colin, coll. \u00ab Bouquins \u00bb, 2009, p. 260-265.<\/p>\n<p>GOUZI Christine,\u00a0 \u00ab L\u2019histoire de l\u2019art selon Antoine Schnapper \u00bb, in\u00a0<em>Commentaire,<\/em>\u00a0Num\u00e9ro 129 (1), 2010, p. 151-158.<\/p>\n<p>GOUZI Christine, \u00ab Pr\u00e9face \u00bb, In : Antoine Schnapper,\u00a0<em>Jean Jouvenet 1644-1717 et la peinture d\u2019histoire \u00e0 Paris<\/em>, Paris, Arthena,\u00a0 [1974] 2010.<\/p>\n<p>GOUZI Christine, \u00ab L\u2019histoire dans les r\u00e8gles de l\u2019art : la monographie \u00bb, In :\u00a0 actes du colloque\u00a0<em>Artistes, collections et mus\u00e9es : hommage \u00e0 Antoine Schnapper<\/em>, Paris, Inha, 2009, Paris, Presses de l\u2019Universit\u00e9 Paris-Sorbonne, 2016.<\/p>\n<p>GOUZI Christine, \u00ab Pr\u00e9face \u00bb, In :\u00a0<em>Nicolas-Guy Brenet<\/em>.\u00a0<em>1728-1792,\u00a0<\/em>Paris, ARTHENA, 2023.<\/p>\n<p>JOLLET Etienne, \u00ab La temporalit\u00e9 dans les arts visuels : l\u2019exemple des Temps modernes \u00bb, in\u00a0<em>Revue de l\u2019art,<\/em>\u00a0N\u00b0 178(4), 2012, p. 49-64.<\/p>\n<p>JOUIN Henry,\u00a0<em>Charles Le Brun et les Arts sous Louis XIV<\/em>, Paris, Imprimerie nationale, 1889.<\/p>\n<p>LOCQUIN Jean,\u00a0<em>La peinture d\u2019Histoire en France de 1747 \u00e0 1785<\/em>, Paris, 1912 (r\u00e9\u00e9d. 1978).<\/p>\n<p>MARCEL Pierre,\u00a0<em>La Peinture Fran\u00e7aise au d\u00e9but du XVIII<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/%E1%B5%89\">\u1d49<\/a>\u00a0si\u00e8cle. 1690-1721,\u00a0<\/em>Paris, Ancienne maison Quantin, 1906.<\/p>\n<p>PASSINI, Michela,\u00a0<em>L\u2019oeil et l\u2019archive : une histoire de l\u2019histoire de l\u2019art<\/em>, Paris, La D\u00e9couverte, 2017.<\/p>\n<p>RIS (de) CL\u00c9MENT,\u00a0<em>Les Amateurs d\u2019autrefois,\u00a0<\/em>Paris, E. Plon &amp; Cie, 1877.<\/p>\n<p>ROSENBERG, Pierre, \u00ab Roberto Longhi et le XVII\u1d49 si\u00e8cle fran\u00e7ais \u00bb, In :\u00a0<em>De Rapha\u00ebl \u00e0 la R\u00e9volution, les relations artistiques entre l\u2019Italie et la France<\/em>, Paris, Skira, 2005, p. 27-36 (1<sup>\u00e8re<\/sup>\u00a0\u00e9d. dans G. Previtali [dir.], L\u2019Arte di scrivere sull\u2019arte. Roberto Longhi nella cultura del nostro tempo, Roma, Editori riuniti, 1982).<\/p>\n<p>SCHNAPPER Antoine, \u00ab Les t\u00e2ches de l\u2019historien de l\u2019art. \u00bb, In :\u00a0<em>Contrepoint<\/em>, n\u00b02, 1973, p. 161-172.<\/p>\n<p>SHAFTESBURY,\u00a0<em>Characteristics of Men, Manners, Opinions, Times,\u00a0<\/em>r\u00e9\u00e9dit\u00e9 par\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cambridge.org\/core\/search?filters%5BauthorTerms%5D=Lawrence%20E.%20Klein&amp;eventCode=SE-AU\">Lawrence E. Klein<\/a>, University of Nevada, Las Vegas, [1711], 2000.<\/p>\n<p>THUILLIER Jacques, CH\u00c2TELET, Albert,\u00a0<em>La peinture fran\u00e7aise. De Le Nain \u00e0 Fragonard<\/em>, Gen\u00e8ve, Skira, 1964.<\/p>\n<p>THUILLIER Jacques,\u00a0<em>La peinture fran\u00e7aise au XVII<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle<\/em>, vol. 2., Gen\u00e8ve, Skira, 1992.<\/p>\n<p>VAISSE Pierre, \u00ab Du r\u00f4le de la r\u00e9ception dans l\u2019histoire de l\u2019art \u00bb, in\u00a0\u00a0<em>Histoire de l\u2019art<\/em>, n\u00b035-36, 1996, p. 3-8.<\/p>\n<p>WARESQUIEL (de) Emmanuel,\u00a0<em>Il nous fallait des mythes : La R\u00e9volution et ses imaginaires de 1789 \u00e0 nos jours,\u00a0<\/em>Paris, Tallandier, 2024.<\/p>\n<p>WOOD, Christopher,\u00a0<em>A History of Art History<\/em>, Princeton, University Press, 2019.<\/p>\n<p><u>Expositions<\/u><\/p>\n<p><strong>Dunkerque, Lille, Valenciennes, 1980<\/strong>\u00a0:\u00a0<em>La Peinture fran\u00e7aise aux XVII<sup>e<\/sup>\u00a0et XVIII<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cles<\/em>, Dunkerque, mus\u00e9e des Beaux-Arts, Valenciennes, mus\u00e9e des Beaux-Arts, Lille, Palais des Beaux-Arts, 1980, Dunkerque, mus\u00e9e des Beaux-Arts, 1980 (dir. Jacques Kuhnm\u00fcnche et Herv\u00e9 Oursel).<\/p>\n<p><strong>Ottawa, 1976<\/strong>\u00a0:\u00a0<em>Le si\u00e8cle de Louis XV : peinture fran\u00e7aise de 1710 \u00e0 1774<\/em>, Ottawa, mus\u00e9e des Beaux-Arts du Canada, 19 mars \u2013 2 mai 1976, Ottawa, Galerie nationale du Canada, 1976 (dir. Pierre Rosenberg).<\/p>\n<p><strong>Sceaux, 2013<\/strong>\u00a0:\u00a0<em>1704, Le Salon, les Arts et le Roi<\/em>, Sceaux, domaine d\u00e9partemental, mus\u00e9e de l\u2019\u00cele-de-France, 22 mars-30 juin 2013, Milan, Silvana Editoriale, 2013 (dir. Dominique Br\u00eame et Fr\u00e9d\u00e9rique Lano\u00eb).<\/p>\n<p><strong>Tours, Toulouse, 2000<\/strong>\u00a0:\u00a0<em>Les Peintres du roi, 1648-1783<\/em>, Tours, mus\u00e9e des Beaux-Arts, 18 mars-18 juin 2000 ; Toulouse, mus\u00e9e des Augustins, 30 juin-2 octobre 2000, Paris, R\u00e9union des mus\u00e9es nationaux, 2000.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>English version<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Create and after? Posterity and Critical Fortune of 17th and 18th Century European Artists<\/strong><\/p>\n<p><strong>Submission deadline<\/strong>\u00a0<strong>: June 28, 2025<\/strong><\/p>\n<p><strong>Symposium dates<\/strong>\u00a0: November 7 and 8, 2025, Salle Vasari, Galerie Colbert, 2 rue Vivienne, 75002 Paris.<\/p>\n<p><strong>Arguments<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>According to Antoine Schnapper, one of the tasks of the art historian is to \u2018go against the tide of neglect and oblivion\u2019. Art history has been built on a selection of works and events deemed worthy of remembrance. Conversely, artists, artefacts and other objects deemed unworthy of an era, a trend or a discourse have been neglected or obscured. The notions of \u2018critical fortune\u2019, \u2018posterity\u2019 and \u2018reception\u2019 highlight this dynamic. The artists of the seventeenth and eighteenth centuries and their works who enjoy lasting recognition escape oblivion, while others, less valued, disappear from the narrative. These contrasting fates are rooted in a variety of factors: changing aesthetic sensibilities, the material nature of the works, historical upheavals and their visibility in museum collections.<\/p>\n<p>The history of European art has its origins in the writing of artists\u2019 biographies, from Vasari to F\u00e9libien to Dezallier d\u2019Argenville. It is based not only on the objective appreciation of works, but also on the judgements made by artists, the public, critics, historians and the art market, which can alter or reinforce an artist\u2019s position. Since the end of the 19th century and the birth of art history as a discipline, historians such as Henry Jouin (1878 ; 1888; 1890), Jules Guiffrey (1877) ; Pierre Marcel (1914 ; 1924) and Jean Locquin (1912 ; 1933) have set out to fill these gaps by shedding light on the mechanisms that led to certain artists being forgotten. However, these early studies, which were often based on specific cases, did not provide an overall analysis of the oblivion or marginalisation of artists. Since the 1960s, many artists of the 17th and 18th centuries have been rediscovered or reassessed thanks to monographs accompanied by catalogues raisonn\u00e9s. New methodologies and easier access to sources have enriched this research, thanks to digital technologies that bring to light previously unpublished information on artists\u2019 careers and their influences. The rise of social history and gender studies has made it possible to place artists in broader contexts, and the study of materials and techniques offers new perspectives on artistic creation. These tools have considerably renewed the approach to monographs, providing a more nuanced reading of artists\u2019 careers. However, the traditional monograph, even when accompanied by a catalogue raisonn\u00e9, is not always sufficient to provide a comprehensive overview of the critical fortunes of artists.<\/p>\n<p>While there are still many forgotten or neglected artists, the wealth of publications in recent decades provides fertile material for new general reflections, fleshed out by new approaches to the discipline, such as\u00a0<em>studies<\/em>. This colloquium therefore proposes to question the notion of posterity, reception and critical fortune, not only from the point of view of the artist, but also from that of the amateur, cultural institutions and the public in the 17th and 18th centuries. It will look at the factors and mechanisms that contributed to the rise or fall of certain artists. It is therefore intended to be a reflection on the test that all artists must overcome : time. What role have critics, academies, Salons, the public and cultural institutions played in this dynamic ? What influence have the art market and collectors had on the recognition of artists ? In addition, this symposium will look at the challenges faced by art historians when faced with material gaps : how do we deal with an artist or a work for which sources are rare or absent ?<\/p>\n<p>The first theme of this colloquium will focus on the notion of posterity. In his Salon of 1765, Diderot stated : \u2018The artist, in his studio, must feel around him the gaze of a severe and incorruptible posterity\u2019. In so doing, he emphasised the need for artists not to work \u2018for their own century\u2019, but to create a future legacy. Taken from the Latin\u00a0<em>posteritas<\/em>, posterity refers to the time that comes after, the future. As early as the 17th century, Fureti\u00e8re\u2019s dictionary bears witness to this conception that it is the artist\u2019s responsibility to look after his posterity. It was up to him to ensure that he would be remembered. Many artists in the 17th and 18th centuries directed their careers in this direction. This focus of the symposium will therefore seek to explore the means put in place by artists to ensure their posterity. How did artists\u2019 personal strategies \u2013 whether in terms of constructing their image or managing their relations with patrons, critics or institutions \u2013 influence their posterity ? In addition, we would like to encourage papers on the material resources that certain artists have deployed to guarantee the longevity of their works. This includes, for example, a certain technical mastery to ensure the longevity and transmission of their works.<\/p>\n<p><em>Preferred topics for submissions :<\/em><\/p>\n<ul>\n<li>The use of writing in the construction of posterity : analysis of artists\u2019 memory strategies<\/li>\n<li>Analysis of the use of prints to promote and disseminate a work of art<\/li>\n<li>Building a legacy : transmission within families and artists\u2019 studios<\/li>\n<li>Absence, indifference and refusal of posterity<\/li>\n<li>The impact of the materiality of works of art on posterity : ephemeral creations, time-tested techniques, etc.<\/li>\n<\/ul>\n<p>The second theme of the colloquium will be reception. This term refers to the way in which a work or an artist is perceived and appreciated by the public, who are the main players here. Reception is subjective, sensitive and dependent on the tastes of an era, as well as the social and political influences of the time. By ensuring that his work is well received during his lifetime, the artist takes a step towards success and immortality. Tastes evolve regularly, and works are constantly re-evaluated in the light of one artist\u2019s, one audience\u2019s and one era\u2019s view of another. Criteria differ according to time and place and can therefore be received differently by each century and each new generation. Sometimes it is the works themselves that fall victim to this process, particularly when restoration work alters the original appearance of the objects. This constant questioning of taste can be damaging for some artists, but beneficial for others. The aim is to study how these contexts have influenced artistic criticism and the fortunes of artists. How have political and social events altered the criteria by which works are judged? How does the material state of a work affect its reception ?<\/p>\n<p><em>Preferred topics for submissions :<\/em><\/p>\n<ul>\n<li>The use and role of the written work in the reception of artists and their works : press articles, critical reviews of the Salons, Academy lectures, treatises, etc.<\/li>\n<li>The influence of taste on the reception of artists according to the context of space and time<\/li>\n<li>Lack of interest in an artist, a factor in the destruction of works<\/li>\n<li>The disappearance of works, a factor in the oblivion of artists<\/li>\n<li>Consequences of the emergence of the concept of genius in the 18th century on the reception of artists and their works<\/li>\n<\/ul>\n<p>The final theme of this symposium will be the notion of critical fortune. This methodical examination of an artist\u2019s reception reflects not only the aesthetic and intellectual judgements made about their work, but also the evolution of their reputation and influence in art history. Critical fortune thus acts as a selective memory, determining which artists are preserved in history and which others sink into oblivion. It influences not only the individual trajectories of artists, but also our understanding of the evolution of styles and aesthetic debates over time. In this sense, critical fortune becomes an essential filter in the writing of art history, structured by the choices of what is valued and what is omitted. Favourable critical fortune can propel an artist to the rank of \u2018master\u2019, while unfavourable fortune can condemn him or her to indifference. However, such fortunes are often unstable, subject to fluctuations in trends, social contexts and power dynamics in the art world. This focus will explore transformations in the perception of artists : how were certain artists revalued in the 19th and 20th centuries? What are the reasons for these critical revisions, and how have these reassessments altered their place in art history ? In this way, writing the critical fortune will renew the discourse on an artist for generations to come.<\/p>\n<p><em>Preferred topics for submissions :<\/em><\/p>\n<ul>\n<li>The role played by monographs in building the critical fortunes of artists past and present.<\/li>\n<li>The importance of the vocabulary used to describe artists: \u2018master\u2019, \u201csmall\u201d, \u2018great\u2019, \u2018minor artist\u2019, \u2018major artist\u2019, etc.<\/li>\n<li>The influence of museums (museography, exhibitions, etc.), universities (conferences, seminars, publications, etc.), the art market and the press.<\/li>\n<li>New methodologies : what contribution can they make to the writing of critical fortune ?<\/li>\n<li>Regimes of historicity: the influence of the socio-historical context on the writing of art history and on heritage issues.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Submission Guidelines<\/strong><\/p>\n<p>The proposals will last twenty minutes and will take the form of individual and collective case studies, focusing, among other things, on the themes listed in the call for papers.<\/p>\n<p>Proposals for presentations (between 600 and 700 words) must be submitted, along with a short biography, to the following address:<\/p>\n<p><strong>fortunecritique@gmail.com<\/strong><\/p>\n<p>The submission deadline is set for :\u00a0<strong>June 28, 2025.<\/strong><\/p>\n<p>A publication will be considered after the conference.<\/p>\n<p><strong>Organizing Committee<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>\u00c9lisa B\u00e9rard, PhD candidate in Art History, Sorbonne University, Centre Andr\u00e9-Chastel<\/li>\n<li>Romane Delsinne, PhD candidate in Art History, Sorbonne University, Centre Andr\u00e9-Chastel<\/li>\n<li>Enzo Menuge, PhD candidate in Art History, Sorbonne University, CNRS, Centre Andr\u00e9-Chastel<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Scientific Committee<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Christine Gouzi, Professor of Modern Art History, Sorbonne University, Centre Andr\u00e9-Chastel<\/li>\n<li>\u00c9tienne Jollet, Professor of Modern Art History, Paris I Panth\u00e9on-Sorbonne<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Indicative bibliography<\/strong><\/p>\n<p>BARBILLON, Claire, CHEVILLOT Catherine, MARTIN, Fran\u00e7ois-Ren\u00e9,\u00a0<em>Histoire de l\u2019art du XIXe si\u00e8cle, 1848-1914 : bilans et perspectives<\/em>, actes du colloque \u00c9cole du Louvre-mus\u00e9e d\u2019Orsay, 13-15 septembre 2007, Paris, \u00c9cole du Louvre, 2012.<\/p>\n<p>BARTHES Roland, \u00ab La mort de l\u2019auteur \u00bb, In :\u00a0<em>Manteia<\/em>, n\u00b05, 4e trimestre, 1968, p. 12-17.<\/p>\n<p>BONFAIT Olivier, \u00ab R\u00e9ception et diffusion. Orientations de la recherche sur les artistes de la p\u00e9riode moderne \u00bb, In:\u00a0<em>Histoire de l\u2019art<\/em>, n\u00b035-36, 1996, p. 101-114.<\/p>\n<p>BONFAIT Olivier, \u00ab Conclusion : une g\u00e9n\u00e9ration La Fosse ? Nouveaux lieux et paradigmes de la peinture en France autour de 1700 \u00bb, In :\u00a0<em>Bulletin du Centre de recherche du ch\u00e2teau de Versailles<\/em>\u00a0[en ligne], 15, 2018.<\/p>\n<p>BRISAC Anne-Laure (dir.),\u00a0<em>\u00a0Perspective : la monographie d\u2019artiste. 4\/2006<\/em>, [revue], Paris, Armand Colin \u2013 La revue de l\u2019INHA, 2007.<\/p>\n<p>BOURDIEU Pierre, \u00ab L\u2019illusion biographique \u00bb, In :\u00a0<em>Actes de la recherche en sciences sociales<\/em>, n\u00b066-67, 1987, p. 95-104.<\/p>\n<p>CHASTAGNOL, Karen, \u00ab Charles de La Fosse et la peinture d\u2019histoire autour de 1700 \u00bb, In :\u00a0<em>Bulletin du Centre de recherche du ch\u00e2teau de Versailles<\/em>\u00a0[en ligne], 15, 2018.<\/p>\n<p>DIDEROT Denist,\u00a0<em>Salons<\/em>, vol. 1 (1759-1761-1763), texte \u00e9tabli et pr\u00e9sent\u00e9 par J. Seznec et J. Adh\u00e9mar, 2nde \u00e9dition, Londres, Oxford Clarendon Press, [1957] 1975.<\/p>\n<p>DIMIER Louis,\u00a0<em>Histoire de la peinture fran\u00e7aise du retour de Vouet \u00e0 la mort de Le Brun<\/em>, Paris et Bruxelles, 2 vol., 1926-1927.<\/p>\n<p>DOSSE Fran\u00e7ois,\u00a0<em>Le Pari biographique. \u00c9crire une vie<\/em>, Paris, La D\u00e9couverte, 2005.<\/p>\n<p>FEBVRE Lucien, \u00ab Penser l\u2019histoire de l\u2019art \u00bb, In :<em>\u00a0Annales, \u00e9conomies, soci\u00e9t\u00e9s, civilisations<\/em>, n\u00b05\/1, janvier-mars 1950, p. 134-136.<\/p>\n<p>FEBVRE Lucien, \u00ab R\u00e9surrection d\u2019un peintre : \u00e0 propos de Georges de La Tour \u00bb, In :\u00a0<em>Annales. \u00c9conomies, soci\u00e9t\u00e9s, civilisations<\/em>, t. 5, 1950, n\u00b01, p. 129-134 ; r\u00e9\u00e9d. Par Brigitte Mazon dans\u00a0<em>Lucien Febvre. Vivre l\u2019histoire<\/em>, Paris, R. Lafont\/A. Colin, coll. \u00ab Bouquins \u00bb, 2009, p. 260-265.<\/p>\n<p>GOUZI Christine,\u00a0 \u00ab L\u2019histoire de l\u2019art selon Antoine Schnapper \u00bb, in\u00a0<em>Commentaire,<\/em>\u00a0Num\u00e9ro 129 (1), 2010, p. 151-158.<\/p>\n<p>GOUZI Christine, \u00ab Pr\u00e9face \u00bb, In : Antoine Schnapper,\u00a0<em>Jean Jouvenet 1644-1717 et la peinture d\u2019histoire \u00e0 Paris<\/em>, Paris, Arthena,\u00a0 [1974] 2010.<\/p>\n<p>GOUZI Christine, \u00ab L\u2019histoire dans les r\u00e8gles de l\u2019art : la monographie \u00bb, In :\u00a0 actes du colloque\u00a0<em>Artistes, collections et mus\u00e9es : hommage \u00e0 Antoine Schnapper<\/em>, Paris, Inha, 2009, Paris, Presses de l\u2019Universit\u00e9 Paris-Sorbonne, 2016.<\/p>\n<p>GOUZI Christine, \u00ab Pr\u00e9face \u00bb, In :\u00a0<em>Nicolas-Guy Brenet<\/em>.\u00a0<em>1728-1792,\u00a0<\/em>Paris, ARTHENA, 2023.<\/p>\n<p>JOLLET Etienne, \u00ab La temporalit\u00e9 dans les arts visuels : l\u2019exemple des Temps modernes \u00bb, in\u00a0<em>Revue de l\u2019art,<\/em>\u00a0N\u00b0 178(4), 2012, p. 49-64.<\/p>\n<p>JOUIN Henry,\u00a0<em>Charles Le Brun et les Arts sous Louis XIV<\/em>, Paris, Imprimerie nationale, 1889.<\/p>\n<p>LOCQUIN Jean,\u00a0<em>La peinture d\u2019Histoire en France de 1747 \u00e0 1785<\/em>, Paris, 1912 (r\u00e9\u00e9d. 1978).<\/p>\n<p>MARCEL Pierre,\u00a0<em>La Peinture Fran\u00e7aise au d\u00e9but du XVIII<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/%E1%B5%89\">\u1d49<\/a>\u00a0si\u00e8cle. 1690-1721,\u00a0<\/em>Paris, Ancienne maison Quantin, 1906.<\/p>\n<p>PASSINI, Michela,\u00a0<em>L\u2019oeil et l\u2019archive : une histoire de l\u2019histoire de l\u2019art<\/em>, Paris, La D\u00e9couverte, 2017.<\/p>\n<p>RIS (de) CL\u00c9MENT,\u00a0<em>Les Amateurs d\u2019autrefois,\u00a0<\/em>Paris, E. Plon &amp; Cie, 1877.<\/p>\n<p>ROSENBERG, Pierre, \u00ab Roberto Longhi et le XVII\u1d49 si\u00e8cle fran\u00e7ais \u00bb, In :\u00a0<em>De Rapha\u00ebl \u00e0 la R\u00e9volution, les relations artistiques entre l\u2019Italie et la France<\/em>, Paris, Skira, 2005, p. 27-36 (1<sup>\u00e8re<\/sup>\u00a0\u00e9d. dans G. Previtali [dir.], L\u2019Arte di scrivere sull\u2019arte. Roberto Longhi nella cultura del nostro tempo, Roma, Editori riuniti, 1982).<\/p>\n<p>SCHNAPPER Antoine, \u00ab Les t\u00e2ches de l\u2019historien de l\u2019art. \u00bb, In :\u00a0<em>Contrepoint<\/em>, n\u00b02, 1973, p. 161-172.<\/p>\n<p>SHAFTESBURY,\u00a0<em>Characteristics of Men, Manners, Opinions, Times,\u00a0<\/em>r\u00e9\u00e9dit\u00e9 par\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cambridge.org\/core\/search?filters%5BauthorTerms%5D=Lawrence%20E.%20Klein&amp;eventCode=SE-AU\">Lawrence E. Klein<\/a>, University of Nevada, Las Vegas, [1711], 2000.<\/p>\n<p>THUILLIER Jacques, CH\u00c2TELET, Albert,\u00a0<em>La peinture fran\u00e7aise. De Le Nain \u00e0 Fragonard<\/em>, Gen\u00e8ve, Skira, 1964.<\/p>\n<p>THUILLIER Jacques,\u00a0<em>La peinture fran\u00e7aise au XVII<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle<\/em>, vol. 2., Gen\u00e8ve, Skira, 1992.<\/p>\n<p>VAISSE Pierre, \u00ab Du r\u00f4le de la r\u00e9ception dans l\u2019histoire de l\u2019art \u00bb, in\u00a0\u00a0<em>Histoire de l\u2019art<\/em>, n\u00b035-36, 1996, p. 3-8.<\/p>\n<p>WARESQUIEL (de) Emmanuel,\u00a0<em>Il nous fallait des mythes : La R\u00e9volution et ses imaginaires de 1789 \u00e0 nos jours,\u00a0<\/em>Paris, Tallandier, 2024.<\/p>\n<p>WOOD, Christopher,\u00a0<em>A History of Art History<\/em>, Princeton, University Press, 2019.<\/p>\n<p><u>Exhibitions<\/u><\/p>\n<p><strong>Dunkerque, Lille, Valenciennes, 1980<\/strong>\u00a0:\u00a0<em>La Peinture fran\u00e7aise aux XVII<sup>e<\/sup>\u00a0et XVIII<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cles<\/em>, Dunkerque, mus\u00e9e des Beaux-Arts, Valenciennes, mus\u00e9e des Beaux-Arts, Lille, Palais des Beaux-Arts, 1980, Dunkerque, mus\u00e9e des Beaux-Arts, 1980 (dir. Jacques Kuhnm\u00fcnche et Herv\u00e9 Oursel).<\/p>\n<p><strong>Ottawa, 1976<\/strong>\u00a0:\u00a0<em>Le si\u00e8cle de Louis XV : peinture fran\u00e7aise de 1710 \u00e0 1774<\/em>, Ottawa, mus\u00e9e des Beaux-Arts du Canada, 19 mars \u2013 2 mai 1976, Ottawa, Galerie nationale du Canada, 1976 (dir. Pierre Rosenberg).<\/p>\n<p><strong>Sceaux, 2013<\/strong>\u00a0:\u00a0<em>1704, Le Salon, les Arts et le Roi<\/em>, Sceaux, domaine d\u00e9partemental, mus\u00e9e de l\u2019\u00cele-de-France, 22 mars-30 juin 2013, Milan, Silvana Editoriale, 2013 (dir. Dominique Br\u00eame et Fr\u00e9d\u00e9rique Lano\u00eb).<\/p>\n<p><strong>Tours, Toulouse, 2000<\/strong>\u00a0:\u00a0<em>Les Peintres du roi, 1648-1783<\/em>, Tours, mus\u00e9e des Beaux-Arts, 18 mars-18 juin 2000 ; Toulouse, mus\u00e9e des Augustins, 30 juin-2 octobre 2000, Paris, R\u00e9union des mus\u00e9es nationaux, 2000.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Colloque\u00a0: 7 et 8 novembre 2025, \u00a0Salle Vasari, Galerie Colbert, 2 rue Vivienne, 75002 Paris Argumentaire\u00a0: \u00ab Aller \u00e0 contre-courant des n\u00e9gligences et de l\u2019oubli \u00bb, telle est, selon Antoine [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3693,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_price":"","_stock":"","_tribe_ticket_header":"","_tribe_default_ticket_provider":"","_tribe_ticket_capacity":"0","_ticket_start_date":"","_ticket_end_date":"","_tribe_ticket_show_description":"","_tribe_ticket_show_not_going":false,"_tribe_ticket_use_global_stock":"","_tribe_ticket_global_stock_level":"","_global_stock_mode":"","_global_stock_cap":"","_tribe_rsvp_for_event":"","_tribe_ticket_going_count":"","_tribe_ticket_not_going_count":"","_tribe_tickets_list":[],"_tribe_ticket_has_attendee_info_fields":false},"categories":[9],"tags":[],"translation":{"provider":"WPGlobus","version":"3.0.0","language":"en","enabled_languages":["fr","en"],"languages":{"fr":{"title":true,"content":true,"excerpt":false},"en":{"title":false,"content":false,"excerpt":false}}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ancien.siefar.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11826"}],"collection":[{"href":"https:\/\/ancien.siefar.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ancien.siefar.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ancien.siefar.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ancien.siefar.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11826"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/ancien.siefar.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11826\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":11828,"href":"https:\/\/ancien.siefar.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11826\/revisions\/11828"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ancien.siefar.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3693"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ancien.siefar.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11826"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ancien.siefar.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11826"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ancien.siefar.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11826"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}